Dancehall Is Back de Krys

Copyright : KRYS

Krys est enfin de retour, pour tous les amoureux de dancehall ! Il revient avec ce nouvel album Dancehall Is Back, quatre ans après Step Out.

Dancehall Is Back, c’est avant tout le moyen que Krys a trouvé pour nous rappeler son énorme travail dans le monde du dancehall. Cette année donne déjà 10 ans d’existence à Limé Mic’La, le premier album studio du chanteur, celui grâce auquel il a pu se construire la carrière qu’il possède actuellement. En 2004, Krys émergeait d’abord sur la scène locale, puis sur la scène nationale, avec des chansons comme An Vlé An Gal, Garde Cocotte ou encore Programme De La Semaine. Dancehall Is Back, c’est aussi le moyen que Krys a trouvé pour nous montrer son évolution musicale.

#DIB, le premier titre de cet album, est un morceau qui s’annonce plutôt précurseur de ce qui va suivre dans les autres chansons de l’album. Avec Dancehall Addict, le chanteur d’origine guadeloupéenne nous affirme ne vivre « que pour la dancehall music ». Et avec Pa Ni Pwoblem, on retrouve des couplets rappelant la plume du chanteur qui amusait beaucoup son auditoire il y a quelques années. Musicalement, cette chanson possède cependant des arrangements bien plus « électro » que ce à quoi je m’attendais.

On retrouve sur un rythme bien plus posé le chanteur jamaïcain Konshens, pour une collaboration sur Toulao. Cette chanson, sortie il y a déjà un peu plus d’un an, a malgré tout bien sa place sur ce nouvel album. La voix de Konshens mélangé à ces sonorités caribéennes nous invite sur la piste, à danser.

Je vous parlais un peu plus tôt du fameux Programme De La Semaine de Krys. Il est peut-être important que je vous rafraîchisse la mémoire ici ! Il y a un peu plus de dix ans, Krys nous proposait un « programme de la semaine » bien élaboré durant lequel il était capable de jongler avec plusieurs femmes en même temps. Aujourd’hui, le chanteur nous propose C Vou, une version évoluée de cette chanson, durant laquelle il n’est plus l’homme qui « butine de fleur en fleur ». Il y chante : "Dimanche an ké kriyé vou, Lundi mwen ké jéré vou, Mardi mwen ké enmé vou, Mercredi sé siné resto yen ki pou vou doudou, Jédi nou ké fè lanmou, Vendredi tou sa ké mwen anvi sé rété épi vou". Là encore, Krys tient à montrer l’évolution qu’il y a eu dans son parcours, sans pour autant négliger ce qu’il a été. Il a gagné en maturité, sa voix aussi…

De l’amour, on en retrouve également avec Malad’Aw, une chanson sur laquelle participe vocalement Misié Sadik. Malad’Aw est une vraie déclaration qu’offre les deux chanteurs guadeloupéens à celles qu’ils aiment. Avec Limbé, une chanson qui naît de la collaboration de Lylah et Krys, on sent toute l’émotion qui emplit le chanteur lors de son interprétation. Ce titre est d’ailleurs pour moi celui dans lequel on peut le mieux appréhender la capacité vocale de Krys. Ici, il se veut plus sérieux, et dans ce contexte nostalgique, sa voix est bien plus puissante et profonde que dans les précédentes. Lylah, ancienne leadeuse vocale du groupe Les Déesses, apporte une nouvelle dimension à cet album grâce à sa douce voix. Elle n’est pourtant pas la seule artiste féminine que l’on a la possibilité d’entendre sur Dancehall Is Back.

T-Shaa participe également à cet album grâce à cette chanson, Méné Mwen Dansé, un titre écrit sur les rythmes du carnaval. Cette chanson est d’ailleurs sortie au mois de février 2014, peu de temps avant la période carnavalesque. Je suis convaincue qu’elle a bien été utilisée sur les ondes antillaises. Il y a quelques années, c’était avec son Big Tune Du Carnaval que Krys avait su faire sauter des foules entières !

Enfin, on peut entendre une toute nouvelle version Bootyshake sur Dancehall Is Back, un titre sur lequel on retrouve Big Ali. Mais c’est surtout Le Lendemain, la dernière chanson de cet album, que j’ai envie de souligner. Là encore, la voix de Krys est profonde et chaleureuse, et musicalement, c’est l’une des plus abouties de cet album. Dans cette chanson, il « remercie le ciel pour chaque matin ». Il joue, tour à tour, le rôle d’un père de famille, devenu papa trop jeune, qui tente de joindre les deux bouts ; et le rôle d’un homme divorcé en mal d’amour. Son message ici est de continuer à se battre jour après jour pour accomplir ses objectifs : demain, ça ira mieux.

Avec Dancehall Is Back, c’est bel-et-bien un retour tout en dancehall que nous offre Krys. Mais c’est surtout une façon pour le chanteur guadeloupéen de s’affirmer en tant qu’homme devenu « grand ». De nombreuses expressions dans Dancehall Is Back font référence à ce qu’a été le chanteur dans le passé. Krys se positionne ici en tant qu’artiste révolu qui a su apprendre de ses erreurs, qui a su vaincre la force du temps, venu pour affirmer son talent. Je pense que cet album mérite le détour. Vous pouvez télécharger Dancehall Is Back de Krys sur Amazon.



TRACKLIST :
01 – #DIB
02 – Dancehall Addict
03 – Mercy
04 – C Vou
05 – Toulao featuring Konshens
06 – Pa Ni Pwoblem
07 – Muderer
08 – Allumez Les Briquets
09 – Put Your Hands Up featuring J. Martins
10 – My Friend
11 – Malad’aw featuring Misié Sadik
12 – Méné Mwen Dansé featuring T-Shaa
13 – Bootyshake Remix featuring Big Ali
14 – Limbé featuring Lylah
15 – Le Lendemain

Touch The Sky Riddim

On l’attendait, il est enfin arrivé, le Touch The Sky Riddim est enfin disponible sur toutes les plateformes légales de téléchargement de musique ! Il y a déjà un bon mois, je vous proposais d’écouter la première chanson commericalisée sur cette base instrumentale : Tou Sèl An Mwen de Saïk.

