Beautiful de Saïk, un message pour sauver notre Terre

Copyright : Peter John Maridable

Depuis quelques jours, Saïk nous propose une nouvelle chanson aux rythmiques caribéennes, Beautiful, accompagné d’un clip haut en couleurs. Son principal message : protégeons la nature qui nous entoure si nous souhaitons que demain nos enfants puissent en profiter.

Avec des paroles en créole traduites en français pour un maximum de sensibilisation, Saïk revient sur le devant de la scène musicale pour faire entendre sa voix. Il affirme dans un texte engagé que la Terre souffre, et que nous en sommes les principaux destructeurs.

Selon lui, si aujourd’hui nous vivons un nombre accru de cyclones et de séismes, c’est une simple réaction de la nature vis-à-vis de la « souffrance » que nous, les hommes, lui imposons avec nos bombes nucléaires, l’assèchement des rivières, la pollution et la déforestation. Rappelons-le, la question du réchauffement climatique a largement été abordée il y a quelques semaines en raison du passage des ouragans Irma et Maria dans la région caribéenne, et des nombreux tremblements de terre au Mexique. La corrélation entre le réchauffement climatique et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des ouragans dans l’Océan Atlantique et l’augmentation de l’activité sismique dans le monde ne fait aucun doute pour certains scientifiques.

Avec ce texte, le chanteur guadeloupéen veut que l’Homme soit conscient des dommages qu’il cause à son environnement. Il remet d’ailleurs en question la position du président américain sur le sujet, Donald Trump, qui au moins de juin dernier a confirmé sa décision de quitter les accords de Paris visant à lutter contre le réchauffement climatique.

La musique adoucit les mœurs… mais la musique fait également danser les consciences, Saïk l’a bien compris. Que pensez-vous de cette chanson au texte engagé ? Quel est votre avis sur le lien qu’il peut exister entre le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles ?

Une chose est sûre, la nature nous réserve mille et une merveilles, à nous d’en prendre soin si nous souhaitons demain encore en profiter. Vous pouvez télécharger Beautiful de Saïk sur Amazon.

Touch The Sky Riddim

On l’attendait, il est enfin arrivé, le Touch The Sky Riddim est enfin disponible sur toutes les plateformes légales de téléchargement de musique ! Il y a déjà un bon mois, je vous proposais d’écouter la première chanson commericalisée sur cette base instrumentale : Tou Sèl An Mwen de Saïk.

Et depuis le mercredi 30 juillet dernier, quatorze autres artistes ont également posé leurs voix sur ce riddim aux sonorités légères, qui nous est offert par la maison de production Blue Lagoon Music Records. Vous pouvez d’ailleurs télécharger le Touch The Sky Riddim sur Amazon.

Le Touch The Sky Riddim en résumé

Le Touch The Sky Riddim est l’un des riddims les plus convaincants sortis cette année à l’échelle caribéenne locale, si je peux m’exprimer ainsi. De nombreux artistes d’origines guadeloupéenne, mais aussi dominicaine, martiniquaise, réunionnaise et même guinéenne avec l’apport musical de Lyricson, ont décidé d’envahir les ondes avec cette base instrumentale proposée par le label Blue Lagoon.

Cette compilation nous propose avant tout toutes les couleurs de l’amour à l’antillaise. De nombreuses chansons comme Si Tu Es Là qui signe le retour de Colonel Reyel ou encore Amour Idyllique de T-Shaa, sont représentatives de ce que ce sentiment apporte chaque jour à notre quotidien. Jaïan K nous dira à sa manière, par exemple, qu’il adore partager les bras de sa dulcinée. Misié Sadik nous fera part des incertitudes qui envahit sa partenaire dans An Dé Mo, un morceau dans lequel finalement le chanteur se veut réconfortant et attentif à celle qu’il aime. Et c’est aussi l’occasion de découvrir Kendell avec son titre Talk To Me, dans lequel la seule pensée de perdre celle qu’il aime le rend complètement fou.

En outre, le Touch The Sky Riddim nous présente également des paroles "conscientes", comme le disent les jamaïcains. La question de l’appartenance culturelle revient notamment avec Istwa An Nou de Rachelle Allison, mais aussi d’une certaine façon avec une des grandes gagnantes des Hit Lokal Awards de l’année dernière, Swé. Ainsi, les notions de liberté, de partage et de détermination sont bien définies par la chanteuse guadeloupéenne, mais aussi par Saïk et ProfA qui nous décrivent leur envie de réussir, par tous les moyens possibles : "An ka véyé si pa ni rékin an dlo a an ka navigué, Sé pou sa ké an préféré rété tou sèl an mwen".

Et si cette compilation a bien commencé avec le titre de Saïk, Tou Sèl An Mwen, c’est bien Admiral T qui intervient pour finir ce chapitre musical de très bon augure. Il annonce sur Facebook que ce riddim lui a tant plu, qu’il a souhaité en faire partie. Et c’est ainsi que naît la seule bonus track de ce riddim. Une dernière chanson où l’amour règle une dernière fois.

Les sonorités de ce riddim font appel à quelques touches de piano mais surtout une guitare bien présente, qui rythme les paroles que chacun des artistes ont bien voulu nous offrir. Le Touch The Sky vous permettra de vous envoler et de réellement toucher le ciel comme le dit si bien Krys dans Alleluia.

Le Touch The Sky Riddim piste par piste

Comme je vous le disais en préambule, le premier artiste que l’on retrouve sur cette compilation est donc Saïk, avec la chanson Tou Sèl An Mwen. Cette chanson est une invitation à l’évasion. Saïk préfère rester seul en certaines situations pour pouvoir mieux respirer et profiter de sa vie comme il l’entend. Il a des objectifs à atteindre, et compte bien s’y atteler. Ce magnifique titre aura permis au riddim de se faire une certaine notoriété avant sa sortie officielle ce mercredi 30 juillet.

C’est ensuite Colonel Reyel que l’on peut écouter sur le Touch The Sky Riddim. La trame de sa chanson se cadre dans un contexte bien précis, celui des relations sentimentales. L’artiste, que l’on ne présente plus grâce à ses chansons comme Celui ou encore Aurélie, déclare sa flamme à sa partenaire. Si Tu Es Là est une chanson dans laquelle il confesse son amour à sa dulcinée : "Si tu es là avec moi jamais rien ne m’atteindra, Aucun obstacle sur la route ne me freinera, Je surmonterai tout si tu es là, Seulement si tu es là".

Kendell est un chanteur d’origine dominicaine que je ne connaissais pas jusqu’alors. Avec son titre Talk To Me sur ce riddim, il réalise un premier pas vers une reconnaissance de sa voix à l’échelle nationale. Sa voix est plutôt posée et douce, il est capable de monter facilement (ou en tout cas, c’est l’impression qu’il donne) dans les aigus. Il est le premier artiste sur cette compilation à nous offrir ainsi des paroles chantées en anglais, pour nous exprimer lui aussi son attirance pour l’objet de ses désirs. "You got me going crazy", est l’une des phrases les plus révélatrices du caractère de sa chanson. C’est l’un de mes titres préférés de cet album.

La première voix féminine présente sur le Touch The Sky Riddim est donc celle de Swé, qui continue sa percée dans le monde musical. La voix de cette chanteuse que je connais depuis un plus d’un an maintenant grâce au titre Papyon, dont je vous parlerai bien vite et qui est aussi ma sonnerie de téléphone, possède cet aspect versatile que lui permet de pouvoir nuancer ses propos. Avec Lib, Swé revient finalement sur le droit à la liberté d’expression. Elle nous déclare comme « libres », chacun d’entre nous capables de faire ses propres choix, d’avancer et de rêver tranquillement, peu importe ce que les gens peuvent en penser. Swé a aucunement l’intention de se laisser dicter une conduite, et avec ce titre, elle l’affirme explicitement.

Misié Sadik, auteur de bien des chansons aux paroles qui mènent à la réflexion, nous propose une chanson pleine d’amour sur le Touch The Sky Riddim. Misié Sadik prend le temps de déclarer aussi ce qu’il éprouve pour la personne avec laquelle il partage sa vie. An Dé Mo, « en deux mots », l’artiste parle de l’amour qu’il porte à cette femme, tout en évoquant les doutes infondés qu’elle a à son égard. De leur relation, on perçoit comme un malaise que Misié Sadik tente de dissumer avec cette chanson. L’important pour lui serait qu’ils arrivent à réellement communiquer sur leurs possibles divergences d’opinion.

Jaïan K est l’une de mes plus grandes découvertes de cette compilation. Je ne connaissais pas, honte à moi, ce chanteur d’origine antillaise. Et pourtant, son parcours dans le monde de la musique sur le plan local est déjà bien tracé, avec des chansons comme This Woman ou Rété Natwal, dont je vous parlerai prochainement, par exemple. Pour le Touch The Sky Riddim, Jaïan K chante That X Thing. Ici, il fait allusion à tout l’amour qu’il éprouve pour son alter ego.

C’est ensuite Krys qui prend le relais avec son titre Alleluia. Ce chanteur de dancehall d’origine guadeloupéenne change complètement de registre pour son titre qui se veut sur le ton de la reconnaissance. Alleluia est une sorte d’hymne à la vie. Krys y est conscient de la chance qu’il a d’être en vie, et avec cette chanson il remercie le ciel de lui permettre de profiter de chaque jour avec autant de joie, de bonheur et de bien-être.

