L’interview de Charly B

Charly B
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Charly B est aussi un amoureux de la musique et compose ses propres mélodies depuis qu’il a 15 ans. Il est actuellement en pleine promotion de son album « Forever » sorti courant 2012. C’est dans ce cadre qu’il a répondu à nos questions dans cette interview.

Tout d’abord bonjour et merci de nous accorder un peu de ton temps. Peux-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer pourquoi avoir choisi ce nom, Charly B ?

En quelques mots, on peut dire que je suis un passionné de musique, amoureux de la Jamaïque, avec une grande sensibilité aux bonnes vibes. Mon nom Charly B vient tout simplement de mon prénom Charly, et B la première lettre de mon nom de famille. Beaucoup de mes amis m’appelaient Mr. B, et c’est comme ça que j’ai pensé à m’appeler Charly B.

D’origines multiples et riche de cultures diverses (française, allemande, arménienne, né en Italie, installé à Genève), tu découvres le reggae à l’âge de 15 ans lors d’une année scolaire passée en Jamaïque. A quel moment exactement as-tu su que tu ferais carrière dans la musique reggae ? Tes longs séjours en Jamaïque ont-ils été décisifs ?

J’ai en fait su dès l’âge de 13 ans que j’avais la passion de la musique. Je me souviens d’avoir dit à mes parents que je serai chanteur à cet âge là. Pour moi c’était une évidence, car j’ai la musique dans le sang. Mais il est certain que le fait d’aller en Jamaïque à l’âge de 16 ans a déclenché encore plus ce désir de me plonger dans la musique jamaïcaine.

Avec un timbre de voix unique, des beats et des rythmes surprenants, tu es considéré comme l’ambassadeur d’un renouveau musical. Comment décrirais-tu ta musique à ceux qui ne te connaissent pas (encore) ?

J’ai toujours aimé faire des acrobaties, en skate j’en faisais beaucoup, en snowboard aussi, et finalement, je fais des acrobaties aussi en chantant. J’aime aller toujours aux limites du possible, et lorsque je chante, je ne veux pas faire simple, il faut que je chante avec tout mon cœur, toutes mes tripes. J’offre donc à ceux qui m’écoutent non seulement mes chansons, mais aussi tout mon savoir faire et toute mon âme.

Quels sont les artistes, les genres musicaux qui t’ont inspiré le plus pour arriver à proposer ton propre style ?

Les artistes dont je me sens proche, au départ c’est Bob Marley, King Tubby, Peter Tosh, IAm etc.. et puis beaucoup d’artistes jamaïcains qui proposent des bonnes paroles, un bon riddim et une bonne vibe, même s’ils sont très extravagants parfois. Nous avons une même mission de musique, et puis plus largement en fait, tous les bons musiciens, pas forcément en reggae, ça peut être aussi en rock, en hip hop, en pop, qui font de la bonne musique, et avec qui j’échange des vibes.

Je tire mon style de toutes ces expériences, mais aussi, souvent la nuit, je ne dors pas car c’est à ce moment là que j’ai des inspirations de fou, et il ne faut pas que je les laisse passer. Et j’ai beaucoup de bonheur à les faire partager avec mes fans.

Ton dernier album, intitulé Forever (French Edition) est composé de 15 titres, est sorti en septembre dernier. On y trouve des styles différents et des paroles fortes et engagées. Qu’est-ce qui t’a inspiré pour l’écriture de tes textes ? Quels messages souhaites-tu faire passer aux auditeurs ?

Il y a, c’est vrai, plusieurs thèmes abordés dans mon album. J’écris ce qui me touche, j’essaie de parler des choses de la vie qui m’émeuvent, qui m’inspirent, tout ce que je dis et écris est basé sur des expériences vécues, soit personnellement, soit par des amis proches. Les messages que je souhaite faire passer sont simples, tout est dit dans les paroles, et souvent dans les titres de mes chansons.

Malgré les nombreuses collaborations – notamment avec des légendes du dancehall comme Capleton, Bounty Killer ou encore Sean Paul – que tu as déjà à ton actif, avec quels artistes aimerais-tu travailler aujourd’hui ?

Avec les artistes qui peuvent m’inspirer et qui ont une bonne “aura” musicale. Plus important pour moi que de travailler avec un artiste de renom, je veux travailler avec des artistes vrais, talentueux et humbles, et dont la musique me touche.

Quel souvenir gardes-tu de ta collaboration avec Alborosie, qui dans la version anglaise de ton album Forever, est venu spécialement de Kingston avec son groupe pour composer quatre instrumentales, apportant ainsi une nouvelle vibe ?

Poupa Albo est vraiment un type super, il a toutes les qualités que je disais plus haut, avec lui, la bonne vibe passe et on est juste super bien ensemble. On a fait un super travail avec ses musiciens, on a passé des moments formidables, on se respecte beaucoup, on est sur la même longueur d’onde tous les deux.

Te sens-tu plus proche de l’univers du dancehall ou de celui du reggae ? Et pourquoi ?

Je trouve qu’avec le dancehall, on arrive à créer des patterns nouveaux qui apportent une touche novatrice au reggae, alors que le reggae uniquement permet peu d’innovation de ce genre. Par rapport à mon style, je suis plus proche du dancehall que de l’alternative reggae.

Depuis le début de ta carrière, quel souvenir reste le plus marquant à tes yeux ?

Les spectateurs qui chantent mes paroles dans une salle pleine à craquer, y compris des très jeunes ! Ça m’a donné des frissons et ça m’a fait tellement plaisir !

Quels sont tes projets pour les mois à venir ? Es-tu déjà en train de travailler sur un nouvel album ? Et si oui, sera-t-il aussi diversifié que le précédent ?

J’ai terminé l’album Forever version anglaise, qui va sortir en mai internationalement, je suis en ce moment même en Jamaïque pour tourner 2 nouvelles vidéos, et j’ai déjà plein de nouvelles chansons en préparation. J’ai beaucoup de pain sur la planche, et j’adore ça !

Merci beaucoup pour tes réponses, un mot pour la fin peut-être ?

Toutes les personnes qui aiment ma musique me donnent la force et l’inspiration. Merci à vous tous.

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