Des croix gammées transformées en œuvres d’art à Berlin

Legacy Store BLN

Il est illégal de diffuser une croix gammée en Allemagne : cette image, ce qu’elle symbolise et l’idéologie qu’elle évoque font preuve d’une censure médiatique très sévère. Et pourtant, malgré cette interdiction, le symbole de haine qu’est la croix gammée apparaît encore de temps en temps dans les rues et les espaces publics de la ville de Berlin sous la forme de graffitis.

Dans le but d’effacer ces témoignages fanatiques, le collectif Legacy Store BLN, avec entre autres le street artiste Ibo Omari et d’autres activistes basés dans la capitale allemande, décide de repeindre ces croix en les masquant sous des œuvres de street-art. « We take their ugly message and make something beautiful out of it. » (Nous prenons leur message répugnant et nous en faisons quelque chose de beau.) Il était important, selon ces artistes, de répondre avec des messages d’amour et de joie.

Une croix gammée recouverte d'un hibou

L’Allemagne a connu une augmentation de la violence politique de l’extrême droite ces dernières années, une réaction en masse contre le gouvernement qui admettait plus d’un million de réfugiés depuis 2015. Le collectif dénonce la peur des résidents face aux étrangers, une situation « inacceptable » à leur sens. Ibo Omari attribue cependant l’idée au joli travail d’Irmela Mensah-Schramm.

Irmela Mensah-Schramm est l’une des pionnières dans le recouvrage de croix gammées à Berlin. Âgée de plus de 70 ans aujourd’hui, cette ancienne professeure des écoles a elle aussi entrepris ce long travail dans la ville il y a deux ans. Selon elle, la liberté d’expression a des limites, elle finit là où la haine et le mépris pour l’humanité commencent. « Freedom of speech has limits. It ends where hatred and contempt for humanity begins. »

Vous pouvez retrouver le collectif sur Instagram et Facebook, et leurs travaux sur ce projet via le hashtag #PaintBack.

Chefchaouen, le rêve bleu marocain

Zanthia

Chefchaouen, parfois raccourcie Chaouen, est une ville de nord-ouest du Maroc. Elle est notamment connue pour ses bâtiments aux différentes nuances bleutées : une particularité qui la rend exceptionnelle aux yeux des touristes du monde entier.

L’histoire de Chefchaouen

Chefchaouen tient son originalité de son histoire. Le mot « Chefchaouen » fait référence aux formes des sommets enneigés qui dominent la ville. Ces deux montagnes appelées Ech-Chaoua – ce qui signifie « les cornes » – donne leur nom à cette ville dont la traduction littérale serait « regarder les cornes ».

Cette ville marocaine est fondée en 1471 par des réfugiés d’origine maure et/ou d’origine juive qui fuyaient la Reconquista, la grande période de reconquête des royaumes musulmans de la péninsule Ibérique par les souverains chrétiens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Chefchaouen possède un caractère andalousien prononcé, à l’image de la ville de Tetouan située un peu plus au nord, près des côtes méditerranéennes.

Les maisons de Chefchouen sont ainsi blanchies généralement à la chaux, comme le veut la tradition au sud de l’Espagne, dans la région d’Andalousie. Ces constructions s’inspirent très fortement des styles architecturaux représentatifs du sud de l’Espagne. C’est notablement le cas de la célèbre Medina de Chefchaouen, une rue piétionne bordée de jolies constructions, celles-ci étant étroitement regroupées sur des voies parfois étroites et sinueuses.

Le bleu au cœur de la ville

La couleur bleue des murs des maisons est arrivée bien plus tard dans l’histoire de Chefchaouen. Pendant les années 1930, de nombreux réfugiés juifs quittaient massivement l’Europe pour échapper aux oppressions antisémites grandissantes. Le pigment bleu dans lequel est peinte Chefchaouen provient du broyage d’un coquillage appelé le murex. Ce fameux murex donne également un ton de couleur pourpre, qui a été très prisé des empires romains et byzantins.

