Joyeux anniversaire Madame Béroard !

Copyright : Zouk sarl

Parce qu’on oublie souvent de célébrer nos artistes tant qu’on en a encore la chance, aujourd’hui je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) la carrière de notre chanteuse de zouk la plus connue : Jocelyne Béroard.

Jocelyne Béroard est une auteure, compositrice et chanteuse née en Martinique. Elle est connue internationalement pour sa contribution dans le groupe Kassav’, un groupe fondé en 1979 en Guadeloupe.

Les débuts de Jocelyne Béroard

Jocelyne Béroard arrive en France métropolitaine alors qu’elle n’a pas encore vingt ans. Elle choisit d’abord d’y faire des études pharmaceutiques dans la ville de Caen, avant de se réorienter et intégrer l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. C’est finalement dans le domaine de la musique, le quatrième art par excellence, qu’elle fera ses preuves. Fraîchement arrivée dans la région parisienne, Jocelyne Béroard entre dans l’industrie de la musique antillaise grâce à son frère musicien, qui lui est déjà bien installé dans le milieu. Elle commence alors une carrière de choriste professionnelle.

Ainsi, en 1980, on retrouve Jocelyne Béroard dans les chœurs de Lee Perry, un producteur, musicien et chanteur jamaïcain. De cette rencontre à Kingston naîtra la chanson Bed Jammin, une douce invitation reggae aux connotations évocatrices.

Au cours de cette même année, Jocelyne Béroard enregistre en compagnie du groupe jamaïcain Third World la version reggae de Many Rains Ago de Letta Mbulu, une chanteuse de jazz sud-africaine. Cette chanson, Many Rains Ago, est à l’origine créée pour les besoins de la série de Quincy Jones, Roots (Racines en français), une série qui retrace la chronologie de l’histoire afro-américaine, depuis l’Afrique jusqu’à la Guerre civile qui dénoncera entre autres les violences faites aux esclaves. On retrouve dans cette mini-série le personnage emblématique de Kunta Kinte.

Toujours au cours de l’année 1980, Jocelyne rencontre Jacob Desvarieux. Kassav’ vit alors ses premiers jours grâce à Pierre-Edouard Décimus et Freddy Marshall, rejoints par le frère de Pierre-Edouard, Georges Décimus, et Jacob Desvarieux. Ensemble, ils entonnent Soleil, une chanson que l’on retrouve sur le deuxième album de Kassav’, Lagué Mwen. Cette première collaboration de Kassav’ avec Jocelyne Béroard donnera naissance à beaucoup d’autres par la suite.

En 1981, Jocelyne Béroard travaille avec des artistes comme Bernard Lavilliers, Dave, Manu Dibango et Zachary Richard. Elle chante dans des pianos-bars parisiens, reprenant des standards de jazz ou classiques de la musique antillaise.

L’année suivante, elle participe au Concours de la Chanson d’Outre Mer. Elle y interprète Concerto pour l’Oiseau et la Fleur de Marius Cultier, un brillant artiste pianiste originaire de la Martinique qui décédera trois ans plus tard. Cette chanson permet à Jocelyne Béroard de devenir la lauréate de ce concours.

Jocelyne Béroard, sa carrière solo et Kassav’

En 1983, Jocelyne Béroard intègre officiellement Kassav’. Jean-Claude Naimro, Jean-Philippe Marthély et Patrick Saint-Éloi font également partie de l’aventure, alors que Freddy Marshall décide de laisser sa place. Consécutivement, Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni propulse le groupe sur la scène internationale, et le zouk commence en 1984 à entrevoir ses heures de gloire.

En 1985, l’album An ba chen’n la, avec notamment la chanson Mwen Malad Aw, connaît un franc succès. Il recevra d’ailleurs la jolie distinction de double disque d’or.

En parallèle, Jocelyne Béroard mènera sa carrière solo d’une main de maître. En 1986, l’album Siwo sort, et c’est alors une floraison de hits que nous propose la chanteuse martiniquaise à la voix d’or. On y retrouve par exemple Kaye Manman, Kolé Séré, Mi Tchè Mwen, et évidemment Siwo. (Ces chansons ont donc plus de 20 ans aujourd’hui ! Et non, ça ne nous rajeunit pas !)

Cet album recevra également un double disque d’or, une distinction qui permet à Jocelyne Béroard d’être la première chanteuse caribéenne à obtenir un disque d’or en France. En 1987, Kassav’ est bien lancé ! Le groupe sort son neuvième album Vini Pou, avec notamment la chanson Syé Bwa.

La chanson Kolé Séré, d’abord interprétée avec Jean-Claude Naimro sur l’album Siwo, se transforme ensuite en duo avec Philippe Lavil en 1988. Elle sera vendue plus de 500 000 exemplaires, et atteindra la top 5 du classement des hits en France. La même année, Kassav est sacré Meilleur groupe de l’année aux Victoires de la Musique.

En 1989, Kassav’ fête ses dix ans et chante pour l’occasion au Zénith de Paris, une consécration pour le groupe antillais pour lequel tout semble réussir. Ils obtiennent le Prix de la Francophonie au Québec.

En 1991, Jocelyne Béroard sort Milans, son deuxième album solo. Elle remporte pour celui-ci le Prix de l’Interprète féminine de la SACEM en Martinique. On la retrouve en 1992 dans Siméon, le troisième film d’Euzhan Palcy, une cinéaste martiniquaise principalement connue pour son film Rue Cases-Nègres (dans lequel a joué Eugène Mona).

Jocelyne Béroard reçoit la distinction de Chevalier de la Légion d’Honneur en 1999.

Les années 2000

En 2000, Jocelyne Béroard enregistre Nou La avec Kassav’. Elle organise également la première cérémonie Lanmèkannfènèg avec le Comité Marche du 23 mai 98 dont elle est la vice-présidente. Cette cérémonie a pour but de rendre hommage à la mémoire des fils et filles d’esclaves. En fin d’année, Kassav’ est de nouveau au Zénith de Paris pour deux concerts à salle comble suivis d’une tournée.

En 2003, Jocelyne Béroard sort son troisième album solo Madousinay avec notamment les chansons Pawol Granmoun et Vini Séré. Elle chante également sur Héritage de Noël, une compilation de chansons traditionnelles de Noël aux Antilles : on la retrouve sur le titre Minuit Chrétiens.

En 2004, Kassav’ sort son quatorzième album Ktoz, et Jocelyne Béroard chante avec Michèle Henderon Fanm. L’année suivante, Jocelyne Béroard interprète un duo avec Véronique Sanson lors du concert Ni putes, ni soumises organisé par l’association du même nom qui lutte contre les violences faites aux femmes. Jocelyne Béroard donne également des concerts à l’Atrium de Fort-de-France.

En 2006, c’est aux côtés d’Admiral T que Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux chantent Fos A Péyi La. Trois ans plus tard, Kassav’ fête ses 30 ans au Stade de France : un anniversaire célébré en communion avec un peu plus de 65 000 spectateurs.

