Cyparis, le prisonnier de Saint-Pierre, dessiné par Lucas Vallerie

La Boîte à Bulles

Je suis tombée complètement par hasard sur cette bande dessinée alors que je me promenais dans ma librairie. J’ai vu son titre CYPARIS, le prisonnier de Saint-Pierre ; je me suis dit « hey… mais ça, je connais ! », et c’est ainsi que son auteur, Lucas Vallerie, a aiguisé ma curiosité avec son ouvrage paru aux éditions La Boîte à Bulles.

Un scénario bien ficelé qui retrace l’histoire de Cyparis et de Saint-Pierre

Toute personne ayant vécu ne serait-ce que quelques temps en Martinique connaît l’histoire de Louis-Auguste Cyparis. Le destin de cet homme est étroitement lié avec celui de la ville de Saint-Pierre, une commune située au Nord Caraïbe de la Martinique.

Le 8 mai 1902, Saint-Pierre connaît une éruption volcanique d’une violence sans précédent. Ce jour-là, la Montagne Pelée vit d’ailleurs la plus meurtrière éruption au monde du XXème siècle avec près de 30 000 morts en seulement deux minutes. Cyparis est l’un des miraculés de cette regrettable catastrophe. Emprisonné dans un cachot aux murs épais au moment de l’émission de la nuée ardente et de l’explosion du volcan, on le retrouve trois jours après l’éruption souffrant de nombreuses brûlures.

C’est cet incroyable récit que nous conte Lucas Vallerie. Avec des dessins magnifiques d’une technique irréprochable, une narration douce et distrayante, et des couleurs flamboyantes nées sous l’initiative de Lucie Firoud, cette bande dessinée m’aura fait réfléchir sur ce fait d’antan qui fait partie de l’histoire de la Martinique.

Une catastrophe, en général et quelle que soit sa nature, s’annonce avec fracas, a son lot de signes avant-coureurs, de lanceurs d’alerte, d’incroyables hasards et, parfois, certains miraculés. Mais malgré tout cela, l’homme ne parvient jamais à regarder la vérité en face, il ne peut pas croire que le pire puisse arriver et, continuellement, détourne le regard…

Lucas Vallerie

Grâce à cette bande dessinée, on peut suivre chronologiquement les signes avant-coureurs donnés par la Montagne Pelée. Ainsi on découvre l’apparition de fumerolles au sommet du cratère, les nuages de cendre recouvrant la ville, la croissance de la température des eaux avoisinantes, la montée de fortes odeurs de soufre, l’ensevelissement de l’usine Guérin (qui fait déjà quelques victimes), les pluies torrentielles, les coulées de boue… J’ai adoré la qualité des vignettes de cet album qui permettent de se rendre compte des différentes manifestations du volcan avant son entrée en phase explosive.

La Montagne Pelée avant son éruption, par Lucas Vallerie
La Montagne Pelée avant son éruption dessinée par Lucas Vallerie

Avec tous ces signes précurseurs donnés par la Montagne Pelée, si le contexte politique de la Martinique avait été différent, peut-être qu’une partie de la population pierrotine aurait pu être sauvée. Le scénario imaginé par Lucas Vallerie insiste également sur ce point. Les risques de catastrophe ont été soulevés par certains scientifiques de l’époque mais les dégâts éventuels ont été jugés modéremment par le gouvernement qui craignait de voir un taux d’abstention trop important le dimanche 11 mai 1902 si la population venait à quitter la ville. Il devait s’y tenir le second tour des élections législatives.

Si Saint-Pierre n’avait pas connu cette violente éruption, peut-être aurait-elle encore ses lettres de noblesse et serait-elle encore considérée comme le chef-lieu de ce département d’outremer.

Aujourd’hui…

La ville de Saint-Pierre a repris bien des couleurs depuis cette catastrophe. Mais, si vous avez un jour l’occasion de vous aventurer dans cette commune paisible, vous y verrez sans aucun doute les vestiges de ce passé incroyable. La ville possède encore des ruines bien présentes en son centre. Il est possible de visiter les vestiges des maisons du Figuier, les ruines du Théâtre… Et, le cachot de Cyparis, quoique recouvert de quelques végétations luxuriantes, se tient toujours debout, surplombant un espace qui autrefois accueillait les plus beaux spectacles d’antan.

L’activité de la Montagne Pelée est aujourd’hui surveillée par l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique. Ce laboratoire scientifique a été créé en 1902 par Alfred Lacroix suite à la première éruption dévastatrice de la Montagne Pelée. Chaque trimestre l’OVSM propose un bilan de l’activité volcanique de la Montagne Pelée et de l’activité sismologique de l’île consultable en ligne.

La journée internationale du livre 2017

Naassom Azevedo

Aujourd’hui, c’est le premier tour des élections présidentielles en France. Alors, c’est sûr, vous n’entendrez pas parler de cet événement pourtant célébré dans le monde entier : aujourd’hui, c’est également la journée internationale du livre 2017, The World Book Day.

Qu’est-ce que la journée internationale du livre ?

La journée mondiale du livre et du copyright est née à Paris en 1995 lors d’une conférence générale de l’UNESCO. Cette organisation, dont la mission première est de diriger la coopération internationale dans des domaines identifiés tels que l’éducation, la science, la culture et la communication, veille à ce que chacun dans le monde puisse profiter pleinement de la liberté d’expression.

