Résumé du Drépaction 2014

Copyright : Marvyn Sainte-Luce

Le Drépaction 2014 a tenu toutes ses promesses ! Cette année, ce concert, qui a eu lieu exactement il y a deux semaines, dont le but est de récupérer des fonds pour aider la recherche sur la drépanocytose, proposait un plateau diversifié et riche culturellement et musicalement parlant. L’A.P.I.P.D., l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, était l’association organisatrice de cet évènement caritatif qui fêtait déjà sa cinquième édition !

La drépanocytose, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme, est une maladie génétique pourtant massivement répandue dans le monde entier. Il s’agit d’une maladie transmise par les deux parents, donc dite récessive, qui est liée à une anomalie de l’hémoglobine. Rappelons-le ici, le rôle de l’hémoglobine dans le sang est de pouvoir transporter l’oxygène et le gaz carbonique. Les personnes drépanocytaires possèdent des globules rouges complètement déformés, qui empêchent donc le sang de librement circuler dans les vaisseaux, provoquant des crises, des douleurs atroces, des fatigues chroniques, de l’anémie, des infections parfois, etc.. Les globules rouges de ces personnes malades ont souvent la forme d’un croissant, d’où son appellation sickle cell disease en anglais.

J’en profite pour remercier ici Julien.A Bardochan pour son autorisation quant à l’utilisation de ces magnifiques photographies de ce concert sur mon blog. :)

Chronique récapitulative du Drépaction 2014

Ce Drépaction, présenté par Esthèle Dumand et Claudy Siar essentiellement, était plein de rebondissements ! C’est bien évidemment le parrain de la manifestation, Monsieur Philippe Lavil, accompagné de la présidente de l’A.P.I.P.D., Jenny Hippocrate Fixy, qui ouvrent le show. Ensemble, ils nous invitent à passer un bon moment musical, mais aussi à prendre véritablement conscience que ce concert caritatif a un réel enjeu : celui de pouvoir collecter suffisamment d’argent afin de contribuer à la recherche d’un remède contre la drépanocytose.

De nombreux partenaires ont contribué à cette magnifique soirée, et ont largement su proposer leur aide à la réalisation de ce Drépaction. Parmi eux, on retrouve France Télévisions, France Ô, Tropiques FM, le Ministère de l’Outre-Mer, la ville de Paris, la Région Île de France, UGPBAN, les laboratoires ADDMEDICA, l’Établissement Français du Sang, AGS et la Maison de la Martinique.

Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar, Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Le premier invité surprise de la soirée, et finalement aussi le premier artiste à monter sur la scène du Zénith ce soir-là, était Fabrice Di Falco. Fabrice Di Falco est un chanteur lyrique française d’origine martiniquaise. Il possède un parcours plutôt impressionnant, et sa voix est largement reconnue dans le monde du chant, puisqu’il a gagné, entre autres, le premier prix du concours de chant du Conservatoire National de Région à Boulogne-Billancourt.

Fabrice Di Falco voyage avec la musique. Il est mondialement reconnu pour ses participations diversifiées dans des opéras, et s’est déjà largement produit dans divers pays du monde entier, notamment en France, en Allemagne, en Russie, au Japon, au Royaume-Uni, en Italie, en Autriche, aux Antilles, en Tunisie et au Sénégal. Il est considéré comme un sopraniste, car sa voix quand il chante, correspond à celle de la femme soprano, par opposition au contre-ténor ou au haute-contre qui ont une voix similaire à celle de la femme alto ou contre-alto.

Lors de cette soirée, Fabrice Di Falco emprunte à Edith Lefel sa chanson Mon Ange. Il nous récite, accompagné au piano par Jonathan Govaerts donc les mots : "Viens, je t’attends, mon ange, mon irréel, Viens je t’attends, combien de temps encore ?". Souvenez-vous, cette triste chanson est devenue célèbre bien malgré elle, puisqu’il s’agit du titre phare du dernier album de la chanteuse martiniquaise, qui s’est éteinte en janvier 2003. Les paroles n’ont pas été chantées de façon anodine, et Fabrice Di Falco a clairement su rendre hommage au combat que mènent toutes ces personnes drépanocytaires.