Aujourd’hui, Jocelyne Béroard vit en Martinique. Elle représente à mes yeux la femme créole dans toute sa splendeur. C’est une artiste respectée et admirée de tous. Je tenais donc à lui rendre hommage en ce jour : joyeux anniversaire Madame Béroard ! Je n’ai, bien évidemment, pas été exhaustive sur la liste de ses grandes chansons, libre à vous de continuer à l’écouter avec amour. ;-)

Préparer son voyage aux États-Unis

Copyright : Christelle

Si comme des centaines de millions de touristes chaque année vous rêvez de grimper sur la statue de la Liberté, de plonger dans les lumières folles du Times Square, de boire un mojito cubain sur la plage de Miami Beach, ou encore d’écouter du jazz dans un bar de New Orleans, ou de contempler les magnifiques roches du Grand Canyon, il vous faudra obligatoirement remplir quelques étapes au préalable.

Le gouvernement américain prend très au sérieux la législation en vigueur concernant l’immigration sur son territoire. Et donc avant de pouvoir vivre the American dream, beaucoup de rigueur s’impose !

Justifier son identité pour voyager aux Etats-Unis

Un passeport valide

Tout d’abord, comme pour la majorité des voyages que vous effectuerez à travers le monde, il vous faudra obligatoirement un passeport. Si vous n’avez pas de passeport, c’est donc le moment de vous en procurer un !

Votre passeport doit être, bien évidemment, valide. Par conséquent, la date d’expiration de votre passeport ne doit pas être dépassée. Attention à bien vérifier que l’entièreté de votre voyage se fait durant la période de validité de votre passeport. Les compagnies américaines ainsi que le personnel de douane seront stricts à ce sujet. Il serait dommage que vous ne puissiez pas pleinement profiter de votre voyage pour un souci de papiers d’identité.

Un passeport biométrique ou électronique

Pour pouvoir entrer aux Etats-Unis, vous devez également posséder un passeport dit biométrique ou électronique. Grâce à celui-ci, vous pourrez être identifié de manière numérique lors de votre contrôle d’identité.

Les passeports électroniques sont entrés en vigueur il y a une vingtaine d’années afin de sécuriser les données personnelles et d’éviter les falsifications. Ce passeport possède, comme son nom l’indique, une puce électronique contenant des informations liées à l’état civil de la personne à qui il appartient (nom de famille, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, couleur des yeux, taille, nationalité) et des informations propres à la délivrance du passeport (numéro du passeport, dates de délivrance et d’expiration du document).

Les passeports biométriques possèdent en plus des informations électroniques des données biométriques liées à l’individu. Ils possèdent ainsi une photographie numérisée du visage de la personne à qui il appartient, ainsi que des empreintes digitales stockés de manière électronique dans le passeport.

En France, tous les passeports délivrés depuis le 13 avril 2006 sont électroniques, et depuis le 28 juin 2009, tous les passeports délivrés sont biométriques. Si votre passeport a été délivré après ces deux dates, vous n’avez donc pas de démarche particulière à faire. Dans le cas contraire, vous devez impérativement faire une nouvelle demande de passeport.

Posséder un visa américain ou une exemption de visa

La question du visa

Si vous souhaitez poser votre pied sur le sol américain, il vous faut également un visa, ou obtenir une exemption de visa. À noter que depuis le 27 janvier 2017, détenteurs de visas ou pas, les ressortissants de sept pays comprenant l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen, font l’objet d’une interdiction d’entrée aux Etats-Unis sauf conditions particulières.

Plusieurs catégories de visas existent aux États-Unis. Parmi ceux-ci, certains autorisent son propriétaire à séjourner pendant plus de trois mois dans le pays en tant que non-immigrant, d’autres, par exemple, donnent la possibilité à celui-ci d’accompagner son conjoint qui doit travailler sur le territoire américain. Il est également possible d’obtenir un visa pour vivre et travailler aux États-Unis au même titre que les personnes de nationalité américaine.

L’exemption de visa ESTA

Dans le cadre d’un séjour n’excédant pas une période maximale de 90 jours, vous pouvez faire ce que l’on appelle une demande d’exemption de visa ESTA (Electronic System Travel Authorisation). Pour cela, vous devez avoir la nationalité française ou avoir la nationalité d’un des 37 autres pays suivants.

Allemagne Andorre Australie Autriche
Belgique Brunei Chili Corée du Sud
Danemark Espagne Estonie Finlande
Grèce Hongrie Irlande Islande
Italie Japon Lettonie Liechtenstein
Lituanie Luxembourg Malte Monaco
Norvège Nouvelle-Zélande Pays-Bas Portugal
Rép. Tchèque Royaume-Uni Saint Marin Singapour
Slovaquie Slovénie Suède Suisse
Taïwan

Pour demander une exemption de visa ESTA, il suffit de se rendre sur le site officiel du Service des Douanes et de la Protection des Frontières des États-Unis. Il vous faudra payer la somme de 14 dollars US, et vous devrez répondre à un certain nombre de questions pour l’établissement de votre dossier. Ces questions sont relatives à votre identité, votre nationalité et votre passé médical et judiciaire.

Ne soyez pas effrayés devant les questions telles que Do you seek to engage in or have you ever engaged in terrorist activities, espionage, sabotage, or genocide?. Le gouvernement américain ne rigole simplement pas avec ses frontières ! Normalement, si vous êtes un honnête citoyen ne cherchant qu’à profiter de quelques jours de plaisir aux États-Unis, il n’y a pas de raison pour que votre demande soit rejetée.

Il est conseillé d’établir son dossier au moins 7 jours avant le départ prévu. Dans mon cas, le lendemain de ma demande, j’ai obtenu l’autorisation d’exemption de visa ESTA, mais les délais sont plus ou moins longs selon les périodes. Ne vous y prenez surtout pas au dernier moment !

Et soyez vigilants à bien faire votre demande ESTA à partir du site officiel ! De nombreux sites web vous proposent aujourd’hui de faire votre demande ESTA pour des montants excédants les 14 dollars pré-requis. Si à un moment, vous devez payez 86 dollars quelque part, fuyez !

Voyager… mais pas n’importe comment

Une fois votre passeport et votre visa (ou exemption de visa) en main, vous avez en terme de papiers tout ce qu’il vous faut ! Le jour de votre départ, il est possible que vous ayez à remplir une fiche de renseignements complémentaire à votre sujet qu’il vous faudra remettre lors de votre passage à la douane.

Il est essentiel que :

  • vous n’ayez pas de marchandises destinées à la vente sans déclaration préalable
  • vous ne possédiez pas plus de 10 000 dollars en cash
  • vous ayez une trace écrite qui prouve que vous ne prévoyez pas de rester plus de 90 jours sur le territoire (dans le cas d’une exemption de visa ESTA)
  • vous soyez en mesure d’énoncer les lieux où vous résiderez durant votre séjour

Enfin, comme pour tous les vols en avion, vous ne serez pas en mesure d’apporter en cabine des produits liquides de plus de 100ml.

Après tout ça… Ouf ! les vacances peuvent enfin commencer !

I’m a Fool, le premier single de l’album très attendu d’Ayo

Copyright : Ayo

Au cours du mois de juin dernier, Ayo a sorti un nouveau single intitulé I’m a Fool. Cette chanson à la mélodie très douce est annonciatrice d’une très bonne nouvelle : l’arrivée du cinquième album studio d’Ayo !