Istwa An Nou est une magnifique chanson de Rachelle Allison sur son histoire avec la Guadeloupe. La chanteuse y relate son affection pour son île d’origine et pour sa culture. Istwa An Nou est sa manière de rendre hommage à la Guadeloupe. Et, pleinement consciente de l’héritage que lui a laissé ses ancêtres, l’artiste nous chante avec conviction la fierté qu’elle a envers son berceau culturel.

C’est ensuite Mc Duc qui reprend le riddim. Mc Duc est un chanteur originaire de l’île de la Réunion, qui est notamment connu pour sa reprise du célèbre Jump de RDX intitulée Daggaring. Ici, sur le Touch The Sky, Mc Duc nous invite à rendre compte de son amour pour l’élue de son cœur, celle sans laquelle il ne peut pas concevoir sa vie : "I need you by my side, that’s why I don’t wanna see you cry, I wanna make you my wife, Girl you’re always on my mind".

Suite à cette nouvelle déclaration d’amour, Lyricson nous propose Sunday To Sunday. Sur un ton assez festif et décontracté, Lyricson nous invite à profiter de la vie autant que possible et à danser du dimanche au dimanche ! "Cause we are party from Sunday to Sunday, Cause to we everyday is not an holiday, Dance wi a dance until the sunlight, Come join the party, free up your body", telle est la première partie du refrain de cette chanson au contexte reposant.

La trame romantique du Touch The Sky Riddim revient ensuite avec T-Shaa qui nous interprète Amour Idyllique. La chanteuse produite par le fameux Step Out Productions de Krys reprend à son tour des paroles relatives aux relations amoureuses. La chanteuse qualifie « d’idyllique » l’amour qu’elle vit avec son compagnon. Elle en profite pour souligner ici que son amour touche le ciel, petit clin d’œil au nom de ce riddim sur lequel elle a été invitée à poser sa voix.

Jeva 9 chante une de mes chansons préférées sur cette base instrumentale. Avec An Tout Sens, il fait contraster son impatience vis-à-vis d’une relation encore naissante avec son envie de prouver à l’élue de son cœur qu’il sera là en toute situation pour elle. Et son donc en toute simplicité qu’il lui livre les attentions qu’il aura à son égard. Jeva 9 se sent prêt et semble avoir mesuré l’impact que cette nouvelle personne aura dans sa vie de manière concrète.

C’est ensuite à ProfA de se lancer dans l’exercice de reprise de cette base rythmique. Do It Right est une chanson pour souligner la détermination qui doit nous animer pour arriver à atteindre nos objectifs. La vie n’est pas facile, mais si nous arrivons à maintenir le cap, de manière franche, directe et honnête, nous arrivons là où nous le souhaitons.

Chanté Baw interprété par Xelo, un chanteur de reggae, dancehall originaire de la Guadeloupe, est une autre chanson pleine de sentiments amoureux, à l’image d’An Dé Mo par exemple. Dans ce titre, Xelo nous parle de son affection pour celle qu’il aime. Il chante ce morceau pour elle, comme nous l’indique de cette chanson : "Lè nou ansanm mwen ka santi an lov baby, An bèl sansasyon ka mèt mwen an trans, Lè nou kolé séré an vlé dansé…".

Pour compléter cette magnifique compilation, Admiral T nous offre une bonus track de toute beauté. Magic Love est un dernier titre en puissance qui permet d’appréhender l’amour qu’il existe entre Admiral T et la femme qu’il aime. "Girl sé vou mwen vé, Sé sa non fo pa’w douté, Sa ki tin’ antre nou dé, Sa majik" (Girl, c’est toi que je veux, Non, il ne faut pas que tu en doutes, Ce qu’il y a entre nous deux, C’est magique…).

La seizième et dernière piste de cette compilation est un megamix proposé par DJ Axx, que vous pouvez retrouver sur son compte SoundCloud ou sur Twitter. Ce remix reprend un bout de chacune des chansons présentes sur la compilation en un peu moins de sept minutes ! Une manière agréable de redécouvrir chacun des artistes en une seule fois.



TRACKLIST :
01 – Saïk – Tou Sèl An Mwen
02 – Colonel Reyel – Si Tu Es Là
03 – Kendell – Talk To Me
04 – Swé – Nou Lib
05 – Misié Sadik – An Dé Mo
06 – Jaïan K – That X Thing
07 – Krys – Alleluia
08 – Rachelle Allison – Istwa An Nou
09 – Mc Duc – You
10 – Lyricson – Sunday To Sunday
11 – T-shaa – Amour Idyllique
12 – Jeva 9 – An Tout Sens
13 – ProfA – Do It Right
14 – Xelo – Chanté Baw
15 – Admiral T – Magic Love (BONUS TRACK)
16 – DJ Axx – Megamix

Tou Sèl An Mwen de Saïk

Saïk, qui se fait de plus en plus présent sur les scènes nationales en ce moment, nous propose depuis une semaine, cette nouvelle chanson : Tou Sèl An Mwen. Ce titre, assez original, n’est pas sorti seul, puisqu’un clip, réalisé par Nicolas Noël l’accompagne déjà ! J’en profite ici pour souligner l’excellent travail de Nicolas Noël en tant que directeur/réalisateur de la vidéo illustrant ce titre.

Tou Sèl An Mwen, c’est une invitation de Saïk à l’évasion, dans le but de pouvoir atteindre paisiblement ses objectifs. Cette chanson est en fait un avant-goût de ce que nous réservera la compilation Touch The Sky Riddim, proposée par la maison de production BlueLagoon Music Records. On retrouvera d’ailleurs plusieurs artistes de la scène reggae/dancehall sur cette base instrumentale, des artistes comme MC Duc, Colonel Reyel, Rachelle Allison, Kendell, Jaïan K, Xelo, et bien d’autres encore.

Saïk est attendu ce soir, en compagnie d’Etana et de Saa’Turn, sur le Malecon ce soir, à l’occasion du 43ème Festival de la ville de Fort-de-France. Vous avez la possibilité d’en savoir un peu plus à ce sujet ici. Pour ma part, étant (un peu) loin de la Martinique en ce moment, je vais me contenter des prochaines vidéos, que certains d’entre vous (je l’espère) partageront de ce concert en plein air ! En attendant, je me couche, en fredonnant Tou Sèl An Mwen… :)

Vous pouvez acheter Tou Sèl An Mwen sur Amazon !

Résumé du Drépaction 2014

Copyright : Marvyn Sainte-Luce

Le Drépaction 2014 a tenu toutes ses promesses ! Cette année, ce concert, qui a eu lieu exactement il y a deux semaines, dont le but est de récupérer des fonds pour aider la recherche sur la drépanocytose, proposait un plateau diversifié et riche culturellement et musicalement parlant. L’A.P.I.P.D., l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, était l’association organisatrice de cet évènement caritatif qui fêtait déjà sa cinquième édition !

La drépanocytose, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme, est une maladie génétique pourtant massivement répandue dans le monde entier. Il s’agit d’une maladie transmise par les deux parents, donc dite récessive, qui est liée à une anomalie de l’hémoglobine. Rappelons-le ici, le rôle de l’hémoglobine dans le sang est de pouvoir transporter l’oxygène et le gaz carbonique. Les personnes drépanocytaires possèdent des globules rouges complètement déformés, qui empêchent donc le sang de librement circuler dans les vaisseaux, provoquant des crises, des douleurs atroces, des fatigues chroniques, de l’anémie, des infections parfois, etc.. Les globules rouges de ces personnes malades ont souvent la forme d’un croissant, d’où son appellation sickle cell disease en anglais.

J’en profite pour remercier ici Julien.A Bardochan pour son autorisation quant à l’utilisation de ces magnifiques photographies de ce concert sur mon blog. :)

Chronique récapitulative du Drépaction 2014

Ce Drépaction, présenté par Esthèle Dumand et Claudy Siar essentiellement, était plein de rebondissements ! C’est bien évidemment le parrain de la manifestation, Monsieur Philippe Lavil, accompagné de la présidente de l’A.P.I.P.D., Jenny Hippocrate Fixy, qui ouvrent le show. Ensemble, ils nous invitent à passer un bon moment musical, mais aussi à prendre véritablement conscience que ce concert caritatif a un réel enjeu : celui de pouvoir collecter suffisamment d’argent afin de contribuer à la recherche d’un remède contre la drépanocytose.

De nombreux partenaires ont contribué à cette magnifique soirée, et ont largement su proposer leur aide à la réalisation de ce Drépaction. Parmi eux, on retrouve France Télévisions, France Ô, Tropiques FM, le Ministère de l’Outre-Mer, la ville de Paris, la Région Île de France, UGPBAN, les laboratoires ADDMEDICA, l’Établissement Français du Sang, AGS et la Maison de la Martinique.

Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar, Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Le premier invité surprise de la soirée, et finalement aussi le premier artiste à monter sur la scène du Zénith ce soir-là, était Fabrice Di Falco. Fabrice Di Falco est un chanteur lyrique française d’origine martiniquaise. Il possède un parcours plutôt impressionnant, et sa voix est largement reconnue dans le monde du chant, puisqu’il a gagné, entre autres, le premier prix du concours de chant du Conservatoire National de Région à Boulogne-Billancourt.