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour d’Isnel, chanteur français d’origine réunionnaise, de monter sur les planches du Zénith. Cet artiste nous interprète le titre Lumière, une chanson qui fait partie, de la compilation Dis moi zouk produite par Medhy Custos. Lumière possède un bon dynamisme, sa morale serait de toujours garder un objectif en tête, et de se battre pour le mener à terme.

Isnel reprend ainsi ces paroles : "Ne pas s’égarer, Faut déployer ses ailes, Détruire les séquelles, S’emparer de la force éternelle, Mon escorte essentielle, Et qui viendra frapper à ma porte, Comme une lumière qui se rapproche, S’en tarder, S’évader…".

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco et Isnel précèdent le présentateur Derka sur la scène du Zénith ce soir-là. Derka est un rappeur et animateur télévisé : il a, entre autres, présenté le JT Agité sur W9, et présente encore l’émission Génération Hit Machine sur cette même chaîne de télévision. Vous pouvez avoir un aperçu de ses joyeuses compositions sur le compte YouTube le JT de Derka.

Derka est chargé en cette soirée de nous présenter le "JT du Drépaction". Sur l’intonation d’un slam, et de manière presque amusé, il nous propose une version détaillée de ce que ce sera le concert de cette soirée là, en nous énumérant les artistes qui se présenteront sur scène. Pendant sa récitation du programme, il arrivera à faire rire le public, et à les faire chaudement applaudir à l’énonciation de certains noms d’artistes, bien attendus de l’auditoire.

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Comme Derka nous l’a présenté au premier abord, c’est Antonny Drew, chanteur d’origine guadeloupéenne, qui prend place avec ses musiciens sur la scène du Drépaction 2014. Il est accompagné de David Mitrail au piano, Randy Jacobson à la guitare et de Yoan Zebina à la basse.

Antonny Drew est une réelle découverte pour moi. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout cet artiste, et en le voyant entrer sur la scène, je ne m’attendais pas à ce qu’il possède cette voix, puissante, mûre et profondément masculine.

Péyi An Mwen est le reflet de ses origines caribéennes, en terme de sonorités et d’un point de vue contextuel. C’est la première chanson qu’ils décident de nous interpréter pendant ce Drépaction. L’artiste, toujours accompagné de ses musiciens, reprend ensuite Doo avec une telle émotion, que mon regard ne l’a pas quitté un seul instant durant toute cette interprétation. Ce titre exprime tous ses regrets vis-à-vis d’une femme qu’il a longuement aimé, et qu’il aime encore. Enfin, Antonny Drew finit sa représentation avec le titre Yalla Yalla, dont le rythme est bien plus festif que la chanson précédente.

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Randy Jacobson pendant le Drépaction 2014

Yoan Zebina pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Freepon de gravir les marches du podium. Freepon est un artiste évoluant dans un genre soul/jazz créole que j’affectionne tout particulièrement. Vêtu d’un magnifique nœud papillon rouge, l’artiste nous chante alors Dousiné’w, un titre issu de son dernier EP Nu Soul Creole, façon acoustique. Cette chanson, que je connais depuis sa première partie du concert d’E.sy Kennenga au New Morning en janvier 2011, est un titre doux, aux paroles d’un homme épris.

Freepon continue sa représentation avec Vybe Sé Lanmou, Sé Lèspwa !, une sorte de slam chantant, dont l’histoire nous mène à cette réflexion : quelles que soient les embûches de la vie, il faut être positif, garder de l’amour et de l’espoir. Avant de quitter les planches, l’artiste originaire de la Guadeloupe également, propose au public une petite animation durant laquelle il invite ses interlocuteurs à lever la main, à parcourir la scène de gauche et à droite, et à chanter…

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Taïro clôture cette première vague d’artistes venus chanter sur scène. Comme à son habitude, il nous propose un show avec un rythme effrené  ! Taïro commence sa représentation avec le titre Que De Bonnes Vibes (qui commence avec cette phrase : "la vie est chargée tellement de problèmes…") avant de rapidement enchaîner avec Aime La Vie, une chanson massivement chantée par l’auditoire parisien. Accompagné d’une de ses chanteuses de ses chœurs, c’est ensuite le titre Elle veut qu’il reprend, une chanson chantée originellement avec la chanteuse Flya. Taïro finit sa prestation avec sa chanson Une seule vie, qui emprunte le riddim jamaïcain Hold Yuh à l’illustre Gyptian.

