Africa Redemption de Pressure et Chronixx

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Depuis quelques jours, Pressure, accompagné de Chronixx, nous propose d’entendre sa chanson d’ultime compensation vis-à-vis de la situation du continent africain. Il est donc désormais possible d’écouter ces deux valeurs sûres du reggae sur un même titre, Africa Redemption.

Dans cette chanson produite par Yard Vybz Entertainment, Africa Redemption, les deux artistes jamaïcains évoquent explicitement la condition de l’homme noir en Afrique, et lance un appel à la liberté pour lutter contre la discrimination raciale. Pressure et Chronixx s’estiment pleinement conscients des souffrances qu’ont vécu leurs ancêtres, arrivés dans les colonies anglaises en tant qu’esclaves. Le plus grand souhait serait que chacun des pays d’Afrique puisse complètement s’épanouir, et voir un jour leur nation s’enrichir et avoir une vie plus simple au quotidien.

We don’t know how we ended up here,
Stolen from our own homes
Brought in babylon in chains,
Even took controls

Teach us what, what you teach both
See Africa deh, a beg yuh reach out
You mister man wid yo face bleach out
Dash weh the cream, a yo roots you fi seek out

And I don’t know how we ended up here,
Stolen from our home
Chronnix and Pressure make Selassie I takes control

Les sonorités de cette chanson que je vous invite à découvrir ci-dessous sont calmes et posées. Ses paroles apportent bien plus que la base instrumentale en fin de compte : c’est comme si Pressure et Chronixx avaient privilégié des rythmiques plutôt tranquilles pour mieux contraster avec la puissance de leurs dires. Un pari réussi à mon sens, puisque ce que je retiens personnellement du titre, est cette morale pleine d’espoir des deux chanteurs.

Et vous, que pensez-vous de cette chanson qui réunit ces deux incroyables chanteurs ? Vous pouvez télécharger Africa Redemption sur Amazon.

L’art selon Nicholas Huggins

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Nicholas Huggins est un graphiste et illustrateur originaire de l’île de Trinidad et Tobago. Magie de l’Internet : je découvre ces œuvres, que je trouve exceptionnelles, par le biais du chanteur jamaïcain Chronixx.

Il y a déjà quelques soirs, Chronixx nous propose, via sompte Instagram, de découvrir une illustration de lui, sous la forme de la carte du continent africain. J’ai tout de suite trouvé cette image très parlante, quand on connaît le sentiment du chanteur de reggae vis-à-vis de l’Afrique. Tels sont les mots qu’il nous laisse sur ce réseau social :

I’m not sure why I have never felt the GREAT NEED to seek out my « roots » and prove my « Africaness » to the world. As early as I can remember as a youth I always felt like an African (nobody had to tell me that) and the way I dress, the language I speak and the way I live never caused me to feel any less or more than African !

I observed a lot (secretly) and asked a lot of questions but that was life..for me that’s what living really is- learning. So all the reading and observation I did growing up didn’t feel like searching to me…it felt more like I was discovering things that I was literally created to know – acquiring knowledge I was meant to have.

One thing I learn in this life is that race is just our physical identity and we shouldn’t over spend our time trying to convince everybody that our physical appearance sets us higher than the remainder of humanity. because humanity is a greater force than any one race or group. Watch this now….Supremacy, racism and division has no end once you feed life to it in your everyday life – it can go on and on and on.

So first you are BLACK and you are greater than all other race then you are AFRICAN and there is no greater continent then you are NIGERIAN and now you are better than every other african then you are from the Ibo tribe and that sets you higher than all other Nigerians then…..you are better than your own brother. Africa is I an I. However it is my duty to love and care for the whole earth and all of humanity.

