Nouvel Air de Kenyon

Depuis le 30 juin dernier, Kenyon, le jeune prodige du reggae et du hip-hop français, nous propose Nouvel Air. Ce nouvel opus de l’artiste est un EP de sept titres, disponible en téléchargement gratuit sur son site.

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Depuis le 30 juin dernier, Kenyon, le jeune prodige du reggae et du hip-hop français, nous propose Nouvel Air. Ce nouvel opus de l’artiste est un EP de sept titres, disponible en téléchargement gratuit sur son site.

Nouvel Air se veut exclusivement reggae. Chacune des chansons interprétées par Kenyon sont liées à ce que le chanteur a pu observer de notre société actuelle. Il se fait porte-parole de la nation quand il dénonce les inégalités qui perdurent sous notre Vème République. Et c’est pour moi une réelle satisfaction d’observer l’évolution de Kenyon dans le monde la musique. Cet artiste, dont j’ai pour la première fois entendu parler grâce à son duo avec Taïro Garde Espoir, a parcouru bien du chemin depuis 2005, alors qu’il commençait à chanter dans le groupe ECK, Etat Critik Krew. Sa voix ne cesse de mûrir et ses textes sont de plus en plus poignants. Son amour pour la musique, comme il le dit lui-même avec Music, la première chanson de "Nouvel Air", soigne ses maux, « il l’a dans la peau ».

Kenyon invite également Taïro, Tiwony, Dragon Davy et Sir Samuel le temps d’une chanson sur cette compilation, le remix de Qui Est Coupable ?. Mais, Nouvel Air reste bien une œuvre entièrement consacrée aux seules pensées de cet artiste dont la popularité ne devrait cesser de grandir.

Nouvel Air en pleine décomposition

La première chanson de Nouvel Air, Music, est un texte reflétant l’amour de Kenyon envers la musique. La musique c’est son meilleur moyen d’expression, celui qui lui permet d’évacuer, de libérer son stress et ses perturbations quotidiennes. La musique le « frappe au cœur » et « apaise ses propos », si on en croit ses propres paroles. Kenyon a toujours eu cette capacité de grande élocution vocale, ce qui lui donne la possibilité de débiter un maximum de mots en un minimum de temps. Un talent par lequel j’ai toujours été impressionnée. Et tout au long de cet album, Kenyon va user de cette aptitude pour réciter des textes qui se veulent conscients sur des sonorités profondément reggae. Music est donc la première chanson qui nous donne l’occasion d’assister à ce genre de récital.

Qui Est Le Coupable ? est la deuxième chanson de Nouvel Air. Et wow, cette chanson m’obsède totalement ! Qui Est Le Coupable ? possède un texte assez engagé dans lequel Kenyon ne mâche pas ses mots pour dénoncer le manque de justice et d’harmonie au sein de notre gouvernement. Il se questionne au sujet des actions menées par l’État et la police qui sont censées viser à remettre l’ordre, car bien malheureusement, le résultat n’est pas aussi flagrant qu’il devrait l’être. Sur le plan musical, cette chanson est l’une des plus abouties de cet EP. Kenyon utilise ici une base instrumentale forte en guitare basse.

Toujours sur des sonorités très reggae, Kenyon interprète ensuite Avant Que Le Soleil Se Couche. Cette chanson est chantée sur deux rythmes : un premier presque classique je dirais, et l’autre possède un tempo saccadé que l’on retrouve dans certains couplets de ce morceau. Avant Que Le Soleil Se Couche est une chanson qui nous incite à jouir de la vie. C’est finalement une sorte de carpe diem que nous proclame Kenyon avec ce titre. Avant Que Le Soleil Se Couche fait référence à la fin de la vie, et c’est ainsi que le chanteur nous ordonne presque de profiter de chaque instant, avant qu’il ne soit trop tard. "Profitons comme si demain n’allait jamais venir, Passons ces dernières heures à vivre, Avant que le soleil se couche."

Quatrième chanson de Nouvel Air, Preneur de Mic est probablement la chanson que je préfère de cet album. Ce morceau commence avec la fameuse introduction reggae "When the lion is sleeping, never you try to wake him" que Johnny Clarke a été le premier à prononcer pour sa chanson Don’t Trouble Trouble. Cette introduction, on peut par exemple la retrouver sur la chanson de Damian Marley et Sean Paul Riot. Et c’est d’ailleurs l’instru de cette dernière que Kenyon décidé de reprendre ici pour énoncer son texte. Cette chanson est à l’image de ce que réalise Kenyon en concert : il prend le micro et fait son taf. C’est donc lui le « preneur de mic » : "Quand la foule demande, Je fais ce qu’il faut quand ça bouillonne en face, Ils lèvent les flammes et la main bien haut, Je prends la salle en otage, Juste besoin d’une latte et d’un micro pour faire le taf, Je relève leur salle et laisse des marques".

