Second Souffle de Saïk

SAIKofficiel

Saïk a sorti son dernier album, Second Souffle, le 8 juillet 2013. Ce chanteur originaire de la Guadeloupe nous offre pas moins de 23 titres avec ce nouvel opus ! Les morceaux qui composent cet album traitent de nombreux sujets comme l’amour, l’unité, la vie dans sa compsition générale, le combat à mener dans son quotidien et l’espoir. Cet album touche à l’univers très dancehall de cet artiste qui a longtemps figuré dans le milieu underground, mais aussi au reggae, à la soca et au rap avec cette collaboration avec Sadek notamment.

Personnellement, je retiens de Second Souffle tout cet univers musical qui rappelle sans cesse les Antilles françaises. On y entend parfois, les oiseaux et la mer – dans You And Me notamment – ou encore le carnaval, comme dans ce titre chanté avec l’aide de Destra Garcia. On aurait pu croire qu’en 23 morceaux, une flopée d’artistes serait présente pour aider le chanteur à accomplir sa mission, mais la carrière de Saïk parle aujourd’hui d’elle-même, et seulement cinq des chansons figurant sur l’album ne sont pas interprétées par le chanteur en solo. Je vous encourage donc à découvrir cet album plutôt moderne et entraînant de cet artiste. Second Souffle est, à mon sens, l’album le plus abouti de la discographie de Saïk.

Chronique détaillée de 'Second Souffle'

Second Souffle démarre avec le titre Surviv’, une chanson au tempo plutôt calme. Dans cette chanson, le chanteur originaire de la Guadeloupe traite notamment de sa foi en Dieu pour l’aider à affronter toutes les difficultés de la vie. Cette chanson a pour but de redonner espoir aux personnes découragées et d’apaiser les tensions qu’il peut y avoir dans notre société. Il s’agit de survivre malgré les préjudices que l’on peut subir. Personnellement, c’est le piano, qui comme à son habitude, me touche le plus.

La deuxième chanson de cet album Lan’Nuit Kon La Jouné fait également partie de mes préférées. Saïk y parle de construire un avenir, un empire avec une femme, celle qui fait "battre son cœur la nuit comme la journée". Ce titre est une description de toutes ces bonnes émotions que lui font ressentir cette personne qui lui est chère. Il déclare que c’est la toute première fois qu’il éprouve ces sentiments et inclut dans les paroles un nombre étonnant de métaphores. Il est par exemple question de rêve, de soleil après l’orage ou encore d’envoûtement.

Dans une thématique toujours aussi passionnée je dirais, on retrouve Laissé yo palé. A nouveau, le chanteur y parle de ses sentiments, en y ajoutant cette fois la notion des méfaits que les "autres" peuvent apporter dans la vie de couple. Dans ce titre, Saïk décrit la jalousie de certains vis-à-vis de sa relation, et le principal conseil qu’il adresse à celle qui partage sa vie, est de laisser couler les paroles des gens. Il ne laissera jamais, il veut simplement pouvoir se réveiller auprès d’elle tous les jours.

Le premier morceau dancehall de l’album est la piste numéro 4 de cet album. What’s Up est un morceau pour l’amusement et la détente, comme Saïk le définit lui-même. La base instrumentale de cette chanson est assez marquée, comme le sont les pas d’un soldat, ce qui confère à cette chanson une atmosphère assez combative.

Gimme Di Wine est le premier titre de cet album dans lequel Saïk est accompagné d’autres voix. Ainsi, ce morceau est une collaboration entre lui, Young Chang MC et Riddla. Ensemble, ces trois chanteurs reprennent à nouveau un thème plutôt léger. La chanson, d’un point de vue rythmique, est cependant très appréciable compte tenu de la basse bien travaillée présente ici.

Je vous en parlais hier dans mon article concernant le concert de Natty Jean, Yaniss Odua et Saïk à Cergy, You And Me a été l’un des hits les plus marquants de la discographie du chanteur guadeloupéen. En effet, cette chanson, sortie en 2011, a donné naissance à un clip haut en couleurs du chanteur, qui au-delà même de la portée significative de la chanson, a apporté une certaine visibilité de nos îles caribéennes à travers la toile. Et c’est toute cette poésie qui est appréciable.

