Ralenti d’Oswald et Mickael Guirand, la version konpa de Despacito

Aujourd’hui, je m’inspire de l’article Musique et Caraïbe : 5 + 1 morceaux (très) addictifs de Mylène, une blogueuse que je suis régulièrement qui nous parle entre autres de la Caraïbe avec des points de vue toujours intéressants ! C’est donc en lisant sa chronique il y a quelques jours que je suis tombée sur la version konpa de Despacito.

Vous avez tous entendu le méga tube de l’été Despacito de Luis Fonsi et Daddy Yankee. Au mois de mai dernier, c’est la chanson que j’ai le plus entendu lors de mon séjour à Miami (promis, je reviendrai sur ce sujet !) ; cet été, c’est celle qui jouait sur toutes les ondes en France métropolitaine.

Despacito est simplement un succès interplanétaire. C’est la première chanson chantée en espagnol à atteindre le Billboard Hot 100 depuis Macarena en 1996. En août 2017, son clip atteint les trois millions de vues sur YouTube, un record. Depuis octobre de cette même année, elle est la première vidéo à dépasser les quatre millions de vues sur ce même site. Cette chanson est acclamée par la cérémonie des Latin Grammy Awards 2017 qui lui attribue les titres de Record of the Year, Song of the Year, Best Urban Fusion/Performance et Best Short Form Music Video.

Au mois d’août dernier, Mickael Guirand et Oswald s’approprient cette chanson pour en faire un tube konpa intitulé Ralenti.

Mickael Guirand n’est autre que l’ancien chanteur du groupe Carimi. Ayant quitté ce groupe de konpa au succès international il y a maintenant plus d’un an officiellement, Mickael Guirand revient sur le devant de la scène musicale avec sa nouvelle formation musicale Vayb. Leur première chanson Lanmou Fasil a déjà conquis plus de 600 000 internautes.

Oswald, quant à lui, est un chanteur originaire d’Haïti. Ayant gagné le concours Défi Lycéens 2007 en Guadeloupe, un concours dans lequel sont représentés des talents de toutes les îles caribéennes, il poursuit sa carrière musicale en s’illustrant notamment dans le monde de la musique antillaise, zouk, R&B et konpa. En 2010, il est connu pour ses titres Nan lanmou laj pa ekzisté et Ton absence interprété en duo avec Misty Jean.

Les deux artistes haïtiens s’associent donc sur cette reprise de Despacito et nous offrent, ma foi, une version haute en couleurs que j’ai adorée. Les arrangements de cette version sont caractéristiques d’un morceau de konpa, avec des sonorités très posées associant guitare basse, percussions et clavier.

Ou sé solèy kap briyé nan fèl nwa / Dépi m’avèw msanti’m gen lajwa / Sé wou m’chwazi pou gen anpil jwa…

Il s’agit vraiment d’une belle reprise, cette chanson est mon coup de cœur musical de cette semaine. Il existe également une version salsa de Despacito proposée par Víctor Manuelle et bientôt, une version en mandarin sera interprétée par JJ Lin.

En attendant Bojangles, mon coup de cœur littéraire de cet été

Folio

En attendant Bojangles, un véritable hymne à l’amour

Ce livre, à la fois tendre et poignant, à la fois drôle et tragique, à la fois romantique et peu banal, est vraiment une magnifique découverte pour moi. J’ai simplement été touchée par cette histoire que je n’attendais pas.

Quand j’ai acheté ce livre il y a maintenant plus d’un mois, j’étais intriguée. Intriguée d’abord par cette couverture sur laquelle danse un couple étincelant de mille feux, mais tout aussi intriguée par la quatrième de couverture, par ces deux êtres amoureux qui rythment leurs vies avec les notes de Mr Bojangles, une chanson sublime interprétée par Nina Simone dans les années 70. J’avais alors adoré la référence musicale, et sans trop bien savoir ce que je pourrais découvrir à travers ces mots, je savais que je me devais de lire cette histoire.

En attendant Bojangles est un joli texte en prose, une poésie dans laquelle la folie est douce et tient une place importante. J’ai été émue par ces personnages empreints d’amour, leurs raisonnements extravagants et leur légèreté face à la réalité de la vie. Cette nature irrationnelle m’a d’abord paru enviable : quelle belle façon d’aborder les coups durs, de vivre sans trop se soucier de l’avenir ! Mais rapidement, le lecteur comprend que l’illusion est parfaite, que la réalité est finalement déconcertante, avant de devenir bouleversante.

Cette histoire nous est contée selon deux angles de vue différents. Sous le regard enfantin de notre premier narrateur, on mesure l’importance des moments joyeux mais éphémères que vivent ses parents, et on aimerait que la danse dure bien plus que le temps d’une chanson. Le deuxième narrateur n’est autre que le père de cet enfant, le mari emprunt d’amour pour sa femme. Lui nous fait découvrir l’histoire de cette romance idyllique depuis ses premières minutes jusqu’à son actuelle existence.