Le bleu représente à la fois le ciel mais aussi le paradis dans la religion juive. Il représente également l’équilibre, un juste milieu entre le blanc et le noir, le jour et la nuit, le ciel et la mer. C’est une couleur sacrée à leurs yeux. Et bien que la communauté juive s’est largement déplacée d’un point de vue géographique, cette couleur est devenue emblématique pour la ville marocaine.

Le bleu renforce le charme du paysage montagneux de la ville : la Medina possède de joyeuses couleurs vives appréciées de tous les visiteurs. La place de la Medina est par ailleurs bordée de cafés dans lesquels se mélangent naturellement la population locale aux touristes. Je vous propose d’admirer la beauté de Chefchaouen grâce aux photographies présentes ci-dessous que j’ai trouvées sur Flickr sous la licence Creative Commons.

La boutique d’art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Je vous propose aujourd’hui un gros plan sur la boutique d’art Rose de Porcelaine, une galerie d’art située à Fort-de-France, en Martinique. Vous pourrez y retrouver toutes sortes de créations d’art et d’artisinat, largement influencées par la culture caribéenne.

Sa propriétaire, madame Danae Emmanuel, est une fervente admiratrice de l’art et de la créativité. Elle collectionne l’art sous différentes formes, les accessoires de maison, les bijoux faits main, dans sa galerie. Elle décide de mettre en avant le patrimoine martiniquais dans une ambiance chaleureuse et amicale.

Danae Emmanuel permet également à des artistes d’y exposer leurs œuvres et de librement échanger avec les visiteurs de la galerie. La boutique d’art Rose de Porcelaine soutient ainsi toutes les créations artistiques locales.

Nous avons des œuvres pour de sérieux collectionneurs et pour des acheteurs occasionnels. Nous voulons que chacun puisse apprécier les collections.

Danae Emmanuel

L’inventaire extraordinaire de cette boutique comprend des assiettes de Catherine Bland, des tableaux de Christianne Laval et de Patricia Donatien, des créations de Régine Lazignac et de Caécilia Guinot, des bijoux signés Veronique Reunit, des œuvres de Christophe Mert, et bien d’autres encore ! Vous pouvez vous renseigner à ce sujet sur la page Facebook de la boutique Rose de Porcelaine, ou directement sur place, à cette adresse : KIWIS VILLA ANAÏS, 23 Route de Didier 97200 Fort-de-France.

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Boutique d'Art Rose de Porcelaine

Des oiseaux de fleurs selon Hong Yi

Red Hong Yi

Je poursuis sur ma lancée avec des créations encore signées Hong ‘Red’ Yi. Hier, je vous proposais de découvrir des assiettes de nourriture plutôt originales. Aujourd’hui, je vous propose des oiseaux entièrement faits de fleurs !

Comme vous pouvez le constater, Red Hong Yi est une artiste pleine de versatilité, capable de pouvoir faire preuve de patience pour l’art. Et c’est cette fois au mois de juillet 2013 qu’elle réalise cette collection, qu’elle intitule Birds made of flowers. Elle utilise essentiellement des gerbéras pour ces réalisations grâce à leurs variétés de couleurs. Si vous voulez suivre les inventions de Red Hong Yi, vous pouvez vous rendre sur son compte Instagram, où elle poste régulièrement ses réalisations.

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Flowers birds

Un mois de cuisine créative par Hong Yi

31 jours de créativité culinaire : tel est le défi que s’est lancé Hong Yi, une artiste originaire de la Malaysie. Chaque jour du mois de mars 2013, cette grande admiratrice de l’art décide de créer des œuvres d’art avec de la nourriture, sur la même grande assiette de couleur blanche.

