Happy birthday Dean Fraser

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Aujourd’hui, Dean Fraser, l’un des vétérans en matière de musique reggae, a 57 ans ! Et ses agissements dans le monde de la musique, en Jamaïque, sont indéniables ! Peut-être que son nom ne vous dit rien, comme ça, et pourtant, si vous aimez le reggae, vous l’avez forcément déjà entendu au moins une fois.

Ses débuts dans le monde de la musique

Dean Fraser commence à jouer en 1972, dans un groupe de musique appelé The Sonny Bradshaw Seven. Les membres de ce groupe étaient vivement sollicités en Jamaïque, ce qui permit très vite à Dean Fraser de se faire une idée de ce qu’est la scène locale, de jouer en live devant un auditoire. Influencé par des musiciens comme Tommy McCook, Ronald Alphonso, Cedric Brooks et Glen DaCosta, Dean Fraser s’inspire pleinement de la musique jazz et de sa culture jamaïcaine pour recréer un ensemble harmonieux.

Dean Fraser enregistre en tant que saxophoniste pour la première fois en 1975, avec Lloyd Oliver ‘Gitsy’ Willis, un autre illustre du monde du reggae, connu notamment en tant qu’auteur pour des titres comme Murder She Wrote ou Tease Me de Chaka Demus & Pliers. Très vite remarqué comme réel musicien prodige, Dean Fraser sera invité sur l’album Survival du grand Bob Marley en 1979, alors qu’il est seulement âgé de 18 ans. A l’époque, il est d’ailleurs appelé sous le pseudonyme Youth.

Bob Marley means everything. The king, the organiser and the one we should always check out.

Dean Fraser

Dean Fraser a dès lors l’occasion de jouer pour des illustres comme Sly n’ Robbie, Bobby Ellis, Vin Gordon, Dennis Brown, et bien d’autres encore, comme Peter Tosh. Il sort également quelques albums, de pures merveilles en matière de reggae. Son amour pour Bob Marley est constamment présent dans sa carrière, puisqu’il lui dédiera même un album du nom Dean Plays Bob.

Une reconnaissance internationale

Aujourd’hui Dean Fraser s’annonce comme un vétéran de la musique reggae. De nombreux riddims reprennent ses accomplissements, il est invité parfois même à proposer des créations originales le temps d’une chanson, comme ça a été le cas pour le City Life Riddim que je vous propose ci-dessous. Dean Fraser a été longuement en tournée avec Luciano, a collaboré avec Fattis Burrel – pour ne citer que lui –  et est encore à l’affiche pour une nouvelle tournée avec Tarrus Riley aux quatre coins du monde. Ils seront d’ailleurs au Trianon de Paris le 5 octobre prochain.

Alors, Happy Birthday Mister Dean Fraser !

Paris Reggae Festival

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Petit retour sur l’évènement reggae de ce début de vacances : le Paris Reggae Festival. Cet évènement organisé par Mediacom, Jp Music et Make It Clap Agency s’est déroulé dans la – très grande – salle du Dock Pullman de Saint-Denis, et a réuni de nombreux artistes de la scène internationale du reggae : E.sy Kennenga, Chronixx, la famille royale du reggae les Morgan Heritage et Tarrus Riley. C’est d’ailleurs près de cinq heures de show qui nous ont tenus en haleine lors de cette manifestation !

E.sy Kennenga, premier artiste à monter sur les planches

C’est d’abord avec une immense joie que nous avons retrouvé sur la scène l’artiste martiniquais E.sy Kennenga. Toujours accompagné de ses camarades de scène Rémy Rascar à la basse, Cédric Cléry à la batterie, Joël Jaccoulet au clavier, Mustaf Kennenga pour les choeurs et de sa guitare, il nous a offert un show exceptionnel comme à son habitude ! Tenant le dur rôle de chef d’orchestre, c’est avec brio cependant qu’il relève la tâche. Dès les premières notes, c’est un public plus que conquis qui entonne les quelques paroles de Décidé, titre phare de son premier album EK Trip. Puis, les fans inconditionnels de l’artiste soutiennent en harmonie les nouvelles mélodies qui figureront sur le deuxième album de l’artiste avec notamment Fout et Keep It Real. Cette dernière retient particulièrement l’attention des personnes présentes à mes côtés, qui n’ont cessé de me répéter qu’elles garderaient à l’esprit cette chanson au rythme énergique et au message positif.