En attendant Bojangles est indéniablement un de mes coups de cœur littéraires de cette année. Olivier Bourdeaut est un auteur dont la plume est brillante, frappante et captivante. J’ai fini la lecture de cette histoire en moins d’une journée, mais je crois bien que je suis toujours autant sonnée par ce récit aussi pétillant qu’inattendu. C’est une lecture que je recommande à tous.

Mr Bojangles, l’interprétation de Nina Simone

Lire cette histoire, c’est aussi rendre hommage au travail de Nina Simone et sa contribution dans le monde de la musique.

Nina Simone est une chanteuse américaine née à l’aube des années 30. C’est une artiste aux multiples facettes, polyvalente, capable de jouer du piano, d’écrire des textes somptueux, de créer ses propres arrangements musicaux, et bien sûr d’interpréter des chansons s’inscrivant dans différents genres tels que le gospel, son premier amour, mais aussi le jazz, le blues, la pop et le R&B. En 1971, Nina Simone sort l’album Here Comes The Sun dans lequel on retrouve son interprétation de Mr Bojangles.

Mr Bojangles est une chanson originellement écrite et enregistrée par le chanteur de country Jerry Jeff Walker en 1968. Ce titre, qui va connaître un succès international, naît d’une rencontre faite quelques années plus tôt dans une prison de la Nouvelle-Orléans entre le chanteur et un ténébreux alcoolique capable de prouesses chorégraphiques.

Cet homme qui partagera la route carcérale de Jerry Jeff Walker était un talentueux danseur de claquettes qui avait comme pseudonyme Mr Bojangles, un sobriquet choisi afin de dissimuler son identité à la police ; Mr Bojangles étant le surnom du célèbre danseur de claquettes Bill Robinson. Les deux hommes partagent leur cellule avec d’autres codétenus quotidiennement, et tour à tour, ils se racontent tous des passages de leurs vies. Un jour, à l’énonciation de la perte de son chien, Mr Bojangles visiblement peiné, s’endurcit et introduit une atmosphère pesante dans leur cellule. Alors, à la demande générale, il est invité à égayer de nouveau la pièce, et il s’exécute sur quelques pas de danse : ainsi va la vie.

L’interprétation de Nina Simone de Mr Bojangles est l’une des plus connues, bien que ce titre ait été repris par de nombreux artistes comme Whitney Houston, Robbie Williams, Hugues Aufray en français et même Queen Ifrica en version reggae. Je vous laisse vous imprégner de cette chanson qui rythme le cours de ce joli roman.

Beautiful de Saïk, un message pour sauver notre Terre

Peter John Maridable

Depuis quelques jours, Saïk nous propose une nouvelle chanson aux rythmiques caribéennes, Beautiful, accompagné d’un clip haut en couleurs. Son principal message : protégeons la nature qui nous entoure si nous souhaitons que demain nos enfants puissent en profiter.

Avec des paroles en créole traduites en français pour un maximum de sensibilisation, Saïk revient sur le devant de la scène musicale pour faire entendre sa voix. Il affirme dans un texte engagé que la Terre souffre, et que nous en sommes les principaux destructeurs.

Selon lui, si aujourd’hui nous vivons un nombre accru de cyclones et de séismes, c’est une simple réaction de la nature vis-à-vis de la « souffrance » que nous, les hommes, lui imposons avec nos bombes nucléaires, l’assèchement des rivières, la pollution et la déforestation. Rappelons-le, la question du réchauffement climatique a largement été abordée il y a quelques semaines en raison du passage des ouragans Irma et Maria dans la région caribéenne, et des nombreux tremblements de terre au Mexique. La corrélation entre le réchauffement climatique et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des ouragans dans l’Océan Atlantique et l’augmentation de l’activité sismique dans le monde ne fait aucun doute pour certains scientifiques.

Avec ce texte, le chanteur guadeloupéen veut que l’Homme soit conscient des dommages qu’il cause à son environnement. Il remet d’ailleurs en question la position du président américain sur le sujet, Donald Trump, qui au moins de juin dernier a confirmé sa décision de quitter les accords de Paris visant à lutter contre le réchauffement climatique.

La musique adoucit les mœurs… mais la musique fait également danser les consciences, Saïk l’a bien compris. Que pensez-vous de cette chanson au texte engagé ? Quel est votre avis sur le lien qu’il peut exister entre le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles ?

Une chose est sûre, la nature nous réserve mille et une merveilles, à nous d’en prendre soin si nous souhaitons demain encore en profiter. Vous pouvez télécharger Beautiful de Saïk sur Amazon.

Joyeux anniversaire Madame Béroard !

Zouk sarl

Parce qu’on oublie souvent de célébrer nos artistes tant qu’on en a encore la chance, aujourd’hui je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) la carrière de notre chanteuse de zouk la plus connue : Jocelyne Béroard.