Et depuis le mercredi 30 juillet dernier, quatorze autres artistes ont également posé leurs voix sur ce riddim aux sonorités légères, qui nous est offert par la maison de production Blue Lagoon Music Records. Vous pouvez d’ailleurs télécharger le Touch The Sky Riddim sur Amazon.

Le Touch The Sky Riddim en résumé

Le Touch The Sky Riddim est l’un des riddims les plus convaincants sortis cette année à l’échelle caribéenne locale, si je peux m’exprimer ainsi. De nombreux artistes d’origines guadeloupéenne, mais aussi dominicaine, martiniquaise, réunionnaise et même guinéenne avec l’apport musical de Lyricson, ont décidé d’envahir les ondes avec cette base instrumentale proposée par le label Blue Lagoon.

Cette compilation nous propose avant tout toutes les couleurs de l’amour à l’antillaise. De nombreuses chansons comme Si Tu Es Là qui signe le retour de Colonel Reyel ou encore Amour Idyllique de T-Shaa, sont représentatives de ce que ce sentiment apporte chaque jour à notre quotidien. Jaïan K nous dira à sa manière, par exemple, qu’il adore partager les bras de sa dulcinée. Misié Sadik nous fera part des incertitudes qui envahit sa partenaire dans An Dé Mo, un morceau dans lequel finalement le chanteur se veut réconfortant et attentif à celle qu’il aime. Et c’est aussi l’occasion de découvrir Kendell avec son titre Talk To Me, dans lequel la seule pensée de perdre celle qu’il aime le rend complètement fou.

En outre, le Touch The Sky Riddim nous présente également des paroles "conscientes", comme le disent les jamaïcains. La question de l’appartenance culturelle revient notamment avec Istwa An Nou de Rachelle Allison, mais aussi d’une certaine façon avec une des grandes gagnantes des Hit Lokal Awards de l’année dernière, Swé. Ainsi, les notions de liberté, de partage et de détermination sont bien définies par la chanteuse guadeloupéenne, mais aussi par Saïk et ProfA qui nous décrivent leur envie de réussir, par tous les moyens possibles : "An ka véyé si pa ni rékin an dlo a an ka navigué, Sé pou sa ké an préféré rété tou sèl an mwen".

Et si cette compilation a bien commencé avec le titre de Saïk, Tou Sèl An Mwen, c’est bien Admiral T qui intervient pour finir ce chapitre musical de très bon augure. Il annonce sur Facebook que ce riddim lui a tant plu, qu’il a souhaité en faire partie. Et c’est ainsi que naît la seule bonus track de ce riddim. Une dernière chanson où l’amour règle une dernière fois.

Les sonorités de ce riddim font appel à quelques touches de piano mais surtout une guitare bien présente, qui rythme les paroles que chacun des artistes ont bien voulu nous offrir. Le Touch The Sky vous permettra de vous envoler et de réellement toucher le ciel comme le dit si bien Krys dans Alleluia.

Le Touch The Sky Riddim piste par piste

Comme je vous le disais en préambule, le premier artiste que l’on retrouve sur cette compilation est donc Saïk, avec la chanson Tou Sèl An Mwen. Cette chanson est une invitation à l’évasion. Saïk préfère rester seul en certaines situations pour pouvoir mieux respirer et profiter de sa vie comme il l’entend. Il a des objectifs à atteindre, et compte bien s’y atteler. Ce magnifique titre aura permis au riddim de se faire une certaine notoriété avant sa sortie officielle ce mercredi 30 juillet.

C’est ensuite Colonel Reyel que l’on peut écouter sur le Touch The Sky Riddim. La trame de sa chanson se cadre dans un contexte bien précis, celui des relations sentimentales. L’artiste, que l’on ne présente plus grâce à ses chansons comme Celui ou encore Aurélie, déclare sa flamme à sa partenaire. Si Tu Es Là est une chanson dans laquelle il confesse son amour à sa dulcinée : "Si tu es là avec moi jamais rien ne m’atteindra, Aucun obstacle sur la route ne me freinera, Je surmonterai tout si tu es là, Seulement si tu es là".

Kendell est un chanteur d’origine dominicaine que je ne connaissais pas jusqu’alors. Avec son titre Talk To Me sur ce riddim, il réalise un premier pas vers une reconnaissance de sa voix à l’échelle nationale. Sa voix est plutôt posée et douce, il est capable de monter facilement (ou en tout cas, c’est l’impression qu’il donne) dans les aigus. Il est le premier artiste sur cette compilation à nous offrir ainsi des paroles chantées en anglais, pour nous exprimer lui aussi son attirance pour l’objet de ses désirs. "You got me going crazy", est l’une des phrases les plus révélatrices du caractère de sa chanson. C’est l’un de mes titres préférés de cet album.

La première voix féminine présente sur le Touch The Sky Riddim est donc celle de Swé, qui continue sa percée dans le monde musical. La voix de cette chanteuse que je connais depuis un plus d’un an maintenant grâce au titre Papyon, dont je vous parlerai bien vite et qui est aussi ma sonnerie de téléphone, possède cet aspect versatile que lui permet de pouvoir nuancer ses propos. Avec Lib, Swé revient finalement sur le droit à la liberté d’expression. Elle nous déclare comme « libres », chacun d’entre nous capables de faire ses propres choix, d’avancer et de rêver tranquillement, peu importe ce que les gens peuvent en penser. Swé a aucunement l’intention de se laisser dicter une conduite, et avec ce titre, elle l’affirme explicitement.

Misié Sadik, auteur de bien des chansons aux paroles qui mènent à la réflexion, nous propose une chanson pleine d’amour sur le Touch The Sky Riddim. Misié Sadik prend le temps de déclarer aussi ce qu’il éprouve pour la personne avec laquelle il partage sa vie. An Dé Mo, « en deux mots », l’artiste parle de l’amour qu’il porte à cette femme, tout en évoquant les doutes infondés qu’elle a à son égard. De leur relation, on perçoit comme un malaise que Misié Sadik tente de dissumer avec cette chanson. L’important pour lui serait qu’ils arrivent à réellement communiquer sur leurs possibles divergences d’opinion.