Red Hong Yi

31 jours de créativité culinaire : tel est le défi que s’est lancé Hong Yi, une artiste et architecte originaire de la Malaysie mondialement connu pour ses idées fantaisistes. Née en Malaysie, diplômée d’une université australienne, et fervente travailleuse en Chine, Red a toujours été attirée par les arts. Ses travaux ont largement été publiés par des journaux internationaux comme le Huffington Post ou The Wall Street Journal.

Chaque jour du mois de mars 2013, cette grande artiste décide de créer des œuvres d’art avec de la nourriture, sur la même grande assiette de couleur blanche. Chaque jour, elle poste l’objet de son travail accompagné d’une anecdote sur les réseaux sociaux, et gagne ainsi une renommée inconditionnelle dans le monde entier. Vous pouvez continuer de suivre les travaux de Red Hong Yi sur Instagram. Et pour ma part, je vous montrerai bien vite quelques autres projets de cette artiste, qui mérite vraiment sa popularité !

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

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De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

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De la cuisine créative

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De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

De la cuisine créative

Mind, Body & Spirit de Peter Bahouth

Lindsay Appel

Peter Bahouth est un architecte américain, qui avait envie de réaliser son rêve d’enfant : construire une maison dans les arbres. Ce projet avait l’air d’être un pari fou, mais l’architecte n’a écouté que son envie !

Depuis tout petit, comme les enfants, Peter Bahouth a toujours rêver de vivre en suspension, dans une cabane dans les bois, aérienne, dans laquelle il serait le seul chef d’orchestre !

When I was 6 years old, I was like every kid. I had a treehouse. It was your territory. You set the rules. Nobody told you what to do. Mine was just a board and branch. But I would sit up there and think, ‘If I could make my own treehouse, it would be great.’.

Peter Bahouth

Il existe désormais, à Atlanta aux Etats-Unis, une série de petites maisons construites dans les arbres. Celles-ci sont reliées les unes aux autres par le biais de ponts construits avec des branches d’arbres. Peter Bahouth est avant tout un amoureux de la nature, qui a su allier son désir de préserver l’environnement à son envie de Peter et son envie de bâtir un véritable conte de fées. Les trois maisons principales sont rebaptisées Mind, qui possède une pièce rappelant un salon qui permet d’échanger, Body qui possède une chambre bien aménagée pour le confort, et Spirit, une plateforme possédant une vue des plus saisissantes.

I love it when people come up here. They’re unrestrained. People say things they wouldn’t say on the ground. They tell jokes they wouldn’t normally tell. It’s like international law, as if you’re out at sea, and it’s a free-for-all.

Peter Bahouth

Je propose donc de parcourir les quelques photos des réalisations de cet architecte, designer et grand rêveur, réalisées par Lindsay Appel.

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Une maison dans les arbres

Smug One, un street-artist exceptionnel

Smug One

Originaire de la ville de Glasgow en Ecosse, Smug One est probablement l’un des plus prodigieux artistes de son quartier. Sa particularité est d’user de son talent pour recouvrir le mur des rues de ses dessins photoréalistes. Son travail est juste exceptionnel : la qualité de ses peintures est telle que ces dernières n’ont rien à envier à de véritables photographies.

Smug One est un de ces artistes perfectionnistes quand il crée de nouvelles toiles. Il travaille à main levée ayant pour seuls instruments ses aérosols et trouve sa source d’inspiration dans les tabous de notre société. Ces toiles valent vraiment le coup d’œil :) Vous trouverez la galerie complète de ses œuvres sur FlickR.

 

Les Skelewags de Richard Vermaak

Richard Vermaak

Les skelewags sont des personnages amusants en forme de squelettes nés sous le crayon d’un graphiste et illustrateur Richard Vermaak. Ils ont initialement été créés en tant que projet artistique pour la célébration du jour des morts "el Día de los Muertos", une fête célébrée au Mexique et aux États-Unis durant laquelle les gens portent des masques de bois appelés "calacas" et dansent en l’honneur de leurs proches décédés..