Fabrice Di Falco voyage avec la musique. Il est mondialement reconnu pour ses participations diversifiées dans des opéras, et s’est déjà largement produit dans divers pays du monde entier, notamment en France, en Allemagne, en Russie, au Japon, au Royaume-Uni, en Italie, en Autriche, aux Antilles, en Tunisie et au Sénégal. Il est considéré comme un sopraniste, car sa voix quand il chante, correspond à celle de la femme soprano, par opposition au contre-ténor ou au haute-contre qui ont une voix similaire à celle de la femme alto ou contre-alto.

Lors de cette soirée, Fabrice Di Falco emprunte à Edith Lefel sa chanson Mon Ange. Il nous récite, accompagné au piano par Jonathan Govaerts donc les mots : "Viens, je t’attends, mon ange, mon irréel, Viens je t’attends, combien de temps encore ?". Souvenez-vous, cette triste chanson est devenue célèbre bien malgré elle, puisqu’il s’agit du titre phare du dernier album de la chanteuse martiniquaise, qui s’est éteinte en janvier 2003. Les paroles n’ont pas été chantées de façon anodine, et Fabrice Di Falco a clairement su rendre hommage au combat que mènent toutes ces personnes drépanocytaires.

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour d’Isnel, chanteur français d’origine réunionnaise, de monter sur les planches du Zénith. Cet artiste nous interprète le titre Lumière, une chanson qui fait partie, de la compilation Dis moi zouk produite par Medhy Custos. Lumière possède un bon dynamisme, sa morale serait de toujours garder un objectif en tête, et de se battre pour le mener à terme.

Isnel reprend ainsi ces paroles : "Ne pas s’égarer, Faut déployer ses ailes, Détruire les séquelles, S’emparer de la force éternelle, Mon escorte essentielle, Et qui viendra frapper à ma porte, Comme une lumière qui se rapproche, S’en tarder, S’évader…".

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco et Isnel précèdent le présentateur Derka sur la scène du Zénith ce soir-là. Derka est un rappeur et animateur télévisé : il a, entre autres, présenté le JT Agité sur W9, et présente encore l’émission Génération Hit Machine sur cette même chaîne de télévision. Vous pouvez avoir un aperçu de ses joyeuses compositions sur le compte YouTube le JT de Derka.

Derka est chargé en cette soirée de nous présenter le "JT du Drépaction". Sur l’intonation d’un slam, et de manière presque amusé, il nous propose une version détaillée de ce que ce sera le concert de cette soirée là, en nous énumérant les artistes qui se présenteront sur scène. Pendant sa récitation du programme, il arrivera à faire rire le public, et à les faire chaudement applaudir à l’énonciation de certains noms d’artistes, bien attendus de l’auditoire.

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Comme Derka nous l’a présenté au premier abord, c’est Antonny Drew, chanteur d’origine guadeloupéenne, qui prend place avec ses musiciens sur la scène du Drépaction 2014. Il est accompagné de David Mitrail au piano, Randy Jacobson à la guitare et de Yoan Zebina à la basse.

Antonny Drew est une réelle découverte pour moi. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout cet artiste, et en le voyant entrer sur la scène, je ne m’attendais pas à ce qu’il possède cette voix, puissante, mûre et profondément masculine.

Péyi An Mwen est le reflet de ses origines caribéennes, en terme de sonorités et d’un point de vue contextuel. C’est la première chanson qu’ils décident de nous interpréter pendant ce Drépaction. L’artiste, toujours accompagné de ses musiciens, reprend ensuite Doo avec une telle émotion, que mon regard ne l’a pas quitté un seul instant durant toute cette interprétation. Ce titre exprime tous ses regrets vis-à-vis d’une femme qu’il a longuement aimé, et qu’il aime encore. Enfin, Antonny Drew finit sa représentation avec le titre Yalla Yalla, dont le rythme est bien plus festif que la chanson précédente.

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Randy Jacobson pendant le Drépaction 2014

Yoan Zebina pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Freepon de gravir les marches du podium. Freepon est un artiste évoluant dans un genre soul/jazz créole que j’affectionne tout particulièrement. Vêtu d’un magnifique nœud papillon rouge, l’artiste nous chante alors Dousiné’w, un titre issu de son dernier EP Nu Soul Creole, façon acoustique. Cette chanson, que je connais depuis sa première partie du concert d’E.sy Kennenga au New Morning en janvier 2011, est un titre doux, aux paroles d’un homme épris.

Freepon continue sa représentation avec Vybe Sé Lanmou, Sé Lèspwa !, une sorte de slam chantant, dont l’histoire nous mène à cette réflexion : quelles que soient les embûches de la vie, il faut être positif, garder de l’amour et de l’espoir. Avant de quitter les planches, l’artiste originaire de la Guadeloupe également, propose au public une petite animation durant laquelle il invite ses interlocuteurs à lever la main, à parcourir la scène de gauche et à droite, et à chanter…

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Taïro clôture cette première vague d’artistes venus chanter sur scène. Comme à son habitude, il nous propose un show avec un rythme effrené  ! Taïro commence sa représentation avec le titre Que De Bonnes Vibes (qui commence avec cette phrase : "la vie est chargée tellement de problèmes…") avant de rapidement enchaîner avec Aime La Vie, une chanson massivement chantée par l’auditoire parisien. Accompagné d’une de ses chanteuses de ses chœurs, c’est ensuite le titre Elle veut qu’il reprend, une chanson chantée originellement avec la chanteuse Flya. Taïro finit sa prestation avec sa chanson Une seule vie, qui emprunte le riddim jamaïcain Hold Yuh à l’illustre Gyptian.

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuses accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

A ce moment du concert, Claudy Siar nous annonce les arrivées successives sur scène de Valérie Pécresse présidente du groupe UMP au conseil régional d’Île-de-France et députée des Yvelines, Patrick Karam conseiller régional d’Île-de-France et inspecteur de la Jeunesse et des Sports, Victorin Lurel président du Conseil Régional de la Guadeloupe, George Pau-Langevin ministre des Outre-mer et la Princesse Isabella Orsini accompagnée de Philippe Lavil, les deux parrains de cette cinquième édition du Drépaction. Leur témognage sur scène intervient à l’heure où le dépistage de la drépanocytose n’est toujours pas systématique dans les hôpitaux, alors que cette maladie génétique est celle la plus répandue en France et dans le monde entier, puisqu’elle touche près de 50 millions de personnes à l’heure actuelle.

Comme l’a si bien mentionné Valérie Pécresse : "La drépanocytose est une priorité de santé publique pour tous les français. Il faut aller vers le dépistage universel parce que nous sommes un pays de passages, de migrations et un pays tourné vers la Méditerranée. Nous avons besoin de ce dépistage pour que la drépanocytose recule." (ndlr, la Méditerranée est un des secteurs fortement touché par la maladie). Jenny Hippocrate Fixy, présidente de l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, est également accueillie sur la scène pour faire prendre conscience à l’ensemble de l’auditoire, de ce qu’est le quotidien d’une mère drépanocytaire. D’une voix forte, et très émue, Jenny noux explique son combat contre la maladie, maladie dont a malheureusement hérité son plus jeune fils, Taylor Fixy, qui viendra également les rejoindre sur la scène.

Claudy Siar et Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Patrick Karam et Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Jenny Hippocrate Fixy et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy et Claudy Siar pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant  George Pau-Langevin et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant Claudy Siar, Valérie Pécresse, George Pau-Langevin, Jenny Hippocrate Fixy, Patrick Karam, Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

La Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Difficile de reprendre le show après de pareils témoignages… Et pourtant, tel a été le challenge de DJ Hcue, un artiste qui a fait ses débuts en tant que rappeur dans le groupe KU2H. Il est aujourd’hui connu pour avoir rejoint en 2005, le groupe encore peu connu à l’époque, les Sexion D’assaut. Comme pour nous rappeler son appartenance et sa montée fulgurante au sein de ce groupe, DJ Hcue va alors nous proposer une petite session de remix avec des titres hip-hop, et bien évidemment des morceaux chantés par le groupe Sexion d’Assaut.

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Lylah qui nous fait l’honneur de nous accompagner pour ce concert caritatif. La cause la touche profondément, elle se sentait obligée de répondre présente à cet appel. Repérée en permier lieu dans le groupe Les Déesses, la chanteuse de zouk fait son apparition sur les planches avec le titre On A Changé. Elle nous chante ensuite Un Homme, Un Vrai, chanson visiblement bien connue du public, qui l’aide à reprendre les paroles "Oups ! T’as déconné ! Oups ! Je le sais !

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar nous annonce alors un artiste, arrivé tout juste de New-York pour nous soutenir dans ce Drépaction : T-Micky. T-Micky, de son vrai nom Sandro Marthelly, est le fils de l’actuel président d’Haïti, Michel Marthelly. Michel Marthelly est aussi notablement connu sous le pseudonyme Sweet Micky pour sa carrière musicale par tous les amateurs de konpa, comme mon père.