Jaïan K est l’une de mes plus grandes découvertes de cette compilation. Je ne connaissais pas, honte à moi, ce chanteur d’origine antillaise. Et pourtant, son parcours dans le monde de la musique sur le plan local est déjà bien tracé, avec des chansons comme This Woman ou Rété Natwal, dont je vous parlerai prochainement, par exemple. Pour le Touch The Sky Riddim, Jaïan K chante That X Thing. Ici, il fait allusion à tout l’amour qu’il éprouve pour son alter ego.

C’est ensuite Krys qui prend le relais avec son titre Alleluia. Ce chanteur de dancehall d’origine guadeloupéenne change complètement de registre pour son titre qui se veut sur le ton de la reconnaissance. Alleluia est une sorte d’hymne à la vie. Krys y est conscient de la chance qu’il a d’être en vie, et avec cette chanson il remercie le ciel de lui permettre de profiter de chaque jour avec autant de joie, de bonheur et de bien-être.

Istwa An Nou est une magnifique chanson de Rachelle Allison sur son histoire avec la Guadeloupe. La chanteuse y relate son affection pour son île d’origine et pour sa culture. Istwa An Nou est sa manière de rendre hommage à la Guadeloupe. Et, pleinement consciente de l’héritage que lui a laissé ses ancêtres, l’artiste nous chante avec conviction la fierté qu’elle a envers son berceau culturel.

C’est ensuite Mc Duc qui reprend le riddim. Mc Duc est un chanteur originaire de l’île de la Réunion, qui est notamment connu pour sa reprise du célèbre Jump de RDX intitulée Daggaring. Ici, sur le Touch The Sky, Mc Duc nous invite à rendre compte de son amour pour l’élue de son cœur, celle sans laquelle il ne peut pas concevoir sa vie : "I need you by my side, that’s why I don’t wanna see you cry, I wanna make you my wife, Girl you’re always on my mind".

Suite à cette nouvelle déclaration d’amour, Lyricson nous propose Sunday To Sunday. Sur un ton assez festif et décontracté, Lyricson nous invite à profiter de la vie autant que possible et à danser du dimanche au dimanche ! "Cause we are party from Sunday to Sunday, Cause to we everyday is not an holiday, Dance wi a dance until the sunlight, Come join the party, free up your body", telle est la première partie du refrain de cette chanson au contexte reposant.

La trame romantique du Touch The Sky Riddim revient ensuite avec T-Shaa qui nous interprète Amour Idyllique. La chanteuse produite par le fameux Step Out Productions de Krys reprend à son tour des paroles relatives aux relations amoureuses. La chanteuse qualifie « d’idyllique » l’amour qu’elle vit avec son compagnon. Elle en profite pour souligner ici que son amour touche le ciel, petit clin d’œil au nom de ce riddim sur lequel elle a été invitée à poser sa voix.

Jeva 9 chante une de mes chansons préférées sur cette base instrumentale. Avec An Tout Sens, il fait contraster son impatience vis-à-vis d’une relation encore naissante avec son envie de prouver à l’élue de son cœur qu’il sera là en toute situation pour elle. Et son donc en toute simplicité qu’il lui livre les attentions qu’il aura à son égard. Jeva 9 se sent prêt et semble avoir mesuré l’impact que cette nouvelle personne aura dans sa vie de manière concrète.

C’est ensuite à ProfA de se lancer dans l’exercice de reprise de cette base rythmique. Do It Right est une chanson pour souligner la détermination qui doit nous animer pour arriver à atteindre nos objectifs. La vie n’est pas facile, mais si nous arrivons à maintenir le cap, de manière franche, directe et honnête, nous arrivons là où nous le souhaitons.

Chanté Baw interprété par Xelo, un chanteur de reggae, dancehall originaire de la Guadeloupe, est une autre chanson pleine de sentiments amoureux, à l’image d’An Dé Mo par exemple. Dans ce titre, Xelo nous parle de son affection pour celle qu’il aime. Il chante ce morceau pour elle, comme nous l’indique de cette chanson : "Lè nou ansanm mwen ka santi an lov baby, An bèl sansasyon ka mèt mwen an trans, Lè nou kolé séré an vlé dansé…".

Pour compléter cette magnifique compilation, Admiral T nous offre une bonus track de toute beauté. Magic Love est un dernier titre en puissance qui permet d’appréhender l’amour qu’il existe entre Admiral T et la femme qu’il aime. "Girl sé vou mwen vé, Sé sa non fo pa’w douté, Sa ki tin’ antre nou dé, Sa majik" (Girl, c’est toi que je veux, Non, il ne faut pas que tu en doutes, Ce qu’il y a entre nous deux, C’est magique…).

La seizième et dernière piste de cette compilation est un megamix proposé par DJ Axx, que vous pouvez retrouver sur son compte SoundCloud ou sur Twitter. Ce remix reprend un bout de chacune des chansons présentes sur la compilation en un peu moins de sept minutes ! Une manière agréable de redécouvrir chacun des artistes en une seule fois.



TRACKLIST :
01 – Saïk – Tou Sèl An Mwen
02 – Colonel Reyel – Si Tu Es Là
03 – Kendell – Talk To Me
04 – Swé – Nou Lib
05 – Misié Sadik – An Dé Mo
06 – Jaïan K – That X Thing
07 – Krys – Alleluia
08 – Rachelle Allison – Istwa An Nou
09 – Mc Duc – You
10 – Lyricson – Sunday To Sunday
11 – T-shaa – Amour Idyllique
12 – Jeva 9 – An Tout Sens
13 – ProfA – Do It Right
14 – Xelo – Chanté Baw
15 – Admiral T – Magic Love (BONUS TRACK)
16 – DJ Axx – Megamix

Résumé du Drépaction 2014

Copyright : Marvyn Sainte-Luce

Le Drépaction 2014 a tenu toutes ses promesses ! Cette année, ce concert, qui a eu lieu exactement il y a deux semaines, dont le but est de récupérer des fonds pour aider la recherche sur la drépanocytose, proposait un plateau diversifié et riche culturellement et musicalement parlant. L’A.P.I.P.D., l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, était l’association organisatrice de cet évènement caritatif qui fêtait déjà sa cinquième édition !