Où Ça Mène est une chanson écrite pour toutes les personnes tentées d’emprunter des chemins malhonnêtes pour arriver à leurs fins. Kenyon met en garde ces personnes, car bien qu’elles arrivent à tirer profit de leurs actes pendant un temps, elles finissent généralement par tomber plus bas que terre. Il évoque aussi ce sentiment d’égoïsme qui nous envahit, si l’on rentre dans le moule de cette société. On vit « chacun pour soi », et l’on se préoccupe bien moins de son prochain, alors que personne ne sait vers quoi tend notre avenir.

Où Ça Mène rappelle aisément Vers Quoi On Court, une chanson qui date en réalité de l’année dernière. Kenyon avait emprunté cette version instrumentale aux jamaïcains. En effet, en décembre 2012 sortait le Tropical Escape Riddim, un riddim purement reggae qui avait fait longuement parler de lui, comme la chanson de Tarrus Riley Gimme Likkle One Drop. Pour Nouvel Air, c’est cette fois une version acoustique de cette chanson que Kenyon nous offre. A l’image de la chanson précédente, Vers Quoi On Court tend à nous sensibiliser sur les directions que l’on prend pour avancer dans notre vie.

Je n’ai volontairement pas associé cette dernière chanson de l’EP, Qui Est Le Coupable ? Remix à la première version que je vous ai décrite un peu plus tôt. Cette fois, Kenyon est bien entouré pour délivrer toujours ce même message d’opposition à nos conditions dans la société actuelle. Et c’est donc aux côtés de Taïro, Dragon Davy, Sir Samuel et Tiwony que Kenyon décide de mener à bonne fin Nouvel Air. Ce dernier titre se retrouve d’ailleurs également sur la Street Tape vol. 4 de Taïro.



TRACKLIST :
01 – Music
02 – Qui Est Le Coupable ?
03 – Avant Que Le Soleil Se Couche
04 – Preneur De Mic
05 – Où Ça Mène ?
06 – Vers Quoi On Court (Acoustique)
07 – Qui Est Le Coupable ? featuring Dragon Davy, Taïro, Sir Samuel & Tiwony

Résumé du Drépaction 2014

Copyright : Marvyn Sainte-Luce

Le Drépaction 2014 a tenu toutes ses promesses ! Cette année, ce concert, qui a eu lieu exactement il y a deux semaines, dont le but est de récupérer des fonds pour aider la recherche sur la drépanocytose, proposait un plateau diversifié et riche culturellement et musicalement parlant. L’A.P.I.P.D., l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, était l’association organisatrice de cet évènement caritatif qui fêtait déjà sa cinquième édition !

La drépanocytose, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme, est une maladie génétique pourtant massivement répandue dans le monde entier. Il s’agit d’une maladie transmise par les deux parents, donc dite récessive, qui est liée à une anomalie de l’hémoglobine. Rappelons-le ici, le rôle de l’hémoglobine dans le sang est de pouvoir transporter l’oxygène et le gaz carbonique. Les personnes drépanocytaires possèdent des globules rouges complètement déformés, qui empêchent donc le sang de librement circuler dans les vaisseaux, provoquant des crises, des douleurs atroces, des fatigues chroniques, de l’anémie, des infections parfois, etc.. Les globules rouges de ces personnes malades ont souvent la forme d’un croissant, d’où son appellation sickle cell disease en anglais.

J’en profite pour remercier ici Julien.A Bardochan pour son autorisation quant à l’utilisation de ces magnifiques photographies de ce concert sur mon blog. :)

Chronique récapitulative du Drépaction 2014

Ce Drépaction, présenté par Esthèle Dumand et Claudy Siar essentiellement, était plein de rebondissements ! C’est bien évidemment le parrain de la manifestation, Monsieur Philippe Lavil, accompagné de la présidente de l’A.P.I.P.D., Jenny Hippocrate Fixy, qui ouvrent le show. Ensemble, ils nous invitent à passer un bon moment musical, mais aussi à prendre véritablement conscience que ce concert caritatif a un réel enjeu : celui de pouvoir collecter suffisamment d’argent afin de contribuer à la recherche d’un remède contre la drépanocytose.