Et donc, en tant que deuxième grande découverte musicale de la soirée pour moi, T-Micky arrive sur scène avec son piano. Il parvient à captiver toute la salle le temps de nous chanter, parfois en créole, les quelques paroles suivantes : Je perds la tête à cause de ta tendresse… Chéri ou fè ti kèm bat". T-Micky nous interprète ensuite le titre Pou’n alé, toujours accompagné de son clavier. Je dois dire que je suis assez curieuse de voir l’évolution de ce chanteur de la scène émergente konpa déjà n°1 aux Etats-Unis et à Haïti. D’ailleurs, son album sort le 2 juillet. Affaire à suivre donc…

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Singuila qui nous rejoint. Encore une fois, ce Drépaction nous fait profiter d’une richesse en matière musicale assez exceptionnelle. Singuila, que l’on connaît tous pour des titres comme Aïcha ou C’est Trop, nous chante en premier lieu Le Sang Chaud, très vite suivi de Mieux Loin De Moi. L’artiste de R&B termine son show ce soir là avec la chanson Rossignol, extrait de son nouvel album à paraître prochainement Entre Deux.

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila laisse ensuite la place à Soumia, une chanteuse de zouk dont j’apprécie énormément la musique. Elle arrive sur scène, de la manière la plus humble qu’il soit, et nous propose le titre Mes Sentiments, sorti il y a déjà pratiquement douze ans, en 2002. L’artiste féminine nous chante ensuite le titre Reviens.

Alors qu’on pense la voir quitter la scène d’une seconde à l’autre, Soumia est rejointe par de nombreuses femmes venues pour nous présenter également leur combat. En effet, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François et Alyssa Latymi (j’espère n’oublier personne !) arrivent cette fois pour représenter avec Soumia le collectif Unissons Nos Voix, un projet qui vise à lutter contre les violences faites aux femmes. Unissons Nos Voix tente de sensibiliser la population française au nombre beaucoup trop important de femmes qui se font violer dans le pays.

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Stony de monter sur les planches de ce concert caritatif. Elle commence à chanter a capella sa chanson Nouveau Départ, accompagné d’un public bien connaisseur, puisque sa voix résonne à peine plus fort que celles de l’auditoire. Stony nous interprète ensuite Danza Kizomba, qui reprend les rythmes traditionnels de la kizomba, comme son nom l’indique. Puis, s’illustrant aussi dans le dancehall, Stony, plutôt versatile, nous propose An Nou Ay’, un titre qu’elle chante normalement en collaboration avec X Man. J’admire sa capacité vocale à pouvoir évoluer dans des mondes assez différents que sont le zouk, la kizomba et le dancehall.

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Attendu de la gente féminine, c’est ensuite au tour d’Axel Tony de chanter. Il reste sur scène uniquement le temps d’une chanson. Il nous propose ainsi le titre Ma Reine, qu’il chante normalement accompagné d’Admiral T. Juste avant de quitter le podium, Axel Tony raconte à Claudy Siar la raison pour laquelle il juge important de se mobiliser pour aider la recherche contre la maladie.

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Tina Ly complète la liste des artistes bénévoles de ce Drépaction 2014. De sa douce voix, elle commence avec les paroles Maji ja enstalé, Nou dé sa ka roulé… de Nou Ja Palé. Cette chanson nous est offerte de manière acoustique, une version que je préfère pour ma part à la base instrumentale originale d’ailleurs. Tina Ly ne s’arrête pas là, et nous propose ensuite A Tes Côtés, accompagnée d’Ali Angel. Ce titre que l’artiste interprète normalement avec Richard Cavé nous permet d’apprécier la compagnie de ce chanteur et musicien aux multi-facettes culturelles.

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Puis, c’est Methi’s qui nous rejoint sur le devant la scène. Elle dira plus tard, au micro de Claudy Siar, qu’elle ne pouvait en aucun cas refuser cet appel pour participer à ce concert : "La cause est importante, il faut que l’on se sente tous concernés". Methi’s nous interprète deux chansons de manière acoustique, à l’aide de sa guitare. Elle commence ainsi avec Nou Jenn’ avant de reprendre "Sé nou, Lésé labitid pran plis plas ki lanmou, Lésé enstalé pi séparé You and I, You and I" de son morceau You And I.

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Une pause musicale est à nouveau observée de manière à ce que Janine Maurice-Bellay, qui représente le parti Europe Écologie Les Verts, puisse intervenir. Accompagnée d’un de ses collègues, elle nous précisera ici que l’aide de la Région d’Île-de-France pour l’APIPD était à hauteur de 23 000 euros pour ce Drépaction. Claudy Siar en profitera pour inviter le public à prendre conscience que cette aide est phénoménale, et qu’au nom de tous les bénévoles, cette initiative a largement été appréciée.

Après ces discours, Misié Sadik prend possession de la scène. Et quand je dis qu’il a pris possession, je m’exprime littéralement ! Ce chanteur d’origine guadeloupéenne nous a proposé plusieurs titre de sa discographie. Il commence avec des paroles bien pensantes sur les notes d’Azheimer. Puis, il nous proposé Eskizé Mwen, bien en rythme. En tant qu’artiste engagé, il nous proposé une version bien acoustique, mêlant le seul son d’une guitare à sa voix pou On Sèl Kou, avant de terminer son passage sur la scène avec un titre un peu plus dancehall Tout Puissant, dans lequel il reprend les mots : "Sé li ki pli puissant, Li ki pli puissant, Nou pa ka krwè an maléfis, Mèm si nou pa souvan an légliz, Au nom du Père et au nom du Fils, Sé li sèl ka ba nou bénédicsyon".

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteur accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik laisse sa place à Clayton Hamilton, un chanteur né d’un père malien et d’une mère sénégalaise. Je ne connaissais pas du tout son univers musical, et j’ai trouvé son show vraiment plaisant. Accompagné de Maliya Jackson, Clayton Hamilton nous propose d’abord Paradise, avant de nous chanter l’une de ses chansons les plus connues All Night Long. Pour vous faire une idée, Clayton Hamilton possède une voix que je trouve assez proche de celle d’Admiral T : une des bénévoles de l’APIPD qui se trouvait avec moi à cet instant a eu cette même impression que moi d’ailleurs !

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Gage était aussi parmi nous pour ce Drépaction ! Le chanteur, qui a sorti son dernier Soul Revolution en mars de cette année, nous propose tout d’abord le titre Trop Fresh. il continue avec un air bien connu aussi, Viens Danser, une chanson aux sonorités qui rappellent le zouk. Il termine sa prestation devant l’auditoire du Zénith avec son tube Pense À Moi, probablement la chanson qu’attendait toutes les personnes présentes devant le podium. Gage donne donc le relais à Saïk sur scène.

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Saïk, je vais me répéter, est un de ces artistes de la scène antillaise, qui est juste excellent à voir évoluer sur une scène, en live. Dans un rythme effrené, la chanteur originaire de la Guadeloupe enchaîne les hits. Il entre sur scène avec la chanson L’École, qui provient de l’Avè Riddim. Il poursuit naturellement avec You And Me, puis Je T’emmène, avant de prononcer, dans un calme certain l’une de mes chansons préférées dans son répertoire Mamamia. Puis, son show devient complètement fou, complètement électrique ! Saïk nous proposera des morceaux un peu plus dancehall avec par exemple Sexy Swaggarin, Tchenbé Nou, puis finalement Ok.

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Pour des notes beaucoup plus douces, c’est Marvin qui vient nous rejoindre à son tour. Il nous propose en premier lieu le titre Sans Toi, avec un refrain largement repris pour toutes les femmes – je précise les femmes, mais il devait sûrement y avoir quelques hommes aussi, seulement on entendait que leurs voix :’) &ndash de ce Zénith : "Il ne se passe pas plus d’une minute,
Sans que je pense à toi mon amour, Il ne se passe pas plus d’une minute, Sans que je me dise 'C’est pour toujours', Reviens moi…"
. Il continue avec Marionnette avant de reprendre Le Coup de Soleil, une des belles de ses chansons à mon sens, dont il proposera même une version a capella à la fin de sa prestation.

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Dans un genre totalement différent, Kery James nous interprète Banlieusards. Dans un respect tellement absolu du public, Kery James nous propose d’entendre ses vers, accompagné seulement d’un homme au piano. L’auditoire semble retenir son souffle. Et dans un écho, il finira par reprendre, presque en chuchotant, en communion avec le chanteur les mots "Apprendre, Comprendre, Entreprendre, Même si on a mal, S’élever, Progresser, Lutter, Même quand on a mal".

L’homme aux mille textes nous propose ensuite tout son amour pour la femme avec le titre Le Mystère Féminin. D’ailleurs, je dois que cette version, proposée ce soir-là, était encore plus magnifique que celle sortie sur Dernier MC, puisqu’il nous propose sa voix profonde pour réciter son refrain "You will never know, I will never show, What I feel, What I need from you". Avec ce titre, il nous laisse, toujours humble.

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

C’est enfin Kalash qui nous rejoint, en tant que dernier artiste de ce Drépaction. Super attendu du public parisien, Kalash nous propose des titres comme Top A Top, mais surtout comme Pran Piè, une chanson chantée originellement avec Lieutenant, ou encore Libéré Yo. Le martiniquais d’origine nous a même gratifié d’une belle dédicace à Admiral T en reprenant quelques-unes de ses chansons comme Ti Milo ou encore Gwadada. C’est devant un public plus que conquis qu’il invite l’ensemble des artistes présents en coulisse à monter sur scène, et aussi une partie des participants, intervenants comme bénévoles, et la famille de Jenny Hippocrate Fixy, à les accompagner.