Jocelyne Béroard est une auteure, compositrice et chanteuse née en Martinique. Elle est connue internationalement pour sa contribution dans le groupe Kassav’, un groupe fondé en 1979 en Guadeloupe.

Les débuts de Jocelyne Béroard

Jocelyne Béroard arrive en France métropolitaine alors qu’elle n’a pas encore vingt ans. Elle choisit d’abord d’y faire des études pharmaceutiques dans la ville de Caen, avant de se réorienter et intégrer l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. C’est finalement dans le domaine de la musique, le quatrième art par excellence, qu’elle fera ses preuves. Fraîchement arrivée dans la région parisienne, Jocelyne Béroard entre dans l’industrie de la musique antillaise grâce à son frère musicien, qui lui est déjà bien installé dans le milieu. Elle commence alors une carrière de choriste professionnelle.

Ainsi, en 1980, on retrouve Jocelyne Béroard dans les chœurs de Lee Perry, un producteur, musicien et chanteur jamaïcain. De cette rencontre à Kingston naîtra la chanson Bed Jammin, une douce invitation reggae aux connotations évocatrices.

Au cours de cette même année, Jocelyne Béroard enregistre en compagnie du groupe jamaïcain Third World la version reggae de Many Rains Ago de Letta Mbulu, une chanteuse de jazz sud-africaine. Cette chanson, Many Rains Ago, est à l’origine créée pour les besoins de la série de Quincy Jones, Roots (Racines en français), une série qui retrace la chronologie de l’histoire afro-américaine, depuis l’Afrique jusqu’à la Guerre civile qui dénoncera entre autres les violences faites aux esclaves. On retrouve dans cette mini-série le personnage emblématique de Kunta Kinte.

Toujours au cours de l’année 1980, Jocelyne rencontre Jacob Desvarieux. Kassav’ vit alors ses premiers jours grâce à Pierre-Edouard Décimus et Freddy Marshall, rejoints par le frère de Pierre-Edouard, Georges Décimus, et Jacob Desvarieux. Ensemble, ils entonnent Soleil, une chanson que l’on retrouve sur le deuxième album de Kassav’, Lagué Mwen. Cette première collaboration de Kassav’ avec Jocelyne Béroard donnera naissance à beaucoup d’autres par la suite.

En 1981, Jocelyne Béroard travaille avec des artistes comme Bernard Lavilliers, Dave, Manu Dibango et Zachary Richard. Elle chante dans des pianos-bars parisiens, reprenant des standards de jazz ou classiques de la musique antillaise.

L’année suivante, elle participe au Concours de la Chanson d’Outre Mer. Elle y interprète Concerto pour l’Oiseau et la Fleur de Marius Cultier, un brillant artiste pianiste originaire de la Martinique qui décédera trois ans plus tard. Cette chanson permet à Jocelyne Béroard de devenir la lauréate de ce concours.

Jocelyne Béroard, sa carrière solo et Kassav’

En 1983, Jocelyne Béroard intègre officiellement Kassav’. Jean-Claude Naimro, Jean-Philippe Marthély et Patrick Saint-Éloi font également partie de l’aventure, alors que Freddy Marshall décide de laisser sa place. Consécutivement, Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni propulse le groupe sur la scène internationale, et le zouk commence en 1984 à entrevoir ses heures de gloire.

En 1985, l’album An ba chen’n la, avec notamment la chanson Mwen Malad Aw, connaît un franc succès. Il recevra d’ailleurs la jolie distinction de double disque d’or.

En parallèle, Jocelyne Béroard mènera sa carrière solo d’une main de maître. En 1986, l’album Siwo sort, et c’est alors une floraison de hits que nous propose la chanteuse martiniquaise à la voix d’or. On y retrouve par exemple Kaye Manman, Kolé Séré, Mi Tchè Mwen, et évidemment Siwo. (Ces chansons ont donc plus de 20 ans aujourd’hui ! Et non, ça ne nous rajeunit pas !)

Cet album recevra également un double disque d’or, une distinction qui permet à Jocelyne Béroard d’être la première chanteuse caribéenne à obtenir un disque d’or en France. En 1987, Kassav’ est bien lancé ! Le groupe sort son neuvième album Vini Pou, avec notamment la chanson Syé Bwa.

La chanson Kolé Séré, d’abord interprétée avec Jean-Claude Naimro sur l’album Siwo, se transforme ensuite en duo avec Philippe Lavil en 1988. Elle sera vendue plus de 500 000 exemplaires, et atteindra la top 5 du classement des hits en France. La même année, Kassav est sacré Meilleur groupe de l’année aux Victoires de la Musique.

En 1989, Kassav’ fête ses dix ans et chante pour l’occasion au Zénith de Paris, une consécration pour le groupe antillais pour lequel tout semble réussir. Ils obtiennent le Prix de la Francophonie au Québec.

