Refonte graphique : des interfaces, des utilisateurs

Users and computers
Copyright : Tim Gouw

L’idée d’une refonte graphique n’intervient pas que dans l’optique de modifier l’architecture d’un site. Bien évidemment, tout dépend des cas évoqués, et il se peut que celle-ci soit réellement envisagée. Mais le principal objectif d’une refonte graphique est de pouvoir conserver certaines bonnes pratiques tout en améliorant l’ergonomie du site et sa prise en main par l’utilisateur. Elle a pour rôle d’intervenir en tant que mise à niveau technique et conceptuelle. Une refonte graphique permet ainsi d’observer une mise à niveau liée à l’usage évolutif des technologies : un menu vertical était une pratique largement développée il y a quelques années par exemple ; aujourd’hui, un menu horizontal est recommandé.

Ainsi, pour mettre en place une refonte graphique, il faut savoir tenir compte de certains éléments bien distincts, importants pour ne pas engager une perte sérieuse d’utilisateurs (et/ou d’argent). Les quelques conseils suivants permettent de réfléchir à la mise en place d’une refonte graphique.

Évaluer le comportement d’un internaute

Le premier point à prendre en considération est le comportement de l’internaute. L’utilisateur arrive généralement sur un site à la recherche d’un contenu pertinent ou de services simples et efficaces. Il faut donc tout mettre en œuvre pour lui faciliter l’accès à ces fonctionnalités. Un site possédant peu de données peut se permettre de laisser totalement libre court à la pensée graphique contrairement à un site informationnel.

Un site informationnel doit permettre une lecture agréable des informations, sinon il n’a pas lieu d’être. Ainsi, l’architecture structurelle des données est cruciale : l’interface proposée doit être logique. Au cours d’une refonte, il faut garder à l’esprit que 90% des utilisateurs d’un site ne sont pas des professionnels en informatique. Ce qui paraît évident à un internaute formé ou initié aux nouvelles technologies ne l’est pas forcément pour tous les internautes. Ainsi se pose la question de la simplicité du rendu.

En matière d’interface, certains comportements rappellent des usages : un changement de curseur sur un bouton indique sa fonctionnalité par exemple. Beaucoup d’éléments interviennent en amont de la maquette créée. La personne chargée de l’intégrer a tout intérêt à penser le dynamisme des interfaces en vue d’une compréhension universelle de celle-ci.

Favoriser la compatibilité des navigateurs

Vient alors le souci de la compatibilité des navigateurs et de leurs versions multiples. Si aujourd’hui, un professionnel en informatique possède la version 29.0 de Firefox ou la version 11 d’Internet Explorer par exemple, l’utilisateur moyen lui n’a que faire de ces outils. Il s’estime heureux de pouvoir naviguer sur Internet à l’aide de son navigateur par défaut – Safari 4, Firefox 3.6, Internet Explorer 7, etc. – et n’a d’ailleurs probablement pas conscience de ne pas être à jour en termes de fonctionnalités. En revanche, l’usager s’attend à pouvoir utiliser un site aussi bien que n’importe quel utilisateur.

Une vigilance toute particulière doit alors être réservée à l’intégration des maquettes élaborées. La moindre page doit subir un ensemble de tests de compatibilité afin d’éviter le maximum de désagréments et d’assurer un confort optimal à l’utilisateur bêta. Alors bien sûr, toutes les fonctionnalités prévues notamment en CSS3, avec les transitions ou les dégradés en background, en HTML5 avec les canvas etc. ne seront pas implémentées sur les anciens navigateurs. Mais l’essentiel à retenir ici, c’est que ces possibilités qui proposent une expérience nouvelle des outils créés pour le web, ne doivent pas être nécessaires au parcours et à la compréhension de l’interface. Une implémentation ne permettant pas d’accéder à un contenu quelconque sur un navigateur en raison de son ancienneté est une mauvaise pratique. Un dégradé manquant lui, en revanche, n’est pas gênant.

Lier l’interface aux usages

Pour une bonne refonte graphique, il faut savoir faire un compromis entre les comportements des utilisateurs (leurs habitudes de consultation du site), et la nouvelle structure que vous souhaitez mettre en place. Posez-vous ces deux premières questions : « Qu’est-ce-que recherchent les utilisateurs de mon site ? » et « Comment je peux les aider à trouver ces informations avec un parcours agréable ? »

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