I’m a Fool, le premier single de l’album très attendu d’Ayo

Ayo

Au cours du mois de juin dernier, Ayo a sorti un nouveau single intitulé I’m a Fool. Cette chanson à la mélodie très douce est annonciatrice d’une très bonne nouvelle : l’arrivée du cinquième album studio d’Ayo !

La chanteuse germano-nigériane nous prépare un nouvel opus dont la sortie est prévue dans quelques semaines. Il faut s’attendre à un album « plutôt personnel », un album qu’elle a produit entièrement dans l’intimité de sa chambre, un album dont elle a fait les arrangements et écrit les textes. Si vous avez hâte d’en entendre les premières notes, vous pouvez patienter en écoutant ce premier extrait, I’m a Fool.

Dans cette très jolie ballade, Ayo nous décrit les sentiments d’une personne folle d’amour. C’est l’histoire d’une âme pleine d’espoir qui rêve de partager des moments avec l’être qu’elle désire, un être qui la rend nerveuse et maladroite à la fois. Cette personne veut la « jouer cool », mais n’y arrive pas… elle se sent défaillir, et perdre la tête tel un fou.

I hope circumstance will give us a chance
And I’ll get to know you and we’ll become friends
Maybe one day I’ll be able to say
What I felt for you from the very first day

[…]

You’re so amazing
I just can’t stop thinking of you
You make me feel like I’m ten years old
I’m such a fool for you

Ayo sera, par ailleurs, de retour sur la scène du 24 au 28 octobre prochain dans le Théâtre Des Bouffes Du Nord de Paris.

Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni par Bob Sinclar

Depuis le 17 juillet dernier, le groupe Kassav nous propose via son compte Youtube officiel un remix de sa très célébre chanson Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni. Il s’agit d’un tube signé Bob Sinclar.

Best Ways

Depuis le 17 juillet dernier, le groupe Kassav nous propose via son compte Youtube officiel un remix de sa très célèbre chanson Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni. Cette nouvelle version du grand classique zouk nous est offert par le DJ et producteur de musique français Bob Sinclar.

Ce remix ne laisse visiblement pas les internautes indifférents ! Il y a quelques fans inconditionnels du groupe qui sont plutôt ravis de voir l’ouverture musicale que possèdent les membres de Kassav… Et il y a cette communauté de personnes qui ne comprend pas comment un classique de la musique antillaise ait pu être à ce point modifié.

Quoi qu’il en soit, Kassav s’apprête à célébrer son 35ème anniversaire et fait son Grand Méchant Zouk au Zénith de Paris le 4 octobre prochain, aux côtés de Fred Deshayes, Daly, Princess Lover, Riddla, et bien d’autres encore ! Et c’est à l’occasion de cet anniversaire de rubis, que de nombreuses propositions de remix leur sont proposées, en hommage à leur grande contribution dans le monde du zouk.

Et vous, que pensez-vous de ce titre ? Vous pouvez télécharger ce remix de Bob Sinclar sur Amazon.

Stone Cold (3:16) de XV

XV

Parce qu’aujourd’hui c’est la chanson que j’ai en tête ! (KLR, si tu me lis…) Je ne vous ai encore jamais parlé de ce rappeur américain, XV. Et pourtant, j’adore ce qu’il fait, et notamment cette chanson ! La base instrumentale de ce titre Stone Cold (3:16) devrait sûrement vous rappeler quelque chose, puisqu’il s’agit d’un freestyle de l’artiste originaire du Kansas empruntant la rythmique de The Recipe de Kendrick Lamar.

Et donc, le pseudo titre de cette chanson, 3:16, prononcez-le « three sixteen », fait référence à au moins trois choses dans cette chanson. three sixteen, c’est d’abord ce verset de la Bible ultra plébiscité par les chrétiens résidant aux Etats-Unis, et dans le reste du monde d’ailleurs. Il est très souvent évoqué dans la culture américaine, et même parfois repris en chanson, en gospel… ou simplement évoqué comme c’est le cas pour la chanson 3:16 am de Jhené Aiko sur son dernier EP Sail Out sorti au mois de décembre dernier.

For God so loved the world that he gave his one and only Son, that whoever believes in him shall not perish but have eternal life.

John 3:16

Pour XV, three sixteen c’est aussi une manière de rendre hommage à Steve Austin, aussi connu sous le pseudonyme Stone Cold. Ce catcheur professionnel américain qui utilisait de manière récurrente en introduction ce bruit de verre cassé, qu’XV décide de réutiliser aussi en guise d’introduction à sa chanson ! Steve Austin avait pour habitude de battre ses adversaires et de leur lancer cette phrase, devenue célèbre en catch : "You sit there and you thump your Bible, and you say your prayers, and it didn’t get you anywhere ! Talk about your psalms, talk about John 3:16… Austin 3:16 says I just whipped your ass !".

Enfin, three sixteen, c’est avant tout Wichita, la ville que « représente » XV ! Wichita est la plus grande ville de l’état du Kansas aux Etats-Unis. Et son area code est 316. XV montre dans la vidéo de son clip son affection pour son quartier, les lieux qui l’ont vu grandir, ces personnes qui ont fait partie intégrante de son quotidien… L’une des plus jolies phrases de son refrain : That’s where I starts so I put my heart into my three sixteens. C’est sur ces mots que je vous laisse découvrir ce titre que j’écoute depuis un peu plus de deux ans. Vous découvrirez d’autres œuvres de XV sur son compte Soundcloud.

Tou Sèl An Mwen de Saïk

Saïk, qui se fait de plus en plus présent sur les scènes nationales en ce moment, nous propose depuis une semaine, cette nouvelle chanson : Tou Sèl An Mwen. Ce titre, assez original, n’est pas sorti seul, puisqu’un clip, réalisé par Nicolas Noël l’accompagne déjà ! J’en profite ici pour souligner l’excellent travail de Nicolas Noël en tant que directeur/réalisateur de la vidéo illustrant ce titre.