Ce message est aussi délivré lors de la journée internationale du livre. Le 23 avril, l’UNESCO incite mondialement à la célébration des livres et de leurs auteurs, l’idée étant d’encourager le monde entier, particulièrement les jeunes, à découvrir (ou redécouvrir) le plaisir de lire. Cette journée, c’est également une marque de respect à toutes les contributions littéraires qui ont favorisé le progrès social et culturel de l’humanité.

La date du 23 avril a été choisie car elle est symbolique pour l’histoire de la littérature mondiale. En 1616, trois célèbres écrivains, Miguel de Cervantes, William Shakespeare et Inca Garcilaso de la Vega, meurent ce jour. Cette date est également choisie pour commémorer la naissance d’autres brillants auteurs tels que Maurice Druon, Halldór Kiljan Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla et Manuel Mejía Vallejo.

Capitale de la journée du livre 2017 : Conakry

Chaque année, l’UNESCO invite l’IPA (l’Union internationale des éditeurs), l’IFLA (la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèque) et l’IBF (la Fédération internationale des libraires) à participer à la nomination d’une capitale de la journée internationale du livre. La première ville à avoir été sélectionnée en tant que telle a été Madrid en 2001.

Cette année, la ville retenue est Conakry, la capitale de la République de Guinée, en Afrique de l’Ouest. Selon Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, le « fort investissement de la République de Guinée dans la promotion des livres et de l’alphabétisation témoigne d’une vision claire de la culture et de l’éducation en tant que moteurs du développement et du redressement ».

Irina Bokova s’engage d’ailleurs à davantage soutenir les efforts du pays pour y améliorer l’éducation, proclamant l’UNESCO reconnaissant du programme de Conakry visant à promouvoir la lecture auprès des jeunes et des publics défavorisés.

Books, learning and reading are key to human life. The strong investment of the Republic of Guinea in promoting books and literacy bears witness to a clear vision of culture and education as drivers of development and recovery.

Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO

Une école au Nigeria

La lecture célébrée partout dans le monde

Aujourd’hui commencent les 72 heures du livre à Conakry, un événement regroupant plusieurs activités littéraires. Parmi elles, il y aura des tables rondes sur l’avenir du livre en Guinée, des expositions, des conférences sur la vie sociale et culturelle en Guinée et des discussions avec des professionnels de la littérature guinéenne et étrangère.

En France, il est possible de participer à l’événement Lire l’Afrique qui aura lieu le lundi 24 avril de 13h à 17h30 au siège social de l’UNESCO à Paris, dans le septième arrondissement de la ville. Des activités de lecture de contes africains seront proposées, ainsi que la possibilité d’ajouter un peu de wax à ses carnets et livres !

En Géorgie, il est possible de participer à plusieurs manifestations qui se dérouleront dans la librairie Mediatheka à Tbilisi. De nombreuses maisons d’éditions seront présentes pour l’événement et pendant plus d’une heure, des écrivains natifs du pays prendront la parole pour offrir leur expérience et parler de leurs livres.

En Afrique du Sud, Nal’ibali, une organisation favorisant la lecture pour le plaisir des enfants sud-africains, décide d’offrir pour l’occasion l’équivalent de 18000 euros de livres (250000 rands) distribués auprès de plus 20000 enfants dans le pays. Des activités de lecture prendront place dans les villes de Soweto, Mariannhill et Durbanville.

Amazon célèbre également l’événement. Ce géant du web propose aujourd’hui une bibliothèque physique libre à Seattle dans l’état de Washington, aux États-Unis. Les employés d’Amazon et les maisons d’édition offriront la possibilité aux passants de repartir gratuitement avec leur livre. Il leur sera possible de partager leur amour pour la lecture, de participer à des sessions d’auteurs, de profiter de grands espaces Kindle pour lire et même de se faire tatouer à l’henné des citations de livres.

Selon Amazon, la « lecture ouvre un chemin vers l’épanouissement personnel et intellectuel tout au long de notre vie. Les livres nourrissent notre imagination et notre empathie, nous emmènent dans des lieux inconnus et nous présentent des idées et des personnes que nous n’aurions jamais rencontrées. ». Le hashtag #LoveToRead est mis en place pour l’occasion. Vous y trouverez les lectures préférées du moment de personnes dans le monde entier.

Happy World Book Day ! (Je retourne à mon livre… :))

one chapter a day a 7 ans !

Christelle

Vous ne le saviez probablement pas, mais aujourd’hui, onechapteraday fête son septième anniversaire (et non pas ses 25 ans comme le suggère cette photo que j’ai prise il y a quelques années) !

Cela fait donc déjà sept années que je partage avec vous mes coups de cœur, mes envies, mes trouvailles. Je n’avais jamais envisagé une seule seconde que ce blog puisse durer aussi longtemps. Je me suis souvent questionnée sur ce dont je devais vous parler, de quelle serait la limite entre ma vie privée et ce que je raconte ici. J’avais envie que ce blog soit un peu ma sphère, alors je vous parle un peu de programmation parce que c’est mon métier, et puis je vous parle de mes coups de coeurs musicaux, parce que la musique a une place importante dans ma vie. Puis, je vous parle de x ou y qui m’a fasciné par sa dévotion ou sa passion. Et de la Martinique, parce que c’est de là que je viens, c’est là où j’ai grandi.

Alors pour fêter dignement cet anniversaire, je vais vous révéler quelques petits secrets sur ce blog.

Tout d’abord, pourquoi one chapter a day ?