Chronixx

J’ai voulu satisfaire ma curiosité, et découvrir qui avait eu l’idée de cette image. Et c’est ainsi que je découvre tout l’art de Nicholas Huggins. Je vous invite d’ailleurs à directement aller sur son site, bien que je vous partage ici, quelques-unes de ses illustrations, reprenant par exemple Nelson Mandela, Bob Marley, Childish Gambino mais aussi Bunji Garlin, grand chanteur de soca, ou encore Jean-Michel Basquiat, un artiste américain décédé bien trop tôt…

Justin Timberlake selon Nicholas Huggins

Un perroquet selon Nicholas Huggins

Beastie Boys selon Nicholas Huggins

Bunji Garlin selon Nicholas Huggins

Childish Gambino selon Nicholas Huggins

Kanye West selon Nicholas Huggins

Eminem selon Nicholas Huggins

Tupac selon Nicholas Huggins

Trinidad James selon Nicholas Huggins

Adnan Januzaj selon Nicholas Huggins

Notorious BIG selon Nicholas Huggins

Chronixx selon Nicholas Huggins

Damian Marley selon Nicholas Huggins

Bob Marley selon Nicholas Huggins

Donald Draper selon Nicholas Huggins

Jean-Michel Basquiat selon Nicholas Huggins

Floyd Mayweather selon Nicholas Huggins

Jay Z selon Nicholas Huggins

Breaking Bad selon Nicholas Huggins

Nelson Mandela selon Nicholas Huggins

Who Knows de Protoje et Chronixx

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Il y a déjà quelques semaines, j’ai découvert ce titre, mettant à l’honneur deux artistes que je considère comme les leaders de cette nouvelle scène reggae : Protoje et Chronixx. Cette chanson, appelée Who Knows, est le premier single commercialisé de l’album prévu prochainement par Protoje.

Il y a un peu plus de trois mois déjà, ces deux ambassadeurs du reggae ont décidé de collaborer sur ce morceau, un peu roots, pour ajouter leur plume et leur style à cette base instrumentale que nous propose Sir Winta James, un des piliers jamaïcains de la production en matière de riddim. Leur duo est d’ailleurs dorénavant disponible en vidéo, grâce à un clip dont la réalisation est orchestrée par le studio Storm Saulter – je précise d’ailleurs ici que celle-ci montre la beauté naturelle de nos îles…

Ce premier single de l’album à venir de Protoje est une belle entrée en matière du chanteur d’Arguments. Who Knows est finalement un titre assez positif, qui nous enseigne l’art de vivre simplement : soyons reconnaissants en toute situation, peu importe les tracas quotidiens… car après tout "Qui sait ?". Dans le clip, Chronixx et Protoje doivent se rendre à un concert ayant lieu dans une soirée se déroulant sur la plage. Les deux acolytes se retrouvent bien embêtés lorsque leur voiture tombe en panne. Que font les deux artistes ? Ils n’abandonnent pas, et des femmes viennent à leur secours, en leur permettant à la fois de profiter du paysage. Avant de se faire attraper par la police… La morale que l’on pourrait en tirer, c’est que l’on peut toujours trouver une solution à tout problème. La vie est, de toutes les façons, un cercle vicieux.

Vous me direz ce que vous penser de cette nouvelle scène reggae jamaïcaine. Et d’ailleurs, pendant que j’y pense, Chronixx est en ce moment en train de concevoir de nouveaux titres, pour un travail de communication, comme son projet Dread & Terrible.

Le concert de charité de Shaggy en direct

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Le 18 décembre dernier, le célèbre chanteur de reggae/dancehall Shaggy a lancé l’idée d’un concert de charité au profit d’un hôpital pour les enfants en Jamaïque, le Bustamante Childrens Hospital. Comme chaque année, il décide de réunir un certain nombre d’artistes et de musiciens en vue d’aider son association, The Shaggy Make A Difference Foundation, à réunir suffisamment de fonds pour continuer à sauver les vies des enfants de l’île et de la Caraïbe.

Shaggy nous explique ses motivations : "Every time someone sends a text or makes a call to the donation line, they are contributing to a life. This year is a very important one for us because it’s the anniversary of the Bustamante Hospital for Children, and all the proceeds from this donation line will go to the catheterization laboratory which Digicel is a partner." – A chaque fois que quelqu’un qui envoie un message ou appelle la ligne téléphonique de dons, il contribue à une vie. Cette année est vraiment très importante pour nous, parce que c’est l’anniversaire du Bustamante Childrens Hospital, et tous les dons faits par le biais de cette ligne de dons ira au laboratoire de cathétérisme, dont Digicel est partenaire.