La drépanocytose, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme, est une maladie génétique pourtant massivement répandue dans le monde entier. Il s’agit d’une maladie transmise par les deux parents, donc dite récessive, qui est liée à une anomalie de l’hémoglobine. Rappelons-le ici, le rôle de l’hémoglobine dans le sang est de pouvoir transporter l’oxygène et le gaz carbonique. Les personnes drépanocytaires possèdent des globules rouges complètement déformés, qui empêchent donc le sang de librement circuler dans les vaisseaux, provoquant des crises, des douleurs atroces, des fatigues chroniques, de l’anémie, des infections parfois, etc.. Les globules rouges de ces personnes malades ont souvent la forme d’un croissant, d’où son appellation sickle cell disease en anglais.

J’en profite pour remercier ici Julien.A Bardochan pour son autorisation quant à l’utilisation de ces magnifiques photographies de ce concert sur mon blog. :)

Chronique récapitulative du Drépaction 2014

Ce Drépaction, présenté par Esthèle Dumand et Claudy Siar essentiellement, était plein de rebondissements ! C’est bien évidemment le parrain de la manifestation, Monsieur Philippe Lavil, accompagné de la présidente de l’A.P.I.P.D., Jenny Hippocrate Fixy, qui ouvrent le show. Ensemble, ils nous invitent à passer un bon moment musical, mais aussi à prendre véritablement conscience que ce concert caritatif a un réel enjeu : celui de pouvoir collecter suffisamment d’argent afin de contribuer à la recherche d’un remède contre la drépanocytose.

De nombreux partenaires ont contribué à cette magnifique soirée, et ont largement su proposer leur aide à la réalisation de ce Drépaction. Parmi eux, on retrouve France Télévisions, France Ô, Tropiques FM, le Ministère de l’Outre-Mer, la ville de Paris, la Région Île de France, UGPBAN, les laboratoires ADDMEDICA, l’Établissement Français du Sang, AGS et la Maison de la Martinique.

Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar, Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Le premier invité surprise de la soirée, et finalement aussi le premier artiste à monter sur la scène du Zénith ce soir-là, était Fabrice Di Falco. Fabrice Di Falco est un chanteur lyrique française d’origine martiniquaise. Il possède un parcours plutôt impressionnant, et sa voix est largement reconnue dans le monde du chant, puisqu’il a gagné, entre autres, le premier prix du concours de chant du Conservatoire National de Région à Boulogne-Billancourt.

Fabrice Di Falco voyage avec la musique. Il est mondialement reconnu pour ses participations diversifiées dans des opéras, et s’est déjà largement produit dans divers pays du monde entier, notamment en France, en Allemagne, en Russie, au Japon, au Royaume-Uni, en Italie, en Autriche, aux Antilles, en Tunisie et au Sénégal. Il est considéré comme un sopraniste, car sa voix quand il chante, correspond à celle de la femme soprano, par opposition au contre-ténor ou au haute-contre qui ont une voix similaire à celle de la femme alto ou contre-alto.

Lors de cette soirée, Fabrice Di Falco emprunte à Edith Lefel sa chanson Mon Ange. Il nous récite, accompagné au piano par Jonathan Govaerts donc les mots : "Viens, je t’attends, mon ange, mon irréel, Viens je t’attends, combien de temps encore ?". Souvenez-vous, cette triste chanson est devenue célèbre bien malgré elle, puisqu’il s’agit du titre phare du dernier album de la chanteuse martiniquaise, qui s’est éteinte en janvier 2003. Les paroles n’ont pas été chantées de façon anodine, et Fabrice Di Falco a clairement su rendre hommage au combat que mènent toutes ces personnes drépanocytaires.

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour d’Isnel, chanteur français d’origine réunionnaise, de monter sur les planches du Zénith. Cet artiste nous interprète le titre Lumière, une chanson qui fait partie, de la compilation Dis moi zouk produite par Medhy Custos. Lumière possède un bon dynamisme, sa morale serait de toujours garder un objectif en tête, et de se battre pour le mener à terme.

Isnel reprend ainsi ces paroles : "Ne pas s’égarer, Faut déployer ses ailes, Détruire les séquelles, S’emparer de la force éternelle, Mon escorte essentielle, Et qui viendra frapper à ma porte, Comme une lumière qui se rapproche, S’en tarder, S’évader…".

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco et Isnel précèdent le présentateur Derka sur la scène du Zénith ce soir-là. Derka est un rappeur et animateur télévisé : il a, entre autres, présenté le JT Agité sur W9, et présente encore l’émission Génération Hit Machine sur cette même chaîne de télévision. Vous pouvez avoir un aperçu de ses joyeuses compositions sur le compte YouTube le JT de Derka.

Derka est chargé en cette soirée de nous présenter le "JT du Drépaction". Sur l’intonation d’un slam, et de manière presque amusé, il nous propose une version détaillée de ce que ce sera le concert de cette soirée là, en nous énumérant les artistes qui se présenteront sur scène. Pendant sa récitation du programme, il arrivera à faire rire le public, et à les faire chaudement applaudir à l’énonciation de certains noms d’artistes, bien attendus de l’auditoire.

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Comme Derka nous l’a présenté au premier abord, c’est Antonny Drew, chanteur d’origine guadeloupéenne, qui prend place avec ses musiciens sur la scène du Drépaction 2014. Il est accompagné de David Mitrail au piano, Randy Jacobson à la guitare et de Yoan Zebina à la basse.

Antonny Drew est une réelle découverte pour moi. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout cet artiste, et en le voyant entrer sur la scène, je ne m’attendais pas à ce qu’il possède cette voix, puissante, mûre et profondément masculine.