De nombreux partenaires ont contribué à cette magnifique soirée, et ont largement su proposer leur aide à la réalisation de ce Drépaction. Parmi eux, on retrouve France Télévisions, France Ô, Tropiques FM, le Ministère de l’Outre-Mer, la ville de Paris, la Région Île de France, UGPBAN, les laboratoires ADDMEDICA, l’Établissement Français du Sang, AGS et la Maison de la Martinique.

Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar, Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Le premier invité surprise de la soirée, et finalement aussi le premier artiste à monter sur la scène du Zénith ce soir-là, était Fabrice Di Falco. Fabrice Di Falco est un chanteur lyrique française d’origine martiniquaise. Il possède un parcours plutôt impressionnant, et sa voix est largement reconnue dans le monde du chant, puisqu’il a gagné, entre autres, le premier prix du concours de chant du Conservatoire National de Région à Boulogne-Billancourt.

Fabrice Di Falco voyage avec la musique. Il est mondialement reconnu pour ses participations diversifiées dans des opéras, et s’est déjà largement produit dans divers pays du monde entier, notamment en France, en Allemagne, en Russie, au Japon, au Royaume-Uni, en Italie, en Autriche, aux Antilles, en Tunisie et au Sénégal. Il est considéré comme un sopraniste, car sa voix quand il chante, correspond à celle de la femme soprano, par opposition au contre-ténor ou au haute-contre qui ont une voix similaire à celle de la femme alto ou contre-alto.

Lors de cette soirée, Fabrice Di Falco emprunte à Edith Lefel sa chanson Mon Ange. Il nous récite, accompagné au piano par Jonathan Govaerts donc les mots : "Viens, je t’attends, mon ange, mon irréel, Viens je t’attends, combien de temps encore ?". Souvenez-vous, cette triste chanson est devenue célèbre bien malgré elle, puisqu’il s’agit du titre phare du dernier album de la chanteuse martiniquaise, qui s’est éteinte en janvier 2003. Les paroles n’ont pas été chantées de façon anodine, et Fabrice Di Falco a clairement su rendre hommage au combat que mènent toutes ces personnes drépanocytaires.

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour d’Isnel, chanteur français d’origine réunionnaise, de monter sur les planches du Zénith. Cet artiste nous interprète le titre Lumière, une chanson qui fait partie, de la compilation Dis moi zouk produite par Medhy Custos. Lumière possède un bon dynamisme, sa morale serait de toujours garder un objectif en tête, et de se battre pour le mener à terme.

Isnel reprend ainsi ces paroles : "Ne pas s’égarer, Faut déployer ses ailes, Détruire les séquelles, S’emparer de la force éternelle, Mon escorte essentielle, Et qui viendra frapper à ma porte, Comme une lumière qui se rapproche, S’en tarder, S’évader…".

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco et Isnel précèdent le présentateur Derka sur la scène du Zénith ce soir-là. Derka est un rappeur et animateur télévisé : il a, entre autres, présenté le JT Agité sur W9, et présente encore l’émission Génération Hit Machine sur cette même chaîne de télévision. Vous pouvez avoir un aperçu de ses joyeuses compositions sur le compte YouTube le JT de Derka.

Derka est chargé en cette soirée de nous présenter le "JT du Drépaction". Sur l’intonation d’un slam, et de manière presque amusé, il nous propose une version détaillée de ce que ce sera le concert de cette soirée là, en nous énumérant les artistes qui se présenteront sur scène. Pendant sa récitation du programme, il arrivera à faire rire le public, et à les faire chaudement applaudir à l’énonciation de certains noms d’artistes, bien attendus de l’auditoire.

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Comme Derka nous l’a présenté au premier abord, c’est Antonny Drew, chanteur d’origine guadeloupéenne, qui prend place avec ses musiciens sur la scène du Drépaction 2014. Il est accompagné de David Mitrail au piano, Randy Jacobson à la guitare et de Yoan Zebina à la basse.

Antonny Drew est une réelle découverte pour moi. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout cet artiste, et en le voyant entrer sur la scène, je ne m’attendais pas à ce qu’il possède cette voix, puissante, mûre et profondément masculine.