Ce concert se tient donc aujourd’hui, en ce moment même à Kingston – c’est d’ailleurs un show de tambours qui nous est offert par des enfants de l’île en prélude au passage de Shaggy sur la scène. Cette année, le Shaggy and Friends benefit concert rassemble à Kingston les personnalités suivantes : Chronixx, Tessanne Chin, Agent Sasco, Wayne Marshall, Rayvon, Matthew Schuler, I Octane, Tony Gold, et bien d’autres encore. Matthew Schuler était un participant de la saison 5 de The Voice US, aux côtés de Tessanne Chin. Il a été invité par Shaggy a participé à ce concert de solidarité suite à des performances exceptionnelles, notamment son interprétation de Hallelujah de Leonard Cohen, que j’ai personnellement adorée.

Complètement par hasard, je tombe sur ce lien nous permettant de visionner en direct, grâce à Digicel l’intégralité du concert ! Il faut savoir que Digicel est un autre grand donateur de cet hôpital en Jamaïque puisqu’au cours de l’année 2013, Digicel a offert 100 millions de dollars pour la contruction de l’aide réservée à la cardiologie des enfants, une grande première dans toute la Caraïbe. Il est estimé que près de 400 opérations permettant de sauver des vies y auront lieu chaque année ! Vous pouvez donc visionner le Shaggy and Friends benefit concert ci-dessous.

Paris Reggae Festival

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Petit retour sur l’évènement reggae de ce début de vacances : le Paris Reggae Festival. Cet évènement organisé par Mediacom, Jp Music et Make It Clap Agency s’est déroulé dans la – très grande – salle du Dock Pullman de Saint-Denis, et a réuni de nombreux artistes de la scène internationale du reggae : E.sy Kennenga, Chronixx, la famille royale du reggae les Morgan Heritage et Tarrus Riley. C’est d’ailleurs près de cinq heures de show qui nous ont tenus en haleine lors de cette manifestation !

E.sy Kennenga, premier artiste à monter sur les planches

C’est d’abord avec une immense joie que nous avons retrouvé sur la scène l’artiste martiniquais E.sy Kennenga. Toujours accompagné de ses camarades de scène Rémy Rascar à la basse, Cédric Cléry à la batterie, Joël Jaccoulet au clavier, Mustaf Kennenga pour les choeurs et de sa guitare, il nous a offert un show exceptionnel comme à son habitude ! Tenant le dur rôle de chef d’orchestre, c’est avec brio cependant qu’il relève la tâche. Dès les premières notes, c’est un public plus que conquis qui entonne les quelques paroles de Décidé, titre phare de son premier album EK Trip. Puis, les fans inconditionnels de l’artiste soutiennent en harmonie les nouvelles mélodies qui figureront sur le deuxième album de l’artiste avec notamment Fout et Keep It Real. Cette dernière retient particulièrement l’attention des personnes présentes à mes côtés, qui n’ont cessé de me répéter qu’elles garderaient à l’esprit cette chanson au rythme énergique et au message positif.

Le meilleur de son show survient à mon sens au moment où E.sy Kennenga nous parle de son amour pour la musique avec Music Is Love. Après tout, nous étions tous rassemblés dans cette salle pour partager un moment de communion par amour du reggae certes, mais surtout par amour de la musique. Car que serions-nous sans musique ? Car “elle fait vibrer [notre] coeur et [notre] corps…”. Cette chanson, comme il aime la chanter en live en medley avec Love Adan Tchè Mwen, sera sans aucun doute l’une des plus grosses attentes de son prochain album. C’est assez exceptionnel de voir cet artiste de la scène antillaise évoluer au fil des années, lui que j’avais suivi pour la première fois au New Morning en janvier 2011, alors que je découvrais son premier album EK Trip. Il faut également savoir que cet artiste a un cœur énorme, puisqu’il a participé le dimanche 16 juin dernier au Drépaction, un concert caritatif pour aider l’APIPD à lutter contre cette maladie qu’est la drépanocytose. En bref, vous continuerez d’entendre parler de lui : sachez par ailleurs qu’il sera en concert à l’Olympia le 7 mai 2014.