One Chapter A Day c’est avant tout le titre de la chanson d’Elephant Man sur le Real Rock Return riddim, un riddim sorti courant 2005 alors que j’étais encore au lycée Frantz Fanon de Trinité (ça rappellera de bons -ou pas- souvenirs à certains d’entre vous). À cette époque (il y a douze ans maintenant quand même, arf), toutes les semaines, je pré-sélectionnais une liste de riddims à écouter, et je choisissais parmi eux, les riddims qui selon moi allaient percer. Parmi les pistes de ces riddims, j’avais toujours 3-4 morceaux préférés, qui selon moi encore, étaient les meilleurs, ceux que je ferai circuler à mes potes.

Pour les personnes non initiées à la musique jamaïcaine, plus généralement à la musique antillaise, un riddim c’est une sorte d’album, de compilation, comportant un certain nombre d’artistes décidant de chanter sur la même version instrumentale. L’instrumentale, c’est la musique vierge de toute voix sur laquelle les chanteurs posent leur style. Chaque artiste propose alors ses propres paroles et sa propre manière d’exprimer ses sentiments. Les riddims sont généralement des compositions créées à partir d’instrumentales reggae ou dancehall, mais il peut arriver que le hip-hop y trouve sa place.

Et donc, en 2005, alors que le Real Rock Return riddim jouait probablement en boucle sur mon mp4 (de 128 Mo, c’était la classe à cette époque), c’est surtout la chanson d’Elephant Man qui m’a marquée. C’était pour moi la meilleure*, sur probablement l’une des meilleures instrumentales reggae depuis longtemps, je me souviens en avoir débattu avec Kamikaz et Jojo. On rigolait bien quand même !

Et bref, quand cinq ans plus tard j’ai créé ce blog, j’avais plusieurs noms en tête, j’avais pensé à Chrystalclear, un mélange de Crystal Clear une chanson de Lutan Fyah et de Christelle, mon prénom ; à Life Love Lyrics qui était un peu ce que Mischu Laikah imaginait pour son album à venir, et à One Chapter A Day.

Cette dernière appellation a probablement été retenue parce qu’elle évoquait directement la notion de chapitre (de livre donc, puis d’écriture) et le côté récurrent de la chose, une lecture/écriture quotidienne. Dans sa chanson, Elephant Man nous révèle qu’il lit un passage de la Bible tous les matins pour remercier Dieu de la chance qu’il a de voir un jour de plus. Moi, j’ai toujours été convaincue que chaque jour que l’on passe sur cette Terre, on apprend quelque chose de nouveau. J’avais envie de partager tous les jours un instant, un chapitre de ma vie.

*En numéros 2 et 3 viennent Nitty Kutchie avec Let Me Love You et Bascom X avec My Love for Life.

À quoi ressemblait one chapter a day ?

À ça :

Premier design de One Chapter A Day

À l’origine, je voulais absolument qu’il y ait ces 4 entrées sur le site : une entrée pour mes articles, une entrée About me qui reprend un peu mon parcours, plusieurs galeries photos comme celle de Sainte-Marie disponible ici (j’ai choisi celle-là pour toi Célia :)) et une section regroupant tous mes travaux digitaux.

D’ailleurs c’était cool, parce que grâce à ce design, j’avais figuré sur We WP et one chapter a day faisait partie des 30 sites utilisant WordPress qui ne ressemblent pas à un blog classique. J’avais beaucoup de visiteurs provenant de ces deux urls.

L’intérieur du blog était structuré de la façon suivante.

Premier design de One Chapter A Day

Comme vous l’avez sans doute remarqué, le blog était bilingue. Courant 2011 je dirais, j’ai décidé d’arrêter de traduire les textes en anglais car j’avais également les cours de master en parallèle : ça me donnait trop de travail, me contraignait vachement, et je n’avais du coup plus l’envie d’écrire.

Je crois que je suis assez nostalgique en voyant ces petites captures :’). Le blog a dû changer 3 ou 4 fois de design, avec des thèmes impersonnels dont je n’étais ni très certaine ni très fière, avant d’avoir la version que vous connaissez tous aujourd’hui, qui date de 2013 si ma mémoire est bonne.

Aujourd’hui, one chapter a day c’est quoi ?

En 2557 jours d’existence, one chapter a day, c’est 322 articles publiés en comptant celui-ci, et 623 commentaires.

Cela représente donc un article publié tous les 8 jours en moyenne environ soit plutôt one chapter a week en vrai ! C’est également environ 2 commentaires par article publié.

L’article le plus vu sur le site est incontestablement Des proverbes créoles, un article publié le 26 février 2012 et souvent mis à jour depuis. Depuis sa création, cette page aurait été vue 155 405 fois soit en moyenne 83 fois par jour. C’est également l’article le plus commenté avec, à l’heure où je vous parle, 105 commentaires, ce qui représente près de 17% de la totalité des commentaires présents sur ce blog.

Le tout premier article de one chapter a day est I ♥ WordPress !, publié le 13 avril 2010. Je me souviens que j’étais super contente d’avoir eu l’idée d’essayer WordPress pour la toute première fois. Je suivais des tutoriels pour apprendre à faire des thèmes et bien comprendre la notion de plugins. J’avais toujours rêvé avoir une sorte de magazine numérique.

one chapter a day c’est aussi l’année 2016, où j’ai connu une panne d’écriture incommensurable et je n’ai partagé qu’un seul article avec vous courant décembre. Cet article aura tout de même été vu 56 fois, pour un temps moyen de 5 minutes et 27 secondes passées sur la page : c’est un excellent temps de visite ! À titre de comparaison, dans ma boîte, on est plutôt satisfait si les utilisateurs passent en moyenne 1 minute sur une page commerciale. Ça veut dire que vous lisez, et c’est toujours cool de savoir qu’on est vraiment lu. Merci ;-)

Tout ce que je peux espérer c’est que ce blog continue à vivre encore quelques années !