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuses accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

A ce moment du concert, Claudy Siar nous annonce les arrivées successives sur scène de Valérie Pécresse présidente du groupe UMP au conseil régional d’Île-de-France et députée des Yvelines, Patrick Karam conseiller régional d’Île-de-France et inspecteur de la Jeunesse et des Sports, Victorin Lurel président du Conseil Régional de la Guadeloupe, George Pau-Langevin ministre des Outre-mer et la Princesse Isabella Orsini accompagnée de Philippe Lavil, les deux parrains de cette cinquième édition du Drépaction. Leur témognage sur scène intervient à l’heure où le dépistage de la drépanocytose n’est toujours pas systématique dans les hôpitaux, alors que cette maladie génétique est celle la plus répandue en France et dans le monde entier, puisqu’elle touche près de 50 millions de personnes à l’heure actuelle.

Comme l’a si bien mentionné Valérie Pécresse : "La drépanocytose est une priorité de santé publique pour tous les français. Il faut aller vers le dépistage universel parce que nous sommes un pays de passages, de migrations et un pays tourné vers la Méditerranée. Nous avons besoin de ce dépistage pour que la drépanocytose recule." (ndlr, la Méditerranée est un des secteurs fortement touché par la maladie). Jenny Hippocrate Fixy, présidente de l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, est également accueillie sur la scène pour faire prendre conscience à l’ensemble de l’auditoire, de ce qu’est le quotidien d’une mère drépanocytaire. D’une voix forte, et très émue, Jenny noux explique son combat contre la maladie, maladie dont a malheureusement hérité son plus jeune fils, Taylor Fixy, qui viendra également les rejoindre sur la scène.

Claudy Siar et Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Patrick Karam et Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Jenny Hippocrate Fixy et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy et Claudy Siar pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant  George Pau-Langevin et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant Claudy Siar, Valérie Pécresse, George Pau-Langevin, Jenny Hippocrate Fixy, Patrick Karam, Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

La Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Difficile de reprendre le show après de pareils témoignages… Et pourtant, tel a été le challenge de DJ Hcue, un artiste qui a fait ses débuts en tant que rappeur dans le groupe KU2H. Il est aujourd’hui connu pour avoir rejoint en 2005, le groupe encore peu connu à l’époque, les Sexion D’assaut. Comme pour nous rappeler son appartenance et sa montée fulgurante au sein de ce groupe, DJ Hcue va alors nous proposer une petite session de remix avec des titres hip-hop, et bien évidemment des morceaux chantés par le groupe Sexion d’Assaut.

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Lylah qui nous fait l’honneur de nous accompagner pour ce concert caritatif. La cause la touche profondément, elle se sentait obligée de répondre présente à cet appel. Repérée en permier lieu dans le groupe Les Déesses, la chanteuse de zouk fait son apparition sur les planches avec le titre On A Changé. Elle nous chante ensuite Un Homme, Un Vrai, chanson visiblement bien connue du public, qui l’aide à reprendre les paroles "Oups ! T’as déconné ! Oups ! Je le sais !

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar nous annonce alors un artiste, arrivé tout juste de New-York pour nous soutenir dans ce Drépaction : T-Micky. T-Micky, de son vrai nom Sandro Marthelly, est le fils de l’actuel président d’Haïti, Michel Marthelly. Michel Marthelly est aussi notablement connu sous le pseudonyme Sweet Micky pour sa carrière musicale par tous les amateurs de konpa, comme mon père.

Et donc, en tant que deuxième grande découverte musicale de la soirée pour moi, T-Micky arrive sur scène avec son piano. Il parvient à captiver toute la salle le temps de nous chanter, parfois en créole, les quelques paroles suivantes : Je perds la tête à cause de ta tendresse… Chéri ou fè ti kèm bat". T-Micky nous interprète ensuite le titre Pou’n alé, toujours accompagné de son clavier. Je dois dire que je suis assez curieuse de voir l’évolution de ce chanteur de la scène émergente konpa déjà n°1 aux Etats-Unis et à Haïti. D’ailleurs, son album sort le 2 juillet. Affaire à suivre donc…

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Singuila qui nous rejoint. Encore une fois, ce Drépaction nous fait profiter d’une richesse en matière musicale assez exceptionnelle. Singuila, que l’on connaît tous pour des titres comme Aïcha ou C’est Trop, nous chante en premier lieu Le Sang Chaud, très vite suivi de Mieux Loin De Moi. L’artiste de R&B termine son show ce soir là avec la chanson Rossignol, extrait de son nouvel album à paraître prochainement Entre Deux.