En 1991, Jocelyne Béroard sort Milans, son deuxième album solo. Elle remporte pour celui-ci le Prix de l’Interprète féminine de la SACEM en Martinique. On la retrouve en 1992 dans Siméon, le troisième film d’Euzhan Palcy, une cinéaste martiniquaise principalement connue pour son film Rue Cases-Nègres (dans lequel a joué Eugène Mona).

Jocelyne Béroard reçoit la distinction de Chevalier de la Légion d’Honneur en 1999.

Les années 2000

En 2000, Jocelyne Béroard enregistre Nou La avec Kassav’. Elle organise également la première cérémonie Lanmèkannfènèg avec le Comité Marche du 23 mai 98 dont elle est la vice-présidente. Cette cérémonie a pour but de rendre hommage à la mémoire des fils et filles d’esclaves. En fin d’année, Kassav’ est de nouveau au Zénith de Paris pour deux concerts à salle comble suivis d’une tournée.

En 2003, Jocelyne Béroard sort son troisième album solo Madousinay avec notamment les chansons Pawol Granmoun et Vini Séré. Elle chante également sur Héritage de Noël, une compilation de chansons traditionnelles de Noël aux Antilles : on la retrouve sur le titre Minuit Chrétiens.

En 2004, Kassav’ sort son quatorzième album Ktoz, et Jocelyne Béroard chante avec Michèle Henderon Fanm. L’année suivante, Jocelyne Béroard interprète un duo avec Véronique Sanson lors du concert Ni putes, ni soumises organisé par l’association du même nom qui lutte contre les violences faites aux femmes. Jocelyne Béroard donne également des concerts à l’Atrium de Fort-de-France.

En 2006, c’est aux côtés d’Admiral T que Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux chantent Fos A Péyi La. Trois ans plus tard, Kassav’ fête ses 30 ans au Stade de France : un anniversaire célébré en communion avec un peu plus de 65 000 spectateurs.

Aujourd’hui, Jocelyne Béroard vit en Martinique. Elle représente à mes yeux la femme créole dans toute sa splendeur. C’est une artiste respectée et admirée de tous. Je tenais donc à lui rendre hommage en ce jour : joyeux anniversaire Madame Béroard ! Je n’ai, bien évidemment, pas été exhaustive sur la liste de ses grandes chansons, libre à vous de continuer à l’écouter avec amour. ;-)

I’m a Fool, le premier single de l’album très attendu d’Ayo

Ayo

Au cours du mois de juin dernier, Ayo a sorti un nouveau single intitulé I’m a Fool. Cette chanson à la mélodie très douce est annonciatrice d’une très bonne nouvelle : l’arrivée du cinquième album studio d’Ayo !

La chanteuse germano-nigériane nous prépare un nouvel opus dont la sortie est prévue dans quelques semaines. Il faut s’attendre à un album « plutôt personnel », un album qu’elle a produit entièrement dans l’intimité de sa chambre, un album dont elle a fait les arrangements et écrit les textes. Si vous avez hâte d’en entendre les premières notes, vous pouvez patienter en écoutant ce premier extrait, I’m a Fool.

Dans cette très jolie ballade, Ayo nous décrit les sentiments d’une personne folle d’amour. C’est l’histoire d’une âme pleine d’espoir qui rêve de partager des moments avec l’être qu’elle désire, un être qui la rend nerveuse et maladroite à la fois. Cette personne veut la « jouer cool », mais n’y arrive pas… elle se sent défaillir, et perdre la tête tel un fou.

I hope circumstance will give us a chance
And I’ll get to know you and we’ll become friends
Maybe one day I’ll be able to say
What I felt for you from the very first day

[…]

You’re so amazing
I just can’t stop thinking of you
You make me feel like I’m ten years old
I’m such a fool for you

Ayo sera, par ailleurs, de retour sur la scène du 24 au 28 octobre prochain dans le Théâtre Des Bouffes Du Nord de Paris.

Prodigy, atteint de drépanocytose, meurt âgé de 42 ans

Alo B.

Le monde du hip-hop est en deuil aujourd’hui. Prodigy est décédé à Las Vegas ce mardi 20 juin 2017, suite à des complications médicales après une crise drépanocytaire. La drépanocytose est une grave maladie génétique du sang.

Prodigy et Mobb Deep

Mobb Deep est un duo américain s’illustrant dans le monde du hip-hop. Il se compose de Prodigy et Havoc, deux natifs du Queens, à New York City. Tout deux s’exercent dans le milieu de la musique dès les années 90. Leur style est profond, poétiquement agressif et parfois triste, ce qui va les amener à être mondialement connus.

En 1995, alors que leur second album The Infamous sort, ce single Shook Ones Part II devient un hit planétaire. Il possède l’une des instrumentales hip-hop les plus originales et les plus controversées de l’histoire de la musique. La principale raison pour laquelle les paroles de cette chanson ont tant de poids est l’usage de ces notes mélancoliques soutenues par des tambours presque mécaniques. Le battement est froid, lourd et discret, donnant aux paroles un impact d’autant plus imprégnant. « I’m only 19, but my mind is old / When the things get for real, my warm heart turns cold »

Mobb Deep est aujourd’hui acclamé comme l’un des groupes les plus actifs et engagés des groupes de hip-hop de la East Coast.

