Onibi : Carnets du Japon invisible de l’Atelier Sentō, une épopée fantastique au cœur du Japon

Onibi : Carnets du Japon invisible de l'Atelier Sentō
Copyright : Éditions Issekinicho

Onibi : Carnets du Japon invisible naît sous l’impulsion de Cécile Brun et Olivier Pichard, un duo d’illustrateurs et scénaristes de bandes dessinées français. Ensemble, les deux artistes forment l’Atelier Sentō, et propose de magnifiques œuvres artistiques qui se rapportent à la culture japonaise.

Pour l’écriture de ce roman graphique, l’Atelier Sentō s’inspire d’un de ses séjours dans la préfecture de Niigata, une région japonaise dont la ville principale, Niigata, est bordée par la mer. Cécile Brun découvre cette ville alors qu’elle est en licence de japonais. Dans le cadre de cette formation, elle a la possibilité de faire un échange universitaire. C’est l’occasion pour Olivier Pichard et elle-même d’habiter à Niigata pendant un an. Cette ville n’étant la plus touristique du Japon leur a vraiment permis de comprendre le quotidien des locaux et de faire des rencontres humaines fortes.

Dans la coutume japonaise, l’expression onibi désigne les feux follets qui précèdent l’apparition des yôkai, des créatures surnaturelles qui aiment jouer des tours aux êtres humains. Cette bande dessinée nous propose ainsi d’appréhender ces fantômes originaux, et de célébrer leur présence parmi les Hommes.

Découvrir le Japon par son atmosphère mystérieuse

On retrouve ici Cécile Brun et Olivier Pichard en tant que personnages principaux de cette bande dessinée. Leur histoire commence à Saruwada, un petit village niché au pied des montagnes dans la préfecture de Niigata.

Lors d’une journée pluvieuse, les deux voyageurs font la rencontre d’un homme curieux à l’intérieur d’une boutique pleine de bric-à-brac. À l’intérieur de ce bazar se trouve une vitrine réservée aux appareils photo d’occasion, une aubaine pour Cécile qui est à la recherche d’un appareil photographique instantané ! Le commerçant de ce magasin lui propose finalement un bi-objectif très spécial : ses lentilles permettraient de photographier des créatures surnaturelles. Tout de suite intriguée par l’objet, Cécile prend la décision de l’acheter sous les yeux ébahis d’Olivier. C’est ainsi que va commencer leur quête aux fantômes dans les diverses ruelles japonaises.

Cécile et Olivier vont parcourir tous types de paysages – jardins atypiques, forêts ténébreuses, salons de thé authentiques, temples religieux, littoraux venteux – pour entrer en communion avec les croyances japonaises et tenter d’apercevoir des yôkai. Chaque histoire qui nous est contée nous permet d’appréhender les coutumes locales et la gentillesse des habitants de la préfecture de Niigata, des personnes dont les croyances vont se révéler cruciales quant à l’itinéraire choisi par les deux aventuriers que sont devenus Cécile et Olivier. J’ai beaucoup aimé retracer le parcours de ces deux illustrateurs à la recherche de dépaysement.

Dans Onibi : Carnets du Japon invisible, on découvre également le Japon par sa gastronomie. N’étant pas familière avec les pratiques culinaires traditionnelles de ce pays, c’était un véritable régal pour moi de pouvoir imaginer les plats grâce aux descriptions proposées et aux jolis dessins. Ainsi, on découvre des mets tels que les brioches vapeur, les croquettes natures, les oignons confits croquants et sucrés, les tempura udon (beignets frits et pâtes de blé épaisses disposés dans un bouillon), les onigiri (boulettes de riz généralement enveloppées dans une algue nori), les haricots sucrés…

J’ai beaucoup aimé lire cette bande dessinée. Elle nous permet de véritablement s’évader et de ressentir la part de surnaturel, d’incontrôlable dans le voyage de Cécile Brun et Olivier Pichard. Certaines des histoires contées étaient, selon moi, plus poignantes que d’autres mais dans sa globalité, ce roman graphique reste une excellente découverte.

Ci-dessous, vous trouverez des extraits de cette bande dessinée proposés par l’Atelier Sentō. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ces planches pour la justesse des traits de Cécile Brun et les jolies aquarelles colorées d’Olivier Pichard.

Copyright : Atelier Sentō
Copyright : Atelier Sentō
Copyright : Atelier Sentō
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À propos de ce livre

Titre original Onibi : Carnets du Japon invisible
Auteur Olivier Pichard
Illustrateur Cécile Brun
Coloriste Olivier Pichard
Éditeur Issekinicho
ISBN 9791095397021
Prix 18.90 €
Nombre de pages 128 pages
Date de parution 14 octobre 2016
Disponible sur Amazon

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