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila laisse ensuite la place à Soumia, une chanteuse de zouk dont j’apprécie énormément la musique. Elle arrive sur scène, de la manière la plus humble qu’il soit, et nous propose le titre Mes Sentiments, sorti il y a déjà pratiquement douze ans, en 2002. L’artiste féminine nous chante ensuite le titre Reviens.

Alors qu’on pense la voir quitter la scène d’une seconde à l’autre, Soumia est rejointe par de nombreuses femmes venues pour nous présenter également leur combat. En effet, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François et Alyssa Latymi (j’espère n’oublier personne !) arrivent cette fois pour représenter avec Soumia le collectif Unissons Nos Voix, un projet qui vise à lutter contre les violences faites aux femmes. Unissons Nos Voix tente de sensibiliser la population française au nombre beaucoup trop important de femmes qui se font violer dans le pays.

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Stony de monter sur les planches de ce concert caritatif. Elle commence à chanter a capella sa chanson Nouveau Départ, accompagné d’un public bien connaisseur, puisque sa voix résonne à peine plus fort que celles de l’auditoire. Stony nous interprète ensuite Danza Kizomba, qui reprend les rythmes traditionnels de la kizomba, comme son nom l’indique. Puis, s’illustrant aussi dans le dancehall, Stony, plutôt versatile, nous propose An Nou Ay’, un titre qu’elle chante normalement en collaboration avec X Man. J’admire sa capacité vocale à pouvoir évoluer dans des mondes assez différents que sont le zouk, la kizomba et le dancehall.

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Attendu de la gente féminine, c’est ensuite au tour d’Axel Tony de chanter. Il reste sur scène uniquement le temps d’une chanson. Il nous propose ainsi le titre Ma Reine, qu’il chante normalement accompagné d’Admiral T. Juste avant de quitter le podium, Axel Tony raconte à Claudy Siar la raison pour laquelle il juge important de se mobiliser pour aider la recherche contre la maladie.

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Tina Ly complète la liste des artistes bénévoles de ce Drépaction 2014. De sa douce voix, elle commence avec les paroles Maji ja enstalé, Nou dé sa ka roulé… de Nou Ja Palé. Cette chanson nous est offerte de manière acoustique, une version que je préfère pour ma part à la base instrumentale originale d’ailleurs. Tina Ly ne s’arrête pas là, et nous propose ensuite A Tes Côtés, accompagnée d’Ali Angel. Ce titre que l’artiste interprète normalement avec Richard Cavé nous permet d’apprécier la compagnie de ce chanteur et musicien aux multi-facettes culturelles.

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Puis, c’est Methi’s qui nous rejoint sur le devant la scène. Elle dira plus tard, au micro de Claudy Siar, qu’elle ne pouvait en aucun cas refuser cet appel pour participer à ce concert : "La cause est importante, il faut que l’on se sente tous concernés". Methi’s nous interprète deux chansons de manière acoustique, à l’aide de sa guitare. Elle commence ainsi avec Nou Jenn’ avant de reprendre "Sé nou, Lésé labitid pran plis plas ki lanmou, Lésé enstalé pi séparé You and I, You and I" de son morceau You And I.

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Une pause musicale est à nouveau observée de manière à ce que Janine Maurice-Bellay, qui représente le parti Europe Écologie Les Verts, puisse intervenir. Accompagnée d’un de ses collègues, elle nous précisera ici que l’aide de la Région d’Île-de-France pour l’APIPD était à hauteur de 23 000 euros pour ce Drépaction. Claudy Siar en profitera pour inviter le public à prendre conscience que cette aide est phénoménale, et qu’au nom de tous les bénévoles, cette initiative a largement été appréciée.

