La Boîte à musique de Mary Higgins Clark, une mélodie dont on ne peut se défaire…

La Boîte à musique de Mary Higgins Clark
Copyright : Albin Michel

La Boîte à musique est un roman de l’écrivaine états-unienne Mary Higgins Clark paru au mois de juin 2015 dans la collection « Spécial Suspense » des éditions Albin Michel. Il est traduit par l’écrivaine française Anne Damour.

Mary Higgins Clark est une des romancières américaines les plus populaires. Elle est à l’origine de cinquante-huit œuvres de littérature policière (dont certaines écrites en collaboration avec sa fille Carol Higgins Clark, d’autres avec la romancière Alafair Burke) et d’un mémoire intitulé Kitchen Privileges: A Memoir. Son cinquante-huitième ouvrage s’intitulant I’ve Got My Eyes On You est publié au mois de mai 2018 aux États-Unis chez Simon & Schuster. En France, on retrouve ce roman sous le titre Dernière danse aux éditions Albin Michel.

La Boîte à musique offre le récit d’un scandale immobilier du point de vue principal d’une assistante décoratrice à l’esprit affûté.

La Boîte à musique, une histoire mêlant fonds d’investissement et suspense

Glady Harper est une célèbre décoratrice dont la renommée n’est plus à faire. Elle a aujourd’hui une soixantaine d’années, mais rien n’échappe à son regard affûté. Exerçant depuis plus de vingt ans dans le monde du décor d’intérieur, elle a toujours su dénicher les bonnes affaires et donner satisfaction à ses clients désormais tous très fortunés.

Elaine Marsha Harmon, simplement appelée Lane, est l’assistante de Glady. Ensemble, les deux femmes forment un duo soudé. Elles sont complémentaires à bien des égards. Elles savent comment faire tourner leur agence d’une main de maître, sachant tenir un équilibre parfait entre l’aspect financier et les élans du cœur.

C’est justement dans cette optique qu’Eric Bennett contacte les deux femmes. Il fait appel à Glady afin que cette dernière décore la nouvelle maison de sa mère à titre gracieux. Si cette idée peut sembler folle au premier abord, il y a une très bonne raison à cette demande : les Bennett sont complètement ruinés, et Glady a déjà eu l’occasion de travailler pour eux.

Parker Bennett, le père d’Eric et le mari d’Anne Nelson Bennett, est connu de tous comme le roi frauduleux des investissements. Selon les médias, Parker Bennett aurait tout simplement fait perdre des milliards de dollars à ses clients, en s’enrichissant à leur insu. Au moment où l’affaire aurait pu se retourner contre lui, l’homme aurait disparu à bord de son voilier, laissant sa femme et son fils souffrir au cœur du scandale.

Le gouvernement a récupéré jusqu’au moindre centime des Bennett. Eric a été contraint de démissionner de son poste, et travaille aujourd’hui dans un petit cabinet de gestion. Anne a du se défaire de ses habitudes luxueuses, et doit maintenant quitter sa somptueuse maison pour vivre dans un habitat à coût moindre dans un lotissement. C’est précisément pour la décoration de ce bien que Glady et Lane ont été appelées.

Anne est convaincue de l’innocence de son mari et est persuadée que celui-ci est encore en vie, car on n’a jamais retrouvé son corps. Alors, Parker Bennett est-il encore vivant ? Se serait-il suicidé ou a-t-il été victime d’un acte prémédité ? Est-il vraiment coupable de ces fonds d’investissement qui ont détruit la vie de tant de personnes ? Et surtout, où est donc passé cet argent que l’on n’a pas retrouvé ?

La Boîte à musique propose une histoire aux éléments de suspense modérés mais aux nombreux rebondissements. Mary Higgins Clark réussit néanmoins à captiver son audience avec ce récit à l’intrigue rappelant des faits d’actualité contemporains. La Boîte à musique invite son lecteur à démêler une pluralité de sentiments exprimés par divers personnages.

Quelques mots sur le titre original de ce livre The Melody Lingers On

Mary Higgins Clark emprunte le titre de son roman à la chanson composée par Irving^nbsp;Berlin en 1927, The Song Is Ended (But The Melody Lingers On). Cette chanson s’inscrivant dans le genre du jazz connaît dès sa sortie un franc succès. Elle a été reprise par de nombreux artistes célèbres dont Tony Bennett, George Olsen, Mel Tormé, Gerry Mulligan, George Shearing, Frank Sinatra, Annette Hanshaw, Nat King Cole, Sam Cooke, Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, pour ne citer qu’eux.

Cette référence musicale fait son apparition alors qu’Anne Bennett se languit de son mari. Ci-dessous les deux interprétations de Frank Sinatra et d’Ella Fitzgerald. Pour ce même titre, ces chanteurs utilisent des registres légèrement différents : beaucoup plus grave et triste pour Sinatra, enjoué et accompagné d’instruments percutants pour Ella Fitzgerald.

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