La chanteuse germano-nigériane nous prépare un nouvel opus dont la sortie est prévue dans quelques semaines. Il faut s’attendre à un album « plutôt personnel », un album qu’elle a produit entièrement dans l’intimité de sa chambre, un album dont elle a fait les arrangements et écrit les textes. Si vous avez hâte d’en entendre les premières notes, vous pouvez patienter en écoutant ce premier extrait, I’m a Fool.

Dans cette très jolie ballade, Ayo nous décrit les sentiments d’une personne folle d’amour. C’est l’histoire d’une âme pleine d’espoir qui rêve de partager des moments avec l’être qu’elle désire, un être qui la rend nerveuse et maladroite à la fois. Cette personne veut la « jouer cool », mais n’y arrive pas… elle se sent défaillir, et perdre la tête tel un fou.

I hope circumstance will give us a chance
And I’ll get to know you and we’ll become friends
Maybe one day I’ll be able to say
What I felt for you from the very first day

[…]

You’re so amazing
I just can’t stop thinking of you
You make me feel like I’m ten years old
I’m such a fool for you

Ayo sera, par ailleurs, de retour sur la scène du 24 au 28 octobre prochain dans le Théâtre Des Bouffes Du Nord de Paris.

Un merci de trop, le premier roman très rafraîchissant de Carène Ponte

Copyright : Pocket

Juliette, une femme loin d’être banale

Un merci de trop a originellement été publié il y a un peu plus de deux ans maintenant, en mars 2015. Il naît des nouvelles postées par Carène Ponte, l’auteure de ce livre, sur son blog Des Mots et Moi.

Un merci de trop c’est l’histoire de Juliette, une fille bien rangée, qui rêve de pouvoir un jour vivre ses passions. Juliette a une vie carrée, une vie qui ne lui ressemble pas, une vie qui suit son cours sans jamais en déborder. Jusqu’à ce jour fatidique où n’en pouvant plus des remontrances injustifiées, elle décide de démissionner de son travail sur un coup de tête, un épisode qui se révélera décisif dans les aventures de Juliette. Tour à tour, elle expérimente des situations saugrenues, amusantes, invraisemblables, tout simplement romanesques.

C’est une histoire attachante, pleine de rebondissements. Ce livre n’aura pas manqué de me faire éclater de rire à plusieurs reprises ! Un merci de trop est une réelle bonne surprise pour moi. Une surprise oui, mais pas quant au dénouement de l’histoire. À l’image d’un classique chick-lit, quelques-unes des péripéties de Juliette sont facilement prévisibles. Mais cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment en compagnie de cette narratrice peu conventionnelle.

Plus que l’histoire de Juliette, Un merci de trop est aussi, selon moi, l’histoire de son auteure Carène Ponte. En lisant ce livre, on découvre également la femme qui se cache derrière ces écrits, une femme qui elle aussi a toujours souhaité écrire, une femme qui a aujourd’hui réalisé son rêve. J’ai adoré lire les remerciements et les petites notes de Carène Ponte, et je pense prochainement lire son deuxième roman, Tu as promis que tu vivrais pour moi, sorti au cours du mois de juin dernier.

Prodigy, atteint de drépanocytose, meurt âgé de 42 ans

Copyright : Alo B.

Le monde du hip-hop est en deuil aujourd’hui. Prodigy est décédé à Las Vegas ce mardi 20 juin 2017, suite à des complications médicales après une crise drépanocytaire. La drépanocytose est une grave maladie génétique du sang.

Prodigy et Mobb Deep

Mobb Deep est un duo américain s’illustrant dans le monde du hip-hop. Il se compose de Prodigy et Havoc, deux natifs du Queens, à New York City. Tout deux s’exercent dans le milieu de la musique dès les années 90. Leur style est profond, poétiquement agressif et parfois triste, ce qui va les amener à être mondialement connus.

En 1995, alors que leur second album The Infamous sort, ce single Shook Ones Part II devient un hit planétaire. Il possède l’une des instrumentales hip-hop les plus originales et les plus controversées de l’histoire de la musique. La principale raison pour laquelle les paroles de cette chanson ont tant de poids est l’usage de ces notes mélancoliques soutenues par des tambours presque mécaniques. Le battement est froid, lourd et discret, donnant aux paroles un impact d’autant plus imprégnant. « I’m only 19, but my mind is old / When the things get for real, my warm heart turns cold »

Mobb Deep est aujourd’hui acclamé comme l’un des groupes les plus actifs et engagés des groupes de hip-hop de la East Coast.

Prodigy et son combat contre la drépanocytose

Dans une interview avec Kate Ferguson, l’éditrice en chef de Real Health, un magazine américain sur la santé, Prodigy explique comment il vit avec la drépanocytose depuis sa naissance et comment il approche ce combat dans sa carrière musicale.

Vivre avec la drépanocytose

Prodigy est drépanocytaire SS, une des pires formes de la drépanocytose. En grandissant, il a rapidement compris qu’il ne pouvait pas faire comme les autres enfants : « I was a little different, I had to relax more. » (J’étais un peu différent, je devais me détendre plus.). Ces souffrances épouvantables, il les ressentait à chaque fois que la température changeait, qu’il n’était pas suffisamment hydraté et qu’il se surmenait ou faisait trop d’efforts.

Parce que Prodigy avait pris l’habitude de vivre avec cette maladie, quand il a débuté sa carrière musicale, il ne s’était pas préparé à ce que cela impliquerait, il ne s’était imposé aucune barrière, aucune limite. « I had to learn along the way, the hard way, that I couldn’t live a certain way. » (J’ai dû apprendre en cours de route, de manière difficile, que je ne pouvais pas vivre d’une certaine manière.). Ce n’est que passé la vingtaine qu’il prend conscience qu’il ne peut survivre en abusant d’alcool ou de choses nuisibles à sa santé.

Diet is like a major, a huge part of staying healthy with sickle cell : eating a lot of green vegetables, drinking water like a fish, just being calm and not being so angry and stressed out, […] and getting rest.

Once I started doing that, I saw a change happened, I saw I wasn’t getting sick as much, I saw I could do more things.

Il change alors son régime alimentaire : il mange plus de légumes verts et boit beaucoup d’eau pour bien hydrater son corps. Il tente de rester le plus calme possible en toutes situations, et adopte une bonne hygiène de vie avec un rythme de sommeil plus adapté à celui d’une personne drépanocytaire. Tous ces changements ont un effet immédiat sur lui : il se sent moins malade, plus détendu, et donc plus apte à faire des choses.

Il apprend également à contrôler sa respiration. La régulation du rythme cardiaque est influencée par la respiration. Et donc, en respirant plus lentement, en faisant de longues inspirations et expirations, Prodigy arrive à faire ralentir la souffrance. « It’s like a mental thing almost, you got to remember to just to stay calm. Even when you’re in tremendous pain, just stay calm. » (C’est comme quelque chose de mental presque, il faut se rappeler de simplement rester calme. Même quand tu ressens une douleur immense, tu dois rester calme.)

Sensibiliser grâce à la musique et l’écriture

En 2000, Prodigy sort son premier album solo H.N.I.C. avec le titre You Can Never Feel My Pain, une chanson dans laquelle il raconte en vers les souffrances liées à sa maladie : « I’m talking about permanent, physical suffering / You just complain ’cause you’re stressed / Nigga, my pain is in the flesh » (Je parle de souffrance physique permanente / Tu te plains juste parce que tu es stressé / Ma douleur est dans la chair).