Le meilleur de son show survient à mon sens au moment où E.sy Kennenga nous parle de son amour pour la musique avec Music Is Love. Après tout, nous étions tous rassemblés dans cette salle pour partager un moment de communion par amour du reggae certes, mais surtout par amour de la musique. Car que serions-nous sans musique ? Car “elle fait vibrer [notre] coeur et [notre] corps…”. Cette chanson, comme il aime la chanter en live en medley avec Love Adan Tchè Mwen, sera sans aucun doute l’une des plus grosses attentes de son prochain album. C’est assez exceptionnel de voir cet artiste de la scène antillaise évoluer au fil des années, lui que j’avais suivi pour la première fois au New Morning en janvier 2011, alors que je découvrais son premier album EK Trip. Il faut également savoir que cet artiste a un cœur énorme, puisqu’il a participé le dimanche 16 juin dernier au Drépaction, un concert caritatif pour aider l’APIPD à lutter contre cette maladie qu’est la drépanocytose. En bref, vous continuerez d’entendre parler de lui : sachez par ailleurs qu’il sera en concert à l’Olympia le 7 mai 2014.

Chronixx sur scène pour la première fois en France

C’est ensuite au tour du premier artiste jamaïcain d’entrer sur le podium du Dock Pullman : Chronixx ! Un bol d’air frais est arrivé dans le monde du reggae jamaïcain avec l’arrivée de cet esprit "bohème" sur le devant de la scène internationale ! Ce jeune chanteur, âgé seulement de 20 ans, a fourni une telle énergie et tant d’intensité dans son show, que – j’en suis certaine – les personnes qui l’entendaient pour la première fois ont tout de suite été convaincues de son âme de grand lyriciste. D’un naturel généreux, et pas du tout impressionné par la foule de plus en plus importante dans la salle, il découle son art tout en jouant, souriant, sautant et dansant. Sa spontanéité était simplement magique à observer !

Il nous interprète l’un des titres phares de son répertoire : They Don’t Know, la chanson qui lui a permis d’accéder au statut qu’il a à présent. Puis vint l’excellent Ain’t No Giving In du Tropical Escape Riddim, par lequel le chanteur appelle le public a chanté avec lui cet hymne à l’espoir et au courage, ou encore Access Granted (Don’t Take My Love For Granted), sur le Digital Love Riddim, dans lequel Chronixx arrive à imposer un rythme plus calme et pourtant tout aussi entraînant. Il nous offre également un puissant Smile Jamaica (Honey Pot Riddim) couplé d’une petite séquence entièrement dancehall histoire de ravir les amateurs de sounds systems. Soulignons d’ailleurs la présence d’excellents musiciens dans son staff pour l’accompagner. Viennent enfin Here Comes Trouble du Rootsman Riddim et une improvisation sur une variante du Ghetto Christmas Riddim avec lesquels il ne cesse de nous montrer son dynamisme en tant que toaster. C’est vraiment un show digne des plus grands que nous a volontiers donné ce soir-là Chronixx. Nul doute que cette expérience ne représente que les prémices d’une grande carrière pour cet artiste.

Le retour très attendu des Morgan Heritage

C’est ensuite aux très attendus Morgan Heritage de se présenter face au public parisien. Ils sont accueillis sous un tonnerre d’applaudissements par un public ultra réceptif ! Ils sont au grand complet : Peetah (leader vocal), Mr. Mojo (percussion/chœurs), Gramps (clavier/chœurs), Lukes (guitare basse) et Una (clavier/chœurs). Cela faisait bien longtemps que la France et même que le monde entier attendaient leur retour. Et c’est donc naturellement que s’est imposé le nom de leur nouvel album Here Come The Kings avec des morceaux qui commencent à faire doucement mais sûrement leur apparition sur le web : je parle notamment de la chanson éponyme de l’album Here Come The Kings et de Perfect Love Song par exemple.

