Busy Signal au Cabaret Sauvage

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Aujourd’hui, j’ai eu la chance de pouvoir assister au concert de Busy Signal au Cabaret Sauvage de Paris. Le premier invité surprise de ce show était Lieutenant. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Lieutenant est un chanteur de dancehall originaire de la Martinique. Il commence à chanter dans des sound systems aux côtés de Saël, African T, Dahona et Ices Matter. Il participera d’ailleurs au projet Saël and Friends en 2001. Mais c’est la mixtape Dancehall Teworist qui lui confère sa notoriété sur la scène martiniquaise grâce au titre 9 millimètres en duo avec Byronn. Aujourd’hui, Lieutenant revient avec un premier album sorti en juillet 2010 sous le label Don’s Music : Dancehall Anarchy. Vous y trouverez de nombreux featurings avec des artistes tels que Kalash, Mali, Pleen, Valley…

Ensuite, Maikal X, qui selon moi, mérite vraiment d’être mieux connu, attaque la première partie du concert comme on l’avait annoncé. Il démarre son show avec The Warning. Il a vraiment une grand présence sur scène, et ses chansons sur des riddims un peu plus connus comme So Much (Here I Am), Bear With Me (Changes) ou encore Get Away (Police In Helicopter) retiennent l’attention du public. Il aura su faire partager son talent et faire apprécier sa voix en or. Pour info, Maikal X commence sa carrière musicale au sein du groupe Postmen, un groupe de reggae/hip hop des Pays Bas avec des titres tels que Cocktail ou U Wait. Maikal X quitte le groupe en 2004 pour débuter une carrière en solo. En 2008, il signe chez Rock’N’Vibes. Son premier single The Best In You est un énorme succès et se retrouve sur l’une des plus importantes compilations reggae, le Stricly The Best Vol.40 (VP Records).

Accompagné du groupe Hi Voltage Band (qui est juste EXCELLENT), Busy Signal fait son entrée avec Not Going Down (Ice Breaker) sur la scène du Cabaret Sauvage. Il poursuivra rapidement avec Badman Place et Full Clip (Anger Management). Puis, il enchaînera avec Step Out, So Busy, Loaded et Hey Girl (Final Warning). C’est avec un rythme effrené que Busy Signal nous interprète Pon Di Edge (Chromium), Mek she Stamma (Day Rave), Dah Style Deh (accompagné de deux demoiselles habillées en tenue de soubrette, Up In Her Belly et Tic Toc. Vient alors une partie plus calme avec les morceaux Tightest (Miss Independent), Take You To Jamaica (Smoke Some High Grade), l’irrésistible Jamaica Love et These Are The Fuck*** Days. L’orchestre très polyvalent va même nous jouer une bref extrait de la version instrumentale de This Love de Maroon 5. Mais déjà, Busy reprend son répertoire avec Unknown Number (Private Call) et Hustling (Baddaz). L’une des parties les plus attendues arrive avec Night Shift (Sweet Love) et . Suite à ça, un petit retour dans le passé nous est proposé avec en introduction Dat Mi Love (Boops) suivi de Zungu Zeng emprunté à King Yellowan, Tie and Dye Face (Bam Bam 2k9), Dem A Bleach (Bam Bam) emprunté à Nardo Ranks, What a Bam Bam de Chaka Demus et Pliers et Too Much Guns (Petty Thief). Je dois dire que l’artiste nous offre des toats juste impressionnants ! Suite à No Escape (Shoot Out), un hommage à Gregory Isaacs décédé le 25 octobre dernier est rendu. Busy Signal nous interprète Rumours, Hard Drugs, My Number One et bien évidemment Night Nurse. L’artiste enchaînera avec Cool Baby, Picante, Gal Bounce (We No Speak Americano) et Pon Me (Pon Di Floor). Le final aura lieu sur Burial Spot, Hands Up et Nah Go A Jail Again. Et c’est ainsi qu’après plus d’une heure quarante de show, Busy Signal quitte la scène sous une pluie d’applaudissements.

Revivez en vidéos l’ensemble du concert de Busy Signal. UNE ASTUCE : Vous pouvez sélectionner la vidéo que vous souhaitez visionner en cliquant sur le bouton « Playlist » de YouTube.

Gregory Isaacs est mort

Malia T

Gregory Isaacs est décédé ce matin à Londres à l’âge de 59 ans des suites d’un cancer du foie. Surnommé le « Cool Ruler », il restera le pionnier du Lover’s Rock, un reggae doux parlant d’amour et ayant des sonorités romantiques.

Gregory Isaacs est né dans les quartiers de Kingston (Jamaïque) en 1951. Comme beaucoup d’autres à son époque, il commence sa carrière musicale en participant à différents concours de chant tout en faisant le tour des producteurs. Il enregistre chez Rupie Edwards’ Success Records dans le début des années 70. Sa première chanson « Another heartache » date de 1968, et préfigure son penchant pour les thèmes lovers.

Il crée son propre label de musique, African Museum, en 1973 avec Errol Dunkley afin de reprendre le contrôle financier et artistique de son propre travail. Il continue en parallèle d’enregistrer pour d’autres producteurs dans le but de financer son label. Il apparaît dès lors comme un véritable crooner, et sa voix est inimitable.

En 1980, Gregory Isaacs est une vraie star du monde du reggae, en tournée au Royaume-Uni et aux États-Unis. Et quand en 1982, il sort l’album Night Nurse chez Island Records, sa chanson du même titre devient un tube international, ce qui lui confère son statut d’emblème du Lover’s Rock. Aujourd’hui, le monde du reggae est en deuil. Rest in peace Mr. Isaacs.