Prodigy écrit un livre qui sort en 2011, My Infamous Life. Dans cette autobiographie, il parle naturellement de sa vie en général mais surtout de son histoire avec la drépanocytose. Il souhaite vraiment expliquer d’où elle vient et comment il a appris à vivre avec cette maladie. Il espère ainsi aider les gens à comprendre ce qu’est la vie d’un drépanocytaire afin de mieux les entourer.

Il crée également la campagne de sensibilisation No Pain Campaign et est partisan de l’association qui lutte contre la drépanocytose aux États-Unis, the Sickle Cell Disease Association of America (SCDAA).

My job is just to spread out awareness about sickle cell. People need to really be aware of this and get tested.

Before you have a child, make sure you and your spouse get tested. You know, that’s how you can avoid actually having a child with sickle cell, it’s to get tested and make sure the both of you don’t have the trait. Each parent has to have the trait for the child to have the disease, so it gaves you the choice, it gaves you the option, you know, because at least you know what it’s about to happened before you decide to have the child.

That’s what I do, I help to spread awareness.

Alors même que cette semaine marque la journée mondiale de la sensibilisation à la drépanocytose, Prodigy s’éteint à l’âge de 42 ans. Toute sa vie, il a lutté avec douleur contre cette maladie. Son histoire aura marqué le monde entier.

La journée internationale du livre 2017

Copyright : Naassom Azevedo

Aujourd’hui, c’est le premier tour des élections présidentielles en France. Alors, c’est sûr, vous n’entendrez pas parler de cet événement pourtant célébré dans le monde entier : aujourd’hui, c’est également la journée internationale du livre 2017, The World Book Day.

Qu’est-ce que la journée internationale du livre ?

La journée mondiale du livre et du copyright est née à Paris en 1995 lors d’une conférence générale de l’UNESCO. Cette organisation, dont la mission première est de diriger la coopération internationale dans des domaines identifiés tels que l’éducation, la science, la culture et la communication, veille à ce que chacun dans le monde puisse profiter pleinement de la liberté d’expression.

Ce message est aussi délivré lors de la journée internationale du livre. Le 23 avril, l’UNESCO incite mondialement à la célébration des livres et de leurs auteurs, l’idée étant d’encourager le monde entier, particulièrement les jeunes, à découvrir (ou redécouvrir) le plaisir de lire. Cette journée, c’est également une marque de respect à toutes les contributions littéraires qui ont favorisé le progrès social et culturel de l’humanité.

La date du 23 avril a été choisie car elle est symbolique pour l’histoire de la littérature mondiale. En 1616, trois célèbres écrivains, Miguel de Cervantes, William Shakespeare et Inca Garcilaso de la Vega, meurent ce jour. Cette date est également choisie pour commémorer la naissance d’autres brillants auteurs tels que Maurice Druon, Halldór Kiljan Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla et Manuel Mejía Vallejo.

Capitale de la journée du livre 2017 : Conakry

Chaque année, l’UNESCO invite l’IPA (l’Union internationale des éditeurs), l’IFLA (la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèque) et l’IBF (la Fédération internationale des libraires) à participer à la nomination d’une capitale de la journée internationale du livre. La première ville à avoir été sélectionnée en tant que telle a été Madrid en 2001.

Cette année, la ville retenue est Conakry, la capitale de la République de Guinée, en Afrique de l’Ouest. Selon Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, le « fort investissement de la République de Guinée dans la promotion des livres et de l’alphabétisation témoigne d’une vision claire de la culture et de l’éducation en tant que moteurs du développement et du redressement ».

Irina Bokova s’engage d’ailleurs à davantage soutenir les efforts du pays pour y améliorer l’éducation, proclamant l’UNESCO reconnaissant du programme de Conakry visant à promouvoir la lecture auprès des jeunes et des publics défavorisés.

Books, learning and reading are key to human life. The strong investment of the Republic of Guinea in promoting books and literacy bears witness to a clear vision of culture and education as drivers of development and recovery.

Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO

Une école au Nigeria

La lecture célébrée partout dans le monde

Aujourd’hui commencent les 72 heures du livre à Conakry, un événement regroupant plusieurs activités littéraires. Parmi elles, il y aura des tables rondes sur l’avenir du livre en Guinée, des expositions, des conférences sur la vie sociale et culturelle en Guinée et des discussions avec des professionnels de la littérature guinéenne et étrangère.

En France, il est possible de participer à l’événement Lire l’Afrique qui aura lieu le lundi 24 avril de 13h à 17h30 au siège social de l’UNESCO à Paris, dans le septième arrondissement de la ville. Des activités de lecture de contes africains seront proposées, ainsi que la possibilité d’ajouter un peu de wax à ses carnets et livres !

En Géorgie, il est possible de participer à plusieurs manifestations qui se dérouleront dans la librairie Mediatheka à Tbilisi. De nombreuses maisons d’éditions seront présentes pour l’événement et pendant plus d’une heure, des écrivains natifs du pays prendront la parole pour offrir leur expérience et parler de leurs livres.

En Afrique du Sud, Nal’ibali, une organisation favorisant la lecture pour le plaisir des enfants sud-africains, décide d’offrir pour l’occasion l’équivalent de 18000 euros de livres (250000 rands) distribués auprès de plus 20000 enfants dans le pays. Des activités de lecture prendront place dans les villes de Soweto, Mariannhill et Durbanville.

Amazon célèbre également l’événement. Ce géant du web propose aujourd’hui une bibliothèque physique libre à Seattle dans l’état de Washington, aux États-Unis. Les employés d’Amazon et les maisons d’édition offriront la possibilité aux passants de repartir gratuitement avec leur livre. Il leur sera possible de partager leur amour pour la lecture, de participer à des sessions d’auteurs, de profiter de grands espaces Kindle pour lire et même de se faire tatouer à l’henné des citations de livres.

Selon Amazon, la « lecture ouvre un chemin vers l’épanouissement personnel et intellectuel tout au long de notre vie. Les livres nourrissent notre imagination et notre empathie, nous emmènent dans des lieux inconnus et nous présentent des idées et des personnes que nous n’aurions jamais rencontrées. ». Le hashtag #LoveToRead est mis en place pour l’occasion. Vous y trouverez les lectures préférées du moment de personnes dans le monde entier.

Happy World Book Day ! (Je retourne à mon livre… :))

one chapter a day a 7 ans !

Copyright : Christelle

Vous ne le saviez probablement pas, mais aujourd’hui, onechapteraday fête son septième anniversaire (et non pas ses 25 ans comme le suggère cette photo que j’ai prise il y a quelques années) !

Cela fait donc déjà sept années que je partage avec vous mes coups de cœur, mes envies, mes trouvailles. Je n’avais jamais envisagé une seule seconde que ce blog puisse durer aussi longtemps. Je me suis souvent questionnée sur ce dont je devais vous parler, de quelle serait la limite entre ma vie privée et ce que je raconte ici. J’avais envie que ce blog soit un peu ma sphère, alors je vous parle un peu de programmation parce que c’est mon métier, et puis je vous parle de mes coups de coeurs musicaux, parce que la musique a une place importante dans ma vie. Puis, je vous parle de x ou y qui m’a fasciné par sa dévotion ou sa passion. Et de la Martinique, parce que c’est de là que je viens, c’est là où j’ai grandi.