Prodigy et son combat contre la drépanocytose

Dans une interview avec Kate Ferguson, l’éditrice en chef de Real Health, un magazine américain sur la santé, Prodigy explique comment il vit avec la drépanocytose depuis sa naissance et comment il approche ce combat dans sa carrière musicale.

Vivre avec la drépanocytose

Prodigy est drépanocytaire SS, une des pires formes de la drépanocytose. En grandissant, il a rapidement compris qu’il ne pouvait pas faire comme les autres enfants : « I was a little different, I had to relax more. » (J’étais un peu différent, je devais me détendre plus.). Ces souffrances épouvantables, il les ressentait à chaque fois que la température changeait, qu’il n’était pas suffisamment hydraté et qu’il se surmenait ou faisait trop d’efforts.

Parce que Prodigy avait pris l’habitude de vivre avec cette maladie, quand il a débuté sa carrière musicale, il ne s’était pas préparé à ce que cela impliquerait, il ne s’était imposé aucune barrière, aucune limite. « I had to learn along the way, the hard way, that I couldn’t live a certain way. » (J’ai dû apprendre en cours de route, de manière difficile, que je ne pouvais pas vivre d’une certaine manière.). Ce n’est que passé la vingtaine qu’il prend conscience qu’il ne peut survivre en abusant d’alcool ou de choses nuisibles à sa santé.

Diet is like a major, a huge part of staying healthy with sickle cell : eating a lot of green vegetables, drinking water like a fish, just being calm and not being so angry and stressed out, […] and getting rest.

Once I started doing that, I saw a change happened, I saw I wasn’t getting sick as much, I saw I could do more things.

Il change alors son régime alimentaire : il mange plus de légumes verts et boit beaucoup d’eau pour bien hydrater son corps. Il tente de rester le plus calme possible en toutes situations, et adopte une bonne hygiène de vie avec un rythme de sommeil plus adapté à celui d’une personne drépanocytaire. Tous ces changements ont un effet immédiat sur lui : il se sent moins malade, plus détendu, et donc plus apte à faire des choses.

Il apprend également à contrôler sa respiration. La régulation du rythme cardiaque est influencée par la respiration. Et donc, en respirant plus lentement, en faisant de longues inspirations et expirations, Prodigy arrive à faire ralentir la souffrance. « It’s like a mental thing almost, you got to remember to just to stay calm. Even when you’re in tremendous pain, just stay calm. » (C’est comme quelque chose de mental presque, il faut se rappeler de simplement rester calme. Même quand tu ressens une douleur immense, tu dois rester calme.)

Sensibiliser grâce à la musique et l’écriture

En 2000, Prodigy sort son premier album solo H.N.I.C. avec le titre You Can Never Feel My Pain, une chanson dans laquelle il raconte en vers les souffrances liées à sa maladie : « I’m talking about permanent, physical suffering / You just complain ’cause you’re stressed / Nigga, my pain is in the flesh » (Je parle de souffrance physique permanente / Tu te plains juste parce que tu es stressé / Ma douleur est dans la chair).

Prodigy écrit un livre qui sort en 2011, My Infamous Life. Dans cette autobiographie, il parle naturellement de sa vie en général mais surtout de son histoire avec la drépanocytose. Il souhaite vraiment expliquer d’où elle vient et comment il a appris à vivre avec cette maladie. Il espère ainsi aider les gens à comprendre ce qu’est la vie d’un drépanocytaire afin de mieux les entourer.

Il crée également la campagne de sensibilisation No Pain Campaign et est partisan de l’association qui lutte contre la drépanocytose aux États-Unis, the Sickle Cell Disease Association of America (SCDAA).

My job is just to spread out awareness about sickle cell. People need to really be aware of this and get tested.

Before you have a child, make sure you and your spouse get tested. You know, that’s how you can avoid actually having a child with sickle cell, it’s to get tested and make sure the both of you don’t have the trait. Each parent has to have the trait for the child to have the disease, so it gaves you the choice, it gaves you the option, you know, because at least you know what it’s about to happened before you decide to have the child.

That’s what I do, I help to spread awareness.

Alors même que cette semaine marque la journée mondiale de la sensibilisation à la drépanocytose, Prodigy s’éteint à l’âge de 42 ans. Toute sa vie, il a lutté avec douleur contre cette maladie. Son histoire aura marqué le monde entier.

Happy birthday Beenie Man

Flickr.

Aujourd’hui, Beenie Man, de son vrai nom Anthony Moses Davis, fête ses 42 ans !