Péyi An Mwen est le reflet de ses origines caribéennes, en terme de sonorités et d’un point de vue contextuel. C’est la première chanson qu’ils décident de nous interpréter pendant ce Drépaction. L’artiste, toujours accompagné de ses musiciens, reprend ensuite Doo avec une telle émotion, que mon regard ne l’a pas quitté un seul instant durant toute cette interprétation. Ce titre exprime tous ses regrets vis-à-vis d’une femme qu’il a longuement aimé, et qu’il aime encore. Enfin, Antonny Drew finit sa représentation avec le titre Yalla Yalla, dont le rythme est bien plus festif que la chanson précédente.

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Randy Jacobson pendant le Drépaction 2014

Yoan Zebina pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Freepon de gravir les marches du podium. Freepon est un artiste évoluant dans un genre soul/jazz créole que j’affectionne tout particulièrement. Vêtu d’un magnifique nœud papillon rouge, l’artiste nous chante alors Dousiné’w, un titre issu de son dernier EP Nu Soul Creole, façon acoustique. Cette chanson, que je connais depuis sa première partie du concert d’E.sy Kennenga au New Morning en janvier 2011, est un titre doux, aux paroles d’un homme épris.

Freepon continue sa représentation avec Vybe Sé Lanmou, Sé Lèspwa !, une sorte de slam chantant, dont l’histoire nous mène à cette réflexion : quelles que soient les embûches de la vie, il faut être positif, garder de l’amour et de l’espoir. Avant de quitter les planches, l’artiste originaire de la Guadeloupe également, propose au public une petite animation durant laquelle il invite ses interlocuteurs à lever la main, à parcourir la scène de gauche et à droite, et à chanter…

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Taïro clôture cette première vague d’artistes venus chanter sur scène. Comme à son habitude, il nous propose un show avec un rythme effrené  ! Taïro commence sa représentation avec le titre Que De Bonnes Vibes (qui commence avec cette phrase : "la vie est chargée tellement de problèmes…") avant de rapidement enchaîner avec Aime La Vie, une chanson massivement chantée par l’auditoire parisien. Accompagné d’une de ses chanteuses de ses chœurs, c’est ensuite le titre Elle veut qu’il reprend, une chanson chantée originellement avec la chanteuse Flya. Taïro finit sa prestation avec sa chanson Une seule vie, qui emprunte le riddim jamaïcain Hold Yuh à l’illustre Gyptian.

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuses accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

A ce moment du concert, Claudy Siar nous annonce les arrivées successives sur scène de Valérie Pécresse présidente du groupe UMP au conseil régional d’Île-de-France et députée des Yvelines, Patrick Karam conseiller régional d’Île-de-France et inspecteur de la Jeunesse et des Sports, Victorin Lurel président du Conseil Régional de la Guadeloupe, George Pau-Langevin ministre des Outre-mer et la Princesse Isabella Orsini accompagnée de Philippe Lavil, les deux parrains de cette cinquième édition du Drépaction. Leur témognage sur scène intervient à l’heure où le dépistage de la drépanocytose n’est toujours pas systématique dans les hôpitaux, alors que cette maladie génétique est celle la plus répandue en France et dans le monde entier, puisqu’elle touche près de 50 millions de personnes à l’heure actuelle.

Comme l’a si bien mentionné Valérie Pécresse : "La drépanocytose est une priorité de santé publique pour tous les français. Il faut aller vers le dépistage universel parce que nous sommes un pays de passages, de migrations et un pays tourné vers la Méditerranée. Nous avons besoin de ce dépistage pour que la drépanocytose recule." (ndlr, la Méditerranée est un des secteurs fortement touché par la maladie). Jenny Hippocrate Fixy, présidente de l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, est également accueillie sur la scène pour faire prendre conscience à l’ensemble de l’auditoire, de ce qu’est le quotidien d’une mère drépanocytaire. D’une voix forte, et très émue, Jenny noux explique son combat contre la maladie, maladie dont a malheureusement hérité son plus jeune fils, Taylor Fixy, qui viendra également les rejoindre sur la scène.

Claudy Siar et Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Patrick Karam et Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Jenny Hippocrate Fixy et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy et Claudy Siar pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant  George Pau-Langevin et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant Claudy Siar, Valérie Pécresse, George Pau-Langevin, Jenny Hippocrate Fixy, Patrick Karam, Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

La Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Difficile de reprendre le show après de pareils témoignages… Et pourtant, tel a été le challenge de DJ Hcue, un artiste qui a fait ses débuts en tant que rappeur dans le groupe KU2H. Il est aujourd’hui connu pour avoir rejoint en 2005, le groupe encore peu connu à l’époque, les Sexion D’assaut. Comme pour nous rappeler son appartenance et sa montée fulgurante au sein de ce groupe, DJ Hcue va alors nous proposer une petite session de remix avec des titres hip-hop, et bien évidemment des morceaux chantés par le groupe Sexion d’Assaut.

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Lylah qui nous fait l’honneur de nous accompagner pour ce concert caritatif. La cause la touche profondément, elle se sentait obligée de répondre présente à cet appel. Repérée en permier lieu dans le groupe Les Déesses, la chanteuse de zouk fait son apparition sur les planches avec le titre On A Changé. Elle nous chante ensuite Un Homme, Un Vrai, chanson visiblement bien connue du public, qui l’aide à reprendre les paroles "Oups ! T’as déconné ! Oups ! Je le sais !

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar nous annonce alors un artiste, arrivé tout juste de New-York pour nous soutenir dans ce Drépaction : T-Micky. T-Micky, de son vrai nom Sandro Marthelly, est le fils de l’actuel président d’Haïti, Michel Marthelly. Michel Marthelly est aussi notablement connu sous le pseudonyme Sweet Micky pour sa carrière musicale par tous les amateurs de konpa, comme mon père.