Les Morgan Heritage entrent naturellement sur la scène avec une chanson dont le titre rappelle cette pause qu’ils viennent de prendre dans leur carrière The Return. Mais pour satisfaire chacune des personnes ayant été bercée par leur douce musique il y a quelques années, ces mélodies dont la renommée est désormais incommensurable, les Morgan Heritage ont repris de nombreuses chansons ayant contribuées à leur reconnaissance dans l’univers cosmopolite du reggae tout au long de la soirée. Ainsi, You don’t haffi dread to be Rasta [This is not a dreadlocks thing, divine conception of the heart] a largement été repris par l’ensemble du public, à l’image de Inna Dem Ting Deh sur l’excellent Superior Riddim de Gentleman. Ils ont rapidement enchaîné avec Hail Rastafari sur le Lion Paw, pour le plus grand de mes plaisirs (j’espérais secrètement qu’ils me chantent cette chanson alors que je n’avais que 15 ou 16 ans). Ils nous ont également interprété Liberation du Liberation Riddim souvent surnommé le Jah Jah City Riddim, grâce au grand Capleton, et le fameux Love Is The Only Solution sur la même instrumentale, qu’ils chantent normalement en duo avec Jah Cure. Gramps nous fit l’honneur de nous offrir un petit solo avant que Mr Mojo s’octroie sur Jah Jah City et une petite session dancehall.

C’est ensuite avec Down By The River sur le What Kind Of World Riddim que poursuit leur show pour "nous emmener avec [eux] en Jamaïque", comme nous la gentiment proposer Peetah. On aurait pu croire qu’elle en serait restée là, mais la famille royale du reggae poursuit sur des vibes de plus en plus dancehall en enchaînant avec notamment What a Bam Bam emprunté à Chaka Demus & Pliers et une chanson rappelant l’excellent Bring it Come d’Elephant Man sur le Drop Draws Riddim. Les Morgan Heritage termineront leur show avec les trois morceaux suivants : Best Friends du Drop Leaf Riddim, She’s Still Loving Me sur l’Under Attack Riddim et Tell Me How Come sur le Seasons Riddim.

Tarrus Riley accompagné de Dean Fraser pour assurer le final

Après cet élan de nostalgie, le Paris Reggae Festival laisse place à Tarrus Riley ! Et ce dernier était accompagné au saxophone par l’un des plus grands musiciens du monde du reggae : Dean Fraser. C’était d’ailleurs assez exceptionnel de voir cet illustre musicien, à l’origine de Go Away Girl ou de Moonlight pour ne citer que ces morceaux, évoluer devant nos yeux, en France, en banlieue parisienne. Dean Fraser arrive donc sur scène alors que l’instrumentale du Real Rock Return Riddim est joué par les musiciens du BLAK SOIL Band. Ce groupe de prodigieux musiciens dont le pseudonyme provient du message “Brethren Living According to King Selassie Overstanding and Iritical Livity” est actuellement en tournée avec Tarrus. Et donc, tous ensemble, ils nous ont offert un show d’une valeur inestimable ce soir-là. Tarrus Riley entre sur la scène introduit par Dean Fraser avec une version roots de Armageddon Time. Il poursuit son show avec une chanson bien connue du public puisque celle-ci figure sur l’album Contagious de l’artiste, Love’s Contagious. Le rythme est maintenu avec tout d’abord Getty Getty No Wantee du Changes Riddim, puis une version juste énorme de Start a New (Cut It Off) et de Human Nature.

Puis Dean Fraser, prit son saxophone pour nous offrir un Untold Stories tout à fait exceptionnel en hommage au grand Buju Banton, encore incarcéré à l’heure d’aujourd’hui. Tarrus et Dean s’amusent à la fin de cette chanson et nous proposent un duel saxophone vs cordes vocales. On ne saurait désigner un véritable vainqueur de cette bataille, tant les artistes sont appliqués. Ils enchaînent ensuite avec Rebel. C’est d’ailleurs à la fin de ce morceau que Glen Browne, grand bassiste depuis plus de trente ans nous a également offert son solo de guitare. J’ai d’ailleurs adoré – et je ne pense pas être la seule – l’effort fourni par Tarrus Riley afin de nous adresser quelques mots en français tels que « Chantez ! », pour encourager chacun d’entre nous à participer à l’échange musical.

Il nous interprète ensuite La La Warriors du Gorilla Riddim couplé à Original Dancehall du Freedom Shines Riddim avec son célèbre couplet “Mi tired, mi frustrated, Every day mi wake another one dead, Jah know mi tired, Mi naw take it, Too much war time wasted”. C’est ensuite une combinaison entre Back Biters, Far Away durant lequel les “I love you” se transforment en “Je t’aime”. Seulement après quelques notes sur le Love Potion Riddim, Tarrus Riley décide de nous interpréter un magnifique Superman, un véritable hymne durant lequel, charmeur, il dira aux femmes de l’auditoire “Vous êtes jolies !”. C’est ensuite Never Leave I sur l’Island Vibes Riddim. Pour ma part, le show de Tarrus s’achèvera sur Wildfire, car bien que l’envie de rester ait été immense, il était déjà plus d’1h du matin passée quand j’ai pris la direction du métro, en espérant pouvoir trouver ma correspondance. Je n’ai aucun doute concernant la fin de son show, celle-ci a dû être magnifique, et je suis persuadée qu’il a également joué She’s a Royal ou Good Girl Gone Bad, deux de ses autres titres au succès planétaire.