Et, oui, ça ne nous rajeunit pas ! À cette occasion, je vous propose de redécouvrir quelques passages de la vie de ce grand chanteur originaire de Jamaïque, et de prendre plaisir à entendre à nouveau certains de ses plus grands hits.

Un parcours pavé d’or pour Beenie Man

Beenie Man fait ses débuts remarqués dans le monde du dancehall en 1978. Habitant dans les quartiers de Kingston en Jamaïque, il est très rapidement imprégné de la musique locale, et commence donc à toaster dès son plus âge, encouragé par son oncle Sydney Knowles. Il n’avait alors que 5 ans ! Sydney Knowles est notablement connu pour avoir été percussionniste pour Jimmy Cliff, le grand chanteur de reggae.

Introduit par le producteur Henry « Junjo » Lawes, il réalise Too Fancy, un tube considéré aujourd’hui comme le premier single de la longue carrière musicale de Beenie Man.

En 1981, âgé alors de 8 ans, il gagne le Tastee Talent Contest, un concours très prisé en Jamaïque qui aura permis la montée en popularité de nombreux artistes comme Yellowman, Nadine Sutherland, Mr Vegas, T.O.K, Voicemail, Chevaughn Clayton ou encore le trompettiste Dwight Richards.

En 1983, Beenie Man a 10 ans. Il sort son premier album produit par Bunny Lee : The Invincible Beany Man – The 10 Year Old D.J. Wonder. On y retrouve des chansons comme Con Don sur le Two Year Old Riddim, Try Some Hustlin sur le Rope In Riddim ou encore Sound Boy Kuffing sur le Mud Up Riddim. En 1984, il chante avec Barrington Levy les chansons Murderer et Under Mi Sensi, des chansons qui ne deviendront renommées que dix ans plus tard.

Beenie Man était encore bien trop jeune pour continuer à plein temps sur sa voie musicale ; il a bien évidemment été à l’école comme tous les jeunes de son âge afin de se construire un avenir. Mais la voie toute trouvée du chanteur, lui a permis de très rapidement pouvoir occuper des scènes musicales importantes avec des chanteurs de grande renommée comme Ninjaman, Admiral Bailey ou encore Shabba Ranks.

En 1992, il sort son deuxième album studio Cool Cool Rider chez VP Records. Celui possède des titres comme Tek Him Money sur le Cuss Cuss Riddim, Hey sur le All Fruits Ripe Riddim ou encore Cool Cool Rider, chanson éponyme de cet album. L’année suivante, Matie devient son premier single numéro 1 en Jamaïque et il gagne la récompense du DJ of the Year.

En 1994, c’est cette fois aux côtés de Sly and Robbie qu’il enregistre Crazy Baldhead et No Woman No Cry, toutes deux tirées du répertoire du grand Bob Marley. Il signe chez Island Records cette année là. Dès lors sa réputation devient internationale.

On peut entendre sa voix sur les plus grands riddims du moment : Love Me Forever, African Beat, Champion, Arab Attack, Dengue Fever, Quarter To Twelve, et j’en passe…

Il collabore avec Lady Saw pour la chanson Healing, Sanchez pour Refugee, Mad Cobra et Lieutenant Stitchie sur l’album Mad Cobra Meets Lt. Stitchie & Beenie Man, Deenis Brown et Triston Palma sur Three Against War et Michael Prophet sur Gun ‘n’ Bass.

Beenie Man devient véritablement connu aux États-Unis en 1997.

Pour la petite histoire : il entend la version instrumentale d’une chanson, créée par un producteur encore inconnu Jeremy Harding. Il rentre en contact avec lui, et lui demande s’il peut ajouter sa voix à ce rythme musical. Et c’est ainsi que naît son premier vrai single international, Who Am I, qui se transformera rapidement un hit de légende ! Le riddim est désormais connu sous le nom du Playground Riddim. Cette année-là fut particulièrement bonne pour le chanteur jamaïcain, qui eût 7 de ses singles tout en haut du Top Singles/Charts jamaïcains.

Aujourd’hui encore, Beenie Man est reconnu comme l’un des géants en matière de dancehall et de reggae. Je finis cet article sur cette chanson, qui est à mon sens, l’une des meilleures de son répertoire. Mais peut-être que vous saurez me citer, parmi les commentaires, quelles chansons de Beenie Man, vous ont particulièrement marqué. C’est avec plaisir que je (re)découvrirai peut-être ces chansons si familières… :)

Favourite Boy d’Alaine

Alaine

Alaine revient sur le devant de la scène musicale grâce à ce titre Favourite Boy. Cette chanson aux douces allures de reggae est sortie sur le Country Bus Riddim. Alaine a cette voix si mélodique et harmonieuse que c’est toujours un réel plaisir de l’entendre pour moi. :)

Cette chanson pleine d’amour vous plaira sans aucun doute ! Ces arrangements sont vraiment très posées. Alaine prépare d’ailleurs un album qui s’intitulera Ten Of Heart, prévu pour le courant de cette année. En attendant, profitez donc de Favourite Boy que vous pouvez écouter ci-dessous.