C’est cette fois la guitare sur Partir Là-Bas qui apporte à la chanson toute son importance. Saïk y parle de son envie de partir se construire une vie, malgré les attachements familiaux qu’il peut avoir sur son île natale. Il décrit son envie de voyages, de fuir parfois, de son envie de changer d’air, et surtout de se bâtir une vraie destinée.

Probablement la chanson que je préfère sur cet album, Mamamia possède un tempo lent. Ce titre, presque triste, commence sur les sonorités d’une guitare électrique avant que se joignent les autres instruments au décor musical. Le souffle de Saïk semble ininterrompu ici, et le discours qu’il donne laisse entendre que la relation sentimentale que l’homme qu’il incarne vit actuellement n’est pas saine.

Dans Je Mène Ma Vie, la première voix féminine de cet album fait son apparition : on redécouvre ici Kenza Farah. Cette chanteuse, connue notamment pour sa collaboration avec Busy Signal sur le titre La Nuit, ou encore pour sa reprise de One By One de Laza Morgan, pose un couplet tout en douceur dans lequel elle déclare se battre jour après jour pour réussir dans la musique.

Dans un tout autre genre, Sadek – que personnellement je ne connaissais pas jusqu’alors – accompagne Saïk pour Like A Winner, déjà la dizième chanson de cet album assez complet. Ensemble, ils défendent leur combat quotidien et les sacrifices auxquels ils doivent faire face pour arriver à se créer une place dans leur milieu. La vie est éphémère, leurs objectifs sont précis, alors ils se donnent les moyens pour y arriver coûte que coûte.

Handzup, morceau plutôt dancehall, est une chanson dans laquelle Saïk parle de sa capacité à composer ses propres textes. Cette chanson, qui ne m’a pas particulièrement emballée, est à l’image, d’Info Ou Intox, le prochain titre de l’album, en termes de sonorités. Au niveau du contenu, celle-ci est cependant bien différente du titre prédécesseur. Saïk appelle à la vigilance face aux rumeurs et autres futilités rapportés par untel.

Dans All Night, le piano refait surface en puissance. Cette chanson est particulièrement sensuelle. C’est au cours de celle-ci que pendant son concert à l’Observatoire de Cergy, Saïk a fait appel à une des demoiselles qui l’accompagnait, pour jouer le rôle de sa dulcinée. Je vous laisse vous faire une propre idée de ce titre par vous-même. ;)

Chanson sortie en 2012, Je T’emmène est également ajoutée à la traklist de cet album. Dans cette chanson, Saïk, une nouvelle fois charmeur, prononce des mots doux à l’attention de celle qui partage sa vie. Encore, une fois, c’est toute cette atmosphère rappelant les îles que j’aime. En termes de sonorités, cette chanson est reposant et à la fois bien rythmé.

Fly Away est un titre entièrement dancehall. Dans ce morceau, le chanteur parle de l’envie de son amante de s’envoler, dans le sens où elle veut profiter de la vie et voyager. Un peu à l’instar de Krys dans Bootyshake, Saïk propose quelques secondes durant lesquelles le rythme de la chanson s’intensifie et il chante incessemment les mots "Baby, baby, baby, fly away".

Avec Poum Poum Poum et S.A.Ï.K., deux morceaux dancehall, Saïk traitent de sujets moins sérieux, mais dans lesquels ses talents de véritable toasteur sont bien souvent démontrés. Il y parle par exemple de son omniprésence sur la scène musicale malgré ce qu’ont pu dire les médias ou les gens de son entourage : "Mwen ka changé texture, ékri yan dé textes durs, a ski parè sé mwen yo té vlé exclure".

Saïk s’accompagne de Destra Garcia pour une chanson de carnaval du nom de Karibean Island. Destra Garcia est une auteure/compositrice de soca originaire de Trinidad & Tobago. C’est donc naturellement qu’elle apporte sa voix à ces résonances de divertissements carnavalesques, pour "mash up di place". Une jolie collaboration mettant la Guadeloupe et Trinidad en relief.