Après ces discours, Misié Sadik prend possession de la scène. Et quand je dis qu’il a pris possession, je m’exprime littéralement ! Ce chanteur d’origine guadeloupéenne nous a proposé plusieurs titre de sa discographie. Il commence avec des paroles bien pensantes sur les notes d’Azheimer. Puis, il nous proposé Eskizé Mwen, bien en rythme. En tant qu’artiste engagé, il nous proposé une version bien acoustique, mêlant le seul son d’une guitare à sa voix pou On Sèl Kou, avant de terminer son passage sur la scène avec un titre un peu plus dancehall Tout Puissant, dans lequel il reprend les mots : "Sé li ki pli puissant, Li ki pli puissant, Nou pa ka krwè an maléfis, Mèm si nou pa souvan an légliz, Au nom du Père et au nom du Fils, Sé li sèl ka ba nou bénédicsyon".

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteur accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik laisse sa place à Clayton Hamilton, un chanteur né d’un père malien et d’une mère sénégalaise. Je ne connaissais pas du tout son univers musical, et j’ai trouvé son show vraiment plaisant. Accompagné de Maliya Jackson, Clayton Hamilton nous propose d’abord Paradise, avant de nous chanter l’une de ses chansons les plus connues All Night Long. Pour vous faire une idée, Clayton Hamilton possède une voix que je trouve assez proche de celle d’Admiral T : une des bénévoles de l’APIPD qui se trouvait avec moi à cet instant a eu cette même impression que moi d’ailleurs !

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Gage était aussi parmi nous pour ce Drépaction ! Le chanteur, qui a sorti son dernier Soul Revolution en mars de cette année, nous propose tout d’abord le titre Trop Fresh. il continue avec un air bien connu aussi, Viens Danser, une chanson aux sonorités qui rappellent le zouk. Il termine sa prestation devant l’auditoire du Zénith avec son tube Pense À Moi, probablement la chanson qu’attendait toutes les personnes présentes devant le podium. Gage donne donc le relais à Saïk sur scène.

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Saïk, je vais me répéter, est un de ces artistes de la scène antillaise, qui est juste excellent à voir évoluer sur une scène, en live. Dans un rythme effrené, la chanteur originaire de la Guadeloupe enchaîne les hits. Il entre sur scène avec la chanson L’École, qui provient de l’Avè Riddim. Il poursuit naturellement avec You And Me, puis Je T’emmène, avant de prononcer, dans un calme certain l’une de mes chansons préférées dans son répertoire Mamamia. Puis, son show devient complètement fou, complètement électrique ! Saïk nous proposera des morceaux un peu plus dancehall avec par exemple Sexy Swaggarin, Tchenbé Nou, puis finalement Ok.

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Pour des notes beaucoup plus douces, c’est Marvin qui vient nous rejoindre à son tour. Il nous propose en premier lieu le titre Sans Toi, avec un refrain largement repris pour toutes les femmes – je précise les femmes, mais il devait sûrement y avoir quelques hommes aussi, seulement on entendait que leurs voix :’) &ndash de ce Zénith : "Il ne se passe pas plus d’une minute,
Sans que je pense à toi mon amour, Il ne se passe pas plus d’une minute, Sans que je me dise 'C’est pour toujours', Reviens moi…"
. Il continue avec Marionnette avant de reprendre Le Coup de Soleil, une des belles de ses chansons à mon sens, dont il proposera même une version a capella à la fin de sa prestation.

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Dans un genre totalement différent, Kery James nous interprète Banlieusards. Dans un respect tellement absolu du public, Kery James nous propose d’entendre ses vers, accompagné seulement d’un homme au piano. L’auditoire semble retenir son souffle. Et dans un écho, il finira par reprendre, presque en chuchotant, en communion avec le chanteur les mots "Apprendre, Comprendre, Entreprendre, Même si on a mal, S’élever, Progresser, Lutter, Même quand on a mal".

L’homme aux mille textes nous propose ensuite tout son amour pour la femme avec le titre Le Mystère Féminin. D’ailleurs, je dois que cette version, proposée ce soir-là, était encore plus magnifique que celle sortie sur Dernier MC, puisqu’il nous propose sa voix profonde pour réciter son refrain "You will never know, I will never show, What I feel, What I need from you". Avec ce titre, il nous laisse, toujours humble.