There is nothing in the world like this
There is nothing quite like us
I give you my heart my best
Baby just because…

You’re my favourite boy
You bring such joy to my world
Tell me I’m your favorite girl

You’re my favourite boy
Come dance with me for ever
Tell me I’m your favorite girl

Dancehall Is Back de Krys

KRYS

Krys est enfin de retour, pour tous les amoureux de dancehall ! Il revient avec ce nouvel album Dancehall Is Back, quatre ans après Step Out.

Dancehall Is Back, c’est avant tout le moyen que Krys a trouvé pour nous rappeler son énorme travail dans le monde du dancehall. Cette année donne déjà 10 ans d’existence à Limé Mic’La, le premier album studio du chanteur, celui grâce auquel il a pu se construire la carrière qu’il possède actuellement. En 2004, Krys émergeait d’abord sur la scène locale, puis sur la scène nationale, avec des chansons comme An Vlé An Gal, Garde Cocotte ou encore Programme De La Semaine. Dancehall Is Back, c’est aussi le moyen que Krys a trouvé pour nous montrer son évolution musicale.

#DIB, le premier titre de cet album, est un morceau qui s’annonce plutôt précurseur de ce qui va suivre dans les autres chansons de l’album. Avec Dancehall Addict, le chanteur d’origine guadeloupéenne nous affirme ne vivre « que pour la dancehall music ». Et avec Pa Ni Pwoblem, on retrouve des couplets rappelant la plume du chanteur qui amusait beaucoup son auditoire il y a quelques années. Musicalement, cette chanson possède cependant des arrangements bien plus « électro » que ce à quoi je m’attendais.

On retrouve sur un rythme bien plus posé le chanteur jamaïcain Konshens, pour une collaboration sur Toulao. Cette chanson, sortie il y a déjà un peu plus d’un an, a malgré tout bien sa place sur ce nouvel album. La voix de Konshens mélangé à ces sonorités caribéennes nous invite sur la piste, à danser.

Je vous parlais un peu plus tôt du fameux Programme De La Semaine de Krys. Il est peut-être important que je vous rafraîchisse la mémoire ici ! Il y a un peu plus de dix ans, Krys nous proposait un « programme de la semaine » bien élaboré durant lequel il était capable de jongler avec plusieurs femmes en même temps. Aujourd’hui, le chanteur nous propose C Vou, une version évoluée de cette chanson, durant laquelle il n’est plus l’homme qui « butine de fleur en fleur ». Il y chante : "Dimanche an ké kriyé vou, Lundi mwen ké jéré vou, Mardi mwen ké enmé vou, Mercredi sé siné resto yen ki pou vou doudou, Jédi nou ké fè lanmou, Vendredi tou sa ké mwen anvi sé rété épi vou". Là encore, Krys tient à montrer l’évolution qu’il y a eu dans son parcours, sans pour autant négliger ce qu’il a été. Il a gagné en maturité, sa voix aussi…

De l’amour, on en retrouve également avec Malad’Aw, une chanson sur laquelle participe vocalement Misié Sadik. Malad’Aw est une vraie déclaration qu’offre les deux chanteurs guadeloupéens à celles qu’ils aiment. Avec Limbé, une chanson qui naît de la collaboration de Lylah et Krys, on sent toute l’émotion qui emplit le chanteur lors de son interprétation. Ce titre est d’ailleurs pour moi celui dans lequel on peut le mieux appréhender la capacité vocale de Krys. Ici, il se veut plus sérieux, et dans ce contexte nostalgique, sa voix est bien plus puissante et profonde que dans les précédentes. Lylah, ancienne leadeuse vocale du groupe Les Déesses, apporte une nouvelle dimension à cet album grâce à sa douce voix. Elle n’est pourtant pas la seule artiste féminine que l’on a la possibilité d’entendre sur Dancehall Is Back.

T-Shaa participe également à cet album grâce à cette chanson, Méné Mwen Dansé, un titre écrit sur les rythmes du carnaval. Cette chanson est d’ailleurs sortie au mois de février 2014, peu de temps avant la période carnavalesque. Je suis convaincue qu’elle a bien été utilisée sur les ondes antillaises. Il y a quelques années, c’était avec son Big Tune Du Carnaval que Krys avait su faire sauter des foules entières !

Enfin, on peut entendre une toute nouvelle version Bootyshake sur Dancehall Is Back, un titre sur lequel on retrouve Big Ali. Mais c’est surtout Le Lendemain, la dernière chanson de cet album, que j’ai envie de souligner. Là encore, la voix de Krys est profonde et chaleureuse, et musicalement, c’est l’une des plus abouties de cet album. Dans cette chanson, il « remercie le ciel pour chaque matin ». Il joue, tour à tour, le rôle d’un père de famille, devenu papa trop jeune, qui tente de joindre les deux bouts ; et le rôle d’un homme divorcé en mal d’amour. Son message ici est de continuer à se battre jour après jour pour accomplir ses objectifs : demain, ça ira mieux.