Admiral T rejoint son petit frère de cœur sur son dernier album pour le titre Dancehall Evolution. Ensemble, c’est un nouveau titre plutôt dancehall qu’ils nous offrent. Cette chanson sortie en 2012 propose aussi son lot de métaphores assez imagées de la part des deux artistes. Ils étaient d’ailleurs en concert ensemble le samedi 16 novembre dernier à Brunoy (91) – ma sœur, qui y était, a passé un moment exquis selon ses propres mots.

Viv La Vi propose un retour au calme fulgurant. Cette chanson rappelle à son tour le caractère éphémère de la vie. Il faut profiter autant que possible de la vie, car celle-ci ne tient qu’à un fil. Les aspects négatifs ne doivent pas prendre le dessus sur les petits bonheurs que nous offre la vie. C’est probablement le morceau où la batterie a le rôle le plus important, tant c’est ici l’instrument qui donne l’intonation de la chanson.

Le dernier morceau supra dancehall de cet album est Mic An Mwen. Il précéde le titre Unis, une chanson pleine d’amour qui appelle à l’unité. Ce titre me touche particulièrement , car encore une fois, le chanteur décide d’utiliser le piano comme base à part entière de l’accompagnement musical de sa voix. Aussi, les paroles de cette chanson, sont plutôt bien écrites : "Mé nou préféré konté si l’asistana, Ta la ka tiré si ta la, Krim banal, Konbien moun ka mò asi Tè la, Man toujou gadé espwa ké an jou nou ké rivé chanjé…".

La dernière chanson de cet album est Piblik An Mwen. Un choix judicieux de l’artiste car les paroles de ce morceau ont été écrites dans le but de saluer le soutien inconditionnel du public qui accompagne le chanteur. Saïk est reconnaissant envers toutes les personnes qui l’encouragent à continuer dans cette voie. Il ouvre son cœur à son public en le remerciant de la plus belle manière qu’il soit.



TRACKLIST :
01 – Surviv’
02 – Lan’Nwit Kon La Jouné
03 – Laissé Yo Palé
04 – Whats’ Up
05 – Gimme Di Wine featuring Young Chang & Riddla
06 – You And Me
07 – Partir Là-Bas
08 – Mamamia
09 – Je Mène Ma Vie featuring Kenza Farah
10 – Like A Winner featuring Sadek
11 – Handzup
12 – Info Ou Intox
13 – All Night
14 – Je T’emmène
15 – Fly Away
16 – Poum Poum Poum
17 – S.A.Ï.K.
18 – Karibean Island featuring Destra Garcia
19 – Dancehall Evolution
20 – Viv La Vi
21 – Mic An Mwen
22 – Unis
23 – Piblik An Mwen

Interview de Laza Morgan

christelle.

Laza Morgan est un artiste originaire de la Jamaïque aux multiples facettes. Fils du célèbre Denroy Morgan, immense chanteur et musicien jamaïcain, il a passé son enfance entre les Etats-Unis et la Jamaïque, bercé par les rythmes de la musique. A l’aube de la sortie de son premier album en tant qu’artiste solo, il a accepté de répondre à mes questions, pour mon grand plaisir.

Pensez-vous que votre famille qui est ancrée dans le monde musical, que votre père, vos frères et sœurs, Morgan Heritage, ont apporté quelque chose de spécial dans votre carrière ?

Oh oui ! Ma famille m’a apporté des choses vraiment spéciales dans ma carrière d’artiste solo car la plupart de mon développement musical, je l’ai fait avec Morgan Heritage. J’ai été dans un jeune groupe aussi avec d’autres membres de ma famille, LMS. J’ai aussi fait plusieurs scènes autour du monde avec Morgan Heritage, et avec mon père. Vous savez, j’ai énormément appris de mon père et de Morgan Heritage. Ils ont fait énormément pour moi, pour ma carrière aussi bien en tant que groupe, qu’en tant qu’artiste solo.