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

C’est enfin Kalash qui nous rejoint, en tant que dernier artiste de ce Drépaction. Super attendu du public parisien, Kalash nous propose des titres comme Top A Top, mais surtout comme Pran Piè, une chanson chantée originellement avec Lieutenant, ou encore Libéré Yo. Le martiniquais d’origine nous a même gratifié d’une belle dédicace à Admiral T en reprenant quelques-unes de ses chansons comme Ti Milo ou encore Gwadada. C’est devant un public plus que conquis qu’il invite l’ensemble des artistes présents en coulisse à monter sur scène, et aussi une partie des participants, intervenants comme bénévoles, et la famille de Jenny Hippocrate Fixy, à les accompagner.

Ce Drépaction 2014 était vraiment riche en surprises. Malgré la grève des transports, la fête des pères et le premier match de la France face au Honduras en Coupe Du Monde 2014, l’ambiance était bien présente, et toutes les personnes qui y étaient pourront bien vous le dire : l’organisation de ce concert a vramient été optimale. On espérait faire salle comble comme l’an dernier, mais ce n’était malheureusement pas le cas : toutes les circonstances que j’ai citées au début de ce paragraphe ont clairement pesé dans la balance. On espère juste que l’année prochaine, vous serez tous au rendez-vous, pour nous aider à soutenir ce combat que l’on mène contre la drépanocytose.

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Saïk et Kalash pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

La nocturne du Festival Tropiques en Fêtes

Copyright : Christelle

Vendredi 9 mai dernier se déroulait, à la Foire de Paris, la très célèbre Nuit de la Foire. En cette soirée, comme le veut la coutume, un certain nombre de concerts sont organisés dans l’enceinte de la Foire, pour le plus grand plaisir des parisiens. En compagnie de ma tante, j’ai ainsi assisté à la Nocturne du festival Tropiques en Fêtes, qui réunissait entre autres des artistes originaires des « Tropiques » qui s’illustrent dans des genres de musique assez diversifiés : de la soul, du traditionnel, du jazz, du reggae, du zouk, etc..

J’ai vraiment fait du mieux que j’ai pu pour prendre les quelques photos que vous trouverez ci-dessous. Malheureusement, de mon mètre 61, il m’était très difficile de pouvoir rivaliser avec le public présent, j’étais bien trop mal placée dans la foule ! En revanche, vous remarquerez qu’au fil du temps, je me rapproche peu à peu de la scène, grâce aux départs de certains (peut-être trop fatigués pour assister à l’ensemble du show, merci à eux haha!), et que mes photos deviennent de plus en plus exploitables.

Indy Eka, une valeur montante de la soul

Quand je suis arrivée face au podium de la Foire de Paris, Indy Eka était déjà sur la scène, en train de nous interpréter une chanson de son répertoire. (Je vous propose d’écouter ci-dessous Mama Africa.) Et d’ailleurs, je dois souligner que je pense avoir malheureusement raté le passage d’Ines Khai, une chanteuse originaire de la Guadeloupe, annoncée dans la liste des artistes présents ce jour-là à la Foire de Paris.

Indy Eka est la grande gagnante du Tremplin Soul’R Sessions, un concours organisé par Trace Urban qui a pour objectif final de permettre aux nouveaux talents de la scène musicale émergente de se faire connaître. Ainsi, il regroupe des artistes s’illustrant dans la soul, le R&B, le gospel, et j’en passe. Il est d’ailleurs encore possible d’écouter toutes les prestations des 16 finalistes de ce dernier concours sur le compte SoundCloud de Tremplin Soul’R Sessions (on retrouve parmi eux la chanteuse d’origines martiniquaise et sénégalaise Gaby Diop).

Un univers jazz soul créole avec Florence Naprix

C’est ensuite au tour de Florence Naprix d’entrer sur scène pour nous interpréter deux chansons de son répertoire : Kaz An Mwen et Zétwal An Mwen. Florence Naprix est une artiste originaire de la Guadeloupe. Elle commence très jeune à se passionner pour la musique, avec son amour pour le piano. Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald et Erykah Badu sont d’ailleurs des artistes qui vont très fortement influencer Florence Naprix dans ses choix de carrière.