Alors pour fêter dignement cet anniversaire, je vais vous révéler quelques petits secrets sur ce blog.

Tout d’abord, pourquoi one chapter a day ?

One Chapter A Day c’est avant tout le titre de la chanson d’Elephant Man sur le Real Rock Return riddim, un riddim sorti courant 2005 alors que j’étais encore au lycée Frantz Fanon de Trinité (ça rappellera de bons -ou pas- souvenirs à certains d’entre vous). À cette époque (il y a douze ans maintenant quand même, arf), toutes les semaines, je pré-sélectionnais une liste de riddims à écouter, et je choisissais parmi eux, les riddims qui selon moi allaient percer. Parmi les pistes de ces riddims, j’avais toujours 3-4 morceaux préférés, qui selon moi encore, étaient les meilleurs, ceux que je ferai circuler à mes potes.

Pour les personnes non initiées à la musique jamaïcaine, plus généralement à la musique antillaise, un riddim c’est une sorte d’album, de compilation, comportant un certain nombre d’artistes décidant de chanter sur la même version instrumentale. L’instrumentale, c’est la musique vierge de toute voix sur laquelle les chanteurs posent leur style. Chaque artiste propose alors ses propres paroles et sa propre manière d’exprimer ses sentiments. Les riddims sont généralement des compositions créées à partir d’instrumentales reggae ou dancehall, mais il peut arriver que le hip-hop y trouve sa place.

Et donc, en 2005, alors que le Real Rock Return riddim jouait probablement en boucle sur mon mp4 (de 128 Mo, c’était la classe à cette époque), c’est surtout la chanson d’Elephant Man qui m’a marquée. C’était pour moi la meilleure*, sur probablement l’une des meilleures instrumentales reggae depuis longtemps, je me souviens en avoir débattu avec Kamikaz et Jojo. On rigolait bien quand même !

Et bref, quand cinq ans plus tard j’ai créé ce blog, j’avais plusieurs noms en tête, j’avais pensé à Chrystalclear, un mélange de Crystal Clear une chanson de Lutan Fyah et de Christelle, mon prénom ; à Life Love Lyrics qui était un peu ce que Mischu Laikah imaginait pour son album à venir, et à One Chapter A Day.

Cette dernière appellation a probablement été retenue parce qu’elle évoquait directement la notion de chapitre (de livre donc, puis d’écriture) et le côté récurrent de la chose, une lecture/écriture quotidienne. Dans sa chanson, Elephant Man nous révèle qu’il lit un passage de la Bible tous les matins pour remercier Dieu de la chance qu’il a de voir un jour de plus. Moi, j’ai toujours été convaincue que chaque jour que l’on passe sur cette Terre, on apprend quelque chose de nouveau. J’avais envie de partager tous les jours un instant, un chapitre de ma vie.

*En numéros 2 et 3 viennent Nitty Kutchie avec Let Me Love You et Bascom X avec My Love for Life.

À quoi ressemblait one chapter a day ?

À ça :

Premier design de One Chapter A Day

À l’origine, je voulais absolument qu’il y ait ces 4 entrées sur le site : une entrée pour mes articles, une entrée About me qui reprend un peu mon parcours, plusieurs galeries photos comme celle de Sainte-Marie disponible ici (j’ai choisi celle-là pour toi Célia :)) et une section regroupant tous mes travaux digitaux.

D’ailleurs c’était cool, parce que grâce à ce design, j’avais figuré sur We WP et one chapter a day faisait partie des 30 sites utilisant WordPress qui ne ressemblent pas à un blog classique. J’avais beaucoup de visiteurs provenant de ces deux urls.

L’intérieur du blog était structuré de la façon suivante.

Premier design de One Chapter A Day

Comme vous l’avez sans doute remarqué, le blog était bilingue. Courant 2011 je dirais, j’ai décidé d’arrêter de traduire les textes en anglais car j’avais également les cours de master en parallèle : ça me donnait trop de travail, me contraignait vachement, et je n’avais du coup plus l’envie d’écrire.

Je crois que je suis assez nostalgique en voyant ces petites captures :’). Le blog a dû changer 3 ou 4 fois de design, avec des thèmes impersonnels dont je n’étais ni très certaine ni très fière, avant d’avoir la version que vous connaissez tous aujourd’hui, qui date de 2013 si ma mémoire est bonne.

Aujourd’hui, one chapter a day c’est quoi ?

En 2557 jours d’existence, one chapter a day, c’est 322 articles publiés en comptant celui-ci, et 623 commentaires.

Cela représente donc un article publié tous les 8 jours en moyenne environ soit plutôt one chapter a week en vrai ! C’est également environ 2 commentaires par article publié.

L’article le plus vu sur le site est incontestablement Des proverbes créoles, un article publié le 26 février 2012 et souvent mis à jour depuis. Depuis sa création, cette page aurait été vue 155 405 fois soit en moyenne 83 fois par jour. C’est également l’article le plus commenté avec, à l’heure où je vous parle, 105 commentaires, ce qui représente près de 17% de la totalité des commentaires présents sur ce blog.

Le tout premier article de one chapter a day est I ♥ WordPress !, publié le 13 avril 2010. Je me souviens que j’étais super contente d’avoir eu l’idée d’essayer WordPress pour la toute première fois. Je suivais des tutoriels pour apprendre à faire des thèmes et bien comprendre la notion de plugins. J’avais toujours rêvé avoir une sorte de magazine numérique.

one chapter a day c’est aussi l’année 2016, où j’ai connu une panne d’écriture incommensurable et je n’ai partagé qu’un seul article avec vous courant décembre. Cet article aura tout de même été vu 56 fois, pour un temps moyen de 5 minutes et 27 secondes passées sur la page : c’est un excellent temps de visite ! À titre de comparaison, dans ma boîte, on est plutôt satisfait si les utilisateurs passent en moyenne 1 minute sur une page commerciale. Ça veut dire que vous lisez, et c’est toujours cool de savoir qu’on est vraiment lu. Merci ;-)

Tout ce que je peux espérer c’est que ce blog continue à vivre encore quelques années !

Mal-être au travail

Copyright : Clicsouris

J’ai atteint le point de rupture.

Je vous le disais dans un précédent article, je m’enlise dans mon quotidien. Jamais l’expression métro, boulot, dodo n’aura eu autant de signification pour moi. Alors j’en viens à me poser cette question : mais au fait, à quoi bon ?. Oui, j’ai un travail. Oui, je sais que pour une durée indéterminée, j’aurai un salaire à la fin du mois. Oui, je suis bien insérée professionnellement. Mais, à quoi bon ?

Posséder un contrat à durée indéterminée aujourd’hui, cela signifie que l’on a réussi. Avoir un CDI, c’est un peu toucher le graal, être au top du top. Pour la plupart des personnes de mon entourage, mon CDI c’est un peu la Carrière Digitale Idéale. Je suis en CDI, j’ai donc accompli ce qu’il fallait dans ma vie. Je ne fais rien à part m’asseoir derrière mon écran, alors comment mon travail pourrait être difficile ? Et parce que j’ai un CDI, je suis une personne épanouie, je suis une personne heureuse, et j’ai tout ce dont tout le monde rêve…

En clair, dans notre société actuelle, si aujourd’hui une personne possède un contrat à durée indéterminée, cela signifie pour le commun des mortels que cette personne doit accepter son sort. Et parce qu’il y a des gens qui n’ont pas sa chance, elle ne peut pas se plaindre, non, elle doit acquiescer et être reconnaissante pour tout ce qui lui arrive.