Et donc, en tant que deuxième grande découverte musicale de la soirée pour moi, T-Micky arrive sur scène avec son piano. Il parvient à captiver toute la salle le temps de nous chanter, parfois en créole, les quelques paroles suivantes : Je perds la tête à cause de ta tendresse… Chéri ou fè ti kèm bat". T-Micky nous interprète ensuite le titre Pou’n alé, toujours accompagné de son clavier. Je dois dire que je suis assez curieuse de voir l’évolution de ce chanteur de la scène émergente konpa déjà n°1 aux Etats-Unis et à Haïti. D’ailleurs, son album sort le 2 juillet. Affaire à suivre donc…

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Singuila qui nous rejoint. Encore une fois, ce Drépaction nous fait profiter d’une richesse en matière musicale assez exceptionnelle. Singuila, que l’on connaît tous pour des titres comme Aïcha ou C’est Trop, nous chante en premier lieu Le Sang Chaud, très vite suivi de Mieux Loin De Moi. L’artiste de R&B termine son show ce soir là avec la chanson Rossignol, extrait de son nouvel album à paraître prochainement Entre Deux.

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila laisse ensuite la place à Soumia, une chanteuse de zouk dont j’apprécie énormément la musique. Elle arrive sur scène, de la manière la plus humble qu’il soit, et nous propose le titre Mes Sentiments, sorti il y a déjà pratiquement douze ans, en 2002. L’artiste féminine nous chante ensuite le titre Reviens.

Alors qu’on pense la voir quitter la scène d’une seconde à l’autre, Soumia est rejointe par de nombreuses femmes venues pour nous présenter également leur combat. En effet, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François et Alyssa Latymi (j’espère n’oublier personne !) arrivent cette fois pour représenter avec Soumia le collectif Unissons Nos Voix, un projet qui vise à lutter contre les violences faites aux femmes. Unissons Nos Voix tente de sensibiliser la population française au nombre beaucoup trop important de femmes qui se font violer dans le pays.

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Stony de monter sur les planches de ce concert caritatif. Elle commence à chanter a capella sa chanson Nouveau Départ, accompagné d’un public bien connaisseur, puisque sa voix résonne à peine plus fort que celles de l’auditoire. Stony nous interprète ensuite Danza Kizomba, qui reprend les rythmes traditionnels de la kizomba, comme son nom l’indique. Puis, s’illustrant aussi dans le dancehall, Stony, plutôt versatile, nous propose An Nou Ay’, un titre qu’elle chante normalement en collaboration avec X Man. J’admire sa capacité vocale à pouvoir évoluer dans des mondes assez différents que sont le zouk, la kizomba et le dancehall.

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Attendu de la gente féminine, c’est ensuite au tour d’Axel Tony de chanter. Il reste sur scène uniquement le temps d’une chanson. Il nous propose ainsi le titre Ma Reine, qu’il chante normalement accompagné d’Admiral T. Juste avant de quitter le podium, Axel Tony raconte à Claudy Siar la raison pour laquelle il juge important de se mobiliser pour aider la recherche contre la maladie.

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Tina Ly complète la liste des artistes bénévoles de ce Drépaction 2014. De sa douce voix, elle commence avec les paroles Maji ja enstalé, Nou dé sa ka roulé… de Nou Ja Palé. Cette chanson nous est offerte de manière acoustique, une version que je préfère pour ma part à la base instrumentale originale d’ailleurs. Tina Ly ne s’arrête pas là, et nous propose ensuite A Tes Côtés, accompagnée d’Ali Angel. Ce titre que l’artiste interprète normalement avec Richard Cavé nous permet d’apprécier la compagnie de ce chanteur et musicien aux multi-facettes culturelles.

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Puis, c’est Methi’s qui nous rejoint sur le devant la scène. Elle dira plus tard, au micro de Claudy Siar, qu’elle ne pouvait en aucun cas refuser cet appel pour participer à ce concert : "La cause est importante, il faut que l’on se sente tous concernés". Methi’s nous interprète deux chansons de manière acoustique, à l’aide de sa guitare. Elle commence ainsi avec Nou Jenn’ avant de reprendre "Sé nou, Lésé labitid pran plis plas ki lanmou, Lésé enstalé pi séparé You and I, You and I" de son morceau You And I.

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Une pause musicale est à nouveau observée de manière à ce que Janine Maurice-Bellay, qui représente le parti Europe Écologie Les Verts, puisse intervenir. Accompagnée d’un de ses collègues, elle nous précisera ici que l’aide de la Région d’Île-de-France pour l’APIPD était à hauteur de 23 000 euros pour ce Drépaction. Claudy Siar en profitera pour inviter le public à prendre conscience que cette aide est phénoménale, et qu’au nom de tous les bénévoles, cette initiative a largement été appréciée.

Après ces discours, Misié Sadik prend possession de la scène. Et quand je dis qu’il a pris possession, je m’exprime littéralement ! Ce chanteur d’origine guadeloupéenne nous a proposé plusieurs titre de sa discographie. Il commence avec des paroles bien pensantes sur les notes d’Azheimer. Puis, il nous proposé Eskizé Mwen, bien en rythme. En tant qu’artiste engagé, il nous proposé une version bien acoustique, mêlant le seul son d’une guitare à sa voix pou On Sèl Kou, avant de terminer son passage sur la scène avec un titre un peu plus dancehall Tout Puissant, dans lequel il reprend les mots : "Sé li ki pli puissant, Li ki pli puissant, Nou pa ka krwè an maléfis, Mèm si nou pa souvan an légliz, Au nom du Père et au nom du Fils, Sé li sèl ka ba nou bénédicsyon".

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteur accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik laisse sa place à Clayton Hamilton, un chanteur né d’un père malien et d’une mère sénégalaise. Je ne connaissais pas du tout son univers musical, et j’ai trouvé son show vraiment plaisant. Accompagné de Maliya Jackson, Clayton Hamilton nous propose d’abord Paradise, avant de nous chanter l’une de ses chansons les plus connues All Night Long. Pour vous faire une idée, Clayton Hamilton possède une voix que je trouve assez proche de celle d’Admiral T : une des bénévoles de l’APIPD qui se trouvait avec moi à cet instant a eu cette même impression que moi d’ailleurs !

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Gage était aussi parmi nous pour ce Drépaction ! Le chanteur, qui a sorti son dernier Soul Revolution en mars de cette année, nous propose tout d’abord le titre Trop Fresh. il continue avec un air bien connu aussi, Viens Danser, une chanson aux sonorités qui rappellent le zouk. Il termine sa prestation devant l’auditoire du Zénith avec son tube Pense À Moi, probablement la chanson qu’attendait toutes les personnes présentes devant le podium. Gage donne donc le relais à Saïk sur scène.