Mal-être au travail

Clicsouris

J’ai atteint le point de rupture.

Je vous le disais dans un précédent article, je m’enlise dans mon quotidien. Jamais l’expression métro, boulot, dodo n’aura eu autant de signification pour moi. Alors j’en viens à me poser cette question : mais au fait, à quoi bon ?. Oui, j’ai un travail. Oui, je sais que pour une durée indéterminée, j’aurai un salaire à la fin du mois. Oui, je suis bien insérée professionnellement. Mais, à quoi bon ?

Posséder un contrat à durée indéterminée aujourd’hui, cela signifie que l’on a réussi. Avoir un CDI, c’est un peu toucher le graal, être au top du top. Pour la plupart des personnes de mon entourage, mon CDI c’est un peu la Carrière Digitale Idéale. Je suis en CDI, j’ai donc accompli ce qu’il fallait dans ma vie. Je ne fais rien à part m’asseoir derrière mon écran, alors comment mon travail pourrait être difficile ? Et parce que j’ai un CDI, je suis une personne épanouie, je suis une personne heureuse, et j’ai tout ce dont tout le monde rêve…

En clair, dans notre société actuelle, si aujourd’hui une personne possède un contrat à durée indéterminée, cela signifie pour le commun des mortels que cette personne doit accepter son sort. Et parce qu’il y a des gens qui n’ont pas sa chance, elle ne peut pas se plaindre, non, elle doit acquiescer et être reconnaissante pour tout ce qui lui arrive.

C’est là toute l’ironie de notre structure sociale.

Nous vivons dans une société où il n’y a jamais eu autant de personnes atteintes du syndrome d’épuisement professionnel, un risque psychosocial plus généralement connu sous sa désignation anglophone, le burn out.

 

Les chiffres que je vous présente ci-dessus proviennent d’une des plus grandes enquêtes numériques sur le travail en France, Parlons travail par la CFDT, la Confédération Française Démocratique du Travail. Celle-ci a été débutée courant 2016 et possède à ce jour plus de 200 000 répondants.

Comprendre le syndrome d’épuisement professionnel

Selon Christina Maslach, une psychologue américaine connue pour ses travaux sur le burn out, cette pathologie se traduit par un état d’épuisement émotionnel, cognitif et physique qui se présente sous une fatigue ressentie à l’idée même de penser au travail. C’est aussi une certaine perte d’empathie vis-à-vis de ses collègues. C’est se détacher de manière excessive, éviter les contacts sociaux et se replier sur soi-même. Cet état de fatigue morale démesurée est sensiblement lié à l’apparition du stress que peut ressentir une personne sur le plan professionnel.

Selon l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail, the European Agency for Safety and Health at Work, les travailleurs expérimentent des situations de stress au travail lorsque les exigences et les attentes liées à leur travail sont excessives voire supérieures à leur capacité de produire. Lorsque les contraintes imposées à cette personne sont importantes et que les ressources dont elle dispose pour y faire face sont moindres, le stress est d’autant plus significatif.

On appelle état de stress chronique une situation dans laquelle le stress survient de façon récurrente dans la vie professionnelle d’une personne. C’est le cas lorsque tous les jours au travail, les tâches demandées à cette personne dépassent sensiblement sa capacité à les réaliser.

Cet état de stress chronique peut être causé par divers facteurs. Il peut s’agir de contraintes de temps : le rythme doit être soutenu pour tenir les délais, les horaires de travail sont définies en fonction de la charge de travail journalière, les objectifs sont fixés à une date butoir non modifiable dans le temps peu importe les contraintes, les compétences d’une personne ne sont pas considérées en tant que telles pour caler un projet, la surcharge de travail est trop intense, etc..

Il peut également être causé par des contraintes matérielles et/ou physiques. L’employé n’estime pas avoir toutes les ressources nécessaires pour effectuer ses tâches. Il doit passer son temps à comprendre ce qui est réellement attendu de lui. Il manque d’informations pour organiser son planning, a l’impression d’être un simple exécutant. L’employé travaille dans un environnement peu propice à son développement personnel.

Il arrive également que le salarié soit en total désaccord avec le travail qu’il doit fournir. Des conflits de valeurs émergent alors de la situation. Cela peut être le cas lorsque l’employé n’a pas la possibilité de produire un travail de qualité pour être en phase avec les objectifs de sa société ou lorsqu’il doit accomplir des tâches contraires à son éthique. On parle dans ces cas-là d’un recul de la satisfaction du travail bien fait.

Enfin, les exigences émotionnelles de certains métiers, comme le fait de devoir toujours sourire et être de bonne humeur pour les employés à un poste d’accueil ou le contact avec la souffrance, peuvent aussi lasser le candidat.

Connaître les effets du stress sur la santé

L’état de stress chronique a des conséquences néfastes sur la santé. Notre corps n’est pas fait pour être constamment en état de stress intense. Dans un premier temps, il va tenter de réagir par ses propres moyens, comme pour sonner son propre état d’alarme.

L’organisme produit tout d’abord une stimulation du système nerveux. Il déclenche alors une augmentation de la production de catécholamines. Ces hormones produisent des modifications physiologiques de l’organisme : augmentation de la fréquence cardiaque, amplification de la tension artérielle, croissance de la température corporelle et augmentation du taux de glucose dans le sang.