C’est là toute l’ironie de notre structure sociale.

Nous vivons dans une société où il n’y a jamais eu autant de personnes atteintes du syndrome d’épuisement professionnel, un risque psychosocial plus généralement connu sous sa désignation anglophone, le burn out.

 

Les chiffres que je vous présente ci-dessus proviennent d’une des plus grandes enquêtes numériques sur le travail en France, Parlons travail par la CFDT, la Confédération Française Démocratique du Travail. Celle-ci a été débutée courant 2016 et possède à ce jour plus de 200 000 répondants.

Comprendre le syndrome d’épuisement professionnel

Selon Christina Maslach, une psychologue américaine connue pour ses travaux sur le burn out, cette pathologie se traduit par un état d’épuisement émotionnel, cognitif et physique qui se présente sous une fatigue ressentie à l’idée même de penser au travail. C’est aussi une certaine perte d’empathie vis-à-vis de ses collègues. C’est se détacher de manière excessive, éviter les contacts sociaux et se replier sur soi-même. Cet état de fatigue morale démesurée est sensiblement lié à l’apparition du stress que peut ressentir une personne sur le plan professionnel.

Selon l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail, the European Agency for Safety and Health at Work, les travailleurs expérimentent des situations de stress au travail lorsque les exigences et les attentes liées à leur travail sont excessives voire supérieures à leur capacité de produire. Lorsque les contraintes imposées à cette personne sont importantes et que les ressources dont elle dispose pour y faire face sont moindres, le stress est d’autant plus significatif.

On appelle état de stress chronique une situation dans laquelle le stress survient de façon récurrente dans la vie professionnelle d’une personne. C’est le cas lorsque tous les jours au travail, les tâches demandées à cette personne dépassent sensiblement sa capacité à les réaliser.

Cet état de stress chronique peut être causé par divers facteurs. Il peut s’agir de contraintes de temps : le rythme doit être soutenu pour tenir les délais, les horaires de travail sont définies en fonction de la charge de travail journalière, les objectifs sont fixés à une date butoir non modifiable dans le temps peu importe les contraintes, les compétences d’une personne ne sont pas considérées en tant que telles pour caler un projet, la surcharge de travail est trop intense, etc..

Il peut également être causé par des contraintes matérielles et/ou physiques. L’employé n’estime pas avoir toutes les ressources nécessaires pour effectuer ses tâches. Il doit passer son temps à comprendre ce qui est réellement attendu de lui. Il manque d’informations pour organiser son planning, a l’impression d’être un simple exécutant. L’employé travaille dans un environnement peu propice à son développement personnel.

Il arrive également que le salarié soit en total désaccord avec le travail qu’il doit fournir. Des conflits de valeurs émergent alors de la situation. Cela peut être le cas lorsque l’employé n’a pas la possibilité de produire un travail de qualité pour être en phase avec les objectifs de sa société ou lorsqu’il doit accomplir des tâches contraires à son éthique. On parle dans ces cas-là d’un recul de la satisfaction du travail bien fait.

Enfin, les exigences émotionnelles de certains métiers, comme le fait de devoir toujours sourire et être de bonne humeur pour les employés à un poste d’accueil ou le contact avec la souffrance, peuvent aussi lasser le candidat.

Connaître les effets du stress sur la santé

L’état de stress chronique a des conséquences néfastes sur la santé. Notre corps n’est pas fait pour être constamment en état de stress intense. Dans un premier temps, il va tenter de réagir par ses propres moyens, comme pour sonner son propre état d’alarme.

L’organisme produit tout d’abord une stimulation du système nerveux. Il déclenche alors une augmentation de la production de catécholamines. Ces hormones produisent des modifications physiologiques de l’organisme : augmentation de la fréquence cardiaque, amplification de la tension artérielle, croissance de la température corporelle et augmentation du taux de glucose dans le sang.

L’organisme rentre ensuite en phase de résistance. Des glucocorticoïdes sont sécrétés de manière régulée pour préparer le corps aux potentielles dépenses énergétiques à venir. Ces hormones augmentent le taux de sucre dans le sang pour apporter au cœur et au cerveau l’énergie nécessaire pour faire face à la situation.

Lorsque la production de glucocorticoïdes est trop importante et que le corps ne parvient plus à réguler la production de ces hormones, l’organisme rentre en phase d’épuisement. Il produit alors sans cesse de l’énergie et il s’épuise. L’individu souffre donc de stress chronique. C’est ce trop-plein d’hormones qui peut rapidement devenir nocif pour la santé.

Chez la personne concernée, cela se traduit par des douleurs physiques de plus en plus fréquentes. L’employé a l’impression de ne plus être concentré, d’être fatigué, de ne pas avoir le temps de pouvoir effectuer son travail convenablement. Et pour cause, il a des douleurs musculaires et articulaires quotidiennes. Son comportement vis-à-vis de son alimentation évolue : il grignote plus souvent, a l’impression d’avoir systématiquement faim ou au contraire n’a plus d’appétit.

Puis, viennent les troubles du sommeil et les troubles émotionnels. L’employé est nerveux, sensible, angoissé et triste. Il n’en dort plus la nuit, son travail le tient éveillé. Il a une sensation de mal-être profond accompagné de fatigue. Il n’arrive plus à discuter avec son entourage, il se renferme sur lui-même et diminue ses interactions sociales.

Si la situation de stress se prolonge encore, les altérations de la santé s’aggrave et certaines études démontrent qu’il existe des risques de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, d’obésité abdominale, de troubles musculo-squelettiques (pour les personnes exécutant les mêmes gestes de manière répétée), de dépression et d’anxiété. Dans les cas les plus graves, cette dépression peut conduire au suicide.

Prévenir pour mieux guérir

Être capable de discerner ces moments de forte pression au travail n’est pas si évident. Pour avoir été dans cette situation peu agréable à vivre, mes trois premiers conseils seraient les suivants.