Chronixx sur scène pour la première fois en France

C’est ensuite au tour du premier artiste jamaïcain d’entrer sur le podium du Dock Pullman : Chronixx ! Un bol d’air frais est arrivé dans le monde du reggae jamaïcain avec l’arrivée de cet esprit "bohème" sur le devant de la scène internationale ! Ce jeune chanteur, âgé seulement de 20 ans, a fourni une telle énergie et tant d’intensité dans son show, que – j’en suis certaine – les personnes qui l’entendaient pour la première fois ont tout de suite été convaincues de son âme de grand lyriciste. D’un naturel généreux, et pas du tout impressionné par la foule de plus en plus importante dans la salle, il découle son art tout en jouant, souriant, sautant et dansant. Sa spontanéité était simplement magique à observer !

Il nous interprète l’un des titres phares de son répertoire : They Don’t Know, la chanson qui lui a permis d’accéder au statut qu’il a à présent. Puis vint l’excellent Ain’t No Giving In du Tropical Escape Riddim, par lequel le chanteur appelle le public a chanté avec lui cet hymne à l’espoir et au courage, ou encore Access Granted (Don’t Take My Love For Granted), sur le Digital Love Riddim, dans lequel Chronixx arrive à imposer un rythme plus calme et pourtant tout aussi entraînant. Il nous offre également un puissant Smile Jamaica (Honey Pot Riddim) couplé d’une petite séquence entièrement dancehall histoire de ravir les amateurs de sounds systems. Soulignons d’ailleurs la présence d’excellents musiciens dans son staff pour l’accompagner. Viennent enfin Here Comes Trouble du Rootsman Riddim et une improvisation sur une variante du Ghetto Christmas Riddim avec lesquels il ne cesse de nous montrer son dynamisme en tant que toaster. C’est vraiment un show digne des plus grands que nous a volontiers donné ce soir-là Chronixx. Nul doute que cette expérience ne représente que les prémices d’une grande carrière pour cet artiste.

Le retour très attendu des Morgan Heritage

C’est ensuite aux très attendus Morgan Heritage de se présenter face au public parisien. Ils sont accueillis sous un tonnerre d’applaudissements par un public ultra réceptif ! Ils sont au grand complet : Peetah (leader vocal), Mr. Mojo (percussion/chœurs), Gramps (clavier/chœurs), Lukes (guitare basse) et Una (clavier/chœurs). Cela faisait bien longtemps que la France et même que le monde entier attendaient leur retour. Et c’est donc naturellement que s’est imposé le nom de leur nouvel album Here Come The Kings avec des morceaux qui commencent à faire doucement mais sûrement leur apparition sur le web : je parle notamment de la chanson éponyme de l’album Here Come The Kings et de Perfect Love Song par exemple.

Les Morgan Heritage entrent naturellement sur la scène avec une chanson dont le titre rappelle cette pause qu’ils viennent de prendre dans leur carrière The Return. Mais pour satisfaire chacune des personnes ayant été bercée par leur douce musique il y a quelques années, ces mélodies dont la renommée est désormais incommensurable, les Morgan Heritage ont repris de nombreuses chansons ayant contribuées à leur reconnaissance dans l’univers cosmopolite du reggae tout au long de la soirée. Ainsi, You don’t haffi dread to be Rasta [This is not a dreadlocks thing, divine conception of the heart] a largement été repris par l’ensemble du public, à l’image de Inna Dem Ting Deh sur l’excellent Superior Riddim de Gentleman. Ils ont rapidement enchaîné avec Hail Rastafari sur le Lion Paw, pour le plus grand de mes plaisirs (j’espérais secrètement qu’ils me chantent cette chanson alors que je n’avais que 15 ou 16 ans). Ils nous ont également interprété Liberation du Liberation Riddim souvent surnommé le Jah Jah City Riddim, grâce au grand Capleton, et le fameux Love Is The Only Solution sur la même instrumentale, qu’ils chantent normalement en duo avec Jah Cure. Gramps nous fit l’honneur de nous offrir un petit solo avant que Mr Mojo s’octroie sur Jah Jah City et une petite session dancehall.