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Saïk, je vais me répéter, est un de ces artistes de la scène antillaise, qui est juste excellent à voir évoluer sur une scène, en live. Dans un rythme effrené, la chanteur originaire de la Guadeloupe enchaîne les hits. Il entre sur scène avec la chanson L’École, qui provient de l’Avè Riddim. Il poursuit naturellement avec You And Me, puis Je T’emmène, avant de prononcer, dans un calme certain l’une de mes chansons préférées dans son répertoire Mamamia. Puis, son show devient complètement fou, complètement électrique ! Saïk nous proposera des morceaux un peu plus dancehall avec par exemple Sexy Swaggarin, Tchenbé Nou, puis finalement Ok.

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Pour des notes beaucoup plus douces, c’est Marvin qui vient nous rejoindre à son tour. Il nous propose en premier lieu le titre Sans Toi, avec un refrain largement repris pour toutes les femmes – je précise les femmes, mais il devait sûrement y avoir quelques hommes aussi, seulement on entendait que leurs voix :’) &ndash de ce Zénith : "Il ne se passe pas plus d’une minute,
Sans que je pense à toi mon amour, Il ne se passe pas plus d’une minute, Sans que je me dise 'C’est pour toujours', Reviens moi…"
. Il continue avec Marionnette avant de reprendre Le Coup de Soleil, une des belles de ses chansons à mon sens, dont il proposera même une version a capella à la fin de sa prestation.

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Dans un genre totalement différent, Kery James nous interprète Banlieusards. Dans un respect tellement absolu du public, Kery James nous propose d’entendre ses vers, accompagné seulement d’un homme au piano. L’auditoire semble retenir son souffle. Et dans un écho, il finira par reprendre, presque en chuchotant, en communion avec le chanteur les mots "Apprendre, Comprendre, Entreprendre, Même si on a mal, S’élever, Progresser, Lutter, Même quand on a mal".

L’homme aux mille textes nous propose ensuite tout son amour pour la femme avec le titre Le Mystère Féminin. D’ailleurs, je dois que cette version, proposée ce soir-là, était encore plus magnifique que celle sortie sur Dernier MC, puisqu’il nous propose sa voix profonde pour réciter son refrain "You will never know, I will never show, What I feel, What I need from you". Avec ce titre, il nous laisse, toujours humble.

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

C’est enfin Kalash qui nous rejoint, en tant que dernier artiste de ce Drépaction. Super attendu du public parisien, Kalash nous propose des titres comme Top A Top, mais surtout comme Pran Piè, une chanson chantée originellement avec Lieutenant, ou encore Libéré Yo. Le martiniquais d’origine nous a même gratifié d’une belle dédicace à Admiral T en reprenant quelques-unes de ses chansons comme Ti Milo ou encore Gwadada. C’est devant un public plus que conquis qu’il invite l’ensemble des artistes présents en coulisse à monter sur scène, et aussi une partie des participants, intervenants comme bénévoles, et la famille de Jenny Hippocrate Fixy, à les accompagner.

Ce Drépaction 2014 était vraiment riche en surprises. Malgré la grève des transports, la fête des pères et le premier match de la France face au Honduras en Coupe Du Monde 2014, l’ambiance était bien présente, et toutes les personnes qui y étaient pourront bien vous le dire : l’organisation de ce concert a vramient été optimale. On espérait faire salle comble comme l’an dernier, mais ce n’était malheureusement pas le cas : toutes les circonstances que j’ai citées au début de ce paragraphe ont clairement pesé dans la balance. On espère juste que l’année prochaine, vous serez tous au rendez-vous, pour nous aider à soutenir ce combat que l’on mène contre la drépanocytose.

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Saïk et Kalash pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

E.sy Kennenga à La Cigale

Copyright : Christelle

Le 1er novembre dernier, j’ai assisté au concert d’E.sy Kennenga à La Cigale, une salle de spectacle située au plein cœur de Paris qui accueillait auparavant uniquement les représentations théâtrales. Et bien que je commence à être ce que l’on pourrait appeler une fan inconditionnelle de cet artiste à la voix d’or, j’ai été agréablement surprise de découvrir encore une nouvelle facette de la relève de la scène musicale antillaise. Et ce, grâce à des personnalités qui m’auront marquées tout au long de cette soirée.

Revivez l’ensemble du concert d’E.sy Kennenga à la Cigale ! UNE ASTUCE : Vous pouvez sélectionner la vidéo que vous souhaitez visionner en cliquant sur le bouton « Playlist » de YouTube.

NDX et Barone en première partie

NDX est le premier à monter sur les planches et à nous servir un show tout en poésie rythmique. Je ne connaissais pas ce jeune chanteur d’origine guadeloupéenne qui, ma foi, pourrait appartenir (selon moi) à plusieurs univers : il nous a desservi un mélange de rap underground, de slam et de hip hop tout en jouant de son aisance scénique pour toucher le public. De sa prestation, je retiendrais particulièrement sa reprise de la base instrumentale de To Zion empruntée à la célèbre Lauryn Hill. Il était accompagné de Natoo pour nous délivrer ce message universel d’amour.

NDX partageait la première partie de ce concert en collaboration avec Barone – mon petit coup de cœur de la soirée. Barone est arrivée avec tellement de simplicité et de talent sur la scène que j’en ai été tout de suite bouleversée. Son instrument de prédilection, le piano a ajouté une dimension intime à sa performance. L’auditoire était silencieux, attentif aux moindres dires de l’artiste, comme si elle pourrait lui apporter LA solution ultime à tout problème. Je pense que Barone fait partie de ces chanteurs qui savent vraiment tenir leur public en haleine. Elle nous a interprété les titres La Nuit, Rèv An Mwen, An Péké Mô Ba’w, Mes Rêves, Goûte Moi et Jump Up avec le rythme caribbéen du carnaval. Sa voix juste sublime m’a finalement rendu curieuse : Barone est également originaire de la Guadeloupe. Elle travaille actuellement sur la réalisation de son premier album Boom Cœur avec un premier duo annoncé avec Mike Kenli, Zouk An Nou.