Le Paris Reggae Festival a, comme vous le voyez, tenu toutes ses promesses ! Il m’aura personnellement permis de quitter la France le temps de quelques heures et d’oublier toutes ces chansons commerciales pour redécouvrir la véritable nature de la musique.

Danger Luv Riddim

Voilà une semaine que ce riddim est sorti, et je crois bien que plus j’entends les chansons proposés par les jamaïcains présents sur cette version, plus je l’apprécie ! Le Danger Luv Riddim a été réalisé par Troyton Music sous le label Amplex Records. Plusieurs artistes ont d’ores-et-déjà posé leurs voix dessus à savoir Aidonia, Bencil en featuring avec Mr G, Bugle, Khago, I Octane, Konshens, Lutan Fyah, T’Nez et Tarrus Riley – sa chanson, Dangerous Luv, est un de mes coups de cœur musical du mois !

C’est Aidonia et son puissant Stay In My Arms qui déclament les premières notes du Danger Luv Riddim. Aidonia, dont la renommée a réellement pris son ampleur grâce à ses chansons Innocent Blood sur le Gangsta Rock Riddim ou Chicken Head sur le Galore Riddim en 2006, exprime à sa façon l’attention qu’il porte à sa compagne : "Mi seh baby girl I love yuh she seh yes I feel suh / A nuh gal cyan mek mi leff I woulda neva leave yuh". Il apporte un peu d’amour sur cette instrumentale avant que le ton ne devienne plus sérieux avec les thèmes abordés par les autres artistes de cette compilation.

En effet, Bencil, alors accompagné de Mr G sur le titre Life Of A Ghetto Soldier, choisit de décrire la place de la violence dans la vie d’un homme vivant dans les ghettos. Les guerres et autres démêlés que s’octroient les jeunes des quartiers apportent systématiquement des larmes. Bencil déclare d’ailleurs que sa mère prie pour qu’il ne se retrouve jamais dans de pareilles histoires, tandis que Mr G compte sur Jah pour protéger les siens des méfaits de la violence. Cette première collaboration entre ces deux artistes est assez sympathique et très élaborée finalement tant leurs capacités vocales sont différentes et créent un juste milieu entre la ferveur de leurs propos et la réalité de la vie en Jamaïque.

Bugle s’essaie ensuite à l’exercice avec, cette fois encore, un nouveau sujet à traiter. Dans Call Him, il fait clairement référence au bien-être que lui procure sa religion. Jah lui apporte un soulagement face aux problèmes qu’il rencontre, il se déclare sans peur, sans crainte vis-à-vis des tragédies que la vie peut nous apporter quotidiennement. Il demande d’ailleurs aux jeunes de ne jamais sous-estimer la force de Jah, qui sans cesse vient à son secours : "Jah Jah always join on [his] rescue quickly". Il l’adore et ne peut en aucun cas faire passer quelqu’un avant lui. La foi de Bugle existe de façon claire, et ce morceau ne peut qu’en témoigner.

Khago, un jeune artiste de la scène jamaïcaine notamment connu pour son tube Only If You Know, nous offre Nothing Like Life sur le Danger Luv Riddim. Dans cette chanson, il nous déclare que rien n’est comparable à la vie elle-même. Il déclare n’avoir besoin d’aucun diamant, ni de grosse voiture. Il prie simplement Jah pour qu’il lui accorde la vie et qu’il soit en bonne santé.

L’excellent Trust No One de Konshens commence par un dialogue entre un homme et son fils. Konshens joue le rôle de ce père de famille et promulgue un unique conseil à son enfant : "In life, don’t trust nobody, ok ?" (Dans la vie, n’aie confiance en personne). Tout au long de cette chanson, Konshens déclare avoir connu plusieurs situations durant lesquelles il a dû se résoudre à comprendre que personne ne mérite sa confiance. Son refrain "Mi trust nuh one" est plutôt clair. Ce morceau met en garde tout à chacun contre les déceptions qu’apportent une confiance trop vite donnée. Konshens demande à tout à chacun de rester sur ses gardes, et ce, même avec nos soi-disant amis, car le mal peut venir de n’importe où.