Péyi An Mwen est le reflet de ses origines caribéennes, en terme de sonorités et d’un point de vue contextuel. C’est la première chanson qu’ils décident de nous interpréter pendant ce Drépaction. L’artiste, toujours accompagné de ses musiciens, reprend ensuite Doo avec une telle émotion, que mon regard ne l’a pas quitté un seul instant durant toute cette interprétation. Ce titre exprime tous ses regrets vis-à-vis d’une femme qu’il a longuement aimé, et qu’il aime encore. Enfin, Antonny Drew finit sa représentation avec le titre Yalla Yalla, dont le rythme est bien plus festif que la chanson précédente.

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Randy Jacobson pendant le Drépaction 2014

Yoan Zebina pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Freepon de gravir les marches du podium. Freepon est un artiste évoluant dans un genre soul/jazz créole que j’affectionne tout particulièrement. Vêtu d’un magnifique nœud papillon rouge, l’artiste nous chante alors Dousiné’w, un titre issu de son dernier EP Nu Soul Creole, façon acoustique. Cette chanson, que je connais depuis sa première partie du concert d’E.sy Kennenga au New Morning en janvier 2011, est un titre doux, aux paroles d’un homme épris.

Freepon continue sa représentation avec Vybe Sé Lanmou, Sé Lèspwa !, une sorte de slam chantant, dont l’histoire nous mène à cette réflexion : quelles que soient les embûches de la vie, il faut être positif, garder de l’amour et de l’espoir. Avant de quitter les planches, l’artiste originaire de la Guadeloupe également, propose au public une petite animation durant laquelle il invite ses interlocuteurs à lever la main, à parcourir la scène de gauche et à droite, et à chanter…

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Taïro clôture cette première vague d’artistes venus chanter sur scène. Comme à son habitude, il nous propose un show avec un rythme effrené  ! Taïro commence sa représentation avec le titre Que De Bonnes Vibes (qui commence avec cette phrase : "la vie est chargée tellement de problèmes…") avant de rapidement enchaîner avec Aime La Vie, une chanson massivement chantée par l’auditoire parisien. Accompagné d’une de ses chanteuses de ses chœurs, c’est ensuite le titre Elle veut qu’il reprend, une chanson chantée originellement avec la chanteuse Flya. Taïro finit sa prestation avec sa chanson Une seule vie, qui emprunte le riddim jamaïcain Hold Yuh à l’illustre Gyptian.

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuses accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

A ce moment du concert, Claudy Siar nous annonce les arrivées successives sur scène de Valérie Pécresse présidente du groupe UMP au conseil régional d’Île-de-France et députée des Yvelines, Patrick Karam conseiller régional d’Île-de-France et inspecteur de la Jeunesse et des Sports, Victorin Lurel président du Conseil Régional de la Guadeloupe, George Pau-Langevin ministre des Outre-mer et la Princesse Isabella Orsini accompagnée de Philippe Lavil, les deux parrains de cette cinquième édition du Drépaction. Leur témognage sur scène intervient à l’heure où le dépistage de la drépanocytose n’est toujours pas systématique dans les hôpitaux, alors que cette maladie génétique est celle la plus répandue en France et dans le monde entier, puisqu’elle touche près de 50 millions de personnes à l’heure actuelle.

Comme l’a si bien mentionné Valérie Pécresse : "La drépanocytose est une priorité de santé publique pour tous les français. Il faut aller vers le dépistage universel parce que nous sommes un pays de passages, de migrations et un pays tourné vers la Méditerranée. Nous avons besoin de ce dépistage pour que la drépanocytose recule." (ndlr, la Méditerranée est un des secteurs fortement touché par la maladie). Jenny Hippocrate Fixy, présidente de l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, est également accueillie sur la scène pour faire prendre conscience à l’ensemble de l’auditoire, de ce qu’est le quotidien d’une mère drépanocytaire. D’une voix forte, et très émue, Jenny noux explique son combat contre la maladie, maladie dont a malheureusement hérité son plus jeune fils, Taylor Fixy, qui viendra également les rejoindre sur la scène.

Claudy Siar et Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Patrick Karam et Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Jenny Hippocrate Fixy et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy et Claudy Siar pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant  George Pau-Langevin et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant Claudy Siar, Valérie Pécresse, George Pau-Langevin, Jenny Hippocrate Fixy, Patrick Karam, Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

La Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Difficile de reprendre le show après de pareils témoignages… Et pourtant, tel a été le challenge de DJ Hcue, un artiste qui a fait ses débuts en tant que rappeur dans le groupe KU2H. Il est aujourd’hui connu pour avoir rejoint en 2005, le groupe encore peu connu à l’époque, les Sexion D’assaut. Comme pour nous rappeler son appartenance et sa montée fulgurante au sein de ce groupe, DJ Hcue va alors nous proposer une petite session de remix avec des titres hip-hop, et bien évidemment des morceaux chantés par le groupe Sexion d’Assaut.