Ce Drépaction 2014 était vraiment riche en surprises. Malgré la grève des transports, la fête des pères et le premier match de la France face au Honduras en Coupe Du Monde 2014, l’ambiance était bien présente, et toutes les personnes qui y étaient pourront bien vous le dire : l’organisation de ce concert a vramient été optimale. On espérait faire salle comble comme l’an dernier, mais ce n’était malheureusement pas le cas : toutes les circonstances que j’ai citées au début de ce paragraphe ont clairement pesé dans la balance. On espère juste que l’année prochaine, vous serez tous au rendez-vous, pour nous aider à soutenir ce combat que l’on mène contre la drépanocytose.

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Saïk et Kalash pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

La clôture du Festival Tropiques en Fêtes

Copyright : Christelle

Le dimanche 11 mai dernier, se déroulait à la Foire de Paris, la clôture musicale du Festival Tropiques en Fêtes. Il y avait beaucoup d’artistes présents, prêt à nous offrir un beau spectacle avant le renouveau de la Foire l’année prochaine. Et c’est cette fois, Esthèle Dumand, Claudy Siar et Logan qui étaient chargés d’orchestrer le show de cette clôture.

Par ailleurs, sachez que les photos que j’ai prises, vous permettront de bien saisir l’ordre de passage des différents artistes ce soir -là sur la scène. Je suis bien plus satisfaite du rendu de ces photos, que de celles de la nocturne du Festival Tropiques en Fêtes. Il faut dire, que cette fois, je n’étais pas trop mal placée !

La communauté tahitienne à l’honneur

C’est ainsi que l’on retrouve Ken Carlter pour représenter l’île Tahiti en ce dimanche à la Foire de Paris. Ken Carlter est un chanteur, auteur et compositeur d’origines polynésienne, française et italienne. Il est connu pour de nombreux titres et notamment sa collaboration au sein du groupe ManaPacific avec Tea, le chanteur qui le suivra sur la scène. Ken Carlter nous interprète une magnifique reprise de Somewhere over the rainbow. Accompagné d’un de ses amis, il reprendra également un titre bien connu avant de nous chanter Tahitian Boy, un titre bien plus rythmé que les précédents.

Tea s’accompagne d’un ukulele afin de gravir les planches du Festival Tropiques en Fêtes. Le chanteur sera également en compagnie d’un homme au clavier, qui l’assistera tout au long de sa représentation. Tea va nous proposer des titres, dont je serais bien incapable de vous dire le nom, aux sonorités typiques des îles polynésiennes. Sa dernière chanson sur scène s’inscrit dans un genre plus dancehall/pop à mon sens. Il quittera la scène en nous disant un mauru’uru (merci) pour le courage qu’ont eu les spectateurs qui, comme moi, sont restés sous la pluie, le découvrir en live.

Des influences soul et jazzy

Gaby Diop est une chanteuse d’origines martiniquaise et sénégalaise. C’est la première artiste que je découvre en ce dimanche là, à la Foire de Paris. En ce début d’année 2014, Gaby Diop a sorti un album du nom de Limyè Mwen. Sa carrière musicale est tout juste sur le point d’être massivement reconnue à mon sens, l’artiste se donne les moyens d’y arriver, et ça marche plutôt bien ! La chanteuse a ainsi participé au concours Tremplin Soul’R Sessions de TraceTV, aux côtés d’Indy Eka, la grande gagnante.

Un peu plus tard, ce sera au tour de Freepon d’entrer sur scène. Habillé d’un joli ensemble chic, il offre au public parisien une des chansons figurant son EP sorti au mois de janvier 2014 Nu Soul Creole, Pamela. Ce titre basé sur la base instrumentale de la guitare n’a rien de romantique, et n’est absolument pas dédié à une certaine Pamela. Non, il dénonce l’implication des gens dans la vie d’autrui. Il nous permet de réfléchir, avec un ton humoristique, sur la manière dont il faut vivre sa vie, sans se préoccuper de ce que peuvent dire les autres.

Le zouk massivement représenté

Thierry Cham est le premier des chanteurs de zouk à monter sur les planches ce soir-là. On ne présente plus ce grand chanteur, qui aujourd’hui, possède à son actif plus de 20 ans de carrière professionnelle dans la musique. C’est bien évident ce titre, Océan, qui nous reprendra ce soir-là, avec un auditoire qui lui servira de chœurs. Habillé d’un tee-shirt représentant the King of Pop, Michael Jackson, Thierry Cham anime son show de ses performances hip-hop et terminera sa chanson avec un battement de cœur, sous les rires et applaudissements du public parisien.

La chanteuse guadeloupéenne, Njie, le suit de très près sur scène. Njie, qui elle aussi possède une grande carrière musicale, décide de ne pas nous interpréter les tubes qui lui ont permis d’être sur le devant de la scène nationale, comme Dadoué ou J’ai Trouvé (l’une de mes préférées). L’artiste féminine nous interprète en premier lieu Charmant, avec une démonstration assez marrante d’hommes, qui à tour de rôle, défileront pour conquérir son cœur. Le dernier d’entre-eux lui offrira même une rose blanche sur scène. Puis, la chanteuse nous interprète Mazouk Soleil, accompagnée d’un groupe de danseurs de mazouk. J’ai adoré la voir évoluer sur scène, pour la première fois.

Un peu plus tard dans la soirée, ce sera à Marvin de conquérir le cœur du public féminin venu massivement l’accueillir auprès du podium. Pour ma part, je serais, une fois encore, bien incapable de vous dire quelles sont les chansons chantées ce soir-là, mais l’ensemble des femmes/jeunes filles à côté de moi semblaient connaître les paroles de ces chansons par cœur !

Des notes légèrement plus dancehall

Le dancehall avait définitivement sa place en cette clôture de festival. C’est d’ailleurs chouette de voir à quel point les mentalités ont évoluées à ce sujet, et à quel point ces artistes marquent de plus en plus les générations de tout âge. Saïk nous propose alors un medley composé d’un grand nombre de ses titres, présents sur l’album Second Souffle. Il introduit ces morceaux avec un prélude de L’Ecole sur l’Avè Riddim. Il nous interprète ensuite des couplets de chacun des morceaux suivants : You And Me, Je t’emmène, Mamamia et pour finir Sexy Swaggaring.

Admiral T était probablement l’artiste le plus attendu sur l’estrade. Il va clôturer le show avec une intensité qui est propre à l’ensemble de ses shows. Admiral T est cet artiste versatile, qui touche à tout, capable de passer du dancehall à la musique traditionnelle, au zouk, en un rien de temps. Il va nous présenter plusieurs de ses titres bien connu, notamment Perle Rare sur l’EDF Riddim, Fanm Fatal et surtout Ti Milo, l’excellent titre hommage à Eugène Mona présent sur la collection Léritaj Mona.

Et un peu de comédie pour détendre l’atmosphère

Aussi, tout au long du show musical, plusieurs comédiens nous ont rendus visite sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes. Je n’ai malheureusement pas tous retenus leurs noms, mais il y avait par exemple Patson. Patson est un humoriste français originaire de la Côte d’Ivoire. Il est connu et même reconnu de par ses divers passages au Jamel Comedy Club.

Il y avait également le duo Domino, une femme noire, Laurence Joseph, un homme blanc, Laurent Tanguy. Je le précise car l’ensemble de leur show s’en tient à cette image. Domino parcourt avec humour le possible quotidien de deux personnes de couleurs et de cultures différentes. Il nous parle sans détour des situations gênantes au quotidien pour ce couple formé par une antillaise et un métropolitain. Domino est actuellement sur scène au Théâtre BO Saint-Martin de Paris.

J’ai vraiment passé un excellent moment à ce Festival Tropiques en Fêtes 2014. La diversité des artistes présents m’aura permis à la fois de profiter de sonorités que je ne connaissais pas particulièrement jusqu’alors, et de me laisser porter par la voix de ces artistes que j’aime tant.

Gaby Diop à la Foire de Paris

Gaby Diop à la Foire de Paris

Gaby Diop à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

A la Foire de Paris

A la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Second Souffle de Saïk

Copyright : SAIKofficiel

Saïk a sorti son dernier album, Second Souffle, le 8 juillet 2013. Ce chanteur originaire de la Guadeloupe nous offre pas moins de 23 titres avec ce nouvel opus ! Les morceaux qui composent cet album traitent de nombreux sujets comme l’amour, l’unité, la vie dans sa compsition générale, le combat à mener dans son quotidien et l’espoir. Cet album touche à l’univers très dancehall de cet artiste qui a longtemps figuré dans le milieu underground, mais aussi au reggae, à la soca et au rap avec cette collaboration avec Sadek notamment.

Personnellement, je retiens de Second Souffle tout cet univers musical qui rappelle sans cesse les Antilles françaises. On y entend parfois, les oiseaux et la mer – dans You And Me notamment – ou encore le carnaval, comme dans ce titre chanté avec l’aide de Destra Garcia. On aurait pu croire qu’en 23 morceaux, une flopée d’artistes serait présente pour aider le chanteur à accomplir sa mission, mais la carrière de Saïk parle aujourd’hui d’elle-même, et seulement cinq des chansons figurant sur l’album ne sont pas interprétées par le chanteur en solo. Je vous encourage donc à découvrir cet album plutôt moderne et entraînant de cet artiste. Second Souffle est, à mon sens, l’album le plus abouti de la discographie de Saïk.