  1. Écoutez votre corps. Seul vous, êtes véritablement capable de savoir quand vous atteignez votre limite. Les facteurs à l’origine de votre épuisement professionnel peuvent être nombreux. Dans mon cas, j’ai connu plusieurs périodes avec de grosses surcharges de travail impossibles à gérer. Et je n’avais jamais été aussi faible physiquement de ma vie. Quand je dis faible, je fais référence à ma résistance face à toutes ces petites maladies auxquelles nous sommes tous sujets de manière ponctuelle : grippes, rhumes, angines, bronchites, gastro-entérites, migraines, et j’en passe. Je n’ai jamais autant été sujette à ces altérations bénignes de ma santé. Je n’avais même jamais été professionnellement arrêtée. Je ne me suis jamais sentie aussi fatiguée, et paradoxalement, je n’ai jamais aussi mal dormi pendant une période aussi longue. J’ai arrêté de danser la salsa, la danse de manière générale, j’ai arrêté de sortir le soir, j’ai arrêté le sport, j’ai pris du poids. J’ai été dépressive. J’ai eu envie de tomber malade parfois… Et les boutons, ah les boutons ! : je n’en ai jamais eu autant sur le visage.
  2. Parlez-en autour de vous. Vous trouverez sans doute ce message bête, mais en réalité, parler aux gens, à vos amis, à votre famille, c’est réellement ça qui vous fera prendre conscience que ce que vous vivez n’est pas normal. J’ai foncé tête baissée pendant plusieurs mois. J’ai apporté du travail à la maison un soir. Puis, tous les soirs d’une même semaine. Puis, tous les soirs d’un même mois. J’ai fait des journées de 8h30 – 23h, en repartant le lendemain à 7h dans les transports, sans même me rendre compte du problème. J’ai fait des semaines de plus de 60 heures de travail, sans journée de récupération à la clé. J’ai arrêté de prendre la pause du midi. J’étais beaucoup trop investie dans mon boulot, on me promettait que cette période intense de travail ne durerait pas. J’y ai cru. J’ai annulé des repas avec des amis. Je suis rentrée à pas d’heure la veille de Noël. Puis, j’ai commencé à en parler autour de moi, toujours sans bien me rendre compte de ma situation. Alors bien sûr, j’ai eu le droit à des paroles du style « Moi, jamais ça m’arriverait de faire ça. Je ne suis pas bête. », ou encore « Je n’aurais jamais accepté ça moi ! » et « Je suis sûr que tu n’avais pas ça à ton ancien travail. », vous savez le genre de paroles qui vont vous faire sentir plus bas que terre, et qui vous donne envie de vous replier un peu plus sur vous-même. Mais j’ai aussi eu des oreilles plus attentives, qui m’ont sérieusement permis de considérer que mécaniquement, ce fonctionnement, ce travail, ces projets mal gérés, tout ça, ça ne me convenait pas. Et parce que j’ai eu le soutien de ces personnes, j’ai finalement commencé à envisager de vivre et travailler autrement.
  3. Dépassez le regard des autres. Parce que ces autres ne sont pas dans votre situation, peut-être ne se rendent ils pas compte de votre profond mal-être. Ou peut-être qu’à votre travail, vous n’êtes pas le seul à faire toutes ces heures et vous vous dites que ça serait mal vu que vous fassiez une réflexion. Les autres vous semblent sans doute intolérants… Ou vous vous dites qu’ils ont raison, que c’est vous le problème. Pour en avoir le cœur net, vous pouvez toujours demander un rendez-vous à la Médecine du Travail. Il existe également toute l’impressionnante documentation de l’INRS, l’Institut National de Recherche et de Sécurité, un organisme de référence dans les domaines de la santé au travail. L’important ici est de garder à l’esprit que c’est votre vie et que ce qu’en pensent les gens ne doit pas vous empêcher d’agir. Comme diraient deux de mes anciennes collègues : « Vous ne vous rendez même pas compte d’à quel point cette situation est malsaine. ».

Il est important de prendre conscience que cette situation ne doit pas durer.

Réagir

Alors bien sûr, je n’ai pas de solutions miracles à proposer. La première étape est d’en parler dans votre hiérarchie et d’essayer d’actionner tous les leviers possibles pour faire en sorte que quelqu’un au sein de votre entreprise entende votre mal-être. Ils peuvent dans le meilleur des cas procéder à l’analyse des difficultés que vous rencontrez quotidiennement et adapter votre poste si nécessaire.

Les membres du CHSCT peuvent vous écouter en toute confidentialité et faire des propositions d’aménagement de votre travail à votre hiérarchie. Dans des cas plus extrêmes, le médecin du travail peut évaluer votre état de santé et votre aptitude à travailler ou non à ce poste de travail.

Ou alors vous pouvez faire le choix de partir. Partir n’est pas évident. Aujourd’hui en France, il est impossible de démissionner en gardant des indemnités sociales. Il est possible d’avoir recours à la rupture conventionnelle, à condition que votre employeur l’accepte ce qui est loin d’être le cas partout malheureusement. Il y a les abandons de poste, probablement pas la meilleure des choses qui soit… ou choisir de se faire licencier pour obtenir des indemnités… Rien de bien beau, n’est-ce pas ?

C’est la raison pour laquelle je vous invite à en discuter d’abord avec des professionnels de santé. Et dites vous que si vous faites le choix de partir, c’est probablement parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour votre santé et votre bien-être. Je vous propose en exemple le cas d’une de mes amies, Morgane, qui a décidé bravement l’an dernier de quitter son CDI pour vivre de sa passion. (Je suis d’ailleurs très admirative de son parcours.)

Si le sujet vous intéresse, voici quelques autres liens qui pourraient vous être utiles.

– Burn out Inventory : Le test de Maslach
– CFDT : Dossier de presse « Parlons travail »
– Institut National de Recherche et de Sécurité : Stress, ce qu’il faut retenir
– Ministère du Travail et de l’Emploi : Le syndrome d’épuisement professionnel
– Sénat : Le mal-être au travail : passer du diagnostic à l’action

Symmetry Breakfast par Michael Zee

Copyright : Michael Zee

L’histoire de Michael Zee

Il y a quelques temps, j’ai découvert cet homme ordinaire au parcours incroyable. Michael Zee est un fervent amoureux de la gastronomie. C’est un blogueur passionné qui partage son amour pour les cultures du monde grâce à la nourriture. En août 2013, il crée Symmetry Breakfast, une série de photos culinaires que l’on peut retrouver sur son compte Instagram. La particularité de cette collection réside autour de l’agencement des photographies prises par son auteur. Celles-ci sont symétriquement organisées et donnent l’illusion qu’un miroir est utilisé pour refléter un plat.

Comment démarre cette histoire longue de presque quatre ans maintenant ? Simplement ! Michael Zee adore cuisiner, et tous les matins, il prépare le petit déjeuner pour son bien aimé. Parce qu’il a une passion pour la cuisine et parce qu’il souhaite partager cet amour avec celui qu’il aime, il décide un matin de prendre en photo les plats qu’il cuisine en les disposant avec équilibre et beauté.

Ses photos ont eu un tel engouement dans le monde entier sur les réseaux sociaux, notablement sur Twitter et Instagram, que le hashtag #symmetrybreakfast rend désormais un bel hommage à cette histoire hors du commun. SymmetryBreakfast c’est également un livre, que vous retrouverez ici sur Amazon, qui recense 90 recettes de petit déjeuners originaux qui vous feront voyager en Espagne, aux États-Unis, au Maroc ou encore en Russie.

Une semaine avec #symmetrybreakfast

Je vous propose de découvrir les petits déjeuners de ce blogueur passionné durant cette première semaine du mois de mars 2017. Depuis quelques temps maintenant, Michael et Mark, son mari, sont installés à Shanghai. Les derniers petits déjeuners postés par le photographe sont donc à la fois orignaux et exotiques.

Mercredi 1er mars

Pain en forme de tournesol provenant de Sunflour, Anfu Lu, accompagné de morceaux de mangues et de mûres. Yaourt à l’orge mélangé avec des fruits du dragon pourpre. le tout accompagné de thé noir de Chine.

Jeudi 2 mars

Igname violet et canard laqué avec du youtiao, sorte de beignet chinois frit, des oeufs, de l’oignon et des graines de citrouille, le tout accompagné d’une boule de pain ornementée de sésame et d’une tasse de thé.