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Lylah qui nous fait l’honneur de nous accompagner pour ce concert caritatif. La cause la touche profondément, elle se sentait obligée de répondre présente à cet appel. Repérée en permier lieu dans le groupe Les Déesses, la chanteuse de zouk fait son apparition sur les planches avec le titre On A Changé. Elle nous chante ensuite Un Homme, Un Vrai, chanson visiblement bien connue du public, qui l’aide à reprendre les paroles "Oups ! T’as déconné ! Oups ! Je le sais !

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar nous annonce alors un artiste, arrivé tout juste de New-York pour nous soutenir dans ce Drépaction : T-Micky. T-Micky, de son vrai nom Sandro Marthelly, est le fils de l’actuel président d’Haïti, Michel Marthelly. Michel Marthelly est aussi notablement connu sous le pseudonyme Sweet Micky pour sa carrière musicale par tous les amateurs de konpa, comme mon père.

Et donc, en tant que deuxième grande découverte musicale de la soirée pour moi, T-Micky arrive sur scène avec son piano. Il parvient à captiver toute la salle le temps de nous chanter, parfois en créole, les quelques paroles suivantes : Je perds la tête à cause de ta tendresse… Chéri ou fè ti kèm bat". T-Micky nous interprète ensuite le titre Pou’n alé, toujours accompagné de son clavier. Je dois dire que je suis assez curieuse de voir l’évolution de ce chanteur de la scène émergente konpa déjà n°1 aux Etats-Unis et à Haïti. D’ailleurs, son album sort le 2 juillet. Affaire à suivre donc…

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Singuila qui nous rejoint. Encore une fois, ce Drépaction nous fait profiter d’une richesse en matière musicale assez exceptionnelle. Singuila, que l’on connaît tous pour des titres comme Aïcha ou C’est Trop, nous chante en premier lieu Le Sang Chaud, très vite suivi de Mieux Loin De Moi. L’artiste de R&B termine son show ce soir là avec la chanson Rossignol, extrait de son nouvel album à paraître prochainement Entre Deux.

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila laisse ensuite la place à Soumia, une chanteuse de zouk dont j’apprécie énormément la musique. Elle arrive sur scène, de la manière la plus humble qu’il soit, et nous propose le titre Mes Sentiments, sorti il y a déjà pratiquement douze ans, en 2002. L’artiste féminine nous chante ensuite le titre Reviens.

Alors qu’on pense la voir quitter la scène d’une seconde à l’autre, Soumia est rejointe par de nombreuses femmes venues pour nous présenter également leur combat. En effet, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François et Alyssa Latymi (j’espère n’oublier personne !) arrivent cette fois pour représenter avec Soumia le collectif Unissons Nos Voix, un projet qui vise à lutter contre les violences faites aux femmes. Unissons Nos Voix tente de sensibiliser la population française au nombre beaucoup trop important de femmes qui se font violer dans le pays.

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Stony de monter sur les planches de ce concert caritatif. Elle commence à chanter a capella sa chanson Nouveau Départ, accompagné d’un public bien connaisseur, puisque sa voix résonne à peine plus fort que celles de l’auditoire. Stony nous interprète ensuite Danza Kizomba, qui reprend les rythmes traditionnels de la kizomba, comme son nom l’indique. Puis, s’illustrant aussi dans le dancehall, Stony, plutôt versatile, nous propose An Nou Ay’, un titre qu’elle chante normalement en collaboration avec X Man. J’admire sa capacité vocale à pouvoir évoluer dans des mondes assez différents que sont le zouk, la kizomba et le dancehall.

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Attendu de la gente féminine, c’est ensuite au tour d’Axel Tony de chanter. Il reste sur scène uniquement le temps d’une chanson. Il nous propose ainsi le titre Ma Reine, qu’il chante normalement accompagné d’Admiral T. Juste avant de quitter le podium, Axel Tony raconte à Claudy Siar la raison pour laquelle il juge important de se mobiliser pour aider la recherche contre la maladie.