Quand elle arrive sur la scène de la Nuit de la Foire, Florence Naprix a bel-et-bien l’intention ferme de faire découvrir son univers à son auditoire. Pour ma part, je ne la connaissais que de nom, et je ne m’étais jamais réellement penchée sur ses capacités vocales. Ses deux interprétations ce soir-là m’ont donc permis de compléter ma découvert d’un personnage que j’ai trouvé vivant, chaleureux et engagé. La dernière chanson de son passage sur scène, Zétwal An Mwen, est avant tout une chanson pour redonner de l’espoir. Florence Naprix va alors proposer à son public d’entonner avec elle le message puissant : Pa lagé / Fò’w kenbé (Ne lâchez rien, tenez bon!, sous-entendu face aux épreuves de la vie).

Le zouk fortement représenté par Yoan, Warren et Fanny J

En effet, le zouk avait pleinement sa place dans cette Nocturne du Festival Tropiques en Fêtes, car après tout, ce genre musical tire bien son origine des « tropiques ». C’est ainsi, Yoan, qui tient le rôle de l’élément déclencheur ici. En entendant sa chanson, et son nom, j’ai tout de suite pensé ne pas du tout connaître cet artiste (au vu de ma terrible affection du zouk…), mais pourtant, il y a bien longtemps que Yoan est dans le monde de la musique. Ce chanteur, à la voix mémorable, a longuement fait partie du groupe Trade Union, connu entre autres pour ses chansons Quand On Aime et D’un mot, mais surtout pour sa collaboration avec Booba sur le magnifique titre Au Bout de Mes Rêves (l’un des rares que j’aime de ce rappeur français d’ailleurs, je sais, je sais…). Yoan est donc venu sur scène nous présenter ce soir Emmène-Moi, en nous promettant de revenir bien vite sur le devant de la scène musicale avec un nouvel album prévu pour septembre 2014, et une collaboration à venir avec Kalash.

C’est ensuite au tour de Warren d’entrer sur la scène, sous les forts applaudissements de la gente féminine. Comme à son habitude Warren a réussi à captiver l’ensemble de son auditoire. Je serais, pour ma part, bien incapable de vous dire le titre de la chanson qu’il a interprété ce soir-là, mais force était de constater que toutes les paroles de celle-ci était connues par cœur de l’auditoire parisien (et de ma tante…). Il a introduit ensuite l’une de ses collaboratrices de prédilection dans le domaine : Fanny J.

Fanny J possède un nombre de fans qui augmente avec le temps. Elle est arrivée sur scène, tout sourire, pour nous proposer de partager quelque chose qui lui tenait véritablement à cœur. C’est ainsi qu’elle nous offre le titre Aucune Larme, une chanson de son nouveau répertoire, encore méconnue, puisque pas encore commercialisée à cet instant. Elle nous explique dans le contexte de cette chanson, que malgré les épreuves qu’elle a connues depuis le début de sa carrière, et que malgré les médisances ou autres broutilles de ce genre, elle est reconnaissante pour tout l’amour qui lui a transmis son public jusque là. Très émue, elle nous propose alors cette chanson, non sans larmes, et finit sa représentation en nous précisant qu’elle travaille actuellement sur la préparation d’un nouvel opus.

Un aperçu de la richesse culturelle de Victor O

Victor O, chanteur d’origine martiniquaise à la douce voix, était également un invite de cette Nuit de la Foire parisienne. Comme ce dernier vient tout juste de sortir son deuxième album Diasporas, il en a profité pour nous interprété le titre phare de cet album de manière inédite Diasporas. C’est ce titre que j’ai filmé et que vous retrouverez donc ci-dessous.

Son passage sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes ne s’est pas terminé sur ces notes. Victor O nous offre ensuite un puissant Vini Dou, en mode force tranquille. Le public, d’autant plus connaisseur cette fois, accompagne le chanteur en reprenant les paroles du refrain : Vini dou, Mwen bizwen touché fon tchè’aw, Pa di mwen non non non non, Ou sav ke mwen lov de vou, Lanmou sé an bagay ki dou, Fodré ké ou sonjé sa, Pa di mwen non non non non, Tou sa ou lé mwen ké sa ba’w ». Ce titre, l’un de mes préférés du répertoire de ce chanteur de mon île, est posé sur le rythme d’une guitare acoustique, d’une guitare basse et d’autres percussions nous rappelant le kompa made in Haïti.