L’organisme rentre ensuite en phase de résistance. Des glucocorticoïdes sont sécrétés de manière régulée pour préparer le corps aux potentielles dépenses énergétiques à venir. Ces hormones augmentent le taux de sucre dans le sang pour apporter au cœur et au cerveau l’énergie nécessaire pour faire face à la situation.

Lorsque la production de glucocorticoïdes est trop importante et que le corps ne parvient plus à réguler la production de ces hormones, l’organisme rentre en phase d’épuisement. Il produit alors sans cesse de l’énergie et il s’épuise. L’individu souffre donc de stress chronique. C’est ce trop-plein d’hormones qui peut rapidement devenir nocif pour la santé.

Chez la personne concernée, cela se traduit par des douleurs physiques de plus en plus fréquentes. L’employé a l’impression de ne plus être concentré, d’être fatigué, de ne pas avoir le temps de pouvoir effectuer son travail convenablement. Et pour cause, il a des douleurs musculaires et articulaires quotidiennes. Son comportement vis-à-vis de son alimentation évolue : il grignote plus souvent, a l’impression d’avoir systématiquement faim ou au contraire n’a plus d’appétit.

Puis, viennent les troubles du sommeil et les troubles émotionnels. L’employé est nerveux, sensible, angoissé et triste. Il n’en dort plus la nuit, son travail le tient éveillé. Il a une sensation de mal-être profond accompagné de fatigue. Il n’arrive plus à discuter avec son entourage, il se renferme sur lui-même et diminue ses interactions sociales.

Si la situation de stress se prolonge encore, les altérations de la santé s’aggrave et certaines études démontrent qu’il existe des risques de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, d’obésité abdominale, de troubles musculo-squelettiques (pour les personnes exécutant les mêmes gestes de manière répétée), de dépression et d’anxiété. Dans les cas les plus graves, cette dépression peut conduire au suicide.

Prévenir pour mieux guérir

Être capable de discerner ces moments de forte pression au travail n’est pas si évident. Pour avoir été dans cette situation peu agréable à vivre, mes trois premiers conseils seraient les suivants.

  1. Écoutez votre corps. Seul vous, êtes véritablement capable de savoir quand vous atteignez votre limite. Les facteurs à l’origine de votre épuisement professionnel peuvent être nombreux. Dans mon cas, j’ai connu plusieurs périodes avec de grosses surcharges de travail impossibles à gérer. Et je n’avais jamais été aussi faible physiquement de ma vie. Quand je dis faible, je fais référence à ma résistance face à toutes ces petites maladies auxquelles nous sommes tous sujets de manière ponctuelle : grippes, rhumes, angines, bronchites, gastro-entérites, migraines, et j’en passe. Je n’ai jamais autant été sujette à ces altérations bénignes de ma santé. Je n’avais même jamais été professionnellement arrêtée. Je ne me suis jamais sentie aussi fatiguée, et paradoxalement, je n’ai jamais aussi mal dormi pendant une période aussi longue. J’ai arrêté de danser la salsa, la danse de manière générale, j’ai arrêté de sortir le soir, j’ai arrêté le sport, j’ai pris du poids. J’ai été dépressive. J’ai eu envie de tomber malade parfois… Et les boutons, ah les boutons ! : je n’en ai jamais eu autant sur le visage.
  2. Parlez-en autour de vous. Vous trouverez sans doute ce message bête, mais en réalité, parler aux gens, à vos amis, à votre famille, c’est réellement ça qui vous fera prendre conscience que ce que vous vivez n’est pas normal. J’ai foncé tête baissée pendant plusieurs mois. J’ai apporté du travail à la maison un soir. Puis, tous les soirs d’une même semaine. Puis, tous les soirs d’un même mois. J’ai fait des journées de 8h30 – 23h, en repartant le lendemain à 7h dans les transports, sans même me rendre compte du problème. J’ai fait des semaines de plus de 60 heures de travail, sans journée de récupération à la clé. J’ai arrêté de prendre la pause du midi. J’étais beaucoup trop investie dans mon boulot, on me promettait que cette période intense de travail ne durerait pas. J’y ai cru. J’ai annulé des repas avec des amis. Je suis rentrée à pas d’heure la veille de Noël. Puis, j’ai commencé à en parler autour de moi, toujours sans bien me rendre compte de ma situation. Alors bien sûr, j’ai eu le droit à des paroles du style « Moi, jamais ça m’arriverait de faire ça. Je ne suis pas bête. », ou encore « Je n’aurais jamais accepté ça moi ! » et « Je suis sûr que tu n’avais pas ça à ton ancien travail. », vous savez le genre de paroles qui vont vous faire sentir plus bas que terre, et qui vous donne envie de vous replier un peu plus sur vous-même. Mais j’ai aussi eu des oreilles plus attentives, qui m’ont sérieusement permis de considérer que mécaniquement, ce fonctionnement, ce travail, ces projets mal gérés, tout ça, ça ne me convenait pas. Et parce que j’ai eu le soutien de ces personnes, j’ai finalement commencé à envisager de vivre et travailler autrement.
  3. Dépassez le regard des autres. Parce que ces autres ne sont pas dans votre situation, peut-être ne se rendent ils pas compte de votre profond mal-être. Ou peut-être qu’à votre travail, vous n’êtes pas le seul à faire toutes ces heures et vous vous dites que ça serait mal vu que vous fassiez une réflexion. Les autres vous semblent sans doute intolérants… Ou vous vous dites qu’ils ont raison, que c’est vous le problème. Pour en avoir le cœur net, vous pouvez toujours demander un rendez-vous à la Médecine du Travail. Il existe également toute l’impressionnante documentation de l’INRS, l’Institut National de Recherche et de Sécurité, un organisme de référence dans les domaines de la santé au travail. L’important ici est de garder à l’esprit que c’est votre vie et que ce qu’en pensent les gens ne doit pas vous empêcher d’agir. Comme diraient deux de mes anciennes collègues : « Vous ne vous rendez même pas compte d’à quel point cette situation est malsaine. ».