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Tina Ly complète la liste des artistes bénévoles de ce Drépaction 2014. De sa douce voix, elle commence avec les paroles Maji ja enstalé, Nou dé sa ka roulé… de Nou Ja Palé. Cette chanson nous est offerte de manière acoustique, une version que je préfère pour ma part à la base instrumentale originale d’ailleurs. Tina Ly ne s’arrête pas là, et nous propose ensuite A Tes Côtés, accompagnée d’Ali Angel. Ce titre que l’artiste interprète normalement avec Richard Cavé nous permet d’apprécier la compagnie de ce chanteur et musicien aux multi-facettes culturelles.

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Puis, c’est Methi’s qui nous rejoint sur le devant la scène. Elle dira plus tard, au micro de Claudy Siar, qu’elle ne pouvait en aucun cas refuser cet appel pour participer à ce concert : "La cause est importante, il faut que l’on se sente tous concernés". Methi’s nous interprète deux chansons de manière acoustique, à l’aide de sa guitare. Elle commence ainsi avec Nou Jenn’ avant de reprendre "Sé nou, Lésé labitid pran plis plas ki lanmou, Lésé enstalé pi séparé You and I, You and I" de son morceau You And I.

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Une pause musicale est à nouveau observée de manière à ce que Janine Maurice-Bellay, qui représente le parti Europe Écologie Les Verts, puisse intervenir. Accompagnée d’un de ses collègues, elle nous précisera ici que l’aide de la Région d’Île-de-France pour l’APIPD était à hauteur de 23 000 euros pour ce Drépaction. Claudy Siar en profitera pour inviter le public à prendre conscience que cette aide est phénoménale, et qu’au nom de tous les bénévoles, cette initiative a largement été appréciée.

Après ces discours, Misié Sadik prend possession de la scène. Et quand je dis qu’il a pris possession, je m’exprime littéralement ! Ce chanteur d’origine guadeloupéenne nous a proposé plusieurs titre de sa discographie. Il commence avec des paroles bien pensantes sur les notes d’Azheimer. Puis, il nous proposé Eskizé Mwen, bien en rythme. En tant qu’artiste engagé, il nous proposé une version bien acoustique, mêlant le seul son d’une guitare à sa voix pou On Sèl Kou, avant de terminer son passage sur la scène avec un titre un peu plus dancehall Tout Puissant, dans lequel il reprend les mots : "Sé li ki pli puissant, Li ki pli puissant, Nou pa ka krwè an maléfis, Mèm si nou pa souvan an légliz, Au nom du Père et au nom du Fils, Sé li sèl ka ba nou bénédicsyon".

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteur accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik laisse sa place à Clayton Hamilton, un chanteur né d’un père malien et d’une mère sénégalaise. Je ne connaissais pas du tout son univers musical, et j’ai trouvé son show vraiment plaisant. Accompagné de Maliya Jackson, Clayton Hamilton nous propose d’abord Paradise, avant de nous chanter l’une de ses chansons les plus connues All Night Long. Pour vous faire une idée, Clayton Hamilton possède une voix que je trouve assez proche de celle d’Admiral T : une des bénévoles de l’APIPD qui se trouvait avec moi à cet instant a eu cette même impression que moi d’ailleurs !

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Gage était aussi parmi nous pour ce Drépaction ! Le chanteur, qui a sorti son dernier Soul Revolution en mars de cette année, nous propose tout d’abord le titre Trop Fresh. il continue avec un air bien connu aussi, Viens Danser, une chanson aux sonorités qui rappellent le zouk. Il termine sa prestation devant l’auditoire du Zénith avec son tube Pense À Moi, probablement la chanson qu’attendait toutes les personnes présentes devant le podium. Gage donne donc le relais à Saïk sur scène.

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Saïk, je vais me répéter, est un de ces artistes de la scène antillaise, qui est juste excellent à voir évoluer sur une scène, en live. Dans un rythme effrené, la chanteur originaire de la Guadeloupe enchaîne les hits. Il entre sur scène avec la chanson L’École, qui provient de l’Avè Riddim. Il poursuit naturellement avec You And Me, puis Je T’emmène, avant de prononcer, dans un calme certain l’une de mes chansons préférées dans son répertoire Mamamia. Puis, son show devient complètement fou, complètement électrique ! Saïk nous proposera des morceaux un peu plus dancehall avec par exemple Sexy Swaggarin, Tchenbé Nou, puis finalement Ok.

