Onibi : carnets du Japon invisible de l’Atelier Sentō, une épopée fantastique au cœur du Japon

Onibi : Carnets du Japon invisible de l'Atelier Sentō
Copyright : Éditions Issekinicho

Onibi : Carnets du Japon invisible est un roman graphique né sous l’impulsion de Cécile Brun et Olivier Pichard, un duo d’illustrateurs et scénaristes de bandes dessinées français. Il est publié aux éditions Issekinicho au mois d’octobre 2016.

Cécile Brun et Olivier Pichard forment l’Atelier Sentō et composent de magnifiques œuvres artistiques qui se rapportent à la culture japonaise. Ici, ces deux artistes s’inspirent d’un de leurs séjours dans la préfecture de Niigata, une région japonaise dont la ville principale Niigata est bordée par la mer. Cécile Brun découvre cette ville alors qu’elle est en licence de japonais. Dans le cadre de cette formation, elle a la possibilité de faire un échange universitaire. C’est l’occasion pour Olivier Pichard et elle d’habiter à Niigata pendant un an. Cette ville n’étant la plus touristique du Japon leur a vraiment permis de comprendre le quotidien des locaux et de faire des rencontres humaines fortes.

Dans la tradition japonaise, l’expression onibi désigne les feux follets qui précèdent l’apparition des yôkai, des créatures surnaturelles qui aiment jouer des tours aux êtres humains. Cette bande dessinée propose ainsi d’appréhender ces fantômes originaux, et de célébrer leur présence parmi les Hommes.

Le Japon et son atmosphère mystérieuse

On retrouve, au sein d’Onibi : Carnets du Japon invisible, Cécile Brun et Olivier Pichard en tant que personnages principaux illustrés. Leur histoire commence à Saruwada, un petit village niché au pied des montagnes dans la préfecture de Niigata.

Lors d’une journée pluvieuse, les deux voyageurs font la rencontre d’un homme curieux à l’intérieur d’une boutique pleine de bric-à-brac. À l’intérieur de ce bazar se trouve une vitrine réservée aux appareils photo d’occasion, une aubaine pour Cécile qui est à la recherche d’un appareil photographique instantané. Le commerçant de ce magasin lui recommande finalement un bi-objectif très spécial : ses lentilles permettraient de photographier des créatures surnaturelles. Tout de suite intriguée par l’objet, Cécile prend la décision de l’acheter sous les yeux ébahis d’Olivier. C’est ainsi que va commencer leur quête aux fantômes dans les diverses ruelles japonaises.

Cécile et Olivier vont parcourir tous types de paysages – jardins atypiques, forêts ténébreuses, salons de thé authentiques, temples religieux, littoraux venteux – pour entrer en communion avec les croyances japonaises et tenter d’apercevoir des yôkai. Chaque histoire contée permet d’appréhender les coutumes locales et la gentillesse des habitants de la préfecture de Niigata, des personnes dont les croyances vont se révéler cruciales quant à l’itinéraire choisi par les deux aventuriers que sont devenus Cécile et Olivier. J’ai beaucoup aimé retracer le parcours de ces deux illustrateurs à la recherche de dépaysement.

Dans Onibi : Carnets du Japon invisible, on découvre également le Japon par sa gastronomie. Les pratiques culinaires traditionnelles de ce pays d’Asie sont décrites et scrupuleusement dessinées permettant à tous de se familiariser avec les plats. On découvre ainsi des mets tels que les brioches vapeur, les croquettes natures, les oignons confits croquants et sucrés, les tempura udon (beignets frits et pâtes de blé épaisses disposés dans un bouillon), les onigiri (boulettes de riz généralement enveloppées dans une algue nori), les haricots sucrés…

Onibi : Carnets du Japon invisible offre une évasion sans pareille au pays du Soleil levant avec un mélange d’exotisme et de surnaturel. La justesse des traits de Cécile Brun ainsi que les aquarelles colorées d’Olivier Pichard forment un univers insolite d’une grande beauté.

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