Il est important de prendre conscience que cette situation ne doit pas durer.

Réagir

Alors bien sûr, je n’ai pas de solutions miracles à proposer. La première étape est d’en parler dans votre hiérarchie et d’essayer d’actionner tous les leviers possibles pour faire en sorte que quelqu’un au sein de votre entreprise entende votre mal-être. Ils peuvent dans le meilleur des cas procéder à l’analyse des difficultés que vous rencontrez quotidiennement et adapter votre poste si nécessaire.

Les membres du CHSCT peuvent vous écouter en toute confidentialité et faire des propositions d’aménagement de votre travail à votre hiérarchie. Dans des cas plus extrêmes, le médecin du travail peut évaluer votre état de santé et votre aptitude à travailler ou non à ce poste de travail.

Ou alors vous pouvez faire le choix de partir. Partir n’est pas évident. Aujourd’hui en France, il est impossible de démissionner en gardant des indemnités sociales. Il est possible d’avoir recours à la rupture conventionnelle, à condition que votre employeur l’accepte ce qui est loin d’être le cas partout malheureusement. Il y a les abandons de poste, probablement pas la meilleure des choses qui soit… ou choisir de se faire licencier pour obtenir des indemnités… Rien de bien beau, n’est-ce pas ?

C’est la raison pour laquelle je vous invite à en discuter d’abord avec des professionnels de santé. Et dites vous que si vous faites le choix de partir, c’est probablement parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour votre santé et votre bien-être. Je vous propose en exemple le cas d’une de mes amies, Morgane, qui a décidé bravement l’an dernier de quitter son CDI pour vivre de sa passion. (Je suis d’ailleurs très admirative de son parcours.)

Si le sujet vous intéresse, voici quelques autres liens qui pourraient vous être utiles.

– Burn out Inventory : Le test de Maslach
– CFDT : Dossier de presse « Parlons travail »
– Institut National de Recherche et de Sécurité : Stress, ce qu’il faut retenir
– Ministère du Travail et de l’Emploi : Le syndrome d’épuisement professionnel
– Sénat : Le mal-être au travail : passer du diagnostic à l’action

Le renouveau d’Haïti

Steve Bennett

Le 12 janvier 2010, il y a déjà cinq ans, Haïti connaissait l’un des séismes les plus meurtriers de son histoire. Et bien que la population locale continue de se battre quotidiennement pour reconstruire sa vie, le climat traditionnel de ce pays caribéen semble peu à peu refaire surface. C’est dans ce contexte, que bien des efforts de la part du gouvernement haïtien, notamment de la ministre du tourisme Stéphanie Balmyr-Villedrouin, ont été faits pour redorer l’image de cette portion de l’île d’Hispaniola.

L’objectif de tous ces travaux de fond est de permettre à Haïti de retrouver sa place parmi les destinations touristiques très prisées. Ce pari a un enjeu économique important, car ne l’oublions pas, Haïti est le pays le plus pauvre des Amériques, aussi l’un des plus pauvres pays du monde.

Haïti, soul of the Caribbean

Avec ce slogan engagé, le comité de tourisme du pays antillais a souhaité rendre hommage à sa diversité naturelle : vue imprenable sur des citadelles fortifiées, galeries d’art contemporain exceptionnelles, longues plages ensoleillées, concerts d’orchestres d’anthologie, musées culturels sur l’histoire des Antilles, gastronomie locale variée… La croissance économique d’Haïti dépend de sa capacité à attirer des visiteurs : le tourisme se doit donc de donner l’impulsion nécessaire pour permettre à la nation de retomber sur ses pieds après ce séisme dévastateur.

Le spot publicitaire suivant date de 2013, où d’ores-et-déjà, les qualités d’Haïti étaient considérablement mises à l’honneur. On y retrouve de manière suggérée, les plages, les chutes d’eau, la beauté de la nature, les témoignages d’art, les nombreuses peintures, les taxis collectifs colorés, la culture locale, le carnaval et ses costumes, les différentes saveurs gustatives, la musique traditionnelle et l’influence de l’Histoire dans la vie des insulaires.

Des efforts payants

Un peu plus de 26 millions de personnes ont voyagé dans la Caraïbe en 2014 : un nouveau record ! Haïti a aussi connu la fièvre des arrivées d’étrangers se mêlant à la population insulaire. Près de 465 174 touristes ont été comptabilisés en 2014, soit une croissance de 10.8% par rapport à l’année précédente, d’après the Caribbean Tourism Organization.