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Pour des notes beaucoup plus douces, c’est Marvin qui vient nous rejoindre à son tour. Il nous propose en premier lieu le titre Sans Toi, avec un refrain largement repris pour toutes les femmes – je précise les femmes, mais il devait sûrement y avoir quelques hommes aussi, seulement on entendait que leurs voix :’) &ndash de ce Zénith : "Il ne se passe pas plus d’une minute,
Sans que je pense à toi mon amour, Il ne se passe pas plus d’une minute, Sans que je me dise 'C’est pour toujours', Reviens moi…"
. Il continue avec Marionnette avant de reprendre Le Coup de Soleil, une des belles de ses chansons à mon sens, dont il proposera même une version a capella à la fin de sa prestation.

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Dans un genre totalement différent, Kery James nous interprète Banlieusards. Dans un respect tellement absolu du public, Kery James nous propose d’entendre ses vers, accompagné seulement d’un homme au piano. L’auditoire semble retenir son souffle. Et dans un écho, il finira par reprendre, presque en chuchotant, en communion avec le chanteur les mots "Apprendre, Comprendre, Entreprendre, Même si on a mal, S’élever, Progresser, Lutter, Même quand on a mal".

L’homme aux mille textes nous propose ensuite tout son amour pour la femme avec le titre Le Mystère Féminin. D’ailleurs, je dois que cette version, proposée ce soir-là, était encore plus magnifique que celle sortie sur Dernier MC, puisqu’il nous propose sa voix profonde pour réciter son refrain "You will never know, I will never show, What I feel, What I need from you". Avec ce titre, il nous laisse, toujours humble.

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

C’est enfin Kalash qui nous rejoint, en tant que dernier artiste de ce Drépaction. Super attendu du public parisien, Kalash nous propose des titres comme Top A Top, mais surtout comme Pran Piè, une chanson chantée originellement avec Lieutenant, ou encore Libéré Yo. Le martiniquais d’origine nous a même gratifié d’une belle dédicace à Admiral T en reprenant quelques-unes de ses chansons comme Ti Milo ou encore Gwadada. C’est devant un public plus que conquis qu’il invite l’ensemble des artistes présents en coulisse à monter sur scène, et aussi une partie des participants, intervenants comme bénévoles, et la famille de Jenny Hippocrate Fixy, à les accompagner.

Ce Drépaction 2014 était vraiment riche en surprises. Malgré la grève des transports, la fête des pères et le premier match de la France face au Honduras en Coupe Du Monde 2014, l’ambiance était bien présente, et toutes les personnes qui y étaient pourront bien vous le dire : l’organisation de ce concert a vramient été optimale. On espérait faire salle comble comme l’an dernier, mais ce n’était malheureusement pas le cas : toutes les circonstances que j’ai citées au début de ce paragraphe ont clairement pesé dans la balance. On espère juste que l’année prochaine, vous serez tous au rendez-vous, pour nous aider à soutenir ce combat que l’on mène contre la drépanocytose.

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Saïk et Kalash pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Taïro, Kenyon et Dragon Davy en concert

Copyright : Réseau92

Le vendredi 23 mars dernier se déroulait la dernière étape du Revolu’Sound Tour à la Maroquinerie de Paris. Le Revolu’Sound réunissait trois artistes au potentiel énorme : Dragon Davy, Kenyon et Taïro. Chacun d’entre-eux s’inscrit dans le milieu musical sur les genres suivants : hip-hop, reggae, dancehall et soul. C’était particulièrement intéressant de les voir évoluer sur scène en affichant leur propre identité artistique. Pour ma part, Kenyon est l’artiste qui m’aura fait la plus grande impression de par sa capacité vocale.

La prestation de Kenyon accompagné de MC Brid

Kenyon est un auteur/compositeur d’origine franco-congolaise. Il a fait ses débuts dans la musique courant 2005 en rejoignant le groupe ECK, Etat Critik Krew. Cette collaboration lui permettra rapidement de monter sur scène et de se faire connaître à travers la France entière pour sa grande technicité. Il sort un premier album en février 2011 intitulé Soul Revolte, produit par le label Legal Shot Production. C’est d’ailleurs un morceau de cet album, Garde Espoir en duo avec Taïro, qui m’aura permis de découvrir ce jeune chanteur. Ce soir-là, Kenyon vient accompagné de MC Brid. Ensemble, ils nous présenteront un show éclectique, aux milles et unes sonorités, retraçant les plus grandes chansons de cet artiste polyvalent. Ainsi, Kenyon nous interprète Drapeau Blanc, K.E.N.Y.O.N. mais aussi Violence Conjugale, Face Aux Gens et par exemple. Son dernier album L’Étude De K est sorti en décembre dernier.