C’est ensuite avec Down By The River sur le What Kind Of World Riddim que poursuit leur show pour "nous emmener avec [eux] en Jamaïque", comme nous la gentiment proposer Peetah. On aurait pu croire qu’elle en serait restée là, mais la famille royale du reggae poursuit sur des vibes de plus en plus dancehall en enchaînant avec notamment What a Bam Bam emprunté à Chaka Demus & Pliers et une chanson rappelant l’excellent Bring it Come d’Elephant Man sur le Drop Draws Riddim. Les Morgan Heritage termineront leur show avec les trois morceaux suivants : Best Friends du Drop Leaf Riddim, She’s Still Loving Me sur l’Under Attack Riddim et Tell Me How Come sur le Seasons Riddim.

Tarrus Riley accompagné de Dean Fraser pour assurer le final

Après cet élan de nostalgie, le Paris Reggae Festival laisse place à Tarrus Riley ! Et ce dernier était accompagné au saxophone par l’un des plus grands musiciens du monde du reggae : Dean Fraser. C’était d’ailleurs assez exceptionnel de voir cet illustre musicien, à l’origine de Go Away Girl ou de Moonlight pour ne citer que ces morceaux, évoluer devant nos yeux, en France, en banlieue parisienne. Dean Fraser arrive donc sur scène alors que l’instrumentale du Real Rock Return Riddim est joué par les musiciens du BLAK SOIL Band. Ce groupe de prodigieux musiciens dont le pseudonyme provient du message “Brethren Living According to King Selassie Overstanding and Iritical Livity” est actuellement en tournée avec Tarrus. Et donc, tous ensemble, ils nous ont offert un show d’une valeur inestimable ce soir-là. Tarrus Riley entre sur la scène introduit par Dean Fraser avec une version roots de Armageddon Time. Il poursuit son show avec une chanson bien connue du public puisque celle-ci figure sur l’album Contagious de l’artiste, Love’s Contagious. Le rythme est maintenu avec tout d’abord Getty Getty No Wantee du Changes Riddim, puis une version juste énorme de Start a New (Cut It Off) et de Human Nature.

Puis Dean Fraser, prit son saxophone pour nous offrir un Untold Stories tout à fait exceptionnel en hommage au grand Buju Banton, encore incarcéré à l’heure d’aujourd’hui. Tarrus et Dean s’amusent à la fin de cette chanson et nous proposent un duel saxophone vs cordes vocales. On ne saurait désigner un véritable vainqueur de cette bataille, tant les artistes sont appliqués. Ils enchaînent ensuite avec Rebel. C’est d’ailleurs à la fin de ce morceau que Glen Browne, grand bassiste depuis plus de trente ans nous a également offert son solo de guitare. J’ai d’ailleurs adoré – et je ne pense pas être la seule – l’effort fourni par Tarrus Riley afin de nous adresser quelques mots en français tels que « Chantez ! », pour encourager chacun d’entre nous à participer à l’échange musical.

Il nous interprète ensuite La La Warriors du Gorilla Riddim couplé à Original Dancehall du Freedom Shines Riddim avec son célèbre couplet “Mi tired, mi frustrated, Every day mi wake another one dead, Jah know mi tired, Mi naw take it, Too much war time wasted”. C’est ensuite une combinaison entre Back Biters, Far Away durant lequel les “I love you” se transforment en “Je t’aime”. Seulement après quelques notes sur le Love Potion Riddim, Tarrus Riley décide de nous interpréter un magnifique Superman, un véritable hymne durant lequel, charmeur, il dira aux femmes de l’auditoire “Vous êtes jolies !”. C’est ensuite Never Leave I sur l’Island Vibes Riddim. Pour ma part, le show de Tarrus s’achèvera sur Wildfire, car bien que l’envie de rester ait été immense, il était déjà plus d’1h du matin passée quand j’ai pris la direction du métro, en espérant pouvoir trouver ma correspondance. Je n’ai aucun doute concernant la fin de son show, celle-ci a dû être magnifique, et je suis persuadée qu’il a également joué She’s a Royal ou Good Girl Gone Bad, deux de ses autres titres au succès planétaire.

Le Paris Reggae Festival a, comme vous le voyez, tenu toutes ses promesses ! Il m’aura personnellement permis de quitter la France le temps de quelques heures et d’oublier toutes ces chansons commerciales pour redécouvrir la véritable nature de la musique.