Mais l’artiste s’est attaché à ses dessins et a décidé de poursuivre cette série en élargissant sa galerie. Il va dès lors entreprendre de s’approprier des espaces libres pour y faire naître avec humour une petite touche de fantaisie — c’est d’ailleurs ce qui m’a vraiment plu dans cette galerie, que vous retrouverez de manière globale ici. Richard Vermaak utilise l’environnement qui l’entoure en tant que support. Ainsi, les skelewags sont réalisés sur de multiples textures : on retrouve du bois, de la pierre, des morceaux de plastique qui traînent, des planches à moitié peintes, etc.

Découverte du Village de la Poterie

jessyFlash2vie

Le Village de la Poterie se situe sur la Route des Trois-Ilets. Ancienne habitation des jésuites, l’habitation Poterie regroupait autrefois non seulement des activités de poterie, mais également une sucrerie, qui fonctionne certainement dès le XVIIème siècle, avant de se spécialiser progressivement dans la poterie à usages industriel et domestique, pratiquée dès le XVIIIème siècle. Une partie des bâtiments de l’usine date du XIXème siècle, époque de cuisson au four à bois. Des modifications sont apportées au XXème siècle, au gré des innovations technologiques.

Le tout premier bâtiment visible en arrivant dans le Village de la Poterie est le bâtiment ayant abrité le débit de la régie, aussi appelé simplement Boutique de Poterie. A l’origine, cette construction permettait la vente de produits alimentaires en détail. L’appellation débit de régie lui est conféré car les inspecteurs de la régie de l’époque y étaient chargés de contrôler le débit de boissons, notamment des alcools, qui étaient commercialisés. Aujourd’hui, le bâtiment a perdu toutes ces fonctions. Il est presque uniquement décoratif, et témoigne des échanges monétaires passés.

Le débit de la régie

J’ai ensuite continué ma visite par la première maison créole que j’ai vu à ma gauche. Celle-ci proposait un certain nombre de produits originaux (faces créoles, masques, vases en tout genre, etc.). Dans l’atelier, des personnes travaillaient la terre afin de la modeler.

Puis, je me suis rendue dans la maison créole « Le Coffret ». J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette petite boutique. La personne qui m »a reçue crée ses propres modèles de bijoux et de tableaux. Vous trouverez plus d’informations sur les produits proposés par « Le Coffret » ici.

Boutique Le Coffret

Pour ma part, j’y ai acheté une paire de boucles d’oreilles réalisée grâce à la technique de fabrication du Raku, d’origine Coréenne. Celle-ci consiste à enfourner les pièces découpées et travaillées avec la terre dans un four Raku aux environs de 1000°C. Ces dernières sont alors rapidement recouvertes de sciure de bois compactée pour limiter l’apport d’oxygène et faire apparaître les couleurs, les craquelures et l’effet d’enfumage de la terre laissée brute.

Boutique Le Coffret

En continuant ma visite du site, je suis tombée sur plusieurs statues Taïnos. Les Taïnos constituent une ethnie amérindienne appartenant aux Arawaks, qui occupait les grandes Antilles lors de l’arrivée de Christophe Colomb en 1492 sur l’île qu’il baptisera Hispaniola (qui deviendra Haïti – République Dominicaine). Les Taïnos étaient animistes et attribuaient donc un esprit aux animaus, aux phénomènes naturels et à la mort. Ces statues représentent les petites idoles avec lesquelles les Taïnos rentraient en contact avec les esprits : les zémis (ou cémis) « los cemíes ». Il faut savoir que la langue française contient des mots d’origine Taïno. Voir ici.