La voix semi enrouée d’I Octane, celle qui fait sa particularité, nous délivre un puissant : "Troyton, tell me who wanna see me fall". Dans sa chanson, l’interprète de My Life cherche à savoir quelles sont les personnes qui veulent l’emmener à sa perte. I Octane, ici, est pleinement conscient de sa qualité de pécheur sur cette terre, il ne se voit pas comme un homme parfait, et ne comprend pas pourquoi ces personnes qui veulent lui nuire sont incapables de le percevoir comme tel. Je pense que sa chanson rejoint un peu celle de Konshens dans le sens où il aimerait connaître ses ennemis pour pouvoir être pleinement averti et agir en conséquence en toute situation.

Lutan Fyah traite un sujet bien moins solennel avec No Wah Settle Down. En effet, il nous parle d’une femme incapable de faire de réels choix dans sa vie personnelle. Elle apparaît comme une personne incapable de s’engager, que ce soit dans le domaine sentimental, et financier surtout. Cette femme préfère frimer avec de beaux vêtements qu’économiser, papillonner que vivre en couple. Lutan Fyah ne comprend pas comment, de nos jours, peut vivre ainsi et ne pas vouloir améliorer son style de vie.

Un de mes coups de cœur sur ce riddim est la chanson proposée par T’Nez, que je ne connaissais pas jusqu’alors. T’Nez est un chanteur jamaïcain né en 1987 dont la reconnaissance grandit peu à peu. Sa voix lui permet de pouvoir chanter relativement aigu pour un homme et de posséder à la fois une aisance assez perceptible sur les tubes qu’il interprète. Dans Press Play Pause, T’Nez parle d’une femme qui a connu une relation sentimentale tumultueuse. Cette femme souhaite pouvoir effacer cette partie de sa vie pour obtenir enfin l’amour qu’elle mérite. Elle aimerait revenir dans le passé comme on peut avancer, reculer dans le temps dans une chanson grâce aux touches « play », « pause », « avance rapide », etc.

La chanson de Tarrus Riley, pleine de bon sens finalement, s’intitule "Dangerous Luv". L’artiste y décrit les relations compliquées qu’il peut y avoir dans un couple. Car parfois, malgré l’amour qu’il peut exister entre deux personnes, il se peut qu’un trop plein de ressentiment détruise l’entente cordiale entre les deux êtres : « First she love mi / Then she hate mi / Everyday mi feel like it warfare / We fighting on the daily / Me and you together girl it unfair ». L’artiste nous dit ici qu’il ne veut pas vivre cet amour « dangereux », qu’il ne le supporte plus.

Edit du 16 octobre : Preuve que ce riddim a complètement envahit la toile, c’est aujourd’hui le grand Mavado qui s’ajoute à la liste des interprètes de cette sublime instrumentale. « Scream my name a million times… I’m gonna make you love me » sont les mots que l’artiste décide de reprendre continuellement dans ce titre. Sa chanson s’annonce alors pleine d’amour et de compassion envers l’être aimé. De quoi largement amplifier la portée féérique de ce riddim !

Superman de Tarrus Riley

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En grande passionnée que je suis, c’est presque naturellement que je me suis mise à écouter en boucle la chanson de Tarrus Riley, Superman, depuis quelques jours. Alors bien sûr, vous me direz que cette chanson n’est pas tout à fait récente… Mais ce n’est pas ce qui importe ici. D’ailleurs, sachez qu’elle figure sur le Strictly The Best 42 sorti il y a peu de temps.

Tarrus Riley nous offre de magnifiques paroles à travers cet hymne à l’amour inconditionnel. Il rassure sa bien-aimée sur leur relation et ses intentions : il sera présent à chacun des moments de sa vie, qu’ils soient tristes ou gais, dans le meilleur, comme dans le pire. “I will be there when you need me… I will be there when you cry baby… I will be there when you need someone to dance with…” (Je serai là quand tu auras besoin de moi… Je serai là quand tu pleureras, baby… Je serai là quand tu auras besoin de quelqu’un avec qui danser…). Et ce, tout simplement car il n’aurait jamais pensé que l’on puisse aimer quelqu’un au point de renoncer à tout : “I never thought someone could love someone so much that he gives up on everything”. Amateurs de reggae aux sonorités douces et romantiques, vous apprécierez. :)