Chronique détaillée de 'Second Souffle'

Second Souffle démarre avec le titre Surviv’, une chanson au tempo plutôt calme. Dans cette chanson, le chanteur originaire de la Guadeloupe traite notamment de sa foi en Dieu pour l’aider à affronter toutes les difficultés de la vie. Cette chanson a pour but de redonner espoir aux personnes découragées et d’apaiser les tensions qu’il peut y avoir dans notre société. Il s’agit de survivre malgré les préjudices que l’on peut subir. Personnellement, c’est le piano, qui comme à son habitude, me touche le plus.

La deuxième chanson de cet album Lan’Nuit Kon La Jouné fait également partie de mes préférées. Saïk y parle de construire un avenir, un empire avec une femme, celle qui fait "battre son cœur la nuit comme la journée". Ce titre est une description de toutes ces bonnes émotions que lui font ressentir cette personne qui lui est chère. Il déclare que c’est la toute première fois qu’il éprouve ces sentiments et inclut dans les paroles un nombre étonnant de métaphores. Il est par exemple question de rêve, de soleil après l’orage ou encore d’envoûtement.

Dans une thématique toujours aussi passionnée je dirais, on retrouve Laissé yo palé. A nouveau, le chanteur y parle de ses sentiments, en y ajoutant cette fois la notion des méfaits que les "autres" peuvent apporter dans la vie de couple. Dans ce titre, Saïk décrit la jalousie de certains vis-à-vis de sa relation, et le principal conseil qu’il adresse à celle qui partage sa vie, est de laisser couler les paroles des gens. Il ne laissera jamais, il veut simplement pouvoir se réveiller auprès d’elle tous les jours.

Le premier morceau dancehall de l’album est la piste numéro 4 de cet album. What’s Up est un morceau pour l’amusement et la détente, comme Saïk le définit lui-même. La base instrumentale de cette chanson est assez marquée, comme le sont les pas d’un soldat, ce qui confère à cette chanson une atmosphère assez combative.

Gimme Di Wine est le premier titre de cet album dans lequel Saïk est accompagné d’autres voix. Ainsi, ce morceau est une collaboration entre lui, Young Chang MC et Riddla. Ensemble, ces trois chanteurs reprennent à nouveau un thème plutôt léger. La chanson, d’un point de vue rythmique, est cependant très appréciable compte tenu de la basse bien travaillée présente ici.

Je vous en parlais hier dans mon article concernant le concert de Natty Jean, Yaniss Odua et Saïk à Cergy, You And Me a été l’un des hits les plus marquants de la discographie du chanteur guadeloupéen. En effet, cette chanson, sortie en 2011, a donné naissance à un clip haut en couleurs du chanteur, qui au-delà même de la portée significative de la chanson, a apporté une certaine visibilité de nos îles caribéennes à travers la toile. Et c’est toute cette poésie qui est appréciable.

C’est cette fois la guitare sur Partir Là-Bas qui apporte à la chanson toute son importance. Saïk y parle de son envie de partir se construire une vie, malgré les attachements familiaux qu’il peut avoir sur son île natale. Il décrit son envie de voyages, de fuir parfois, de son envie de changer d’air, et surtout de se bâtir une vraie destinée.

Probablement la chanson que je préfère sur cet album, Mamamia possède un tempo lent. Ce titre, presque triste, commence sur les sonorités d’une guitare électrique avant que se joignent les autres instruments au décor musical. Le souffle de Saïk semble ininterrompu ici, et le discours qu’il donne laisse entendre que la relation sentimentale que l’homme qu’il incarne vit actuellement n’est pas saine.

Dans Je Mène Ma Vie, la première voix féminine de cet album fait son apparition : on redécouvre ici Kenza Farah. Cette chanteuse, connue notamment pour sa collaboration avec Busy Signal sur le titre La Nuit, ou encore pour sa reprise de One By One de Laza Morgan, pose un couplet tout en douceur dans lequel elle déclare se battre jour après jour pour réussir dans la musique.

Dans un tout autre genre, Sadek – que personnellement je ne connaissais pas jusqu’alors – accompagne Saïk pour Like A Winner, déjà la dizième chanson de cet album assez complet. Ensemble, ils défendent leur combat quotidien et les sacrifices auxquels ils doivent faire face pour arriver à se créer une place dans leur milieu. La vie est éphémère, leurs objectifs sont précis, alors ils se donnent les moyens pour y arriver coûte que coûte.

Handzup, morceau plutôt dancehall, est une chanson dans laquelle Saïk parle de sa capacité à composer ses propres textes. Cette chanson, qui ne m’a pas particulièrement emballée, est à l’image, d’Info Ou Intox, le prochain titre de l’album, en termes de sonorités. Au niveau du contenu, celle-ci est cependant bien différente du titre prédécesseur. Saïk appelle à la vigilance face aux rumeurs et autres futilités rapportés par untel.

Dans All Night, le piano refait surface en puissance. Cette chanson est particulièrement sensuelle. C’est au cours de celle-ci que pendant son concert à l’Observatoire de Cergy, Saïk a fait appel à une des demoiselles qui l’accompagnait, pour jouer le rôle de sa dulcinée. Je vous laisse vous faire une propre idée de ce titre par vous-même. ;)

Chanson sortie en 2012, Je T’emmène est également ajoutée à la traklist de cet album. Dans cette chanson, Saïk, une nouvelle fois charmeur, prononce des mots doux à l’attention de celle qui partage sa vie. Encore, une fois, c’est toute cette atmosphère rappelant les îles que j’aime. En termes de sonorités, cette chanson est reposant et à la fois bien rythmé.

Fly Away est un titre entièrement dancehall. Dans ce morceau, le chanteur parle de l’envie de son amante de s’envoler, dans le sens où elle veut profiter de la vie et voyager. Un peu à l’instar de Krys dans Bootyshake, Saïk propose quelques secondes durant lesquelles le rythme de la chanson s’intensifie et il chante incessemment les mots "Baby, baby, baby, fly away".

Avec Poum Poum Poum et S.A.Ï.K., deux morceaux dancehall, Saïk traitent de sujets moins sérieux, mais dans lesquels ses talents de véritable toasteur sont bien souvent démontrés. Il y parle par exemple de son omniprésence sur la scène musicale malgré ce qu’ont pu dire les médias ou les gens de son entourage : "Mwen ka changé texture, ékri yan dé textes durs, a ski parè sé mwen yo té vlé exclure".

Saïk s’accompagne de Destra Garcia pour une chanson de carnaval du nom de Karibean Island. Destra Garcia est une auteure/compositrice de soca originaire de Trinidad & Tobago. C’est donc naturellement qu’elle apporte sa voix à ces résonances de divertissements carnavalesques, pour "mash up di place". Une jolie collaboration mettant la Guadeloupe et Trinidad en relief.

Admiral T rejoint son petit frère de cœur sur son dernier album pour le titre Dancehall Evolution. Ensemble, c’est un nouveau titre plutôt dancehall qu’ils nous offrent. Cette chanson sortie en 2012 propose aussi son lot de métaphores assez imagées de la part des deux artistes. Ils étaient d’ailleurs en concert ensemble le samedi 16 novembre dernier à Brunoy (91) – ma sœur, qui y était, a passé un moment exquis selon ses propres mots.

Viv La Vi propose un retour au calme fulgurant. Cette chanson rappelle à son tour le caractère éphémère de la vie. Il faut profiter autant que possible de la vie, car celle-ci ne tient qu’à un fil. Les aspects négatifs ne doivent pas prendre le dessus sur les petits bonheurs que nous offre la vie. C’est probablement le morceau où la batterie a le rôle le plus important, tant c’est ici l’instrument qui donne l’intonation de la chanson.

Le dernier morceau supra dancehall de cet album est Mic An Mwen. Il précéde le titre Unis, une chanson pleine d’amour qui appelle à l’unité. Ce titre me touche particulièrement , car encore une fois, le chanteur décide d’utiliser le piano comme base à part entière de l’accompagnement musical de sa voix. Aussi, les paroles de cette chanson, sont plutôt bien écrites : "Mé nou préféré konté si l’asistana, Ta la ka tiré si ta la, Krim banal, Konbien moun ka mò asi Tè la, Man toujou gadé espwa ké an jou nou ké rivé chanjé…".

La dernière chanson de cet album est Piblik An Mwen. Un choix judicieux de l’artiste car les paroles de ce morceau ont été écrites dans le but de saluer le soutien inconditionnel du public qui accompagne le chanteur. Saïk est reconnaissant envers toutes les personnes qui l’encouragent à continuer dans cette voie. Il ouvre son cœur à son public en le remerciant de la plus belle manière qu’il soit.