Joëlle Ursull, marraine du Festival Tropiques en Fêtes

Eh oui ! Jöelle Ursull ! Comme elle l’a si bien dit, pas sûr que les jeunes demoiselles de 15 ans présentes devant la scène de ce concert plein air, soit bien au courant de qui elles avaient sous leurs yeux… Mais c’était un plaisir d’apprendre que Joëlle Ursull était tout simplement la marraine de cette soirée. Elle nous a interprété plusieurs chansons tirées de sa discographie. Juste gracieuse, elle arrive sur scène une première fois habillée d’une jolie robe noire mettant toutes ses formes en valeur, pour nous chanter entre autres White and Black Blues.

Un peu plus tard, notre marraine revient avec un afro sur cette scène, cette fois dans le but de bien relancer le dynamisme de la soirée, malgré la pluie, avec son titre Amazone. Avec cette chanson, Amazone, elle nous invite à l’accompagner vocalement sur des rythmes bien connus du grand public.

Une touche de soul avec Gage, Vigon, Bamy, Jay et Yoann Fréget

Au vu de l’affluence qui lui était réservée, Gage était massivement attendu par les personnes présentes ce soir-là à la Nocturne de la Foire de Paris. Cela faisait un moment que je n’avais pas spécialement entendu parler de lui, et c’était assez rafraîchissant de le découvrir en live. C’était la première fois que je le voyais en live. Sa voix est tout simplement magnifique. Gage nous propose l’un des titres qui l’a rendu célèbre Pense A Moi, mais aussi Vient Danser par exemple. Gage nous présentait son nouvel album Soul R.Évolution sorti le 3 mars dernier.

C’est ensuite aux incroyables Vigon, Bamy, Jay, qui composent un groupe souvent surnommé à juste titre Les Soul Men – surnom qui fait aussi référence au nom de leur dernier album – de mettre un rythme fou sur la scène dédiée à cette nocturne du festival. Les trois chanteurs, ayant tous accomplis à leur manière d’illustres choses dans le monde de la musique, nous proposent alors un show complètement ancré dans la musique soul/gospel américaine. Ils ont dépensé, ce vendredi, une telle joie de vivre que le public s’est massivement rapproché des planches. Je ne connaissais d’ailleurs pas du tout leur univers, et les deux seuls morceaux extraits de leur répertoire ce soir-là, m’ont rendue extrêmement curieuse à leur sujet !

Ils nous ainsi interprétés Soul Man reprenant naturellement la phrase I’m Soul Man. Vigon, nous invite à crier avec lui un terrible « Aaayyyyy » avant de reprendre le tube planétaire Stand By Me de Ben E. King, et donc nous encourageant à implorant avec eux la fameuse darling "So darling, darling / Stand by me, oh stand by me / Oh stand, stand by me / Stand by me". Je ne savais pas du tout qu’ils seraient présents ce soir-là, mais ils m’ont littéralement fait sourire !

Enfin, Yoann Fréget pour clôturer le spectacle (ou en tout cas, pour moi) ! Yoann Fréget est le gagnant de la deuxième édition française de The Voice. Pour ma part, je n’ai pas du tout suivi ce programme, et donc je ne connaissais pas du tout l’univers artistique de ce chanteur. C’était une chouette découverte, parce que, pour tout vous dire, je m’apprêtais à prendre le chemin du Tram pour rentrer chez moi, et sa voix, m’a touché, et je suis donc restée le regarder ! Il nous chante une première chanson dont je n’ai pas retenu suffisamment de paroles pour vous dire ce que c’était… mais nous interprète ensuite un powerful Couleurs love. Yoann Fréget nous invite ainsi à être plein d’amour les uns envers les autres, et son refrain reprend les mots suivants : On a chacun le pouvoir, De changer le cours de l’histoire, Et soudain se voir, Couleur lo-lo-lo-love, Comme les passants qui s’étalent, Et vont peindre les étoiles, Pour que les soleils toujours dévalent, Couleur lo-lo-lo-love. Yoann Fréget est arrivé tel un ovni, et nous a entièrement fait partager son amour pour la musique.

La Nocturne du Festival Tropiques en fêtes se termine ici pour moi. C’était un lot de bonnes surprises, accompagné d’artistes que je connaissais déjà, que j’ai tout autant apprécié à redécouvrir en représentation musicale.

Indy Eka

Indy Eka

Florence Naprix

Florence Naprix

Florence Naprix

Florence Naprix

La présentatrice

Yoan

Warren

Warren

Warren