Vendredi 3 mars

Guotie(s?) 锅贴 (littéralement boulettes de pâte frites) épicés garni avec du porc juteux et frais accompagné de vinaigre. Thé et assortiment de fruits locaux.

Samedi 4 mars

Petits buns au crabe préparés à la vapeur, accompagnés de lait de soja fait maison, de thé et d’une tasse de fruits exotiques, notamment de myrtilles et d’ananas frais.

Dimanche 5 mars

Délicieux et croustillant congyoubing 葱油饼, sorte de pancake chinois, accompagné d’un œuf au plat, d’une vinaigrette hollandaise faite maison et d’une tasse de kiwis et de fruits de la passion.

Lundi 6 mars

Pancakes préparés avec de la pomme de terre violette, poires caramélisées, sirop d’érable et fruits du dragon plongés dans un yaourt. Le tout accompagné de thé matcha.

Mardi 7 mars

Bol de sashimi avec des oeufs de poisson, du saumon, du thon, du soja, des feuilles d’algues Nori, des carottes et du sésame. Mandarines et thé.

En bref

Comme vous pouvez le voir, Michael Zee ne manque pas d’idées pour égayer le repas le plus important de la journée. Tantôt sucrés, tantôt salés, ses petits déjeuners sont vraiment faits pour tous les goûts. Pour ma part, c’est vraiment son savoir-faire et son côté créatif que j’admire.

N’hésitez pas à suivre les aventures de Michael Zee sur Twitter, sur Instagram, ou sur son récent blog, dont le premier article, très émouvant, est sorti il y a seulement deux jours.

Mieux concevoir WordPress : plugins vs thèmes

Copyright : Jordan Whitfield

Depuis quelques mois, je travaille sur la refonte de ce blog.
Fonctionnalités et design, tout va y passer !

Pour ce faire, je me suis mise à réfléchir à comment je pourrais améliorer mon utilisation de WordPress au quotidien. En tant que développeuse, il y a plein de petites choses que j’avais pris pour habitude de faire dans le code du thème que j’utilise.

Un thème est ce qui permet à un blog WordPress de changer d’apparence et d’apporter une sensibilité autre à l’expérience utilisateur. Un thème peut de ce fait proposer certaines particularités qui lui sont propres, telles que la possibilité de changer la structure de la page d’accueil, la qualité de personnaliser les tailles des images ou le pouvoir de disposer de pages responsives ou adaptatives par exemple.

Les vraies fonctionnalités d’un blog WordPress sont plus généralement pourvues grâce à des plugins. Ce sont ces mêmes plugins qui permettent d’activer et de désactiver à tout moment une fonctionnalité sur un blog.

En faisant un rapide état des lieux de mon organisation sur WordPress, je me suis rendue compte d’une chose : au cours de ces trois, presque quatre années, à utiliser ce même template WordPress, j’ai souvent répondu à mes besoins en ajoutant des lignes de code supplémentaires à mon thème original. En bref, le code de mon thème est devenu de moins en moins dissocié de mes besoins en termes de fonctionnalités. Je m’explique.

 
Au fil du temps, j’ai ajouté des fonctionnalités à ce blog par le biais du fameux fichier functions.php de mon thème. C’était simple, rapide et efficace. Du moins… en théorie ! Je me suis rendue compte que ce blog est devenu totalement dépendant de ce thème créé en 2013 lors d’une précédente refonte. En gros, si aujourd’hui je devais changer de thème et en utiliser un plus en accord avec la dernière version à jour de WordPress, je ne pourrais pas le faire aussi rapidement que je le voudrais, juste en cliquant sur un bouton. Enfin si, je pourrais, mais alors une partie des fonctionnalités que je propose sur ce blog ne serait plus disponible.

Que certaines spécificités n’existent plus, c’est une situation plus ou normale : certains thèmes proposent la possibilité de réorganiser la page d’accueil d’un blog, et pas d’autres par exemple. Il faut accepter que chaque thème possède ses propres qualités. Là où j’apprends aujourd’hui de mes erreurs passées, c’est que j’arrive plus facilement à faire la distinction entre une fonctionnalité qui doit faire partie d’un thème WordPress et une fonctionnalité que je souhaite pouvoir conserver à jamais pour le blog, qui doit par conséquent figurer dans un plugin.

 
Pour vous illustrer mes propos, je peux vous parler des copyrights des photos utilisées sur ce blog, probablement un détail pour certains, mais une information plus qu’importante à mes yeux. Si je n’avais pas revu la manière dont j’avais pensé ces copyrights courant 2012-2013, ceux-ci ne s’afficheraient pas sans ajouter un gros – très gros – morceau de code au nouveau thème que j’utiliserai. Bien sûr, le jour où je changerai de thème, il faudra également que j’ajoute une ligne sur la page de mes articles pour les voir s’afficher, mais ce sur quoi je veux insister, est sur l’effort produit pour faciliter cette addition.

Auparavant, j’utilisais des attributs HTML data-author et data-url que j’insérais sur chacune des balises d’images de mes articles. Je parsais ensuite le contenu de chacun de mes articles pour réécrire le copyright et le lien de celui-ci dans un figcaption. Ça fonctionnait super bien… mais autant vous dire que la lecture de ce code était compliquée ! Et si j’avais envie d’inviter quelqu’un qui ne code pas à écrire sur mon blog, j’étais obligée de « finaliser » son article pour avoir les copyrights au bon endroit. C’était un travail fastidieux qui m’obligeait à être parfaitement rigoureuse sur l’écriture de chacun de mes articles.

J’ai depuis créé un petit plugin pour cette fonctionnalité qui permet par une simple fonction d’obtenir ces informations.

J’ai plein d’autres exemples qui me viennent à l’esprit. J’ai toujours proposé aux utilisateurs de ce blog la possibilité de lire un article sélectionné au hasard parmi tous les articles écrits à ce jour. Cette fonctionnalité était également pourvue dans le fameux fichier functions.php de mon thème. En clair, désactiver ce thème aurait supprimé cette fonctionnalité également. Ce n’était plus possible de continuer ainsi.

 
Alors j’ai commencé à réfléchir.
Comment aurais-je écrit mes fonctionnalités si elles devaient être pensées pour des personnes qui n’ont aucune idée de ce qu’est un attribut HTML ? Comment aurais-je fait en sorte que ces mêmes personnes puissent s’en sortir sans que j’aie à intervenir à chaque fois qu’elles écrivent un nouvel article ?

J’ai ainsi décidé d’améliorer le back-office de WordPress de façon à ce que tout soit plus facilement administrable. L’idée c’est de repenser chacune de mes fonctionnalités comme si un utilisateur non-développeur devait se retrouver à utiliser mon back-office. Ça paraît bête ainsi, mais c’est véritablement important de savoir que ce que l’on code peut être utilisé par d’autres. Probablement que même un autre développeur en aurait eu marre d’ajouter des attributs HTML là où il le faut pour que tout s’affiche comme il faut (vous me suivez encore ? :)).

Cela me permettra également d’éviter d’avoir à faire de trop grosses migrations de données à chaque fois que je souhaite changer de thème. Si tout est bien organisé au moment où je souhaite utiliser un nouveau thème, alors je n’aurais plus qu’à introduire une fonction par-ci, une autre par-là, et tout marchera de la manière la plus optimale possible.