Vous avez créé votre premier groupe musical avec votre frère, The Dredz. A quel moment avez-vous su que vous aurez votre pierre à apporter dans le monde de la musique ?

Eh bien, j’ai grandi dans une famille où la musique a une place vraiment importante. Je suis tombé amoureux de la musique à un très jeune âge. Ma vraie première influence musicale a été le hip-hop. Mon père m’a fait découvrir le reggae et le dancehall alors que j’étais adolescent. Et comme vous le disiez, mon frère et moi avons formé le groupe The Dredz pendant cette période. Nous avons été en Jamaïque, nous avons fait plusieurs scènes. Toute cette expérience fait partie de mon évolution musicale : faire des concerts avec LMS, Morgan Heritage, Gramps Morgan… C’est vraiment quelque chose de spécial vous savez.

Quelles genres musicaux et/ou artistes ont influencé votre musique à cette époque ?

Il y a eu beaucoup d’influences différentes dans ma musique, car j’ai à la fois grandi aux Etats-Unis et en Jamaïque. J’ai écouté beaucoup de genres de musique différents. J’écoute beaucoup de R&B, de hip-hop, beaucoup de pop et de reggae bien sûr, car le reggae c’est la "base". Ce que vous retrouvez dans ma musique en tant qu’artiste solo est un mélange de tout ces genres. C’est vraiment international, une fusion entre le hip-hop, le pop, le R&B…

Je me souviens du temps où vous étiez dans le groupe LMS avec votre frère et votre sœur, à l’époque où vous chantiez « Zion gates » par exemple…. Pouvez-vous nous dire comment s’est passé votre entrée dans le monde du reggae ?

Cet album justement, Zion Gates, a été le second album du groupe LMS. A cette époque, nous travaillions avec Philip ‘Fattis’ Burrel, un illustre jamaïcain, du label X-terminator. Il a aussi produit des artistes comme Sizzla, Luciano, Mikey General… Donc à cette époque, nous avons eu la chance de profiter de beaucoup d’expérience, de l’expérience de vrais chanteurs roots/reggae, des artistes importants en Jamaïque.

LMS a sorti quatre albums dont ‘Reality Check’ et ‘London to Paris’, et a fait le tour du monde à plusieurs reprises avec Morgan Heritage. Comment exploitez-vous cette expérience dans votre carrière ?

Toutes les choses que j’ai apprises avec LMS et en faisant des scènes avec Morgan Heritage, ça m’a permis de m’équilibrer. Ça m’a rendu fort pour devenir un artiste solo. Toutes ces expériences, travailler avec différents producteurs, faire des concerts, ça m’a réellement permis de savoir comment prendre soin de moi en tant qu’artiste solo, car nous avons énormément travaillé et nous avons essayé de traiter les gens qui nous écoutent avec respect. Toutes ces expériences m’ont réellement aidé à devenir un artiste solo.

Pourquoi avez-vous choisi de commencer une carrière en solo ?

Eh bien, c’était une chose dont notre père, Denroy Morgan, nous a toujours parlé dès notre plus jeune âge parce qu’il voit chacun de ses enfants comme des individus à part entière. Il voit des choses spéciales pour chacun d’entre nous. Il avait l’habitude de nous dire que nous devrions tous penser un jour à faire des projets en solo. Vous savez, nous avons tous commencé à faire de la musique en famille, dès le plus jeune âge. Et donc, il nous a toujours dit que chacun des membres de LMS devrait se reconsidérer en tant qu’artiste solo et pas seulement en tant que membre d’un groupe. Morgan Heritage a toujours été un groupe, LMS comme vous le disiez un peu plus tôt, a commencé par The Dredz : je chantais avec mon frère et nous avons ensuite décidé de monter notre groupe. Mon père voyait de grandes choses pour chacun d’entre nous et nous a conseillé de travailler en solo un jour. LMS a sorti quatre albums et je me suis dit "Ok, passons aux projets en solo".

Est-ce que le temps où vous chantiez avec vos frères et sœurs vous manque ?