Enfin, après avoir visité quelques boutiques, j’ai pu accéder au dernier bâtiment du village. Il s’agit de l’ancien bâtiment administratif. Construit sur le modèle d’une maison de maître, ce bâtiment, selon certaines sources, aurait pu appartenir aux jésuites. Il a abrité au XVIIIème siècle, un relais de poste et les bureaux de la Poterie. C’est désormais un atelier artisanal de poterie, une salle d’exposition et de vente. J’y ai acheté des cuillères en paille de coco, et un paréo. :)

Certaines informations de cet article proviennent du livre Le Patrimoine des Communes de la Martinique (Éditions Flohic). D’autres photos du Village de la Poterie sont visibles dans cette galerie.

Saint-Pierre, ville d’art et d’histoire

H2V

Vendredi dernier, j’ai été à Saint-Pierre avec ma petite maman. On a commencé par le Centre de Découverte des Sciences de la Terre. Celui-ci a été inauguré le samedi 7 février 2004 sous la présidence de Claude Lise. Le CDST a été créé dans le but de rendre hommage aux 28000 personnes décédées lors de l’éruption du 8 mai 1902 (représentées par les 28 blocs rouges disposés dans le jardin du Centre). Il s’agit également de témoigner de l’importance des évènements volcanologiques ayant eu lieu le siècle dernier, et d’inciter la population Martiniquaise à prendre conscience des réels dangers liés à la Montagne Pelée. Le CDST se compose de 3 principaux espaces : la station météorologique, le cyclone et le volcan.

Les données telles que la pluviométrie, la température et/ou le vent sont récoltées dans la station métérologique et transmises directement à Météo France. L’oeil du cyclone a été conçu avec des pierres rappelant les constructions des habitations du Saint-Pierre d’avant l’éruption. Il est symbolisé par un puits. Il existe un dinosaure au centre de ce cyclone (j’ai pas pensé à demander pourquoi). L’amphithéâtre de 300 places situé au milieu du Centre a été construit afin de rappeler le cratère de la Montagne Pelée.

On a assisté à la projection du film « Volcan des Antilles ». Ce film analyse en détail ces deux crises volcaniques, en les replaçant dans le contexte plus général du volcanisme dans la Caraïbe. Il montre comment, grâce aux travaux d »Alfred Lacroix sur les éruptions de la Montagne Pelée, un nouveau concept est né : celui de la nuée ardente et d »éruption péléenne, permettant aux scientifiques qui lui ont succédé de mettre en place un système de surveillance et des plans d »évacuation destinés à empêcher que se reproduisent aujourd »hui, dans chacune des îles des Petites Antilles où le volcanisme est toujours actif, des catastrophes aussi meurtrières que celle de Saint-Pierre en 1902. [source]

Après ce documentaire, on a pu parcourir les différentes salles du CDST et découvrir les expositions qui y figuraient. De nombreuses expériences étaient réalisables dans la première salle. Elles avaient la particularité de mettre en évidence l’énergie solaire.

Peinture de Dominique Serafini

Dans la salle suivante, il y avait l’exposition « Les bulles la Calypso » réalisée par Dominique Serafini. Je crois que c’est la partie que j’ai préféré dans ma visite du CDST… De magnifiques toiles de fonds marins étaient accrochées aux murs. Il y avait également les planches de bandes dessinées sur la vie du commandant Cousteau, dont on fête le centenaire de la naissance. Dominique Serafini est un illustrateur, artiste peintre français qui passe sa vie au rythme de ses deux passions – la mer et l’art. Né en 1946, Dominique Serafini étudie la peinture à l’école des Beaux-Arts de Paris de 1966 à 1968. De 1982 à 1997, il crée une série de 17 bandes dessinées en s’inspirant des expéditions de Jacques Cousteau à travers le monde entier. Cliquez ici pour voir quelques unes de ses œuvres. La dernière salle proposait des oblitérations postales de la Martinique depuis 1820 sous le thème « Plongée dans l’Histoire ».