Dragon Davy suivi de Taïro pour un final explosif

Dragon Davy est un artiste ayant une carrière déjà bien remplie. Il chantait aux côtés d’Artikal Mehdi dans les années 90. Ensemble, ils ont formé le groupe Soundkail, une des valeurs sûres du rap français. Aujourd’hui, Dragon Davy revient sur le devant de la scène avec un nouvel album Pyroman Dragon et des chansons telles que Stickee Stickee, qui auront fait la joie du public parisien. On notera la présence de Mr Toma et d’Artikal Mehdi pour accompagner Dragon Davy sur quelques unes de ses chansons ce soir-là.

C’est alors que l’homme le plus attendu de la soirée arrive pour le plus grand des plaisirs du public parisien : Taïro ! Il arrive en toute décontraction sur une version instrumentale du Stepz Riddim emprunté aux jamaïcains lors de ce concert à la Maroquinerie. Taïro reprendra ensuite largement la liste des chansons de son album Chœurs et âme avec des titres comme Si je n’avais pas connu cette fille, Je taille, L’animal geint ou Mama. Il reprendra également des tubes présents sur ses mixtapes bien connues du public tels que Cow boy, Menteurs ou Garde Espooir, un titre pour lequel il faut appel à Kenyon pour le rejoindre sur le devant la scène. Les trois artistes « vedettes » concluent le Revolu’Sound tour en nous présentant des chansons mettant en relief chacune de leurs qualités vocales.

Gyptian au Cabaret Sauvage

Copyright : Mamzelle Xmenite

Taïro a assuré la première partie de ce concert. Il a démarré son show en nous interprétant Je ne t’aime plus accompagné de Jérémie ‘Bim’ Dessus à la guitare. Ainsi, ils enchaîneront les tubes Aime la vie, Elle veut, Mama, Une seule vie sur le Hold Yuh riddim et Bonne weed dont il emprunte l’instrumental à Konshens et Tarrus (cf. Good Girl Gone Bad). Son temps de scène s’écoule rapidement – à mon grand regret – mais le spectacle doit suivre son cours.

Vient alors Nitty Kutchie sur les planches du Cabaret Sauvage. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Nitty Kutchie est un chanteur jamaïcain à la voix juste exceptionnelle. Il s’inscrit généralement autour de douces mélodies dignes du Lover’s Rock Reggae, unvgenre de reggae aux sonorités particulièrement romantiques. On retrouve parmi ses chansons les plus connues Girl is mine, un duo avec Ghost ou sa reprise de Let me Love you de Mario sur le Real Rock Return riddim – qu’il a décidé de nous interpréter ce soir-là…

Le moment que tout le monde attend arrive : l’entrée de Gyptian sur la scène ! Le public manifeste fortement sa liesse dès les premières notes de To be held, l’intro du dernier album de l’artiste. Son show débute sur certains de ses plus gros tubes notamment Is There a Place (Seasons), You Never Know (Handle), School Girl et Nobody No Cry (Hagnet). On aura le droit à une série de chansons qui ont contribué à sa notoriété comme Mama (Triumphant), Life Hard (Coming in from the cold), Beng Beng, l’excellent Serious times – chanson qui l’a propulsé sur la scène mondiale en 2005 – et Girl I love you. Chanteur aux multiples talents, il empruntera Jah jah see dem a come de Culture, ou encore Call on me de Jah Cure – après nous avoir entonné Butterlfy, sa propre chanson posée sur le Good Love riddim. Bien évidemment, le final aura lieu sur les trois plus gros succès de Gyptian du moment, à savoir Nah let go, Beautiful Lady et Hold Yuh, le titre qui lui aura permis de gagner le Soul Train Award du meilleur chanteur de reggae en 2010.

Découvrez le concert de Gyptian au Cabaret Sauvage dans son ensemble grâce à ces vidéos. UNE ASTUCE : Vous pouvez sélectionner la vidéo que vous souhaitez visionner en cliquant sur le bouton « Playlist » de YouTube.

Edit du 16 février 2011 : Pour la petite histoire, le concert de Gyptian est mon premier concert et, c’est d’ailleurs, celui qui m’aura donné envie de faire partager tout ces bons moments avec vous.