Saint-Pierre, ville d’art et d’histoire

Saint-Pierre, Martinique
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Saint-Pierre est une ville du Nord-Caraïbe de la Martinique. Ici quelques mots sur son Centre de Découverte des Sciences de la Terre ainsi que ses ruines et ses sculptures.

Le Centre de découverte des sciences de la Terre

Saint-Pierre accueille en son sein le Centre de découverte des sciences de la Terre. Ce dernier a été inauguré le samedi 7 février 2004 sous la présidence de Claude Lise. Le CDST a été créé dans le but de rendre hommage aux 28 000 personnes décédées lors de l’éruption du 8 mai 1902, représentées par les vingt-huit blocs rouges disposés dans le jardin du centre. Il s’agit également de témoigner de l’importance des évènements volcanologiques ayant eu lieu le siècle dernier et d’inciter la population martiniquaise à prendre conscience des réels dangers liés à la Montagne Pelée. Le CDST se compose de trois principaux espaces : la station météorologique, le cyclone et le volcan.

Les données telles que la pluviométrie, la température et le vent sont récoltées dans la station métérologique et transmises directement à Météo France. L’œil du cyclone a été conçu avec des pierres rappelant les constructions des habitations du Saint-Pierre d’avant l’éruption. Il est symbolisé par un puits. Il existe un dinosaure au centre de ce cyclone. L’amphithéâtre de trois cents places situé au milieu au sein de cet établissement a été construit afin de rappeler le cratère de la Montagne Pelée.

En ce mois de mai 2010, il est possible d’assister à la projection du film Volcan des Antilles : la Montagne Pelée et l’arc des Soufrières de la Caraïbe au CDST. Ce document, réalisé en 2003 par Jean-François Gonzalez, analyse en détail ces deux crises volcaniques en les replaçant dans le contexte plus général du volcanisme dans la Caraïbe. Il montre comment, grâce aux travaux d’Alfred Lacroix sur les éruptions de la Montagne Pelée, de nouveaux concepts sont nés : ceux de la nuée ardente et de l’éruption péléenne, permettant aux scientifiques qui ont succédé à Lacroix de mettre en place un système de surveillance et des plans d’évacuation destinés à empêcher que se reproduisent aujourd’hui, dans chacune des îles des Petites Antilles où le volcanisme est toujours actif, des catastrophes aussi meurtrières que celle de Saint-Pierre en 1902.

Les différentes salles du CDST permettent de découvrir des expositions originales. Certaines expériences sont également réalisables : elles ont, entre autres, la particularité de mettre en évidence l’énergie solaire. Des oblitérations postales de la Martinique depuis 1820 sous le thème « Plongée dans l’Histoire » sont en outre observables.

Ce mois-ci, il est en plus possible de profiter de l’exposition Les Bulles de la Calypso réalisée par Dominique Serafini. De magnifiques toiles de fonds marins sont accrochées aux murs. Des planches de bandes dessinées sur la vie du commandant Cousteau, dont on fête le centenaire de la naissance, sont aussi proposées. Dominique Serafini est un illustrateur, artiste peintre français qui passe sa vie au rythme de ses deux passions, la mer et l’art. Né en 1946, Dominique Serafini étudie la peinture à l’École des Beaux-Arts de Paris de 1966 à 1968. De 1982 à 1997, il crée une série de dix-sept bandes dessinées en s’inspirant des expéditions de Jacques Cousteau à travers le monde entier. Quelques-unes de ses œuvres sont visibles sur le lien précédent.

Peinture de Dominique Serafini

La batterie d’Esnotz

La batterie de canons, d’abord appelée batterie Saint-Nicolas, est installée en haut de ce mur par le lieutenant général et gouverneur Nicolas de Gabaret. Elle prend place sur les hauts de Saint-Pierre en 1694. Le comte d’Esnotz, gouverneur qui lui donne son nom actuel, la renforce par l’ajout de onze canons.

C’est en 1793, que cette partie de Saint-Pierre, passe dans le domaine public. En effet, Jean de l’Horme, un riche négociant jusqu’alors propriétaire de ce patrimoine, offre tout le terrain avoisinant la batterie d’Esnotz au domaine public, à la seule condition que celui-ci soit transformé en promenade.

La batterie d'Esnotz

La place de l’Abolition

Inaugurée le 20 mai 2006 sous l’administration de Raphaël Martine, le maire de Saint-Pierre, la place de l’Abolition est le lieu où a été proclamée l’abolition de l’esclavage le 23 mai 1848 par le gouverneur Rostolan. C’est une œuvre réalisée par Hector Charpentier, offerte à la ville.

Hector Charpentier est un peintre, sculpteur et plasticien originaire de la Martinique né en 1950. Il a fortement été influencé par ses parents pour son goût de l’art. Sa mère, Paule Charpentier, était une artiste peintre et professeure d’arts plastiques. Son père, Hector Charpentier, était un peintre de passion. Dès son plus jeune âge, il est donc baigné dans cet univers qui ne le quittera plus. Il est l’un des seuls peintres antillais à être représenté au Musée du Louvre de Paris. Hector Charpentier a par ailleurs offert plusieurs de ses œuvres au patrimoine culturel de la Martinique, dont notamment les Bras de la Liberté, une statue présente au Prêcheur.

Place de l'Abolition

Vestiges de maisons du Figuier

Accolées au mur de la batterie d’Esnotz, ces petites maisons à un étage étaient, à l’origine, des logements militaires reliés aux fortifications par un escalier dissimulé derrière la muraille. Elles sont désormais témoins des coulées de lave ayant eu lieu lors de l’éruption de la Montagne Pelée.

Ces maisons dites « du Figuier » ont été construites au xviie siècle pour des raisons militaires, dans le but de servir de défense en cas de guerre. En temps de paix, elles étaient alors utilisées comme des bâtiments de commerce car elles possèdent l’avantage de se situer en face de la mer – ce qui facilitait les échanges entre pêcheurs et particuliers.

Ruines des maisons du Figuier

Vestiges du Théâtre

Le Théâtre de Saint-Pierre, appelé aussi La Comédie, fut inauguré en 1786. Il pouvait accueillir jusqu’à 800 spectateurs sur trois niveaux. La scène immense était prévue pour des représentations à grand spectacle. Des troupes théâtrales venaient de toute part pour y jouer.

Un cyclone détruit ce théâtre une première fois en 1813. Il est ensuite petit à petit réaménagé. En 1901, une année avant l’éruption de la Montagne Pelée donc, il connaît une grosse faillite suite aux efforts financiers réalisés pour la réhabilitation du lieu. Le théâtre fermera ses portes de manière définitive cette année-là, juste avant d’être entièrement détruit par les coulées en 1902.

Vestiges du théâtre de Saint-Pierre

Saint-Pierre renaissant de ses cendres

Cette sculpture, offerte à la ville par Madeleine de Jouvray, est inaugurée le 2 février 1928 près de l’embarcadère de la place Bertin. C’est le gouverneur Guy qui la présentera pour la première fois aux Pierrotins. La statue faite de roches volcaniques, est finalement déplacée sur la terrasse supérieure des ruines du théâtre.

Saint-Pierre renaissant de ses cendres

6 réflexions sur « Saint-Pierre, ville d’art et d’histoire »

  1. qui aurait des renseignements concernant Madeleine Jouvray auteure de la sculpture (dernière image ! ) sa date de naissance ? son lieu de naissance ? je cherche … mais en vain ! UN grand MERCI par avance !

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