L’aéroport de Port-au-Prince, aussi appelé aéroport Toussaint Louverture en hommage au précurseur de l’indépendance, avait lui aussi connu quelques dommages en 2010, lors du fameux tremblement de terre. En fin d’année 2012, un nouveau terminal fraîchement reconstruit est inauguré par le président Michel Marthelly. Et bien que des travaux soient toujours en cours de réalisation, aujourd’hui, Port-au-Prince peut largement bénéficier d’arrivées du monde entier, notamment de Cuba, des États-Unis, du Canada, de Guadeloupe, de Saint-Martin, de Martinique, de République Dominicaine, de Guyane, du Panama, de Jamaïque et des Îles Turques-et-Caïques.

It’s a day-to-day battle to change Haiti’s image. But once you experience what it’s really like, you leave with a different perception.

– Stéphanie Balmyr-Villedrouin

Port-et-Prince n’a pas été reconstruite entièrement, mais pourtant la ville a bien repris son activité originale. Les traditionnels taxis collectifs colorés, les taps-taps, sont de nouveau de sortie. La ville est animée de jour comme de nuit : les différentes influences culturelles – espagnoles, caribéennes, africaines, taínos – y contribuent largement. Ici, comme dans beaucoup d’autres endroits aux Antilles, l’art de la fête est spontané et communicatif !

Port-au-Prince est longée par la chaîne montagneuse appelée la Selle, qui regorge de pics pouvant atteindre les deux mille mètres. Ici, un cadre de verdure et de détente règne, bien loin de toute cette fièvre urbaine. Haïti possède de profondes vallées vertes et des pentes abruptes, ainsi que de longues plages au sable blanc bordées d’une mer turquoise et d’hôtels aux allures tropicales.

Chefchaouen, le rêve bleu marocain

Zanthia

Chefchaouen, parfois raccourcie Chaouen, est une ville de nord-ouest du Maroc. Elle est notamment connue pour ses bâtiments aux différentes nuances bleutées : une particularité qui la rend exceptionnelle aux yeux des touristes du monde entier.

L’histoire de Chefchaouen

Chefchaouen tient son originalité de son histoire. Le mot « Chefchaouen » fait référence aux formes des sommets enneigés qui dominent la ville. Ces deux montagnes appelées Ech-Chaoua – ce qui signifie « les cornes » – donne leur nom à cette ville dont la traduction littérale serait « regarder les cornes ».

Cette ville marocaine est fondée en 1471 par des réfugiés d’origine maure et/ou d’origine juive qui fuyaient la Reconquista, la grande période de reconquête des royaumes musulmans de la péninsule Ibérique par les souverains chrétiens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Chefchaouen possède un caractère andalousien prononcé, à l’image de la ville de Tetouan située un peu plus au nord, près des côtes méditerranéennes.

Les maisons de Chefchouen sont ainsi blanchies généralement à la chaux, comme le veut la tradition au sud de l’Espagne, dans la région d’Andalousie. Ces constructions s’inspirent très fortement des styles architecturaux représentatifs du sud de l’Espagne. C’est notablement le cas de la célèbre Medina de Chefchaouen, une rue piétionne bordée de jolies constructions, celles-ci étant étroitement regroupées sur des voies parfois étroites et sinueuses.

Le bleu au cœur de la ville

La couleur bleue des murs des maisons est arrivée bien plus tard dans l’histoire de Chefchaouen. Pendant les années 1930, de nombreux réfugiés juifs quittaient massivement l’Europe pour échapper aux oppressions antisémites grandissantes. Le pigment bleu dans lequel est peinte Chefchaouen provient du broyage d’un coquillage appelé le murex. Ce fameux murex donne également un ton de couleur pourpre, qui a été très prisé des empires romains et byzantins.

Le bleu représente à la fois le ciel mais aussi le paradis dans la religion juive. Il représente également l’équilibre, un juste milieu entre le blanc et le noir, le jour et la nuit, le ciel et la mer. C’est une couleur sacrée à leurs yeux. Et bien que la communauté juive s’est largement déplacée d’un point de vue géographique, cette couleur est devenue emblématique pour la ville marocaine.

Le bleu renforce le charme du paysage montagneux de la ville : la Medina possède de joyeuses couleurs vives appréciées de tous les visiteurs. La place de la Medina est par ailleurs bordée de cafés dans lesquels se mélangent naturellement la population locale aux touristes. Je vous propose d’admirer la beauté de Chefchaouen grâce aux photographies présentes ci-dessous que j’ai trouvées sur Flickr sous la licence Creative Commons.

Fort-de-France en street-art

christelle.

C’est une ville de Fort-de-France haute en couleurs, que j’ai eu l’occasion de redécouvrir en ce début d’année 2014. Le street-art a désormais sa place en Martinique, et ce de la plus belle manière qu’il soit imaginable… Et c’est donc dans la capitale de l’île que j’ai pu faire mes premières trouvailles en matière de street-art.

J’avais commencé cette belle journée de janvier ensoleillée à la route du port de Fort-de-France, une rue renommée pour ses œuvres murales. (Je reviendrai sur ce sujet très prochainement.) C’est ainsi que j’ai pu me rendre compte de la suprématie du collectif MadaPaint, dans le monde du street-art martiniquais. Cette communauté de plus ou moins jeunes artistes a décidé de se recueillir dans le monde du design urbain il y a de ça cinq années, en 2009.

Le collectif MadaPaint est né il y a 4 ans de la rencontre de plusieurs passionnés de graffiti tel que le jeune crew des NSC (Sayen, Screw, Madpop…) ainsi que de ASEZ des OPK, du crew NPL (Xan, Rman, James, Tengu, Wiltho, qui l’intègre courant 2013, et moi-même), du jeune MAGIK (la relève) et d’autres qui sont partis entre temps mais poursuivent leur petit bonhomme de chemin.