Avec Dancehall Is Back, c’est bel-et-bien un retour tout en dancehall que nous offre Krys. Mais c’est surtout une façon pour le chanteur guadeloupéen de s’affirmer en tant qu’homme devenu « grand ». De nombreuses expressions dans Dancehall Is Back font référence à ce qu’a été le chanteur dans le passé. Krys se positionne ici en tant qu’artiste révolu qui a su apprendre de ses erreurs, qui a su vaincre la force du temps, venu pour affirmer son talent. Je pense que cet album mérite le détour. Vous pouvez télécharger Dancehall Is Back de Krys sur Amazon.



TRACKLIST :
01 – #DIB
02 – Dancehall Addict
03 – Mercy
04 – C Vou
05 – Toulao featuring Konshens
06 – Pa Ni Pwoblem
07 – Muderer
08 – Allumez Les Briquets
09 – Put Your Hands Up featuring J. Martins
10 – My Friend
11 – Malad’aw featuring Misié Sadik
12 – Méné Mwen Dansé featuring T-Shaa
13 – Bootyshake Remix featuring Big Ali
14 – Limbé featuring Lylah
15 – Le Lendemain

Limyè Mwen de Gaby Diop

Gaby Diop

Gaby Diop est une artiste que j’ai découverte lors du Festival Tropiques en Fêtes, un peu plus tôt cette année. Elle a sorti le 1er mai 2014 son premier album Limyè Mwen.

J’ai eu un premier rapide aperçu de l’univers musical de Gaby Diop alors qu’elle évoluait sur la scène de la Foire de Paris. Et je me suis dit qu’il fallait absolument que je prenne le temps d’écouter ses compositions, et je ne suis pas déçue ! Gaby Diop est une artiste a la voix profonde. Et sa musique est un miroir ses deux origines, martiniquaise et sénégalaise. Limyè Mwen possède une forte empreinte soul. Les différents accords joués à la guitare confère à ce premier album de jolies sonorités acoustiques.

Chanteuse et guitariste d’origine Martinico Sénégalaise, Gaby Diop est Caribéenne dans l’âme : le sourire, l’élan vers l’autre, l’ouverture au monde….De son côté Sénégalais, on retiendra l’engagement culturel, héritage de sa famille, fortement engagée dans la lutte anti-Apartheid en Afrique du Sud et celle de la Diaspora noire.

Gaby Diop décrite sur son compte SoundCloud

L’ensemble de ce nouvel album de Gaby Diop reflète la culture créole : les textes de Limyè Mwen ont tous été écrits en créole, et bien des références renvoient à cet univers. Lodè Péyi MWen est un répertoire des petites choses qui rappellent la Martinique. Un lever de soleil sur un champ de canne, l’odeur de la pluie dans la savane, les lumières données par les lucioles, l’eau douce des sources naturelles, les sons du tambour traditionnel, la nature à l’état sauvage, le ciel étoilé, les grandes plages abandonnées… Je ne peux pas m’empêcher de penser « Matinik sé an bèl péyi ! » presque avec nostalgie en écoutant ce joli morceau.

L’un de mes premiers coups de cœur sur cet album est incontestablement Chimen Nou que Gaby Diop chante accompagnée de Louis-Cyril Tiquant. Cette chanson un peu jazzy nous donne beaucoup d’amour. Et c’est surtout toute la musicalité de ce titre qui me touche… De l’amour, on en retrouve dans tous les recoins de Limyè Mwen. Avec Atann Vou, c’est une véritable déclaration que la chanteuse offre à l’élu de son cœur. Et avec la chanson Sa Ki Pou’w, elle nous confie sur un tempo bien plus rythmé toutes les sensations que lui procure ce sentiment.

Limyè Mwen, c’est réellement un retour aux sources que nous propose Gaby Diop. Avec La Pli, elle nous parle des endroits qui lui sont familiers, des moments de la vie où il faut savoir se relever. Elle y utilise le bruit de la pluie également en fond sonore. Et Mèsi, dernière chanson de cet album, est simplement un dernier titre où Gaby Diop pose sa voix pour remercier les siens, sur un fond sonore où l’on distingue quelques paroles et quelques rires, probablement de son entourage. Vous pouvez télécharger Limyè Mwen de Gaby Diop sur Amazon.



TRACKLIST :
01 – Ba Mwen Lanmen’w
02 – Rété
03 – Chimen Nou featuring Louis-Cyril Tiquant
04 – Alé Pli Lwen
05 – I Alé
06 – Lodè Péyi Mwen
07 – Atann Vou
08 – Kité’w Alé
09 – Sa Mwen Pé Pa Di’w
10 – Sa Ki Pou’w
11 – La Pli
12 – An Tan Tala
13 – Mèsi (Outro)