Oh oui ! Biensûr que ça me manque ! Ça m’a rendu fort parce que quand nous faisions des scènes, des lives, j’avais toujours quelqu’un sur ma gauche et quelqu’un sur ma droite. Dans un groupe vous savez, quand vous avez votre frère et votre sœur, c’est comme si vous aviez des épaules sur lesquelles se reposer. En tant qu’artiste solo, tout repose sur moi : tous les yeux sont tournés vers moi. Mais ça a des bons côtés aussi ! Je réaliserai un autre projet LMS bientôt, dans le futur.

Comment décrireriez-vous votre musique personnelle ?

Ma musique personnelle est un mélange de pop, de hip-hop, d’R&B dont la base restera toujours le reggae. C’est, à mon sens, ce qui rend ma musique internationale.

De nos jours, où trouvez-vous votre inspiration pour écrire vos chansons ?

Je tire la plus part de mon inspiration de ma vie, je fais le vide dans ma tête, je me laisse traverser par l’esprit, je le laisse me donner de bonnes vibrations. Quand je suis au studio avec les producteurs à créer de la musique ou quand nous réalisons les mélodies sur nos claviers, nos guitares, celles-ci touchent mon esprit… La vie est la meilleure des inspirations. Donc je dirais que mon inspiration vient de là, elle vient de ma positivité.

Comment décrireriez-vous vos chansons à quelqu’un qui n’aurait jamais entendu parler de vous ?

Je décrirai mes chansons comme des chansons d’amour. Je parle toujours d’amour.

Comment sont nées vos collaborations avec Alexandra Burke et Tifa ?

Ce sont deux artistes avec lesquelles j’ai adoré collaborer. Premièrement Alexandra Burke est une artiste britannique. Cette collaboration est née grâce à un label, son label, qui est venu à ma rencontre pour que nous fassions un duo ensemble. Quand j’ai entendu pour la première fois sa chanson, je me suis dit "Wahou !". Je l’ai ensuite rencontré, et apprendre qu’elle a des origines jamaïcaines a été une véritable surprise pour moi. Cette collaboration a été super ! Nous avons sorti la chanson Start Without You et elle a été #1 en Grande-Bretagne, ça représente quelque chose d’énorme pour moi.

Et Tifa ! Tifa est une jeune femme artiste et deejay jamaïcaine. Alors que j’étais en Jamaïque, je l’ai vu pour la première fois au Reggae Sumfest, chanter sur scène. J’ai tout de suite adoré son style. J’ai donc tout de suite souhaité collaborer avec elle, et nous avons travaillé ensemble. Cette chanson s’appelle "Love me too" et est sortie en Jamaïque. Elle a vraiment de bonnes vibrations.

Comment s’est passé votre participation pour le film de Disney « Sexy Dance 3 » ?

Ça a été ma première chanson en tant qu’artiste solo. Cette chanson appelée This Girl est sortie pour le film de Disney "Sexy Dance 3 3D". Et ce single m’a vraiment ouvert beaucoup de portes, nous avons fait un clip pour cette chanson, et elle a eu des millions de vues. Du coup, beaucoup de personnes ont connu Laza Morgan en tant qu’artiste solo grâce à cette chanson. Cette chanson m’a permis d’enregistrer pour Elektra Records, et donc, cette chanson est vraiment spéciale pour moi.

Pouvez-vous m’en dire plus sur le titre « One by one » ? Comment s’est passé votre collaboration avec Mavado ?

A l’époque où nous avons enregistré This Girl, j’enregistrais également One By One. C’était mes débuts en tant qu’artiste solo, et c’est grâce à un travail commun avec mon producteur que nous avons pu réaliser One By One. Elle a été la chanson préférée de ma production. Un jour, mon manager m’a envoyé un message me demandant avec quel artiste jamaïcain j’aurais voulu chanter en duo. Puis, il m’a demandé si Mavado ça me plairait, je lui ai répondu "Mavado !!! Oh oui !!". Parce deux ans avant cet épisode, j’étais en première partie du concert de Mavado à Atlanta et on avait beaucoup discuté ensemble. Et nous nous étions dit "Un jour, nous devrions faire une chanson ensemble". Et c’est arrivé deux ans plus tard donc "Praise to Jah" et "Big up Mavado !". J’ai entendu la chanson et c’était comme mettre de la crème sur un gâteau vous savez, je l’ai énormément remercié !