Oshea, en décembre 2013 pour Uprising Art

Les rues de Fort-de-France ont également été bien aidées par la première édition de la Biennale Internationale d’Art Contemporain de Martinique, qui a eu lieu du 22 novembre 2013 au 15 janvier de cette année. Par le biais de cette manifestation, de nombreuses animations culturelles et artistiques ont été tenues dans toute la Martinique. La BIAC commémorait également le centième anniversaire de la naissance d’Aimé Césaire. : une occasion pour tous les artistes d’honorer sa mémoire en montrant que l’art caribéen est bien toujours d’actualité.

Je propose donc de découvrir ces premières œuvres ci-dessous, que j’ai recueillies le temps d’un matinée « en ville ». Bien d’autres photographies vous seront rapidement présentées, dans le cadre de ma promenade sur la Route du Port…

The Evolution of Diet d’Ann Gibbons

National Geographic

The Evolution of Diet est un reportage d’Ann Gibbons pour National Geographic. Elle y décrit les habitudes alimentaires de quelques familles situées à des endroits bien différents dans le monde.

Ce reportage est l’occasion de comparer les coutumes culinaires de personnes originaires du Groenland, de la Bolivie, de la Grèce, de l’Afghanistan, de la Tanzanie et de la Malaysie. L’objectif de The Evolution of Diet est de déterminer si nous serions tous en meilleure santé si nous avions conservé les méthodes alimentaires de nos ancêtres.

Toutes ces observations sont axées selon le regard de cette écrivaine, Ann Gibbons, auteure du livre The First Human. Un certain nombre de photographies permettent également de se faire une idée de ce que mangent ces populations, qui ne sont pourtant pas si éloignées de nous. Et, une question primordiale est posée : dans une cinquantaine d’années, quand il y aura près de deux milliards de personnes en plus à nourrir, comment allons-nous répartir les denrées alimentaires de la Terre pour que tout le monde puisse manger à sa faim ?

Je vous invite aujourd’hui à découvrir ce reportage qui peut vous aider à mieux appréhender les habitudes alimentaires dans le monde. Il amène à la réflexion autour de ce qu’il y a vraiment dans nos assiettes.

Djerbahood, du street-art en Tunisie

Je découvre aujourd’hui le projet Djerbahood. Durant tout cet été, la galerie Itinerrance, qui est basée dans la ville de Paris, nous propose un musée en plein air de street-art dans la ville de Djerba en Tunisie.

Près de 150 artistes sont recensés pour participer à ce projet qui se tient dans le village d’Erriadh à Djerba. Et avec ces 150 street-artists, près de trente nationalités différentes sont représentées. En plus de proposer des œuvres complètement diversifiées, le projet Djerbahood propose un aspect communautaire et participatif. En effet, sur Facebook et sur Twitter et Instagram, ce sont bien les hashtags #djerbahood qui permettent à tous de participer à la reconnaissance de l’art dans les rues tunisiennes.

Pour voir d’autres images du projet Djerbahood que celles présentes ci-dessous, vous pouvez vous rendre sur le site Stick2target, qui nous présente de manière hebdomadaire de magnifiques images de street-art au Portugal.

Djerbahood project

Djerbahood project

Djerbahood project

Djerbahood project

Djerbahood project

Djerbahood project

Djerbahood project

Djerbahood project

Utilisez Feedly pour rester à l’affût de l’actualité !

Feedly

Cela fait déjà près d’un mois que j’utilise Feedly, grâce à un de mes collègues trop génial ! Et je dois dire que je ne cesse d’être épatée par toutes les possibilités que nous propose ce site !

Feedly est ce que l’on appelle communément un agrégateur de flux RSS. En clair, il permet à tous de pouvoir être rapidement tenus informés des nouveaux contenus présents sur un site web en particulier.

Le format RSS est un type de fichier permettant de décomposer de manière très précise un site web. Il est créé à partir d’un fichier XML, et contient de nombreuses informations sur les mises à jour d’un site. Pour un blog par exemple, le flus RSS permet de savoir à l’instant t si un nouvel article est créé. C’est une manière pour le lecteur de constamment rester à l’affût des dernières actualités, et un moyen pour l’éditeur de pouvoir diffuser ses articles via un plus large réseau.

Et donc, Feedly permet de gérer l’ensemble des sites que vous souhaitez surveiller ! De manière très ergonomique et agréable, Feedly met à votre disposition un champ de recherche vous permettant d’ajouter l’URL que vous voulez suivre. Il est également possible de rechercher, par centres d’intérêt, un site dont la thématique vous plaît. Et l’ensemble de vos liens sont « organisables » : vous avez la possibilité de créer des catégories pour trier l’ensemble des informations qui vous plaisent.

Feedly

Vous pouvez également complètement revoir le design de votre espace sur Feedly. Vous avez la possibilité de lire vos actualités sous la forme de cartes avec lesquelles la photographie contenue dans l’article est mise en avant. Il est aussi possible visualiser vos actualités sous la forme traditionnelle des billets sur Internet (un peu comme le design des articles que je propose sur une page de type « archive » de mon blog).

Il est possible de choisir un thème de couleurs pour sa plate-forme personnalisée, de choisir sa page de démarrage, la couleur des liens, et bien d’autres choses encore… ! Toutes ces améliorations pour votre confort sont disponibles sur la page de Préférences de Feedly.

ONE CHAPTER A DAY a actuellement 8 lecteurs sur Feedly ! Mais je compte sur vous ! :)