Le concert d’E.sy Kennenga

E.sy Kennenga démarre sa représentation avec Décidé sous un tonnerre d’applaudissements. Il est accompagné comme à l’accoutumée de Joël Jaccoulet au clavier, de Cédric Cléry à la batterie et de Rémi Rascar à la basse. Il est également épaulé de Goldee et de Mustaf Kennenga, son frère, en tant que back-up vocal, et de Yann Négrit à la guitare électrique, de Frantz Laurac au piano et au synthétiseur et de Boogly aux percussions.

La chanson éponyme du premier album d’E.sy Kennenga, EK Trip, résonne ensuite dans toute la salle de la Cigale. Le public est, à mon sens, à la fois attentif et survolté, comme pour remercier l’artiste martiniquais de nous avoir réuni pour ce moment musical. C’est ensuite avec La La La que le concert se poursuit. Le ton est donné, le show est lancé et le public savoure ! E.sy Kennenga ne se contente pas de présenter les chansons figurant sur son album de la manière la plus classique qu’il soit : il a revisité, pour notre plus grand plaisir, les chansons Beau Mois de Mai qui sera agrémentée d’une version merengue, Truc De Fou qui se transformera en un magnifique morceau de kompa et Question de Time qui fera l’objet d’un medley de chansons qu’E.sy Kennenga chantait il y a déjà quelques années. Aussi, notons la présence des violons, qui adouciront le tempo de certaines mélodies. Un véritable régal pour les oreilles.

E.sy Kennenga va ensuite faire appel à Goldee et Gee Mylo pour un petit retour dans le temps. Ensemble, ils avaient fait partie du groupe One Day alors qu’ils poursuivaient encore leurs scolarités sur l’île. Leurs chansons sont d’ailleurs bien connues dans les Antilles. Et donc, les trois chanteurs vont nous offrir sur scène un petit medley des chansons qu’ils chantaient ensemble à l’époque : ils reprennent d’abord les chansons Pou Toujou, Il Faut Le Dire et Mon Ange. Avant de finir sur Bato, une chanson dénuée de sérieux qui a largement contribué à la popularité du groupe.

E.sy Kennenga parcourt ce soir-là l’intégralité de son premier album. Ainsi, il nous interprète Dédicace à toutes les femmes devant un auditoire féminin plus que conquis, avant de reprendre Es Ou Paré, de la plus brillante manière qu’il soit. Tout semble orchestré à la minute près, et l’on peut que saluer le merveilleux travail des musiciens accompagnateurs de l’artiste. Le show continue alors avec Never Give Up The Fight, une chanson dont le message à une portée d’espoir et de courage face aux tracas du quotidien. Puis, rapidement, on retrouve les chansons, sans doute les plus connues de l’artiste à savoir Sous Ton Charme et surtout Pa Pè, que l’on pourrait presque considérer comme le titre qu’il lui aura permis de parfaire sa renommée désormais incontestable.

Ce n’est la première fois que j’assiste au concert d’E.sy, et pourtant, je suis toujours aussi surprise de la facilité avec laquelle il s’adresse à nous, son public. Il semble parfois surpris, voire ému, de nous entendre chanter par cœur les paroles de ses textes. Pour Yonn, il sera accompagné de Jimmy Felvia au piano. Jimmy Felvia, est par ailleurs, celui qui a composé ce morceau qui parle d’union et de solidarité entre les hommes.

Puis, E.sy Kennenga va nous présenter ses dernières compositions dont notamment Qu’est-ce-qu’on attend et We Fly, qui appartiendront, je l’espère, à un second album. Il poursuit avec Fout’, un titre dancehall qui a su donner de l’énergie aux milliers de personnes présentes ce soir-là. Et d’ailleurs, E.sy Kennenga nous propose une deuxième surprise sur l’interprétation de ce titre : la participation de Paille. Cet artiste martiniquais, qui évolue également dans le monde du dancehall et qui œuvre à la reconnaissance de l’underground local, nous propose un spectacle énergique ! Les deux semblent prendre un certain plaisir à nous offrir ce moment.

C’est ensuite au tour d’Admiral T d’arriver sur scène pour interpréter le remix de Pinting Party, titre sur lequel ont collaboré les deux chanteurs il y a peu. Admiral T ne va pas nous quitter tout de suite, puisque déjà, la mélodie de Respekté’w résonne dans la salle. Ils commencent à deux ce titre sur les planches de La Cigale, mais ne vont pas le rester très longtemps, puisque l’un après l’autre Misié Sadik, Riddla et Daly – le véritable auteur de cette chanson – vont arriver en chantant le couplet qui leur est propre.

Comme pour calmer quelque peu les esprits, qui sont échauffés après une telle accumulation de tant de "cadeaux musicaux", E.sy Kennenga choisit cet instant pour nous proposer Madinina #1, un hymne à son île la Martinique. Cette chanson est d’ailleurs chantée en parfaite communion avec le public, qui, comme pour accompagner Goldee et Mustaf Kennenga, s’implique à fond dans sa mission de chœurs.

C’est enfin avec Va K Band, qu’E.sy Kennenga clôture la longue liste des invités à son concert. Il nous propose un classique, mais toujours aussi plaisant Nou Anlè Sa, et Va K Band nous permet d’entendre le bon son du carnaval, de quoi nous faire totalement oublier le froid qu’il y a dehors. Ce concert s’achève alors sur Love adan tchè mwen, une chanson d’amour qui fera pleurer E.sy Kennenga alors qu’il remercie ses fans pour leur soutien.

J’ai, pour ma part, passé un excellent moment dans ce concert. Je trouve, par ailleurs, que la carrière d’E.sy Kennenga ne cesse de prendre de l’essor depuis la première fois que je l’ai vu sur scène. Il a évolué techniquement, et sa grande simplicité et sa capacité à rester humble devant toute situation lui procure une sympathie manifeste de ses auditeurs.