TRACKLIST :
01 – Surviv’
02 – Lan’Nwit Kon La Jouné
03 – Laissé Yo Palé
04 – Whats’ Up
05 – Gimme Di Wine featuring Young Chang & Riddla
06 – You And Me
07 – Partir Là-Bas
08 – Mamamia
09 – Je Mène Ma Vie featuring Kenza Farah
10 – Like A Winner featuring Sadek
11 – Handzup
12 – Info Ou Intox
13 – All Night
14 – Je T’emmène
15 – Fly Away
16 – Poum Poum Poum
17 – S.A.Ï.K.
18 – Karibean Island featuring Destra Garcia
19 – Dancehall Evolution
20 – Viv La Vi
21 – Mic An Mwen
22 – Unis
23 – Piblik An Mwen

Natty Jean, Yaniss Odua et Saïk à Cergy

Copyright : Christelle

Le 19 octobre dernier, trois artistes reconnus issus de la scène reggae et dancehall nous donnaient rendez-vous à l’Observatoire de Cergy, grâce à l’association Cergy-Caraïbes. Il s’agit de Natty Jean, Yaniss Odua et Saïk ! J’ai, pour ma part, eu la chance de pouvoir assister en premières loges à leur représentation, qui ma foi, a tenu toutes ses promesses ! Je vous propose donc de découvrir un résumé de ce concert, ainsi que de parcourir les quelques photos de chacun de ses artistes. Les vidéos du concert seront (bientôt) toutes visibles à partir de ce lien.

Les premiers à monter sur les planches de l’Observatoire ce soir-là sont les musiciens de l’Artikal Band, dont je dois saluer la rigueur et la précision. Ils ont été simplement majestueux, et ont accompagné les deux premiers chanteurs de ce show. L’Artikal Band, que j’ai d’ailleurs choisi pour figurer sur la photo illustrant cet article, est un groupe de Montpellier qui existe depuis 1995. Ils sont connus pour avoir accompagner des artistes comme U Brown, Straïka D, Chukky Starr ou Natural Black par exemple.

Natty Jean, poète lyriciste sénégalais

Natty Jean, un artiste originaire du Sénégal, entre sur scène après une brève introduction musicale de l’Artikal Band. Cet auteur/compositeur africain, pour ceux qui ne le connaissent pas, commence donc à chanter à la capitale de son pays natal, Dakar, en utilisant ses influences musicales diversifiées pour se créer son propre univers : un mélange entre le reggae et les sonorités africaines. Aujourd’hui, après avoir su transporter sa musique au-delà des frontières (en passant par le Mali d’abord, puis la France), Natty Jean revient, et nous présente un extrait de son dernier album sorti en 2012 Santa Yalla.

Il décide d’entrer sur scène avec la chanson I Believe, morceau durant lequel le chanteur nous gratifie d’un sympathique "Bonsoir Cergy !". Il poursuit ensuite avec la chanson Sénégal, dans laquelle il souhaite faire un clin d’œil à son pays natal en demandant l’unité pour son pays. Puis, au cours de Taalibe, le prochain morceau interprété par le dakarois, Natty Jean se fait plus poignant et versatile. Il chante, sur un air aux allures de dancehall parfois, les paroles suivantes : "Ils t’ont manipulé, Ils t’ont utilisé, Ils t’ont exploité, Ils t’ont brutalisé, Ils t’ont oublié, marginalisé, Ils sont l’avenir de demain mais ils ont les mains liées, Ils sont obligés de subir l’atrocité de ces faux marabouts qui les ont tant maltraités, Poussés, encouragés dans la mendicité, Trouvons une solution pour ces enfances sacrifiées". Dans une interview de Natty Jean pour One Drop Magazine, le chanteur explique que les Taalibe sont les enfants de la rue en Afrique qui se font escroquer sur le plan financier par les marabouts. Il tente ainsi par son charisme de dénoncer ces actes malveillants.

Natty Jean continue avec Money dans lequel il met en avant les rapports qu’ont les gens avec l’argent, avant de terminer naturellement sa prestation avec le puissant Santa Yalla, le titre éponyme de son dernier album. En tout, c’est un peu plus d’une demi-heure de show que nous propose Natty Jean, dans un genre assez représentatif de sa personnalité : il va poser le tempo lorsque c’est nécessaire, nous proposer des toats pour nous captiver, sauter et danser comme si la musique emplissait son âme. J’ai donc pris un réel plaisir à le découvrir en live pour la première fois.

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua, dynamique militant pour la nation

C’est ensuite au tour de Yaniss Odua de nous offrir un pur moment de reggae. En prélude à son entrée sur scène, les membres de l’Artikal Band nous proposent, une nouvelle fois, une prouesse en termes de sonorités, avant de jouer les premières notes de An Route Pour Jah Kingdom. C’est, en effet, avec ce titre que le martiniquais Yaniss Odua décide de démarrer en toute puissance. Très réceptif, l’auditoire brandit alors des drapeaux aux couleurs rouge, jaune, verte tandis que l’artiste opte pour les premiers instants dancehall dans son spectacle. Yaniss Odua continue en effet son show avec la chanson Yeah Yeah, un titre dont le refrain se compose des paroles suivantes : "Quand on est prêt pour l’action, on dit 'Yeah Yeah', Pour se mettre en condition, on dit 'Yeah Yeah', Garder la même détermination en disant 'Yeah Yeah', A quand l’action et à quand la réaction ?".

Mettant à l’honneur son dernier album Moment Idéal, Yaniss Odua enchaîne ensuite avec Laisser Rouler et Mes Principes, deux chansons d’un genre reggae dont les paroles sont pleines de bon sens. L’artiste décide de poursuivre toujours avec la tracklist de cet album (dont je vous parlerai prochainement) et nous interprète Moment Idéal, la chanson éponyme de ce nouvel opus. Dans ce titre, Yaniss Odua se fait romantique et s’adresse à la femme de ses rêves : "J’attendrai le moment idéal, Pour te dire que tu es un vrai régal, J’aime passer du temps avec toi Gyal, En ta présence je me sens impérial, c’est royal". Un magnifique solo du guitariste Ilon Ba vient terminer ce morceau sous un tonnerre d’applaudissements. Yaniss Odua présente son prochain titre Music Is My Life, ainsi que le groupe qui l’y accompagne habituellement sur cette chanson C-Sharp. Ce morceau étant un peu plus dancehall lui permet de rapidement enchaîner avec des chansons faisant partie de son répertoire depuis quelques années.

Ainsi, Yaniss Odua va nous servir les paroles de plusieurs de ses chansons, sur un riddim dont le nom m’échappe aujourd’hui (je vous mettrais le lien, et je compte sur vos commentaires pour m’aide!). Il profite même de ce riddim pour nous interpréter un couplet de son époque Red Zone avec une partie d’America, la fameuse chanson de Little Sista et lui-même, Little Yaniss, aussi connue sous le nom de Bad Boy You (qui ne nous rajeunit pas, hélas!). Il terminera avec un rythme rapide sur cette instru. Ensuite, on a le droit au Doctor Darling riddim, avec son titre Mal au cœur, puis à Madinin’Africa, Chalawa (Generation H), Qui Est Ce Qui ?! (Savage), Cool Higher et bien évidemment La Caraïbe, la chanson qui selon moi, a permis à Yaniss Odus d’être sur le devant de la scène nationale en matière de reggae. Le chanteur martiniquais va d’ailleurs descendre de la scène à cet instant pour saluer son public avant de chanter les dernières chansons de son show.

Alors, Yaniss Odua reprend deux titres présents sur Moment Idéal pour terminer sa prestation : les chansons Rabat-Joie, Rouge Jaune Vert durant laquelle des drapeaux reprenant ces couleurs sont brandis dans toute la salle, pour poursuivre par la suite avec la base instrumentale de Ante Up de M.O.P. C’est sur ce rythme que l’artiste nous propose son célèbre J’ai La Rage. Sa partie de concert se termine en même temps que celle du groupe Artikal Band, c’est donc ensemble, que le groupe, et le chanteur, vont venir saluer l’auditoire une dernière fois, en nous remerciant d’avoir été présents et réceptifs à la qualité de leur travail.

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Saïk, auteur d’un final explosif

Enfin, Saïk arrive sur la scène pour le plus grand plaisir du public de Cergy. Il est alors accompagné d’un nouveau groupe (dont j’ai oublié le nom, mais si jamais l’un d’entre vous est capable de m’informer à ce sujet, je suis preneuse ;). Il va bien évidemment nous interpréter des titres de son dernier album Second Souffle, mais aussi nous chanter des chansons de son répertoire ayant contribué à son ascension sur la scène musicale.

Saïk commence naturellement son show avec la toute première chanson de son album Surviv’. L’auditoire, qui semble majoritairement féminine à cet instant, accompagne le chanteur guadeloupéen sur chacune des paroles de ce titre dans lequel il est question de force, courage et d’espoir face aux évènements de la vie. Pour casser l’atmosphère douce que conférait cette introduction, Saïk reprend rapidement un des riddims connus par toute l’assemblée puis nous offre une version originale de Dancehall Evolution, malheureusement sans Admiral T ! Il nous interprète alors Préjugés, l’une des chansons que je préférais sur l’originel album Mozaik Kréyol d’Admiral T sorti en 2003. Puis, il continue sa représentation avec des morceaux assez underground. Il nous chante par exemple Obligé Nou Bun ou Tchè An Nou Ka Bat présent sur l’Axx Dem riddim.