Après la visite du CDST, direction le bourg de Saint-Pierre. On a parcouru la ville et observé ses ruines et ses sculptures. Je vous parlerai ici de quelques éléments du patrimoine pierrotain. D’autres photos sont visibles dans la galerie de Saint-Pierre ou celle du CDST.

La batterie d’Esnotz

La batterie de canons, d’abord appelée batterie Saint-Nicolas, est installée en haut de ce mur par le lieutenant général et gouverneur Nicolas de Gabaret. Elle prend place sur les hauts de Saint-Pierre en 1694. Le comte d’Esnotz, gouverneur qui lui donne son nom actuel, la renforce par l’ajout de onze canons.

C’est en 1793, que cette partie de Saint-Pierre, passe dans le domaine public. En effet, Jean de l’Horme, un riche négociant jusqu’alors propriétaire de ce patrimoine, offre tout le terrain avoisinant la batterie d’Esnotz au domaine public, à la seule condition que celui soit transformé en promenade.

La batterie d'Esnotz

La Place de l’Abolition

Inaugurée le 20 mai 2006 sous l’administration de Raphaël Martine, le Maire de Saint-Pierre, la Place de l’Abolition est le lieu où a été proclamée l’abolition de l’esclavage le 23 mai 1848 par le Gouveneur Rostolan. C’est une œuvre réalisée par Hector Charpentier, offerte à la ville.

Hector Charpentier est un peintre, sculpteur et plasticien originaire de la Martinique né en 1950. Il a fortement été influencé par ses parents pour son goût de l’art. Sa mère, Paule Charpentier, était une artiste peintre et professeure d’arts plastiques. Et son père, Hector Charpentier, était un peintre de passion. Dès son plus jeune âge, il est donc baigné dans cet univers qui ne le quittera plus. Il est l’un des seuls peintres antillais à être représenté au Musée du Louvre de Paris. Hector Charpentier a par ailleurs offert plusieurs de ses œuvres au patrimoine culturel de la Martinique, dont notamment les Bras de la Liberté, une statue présente au Prêcheur.

Place de l'Abolition

Vestiges de maisons du Figuier

Accolées au mur de la batterie d’Esnotz, ces petites maisons à un étage étaient, à l’origine, des logements militaires reliés aux fortifications par un escalier dissimulé derrière la muraille. Elles sont désormais témoins des coulées de lave ayant eu lieu lors de l’éruption de la Montagne Pelée.

Ces maisons dites « du Figuier » ont été construites au XVIIème siècle pour des raisons militaires, dans le but de servir de défense en cas de guerre. En temps de paix, elles étaient alors utilisées comme des bâtiments de commerce, car elles possèdent l’avantage de se situer en face de la mer – ce qui facilitait les échanges entre pêcheurs et particuliers.

Ruines des maisons du Figuier

Vestiges du Théâtre

Le théâtre, appelé aussi La Comédie, fut inauguré en 1786. Il pouvait accueillir jusqu’à 800 spectateurs sur 3 niveaux. La scène immense était prévue pour des représentations à grand spectacle. Des troupes théâtrales venaient de toute part pour y jouer.

Un cyclone détruit ce théâtre une première fois en 1813. Il est ensuite petit à petit réaménagé. En 1901, une année avant l’éruption de la Montagne Pelée donc, il connaît une grosse faillite suite aux efforts financiers réalisés pour la réhabilitation du lieu. Le théâtre fermera ses portes de manière définitive cette année-là, juste avant d’être entièrement détruit par les coulées en 1902.

Vestiges du théâtre de Saint-Pierre

Saint-Pierre renaissant de ses cendres

Cette sculpture, offerte à la ville par Madeleine de Jouvray, est inaugurée le 2 février 1928 près de l’embarcadère de la place Bertin. C’est le gouverneur Guy qui la présentera pour la première fois aux pierrotains. La statue faite de roches volcaniques, est finalement déplacée sur la terrasse supérieure des ruines du théâtre.

Saint-Pierre renaissant de ses cendres