En France, nous connaissons deux autres versions de cette chanson, une avec Gizmo, l’autre avec Kenza Farah. Que pensez-vous de ces morceaux?

Ça réchauffe vraiment mon cœur de savoir que One By One a traversé les frontières jusqu’à la France, jusqu’aux personnes habitant en France. Les Français adorent cette chanson. Et la version de Gizmo a été un réel big up pour moi parce que Gizmo est un jeune rappeur de la communauté française et j’adore son style. Je l’ai rencontré, et il était super sympa : tranquille et disponible. C’est comme s’il était mon petit frère de cœur… Et Kenza Farah est une grande chanteuse, je sais qu’elle a un bel avenir devant elle. Elle est vraiment connue en France. Ces deux versions apportent un autre niveau à ma musique. Ça l’a rend plus forte. Kenza et Gizmo touchent deux mondes, deux univers différents et c’est une bénédiction pour moi en tant qu’artiste de pouvoir les avoir tous les deux sur mes enregistrements.

Vous avez eu la chance de pouvoir partager la scène avec beaucoup d’artistes différents. Que gardez-vous de ces rencontres ?

Eh bien, j’apprécie les rencontres d’artistes car nous partageons de bonnes vibrations. J’aime voir ce qu’ils représentent sur scène, voir comment on partage ensemble sur podium. Et partager toutes ces choses avec ces artistes, des amis, est un sentiment particulier car nous travaillons tellement pour réaliser de la bonne musique. Pouvoir jouer à la lumière, sous les projecteurs est un autre niveau dans la musique. et j’adore avoir l’opportunité de chanter auprès de grands chanteurs et voir de l’énergie se dégager… On partage des énergies positives !

A quelle place positionnez-vous la Jamaïque dans vos textes ?

La Jamaïque sera toujours présente dans les paroles de mes chansons. Elle sera toujours la base de ma musique parce que je pense tous les jours à la Jamaïque et je pense à mes amis jamaïcains. Je viens de la Jamaïque, le reggae vient de la Jamaïque et donc, je veux plaire aux jamaïcains avant tout. Je penserai toujours à mon île.

Parmi votre répertoire, quelles seraient les chansons que vous aimeriez qu’une personne qui ne connaît pas votre musique écoute en premier ? Et pourquoi ?

Je voudrais que les personnes qui ne connaissent pas mes chansons commencent par écouter This Girl car c’est la première chanson que j’ai créé en tant qu’artiste solo. Ils doivent d’abord écouter This Girl puis écouter One By One. Ces chansons racontent l’histoire de l’homme, Laza Morgan.

Qu’avez-vous prévu pour les mois prochains ?

Pendant les mois à venir, je vais finir de produire mon album, finaliser ses derniers arrangements et préparer sa sortie. Aussi, je ferai plusieurs scènes au Canada, quelques shows dans la Caraïbe, en Guadeloupe, en Martinique… J’ai beaucoup de travail pour les prochains mois !

Pouvez-vous m’en dire plus sur votre futur album ?

Mon futur album possèdera plusieurs featurings. J’ai travaillé avec plusieurs artistes différents. Je travaille aussi avec de nombreux chanteurs français : Colonel Reyel et Krys, d’excellents artistes originaires de la Caraïbe. Je travaille aussi avec des chanteurs de hip-hop français, et pas mal d’artistes américains. J’ai un duo avec B.o.B, et j’espère avoir la chance de chanter avec Bruno Mars. J’ai collaboré avec Cee-Lo Green grâce à mon label. Je m’envole pour Los Angeles afin de finir mon album dans les prochains jours. Cet album sera vraiment riche et a pour principal objectif de donner de la joie aux gens. C’est un album que les personnes apprécieront et grâce auxquels ils s’amuseront !