Afin de sans cesse faire cohabiter les chansons qui lui ont permis d’acquérir la notoriété qu’il a aujourd’hui, et celles présentes sur Second Souffle, Saïk nous chante également Handzup suivi de You And Me, dont je vous recommande vivement de regarder le clip si vous ne le connaissez pas encore. C’est ensuite Je T’Emmène qui nous est offert avec en guise de conclusion un puissant "Cergy, mi luv u" de la part du chanteur. Vient alors l’instant où Saïk choisit d’enchainer avec deux de mes chansons préférées de Second Souffle : Laissé Yo Palé et Mamamia – inutile de vous décrire ma joie ! Il nous chantera également Pon Èd, Gimmie Di Wine, L’Ecole, Sexy Swaggaring, Lan’nuit kon la jouné, et bien d’autres encore…

La soirée se termine, pour moi, sur les notes de Tchenbé Nou. Je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin de ce concert (les transports, le RER A, Cergy, tout ça… vous me comprendrez…), mais j’ai passé un excellent moment, et j’ai particulièrement apprécié cette salle dans laquelle la lumière n’était pas agressive, des enfants étaient librement au devant de la scène sans crainte pour leurs vies, et surtout dans laquelle on m’a laissé entrer tranquillement avec mon appareil photo. :)

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Boom Cœur de Barone

Copyright : Barone

Boom Cœur est le premier album de l’artiste originaire de la Guadeloupe du nom de Barone. Boom Cœur est une explosion de saveurs. De cet opus, j’ai adoré la capacité de Barone à pouvoir s’installer confortablement dans plusieurs genres musicaux. Elle nous chante l’amour dans toutes ses formes : parfois taquin, parfois malsain. Il est à coup sûr le sentiment servant de ligne directrice à cette jeune chanteuse. Les différents artistes invités sur Boom Cœur apportent naturellement leur pierre à l’édifice de cet album. Ils viennent en renfort et donnent une autre dimension à la musique de Barone. Peut-être parce que celle-ci fait le choix de n’avoir que des personnalités masculines à ses côtés… Quoi qu’il en soit, Boom Cœur est un album à écouter et à partager auprès des personnes que l’on aime. Je vous propose d’entrer aujourd’hui dans l’univers de Barone.

Chronique détaillée de Boom Cœur

Dans Désolée, ce sont d’abord les notes de piano de Barone qui donnent le rythme de la chanson. Elle y joue le rôle d’une femme blessée qui ne reconnaît plus l’être qu’elle a aimé. Cette triste chanson d’amour est un de mes coups de cœur de cet album, tant le groove de la chanteuse suffit à nous donner quelque chose de somptueux, dans fioritures. Désolée annonce quelque part la trame de ce nouvel opus, qui m’aura personnellement beaucoup touchée.

Cette fois, c’est le saxophone qui introduit la chanson suivante : C’est L’Amour. Ce titre s’ancre définitivement dans le genre du zouk. Dans ce morceau, Barone parle une nouvelle fois des sentiments contradictoires que l’on peut approuver pour une personne que l’on aime. Elle décrit cette relation comme étant celle qui l’empêche d’être tranquille et sereine au niveau sentimental.

Dawa accompagne ensuite Barone le temps d’une chanson : Mes Rêves. Ensemble, ils nous offrent un titre dans lesquelles ce sont les paroles qui donnent le tempo. Dans cette chanson, ils se prédestinent à un avenir brillant, mais semé d’embûches. Ils doivent faire preuve de persévérance pour atteindre leurs objectifs : "Je ne laisserai pas ces traîtres me voler mes rêves, Je me battrai jusqu’à ce qu’ils crèvent, Mes nuits sans ombres sont devenues trop brèves, Je les aurai avant qu’ils m’achèvent".

C’est ensuite à la chanson du même titre que l’album, Boom Cœur que Barone décide de nous offrir. "Je prie en musique pour me délivrer"… On déchiffre avec ce morceau tout l’importance de la musique pour cette artiste guadeloupéenne. Barone nous ouvre son cœur pour apparaître nue face à son public. Un très beau titre en somme pour véritablement comprendre l’essence de Barone.

Que Demander De Plus ? est mon deuxième véritablement coup de cœur de cet album. Dans cette chanson, que l’on pourrait comparer à un hymne d’auto-satisfaction, E.sy Kennenga rejoint Barone pour nous proposer ensemble une chanson aux allures complètement acoustiques. La guitare et le piano s’allient parfaitement aux deux voix en communion des chanteurs. "Et j’ai déjà le soleil et la mer, Que demander de plus ? Je n’ai besoin de rien."

Un des premiers titres à être sorti avant la parution de l’album se fait ensuite entendre, Zouk An Nou, chanté en duo avec Mike Kenli. Ce morceau est, comme son nom l’indique, un zouk dans lequel il est simplement question "d’amour en musique". Les deux artistes nous décrivent trois à quatre minutes de slow collé/serré dans lequel ils ressentent maintes et maintes émotions.

Music Is My Blood crée un changement assez radical d’univers : on est cette fois en présence d’un genre plutôt dancehall. Et là, surprise, c’est Lyricson qui rejoint Barone ! Ce titre reflète complètement les rythmes caribéens dans lesquels sont ancrés la Guadeloupe, et les Antilles de manière plus générale. Barone est une artistes aux multiples influences, et c’est sa musique qui en témoigne.

YML continue de nous faire voyager avec ce type de vibrations. Cette fois, Barone chante parfois en anglais, qu’elle mélange naturellement au créole. YML signifie You’re My Love. Il est à nouveau question d’amour dans ce titre, qui malgré son rythme rappelant des sonorités antillaises, est un bol d’air frais et de légèreté. J’ai beaucoup apprécié la douceur de la voix de Barone dans YML.

La chanson suivante, ABCD, propose un genre dans lequel je ne m’attendais pas particulièrement à retrouver Barone. Ce titre est un mix entre la pop et l’électro à mon sens. Personnellement, j’ai été moins réactive à cette chanson, mais la capacité de Barone à pouvoir autant jouer de sa vois et nous captiver même dans de nouvelles tendances musicales m’impressionne. Et donc, je salue cette prise de risque de la part de la chanteuse.

Dans Touch The Sky, Barone décrit le combat qu’elle mène pour réussir dans la musique. Badlee, un jeune chanteur guadeloupéen, l’accompagne pour parfaire ce titre. Il reprend les paroles suivantes : "Dis-moi ce que tu vois ? Qu’est-ce-que l’horizon dessine ?". J’ai adoré son couplet qui selon moi, prouve qu’il fait partie de ces artistes locaux qui mériteraient amplement d’avoir une meilleure visibilité sur la nouvelle scène dancehall des Antilles françaises.

C’est ensuite avec I Give Up que cet album éclectique prend une autre dimension culturelle, bien qu’il soit à nouveau question d’amour. Barone déclare préférer arrêter de souffrir. Elle perd espoir, elle a abandonné l’idée que quelqu’un puisse l’aider à réaliser ses rêves. Le texte profond de cette chanson dénonce ce sentiment d’impuissance que l’on peut ressentir à certaines étapes de sa vie.

Chaque Larme est une très jolie chanson réunissant Barone et Silverman. Dans celle-ci, les deux artistes sont tels deux amants qui vivent une situation de couple conflictuelle. Silverman est conscient de la place qu’occupe Barone dans sa vie, et il reconnaît qu’il n’est pas l’homme qu’il lui faut dans le sens où, il lui fait du mal envers et contre tout.

Barone ajoute Goûte Moi à la tracklist de ce premier album. Cette chanson est reprise de son propre répertoire. J’avais pour ma part découvert cette chanson lors du passage de Barone en première partie du concert d’E.sy Kennenga à la Cigale. Les arrangements musicaux étaient bien différents, puisque c’est le piano qui avait le rôle de base instrumentale.

J Lone Kelly est le prochain artiste à jouer le rôle d’invité sur Boom Cœur. Il rejoint la jeune femme sur I’m Proud, un titre dans lequel Barone défend sa couleur de peau. Ensemble, ils souhaitent nous délivrer un message, celui de la fierté envers leurs origines, la fierté qu’il y a à réussir à percer dans ce monde en tant qu’artiste noir.

Sur Super B, Barone est particulièrement bien entourée puisque Saik, Seyi et Young Chang MC se joignent à elle sur ce titre mi électro, mi hip-hop. Dans ce titre, les quatre artistes s’identifient comme des individus non-identifiés. Ils sont venus d’espace et leur capacité à pouvoir nous charmer avec leurs talents vocaux est propre des extra-terrestres. "An rivé si la Tè adan an spatial véso, Téléfon maison, mother f*** pa ni rézo, An ni an machin, an tèt a yo yo ni an cervo, Fanm a yo an promo, Nonm a yo homo, Renkontré lètre humain, drôle d’espèce, Oblijé chanté ba yo pas yo pa ni pon an respè, An ni le flow de lèspas, Lèspri an mwen tro vaste, Si an té pé an té ké ritouné si la lin an vespa".

Enfin, le dernier titre de cet album s’intitule Je Te Rendrai, une nouvelle chanson dont la thématique principale est l’amour, mais surtout les blessures qui sont liées aux sentiments amoureux.


TRACKLIST :
01 – Désolée
02 – C’est L’Amour
03 – Mes Rêves featuring Dawa
04 – Boom Cœur
05 – Que Demander De Plus ? featuring E.sy Kennenga
06 – Zouk An Nou featuring Mike Kenli
07 – Music Is My Blood featuring Lyricson
08 – YML
09 – ABCD
10 – Touch The Sky featuring Badlee
11 – I Give Up
12 – Chaque Larme featuring Silverman
13 – Goûte Moi
14 – I’m Proud featuring J Lone Kelly
15 – Super B featuring Saik, Seyi & Young Chang MC
16 – Je Te Rendrai