Tou Sèl An Mwen, c’est une invitation de Saïk à l’évasion, dans le but de pouvoir atteindre paisiblement ses objectifs. Cette chanson est en fait un avant-goût de ce que nous réservera la compilation Touch The Sky Riddim, proposée par la maison de production BlueLagoon Music Records. On retrouvera d’ailleurs plusieurs artistes de la scène reggae/dancehall sur cette base instrumentale, des artistes comme MC Duc, Colonel Reyel, Rachelle Allison, Kendell, Jaïan K, Xelo, et bien d’autres encore.

Saïk est attendu ce soir, en compagnie d’Etana et de Saa’Turn, sur le Malecon ce soir, à l’occasion du 43ème Festival de la ville de Fort-de-France. Vous avez la possibilité d’en savoir un peu plus à ce sujet ici. Pour ma part, étant (un peu) loin de la Martinique en ce moment, je vais me contenter des prochaines vidéos, que certains d’entre vous (je l’espère) partageront de ce concert en plein air ! En attendant, je me couche, en fredonnant Tou Sèl An Mwen… :)

Vous pouvez acheter Tou Sèl An Mwen sur Amazon !

Organ Donor de Laza Morgan et Admiral T

Charly Clodion

Depuis quelques jours déjà, ma sœur me propose quelques-uns de ses coups de cœur musicaux, dont je n’aurais pas forcément entendu parler. Il y a déjà une semaine, elle m’a proposé d’écouter cette chanson unissant Laza Morgan et Admiral T sur un même titre.

Organ Donor sort en ce début d’année 2014, au cours du mois de février. La première version de cette chanson, sur laquelle l’artiste jamaïcain chante seul, est sorti en 2011, sur la compilation First Look du chanteur. Cette mixtape de Laza Morgan possède huit titres, tous plus engageants les uns que les autres !

Le clip d’Organ Donor a visiblement été tourné dans un hangar de la ville de Montreuil, et c’est Charly Clodion qui était à la réalisation de celui-ci. Organ Donor commence avec les notes d’un synthétiseur, et c’est la première voix d’Admiral T qui nous informe qu’ils sont tous deux réunis pour tirer des "rafales d’amour", donner leurs cœurs, comme des donneurs d’organes.

Cette chanson, au tempo plutôt reposant, se veut révélatrice de tout ce que nous sommes capable de faire par amour pour sa famille, pour ses amis. Elle évoque le don de soi au quotidien, cette capacité à répondre toujours présent pour aider les autres, sans rien attendre en retour.

C’est une chanson sur l’amour. Ça parle de sacrifice. J’y explique que je suis prêt à me sacrifier pour mon frère. C’est un titre qui parle de ce que tu es capable de faire pour ta famille.

Je l’ai écrit en quinze minutes, parce que les paroles sortaient directement de mon cœur. Et je voulais en profiter pour dire un BIG UP à Admiral T, qui est venu m’accompagner sur ce titre !

Laza Morgan

Laza Morgan est reconnaissant de la vie qu’il mène, et demande au Tout Puissant de toujours veiller sur les siens, alors qu’Admiral T nous délivre ces paroles : "La vie est belle, La vie est belle, Tous les jours, Remercie le Ciel, Même si nos problèmes sont réels, On aperçoit l’arc-en-ciel".

A noter que Kalash est également présent dans le clip de cette chanson. On l’aperçoit de temps en temps à l’image, entrecoupé par de jolies demoiselles, légèrement vêtues… :)

Say Yes de Michelle, Beyoncé et Kelly Rowland

Erik Humphery

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir cette chanson au rythme entraînant, presque carnavalesque, interprétée par Michelle Williams. Son nouveau single, intitulé Say Yes, nous présente une chanson dynamique, désormais reprise par l’ensemble du peuple américain, qui ont eu l’occasion de visionner le clip de Say Yes pour la première fois mercredi dernier lors de l’émission Good Morning America.

Michelle Williams, qui était aux côtés de Beyoncé et de Kelly Rowland dans le groupe des Destiny’s Child, travaille actuellement sur son prochain nouvel album, Journey To Freedom, prévu pour le 9 septembre 2014. Et c’est dans l’optique de sensibiliser le monde entier à l’ajout d’un nouvel item dans sa discographie, qu’elle nous propose donc le clip (présent ci-dessous) avec une mise en bouche très appétissante de Say Yes.

I’m not worried about a thing ’cause I know You are guiding me, Where You lead me, Lord, I will go, I have no fear cause I know who’s in control

There’s no limit to what You can do ’cause it all belongs to You, Yes, it all belongs to You (No rushing now), You’re almighty and all powerful, And it all belongs to You, yes it all belongs to You

When Jesus say "yes", nobody can say "no"
When Jesus say "yes", nobody can say "no"
When Jesus say "yes", nobody can say "no"
When Jesus say "yes", nobody can say "no"…

Michelle Williams a toujours été ancrée dans le monde du gospel, un genre musical qui s’est répandu au milieu du XXème siècle proposant des chansons écrites pour exprimer son regard, son amour, ses ressentiments vis-à-vis des aspects de la vie chrétienne. Michelle est d’ailleurs repérée à l’âge de 7 ans, alors qu’elle chante l’hymne très connu Blessed Assurance. Et ce n’est que bien après, qu’elle est appelée à rejoindre les Destiny’s Child en 1999 avec Farrah Franklin pour remplacer LeToya Luckett et LaTavia Roberson.

Say Yes est un titre auquel je crois profondément. Il a de solides bases rythmiques, nous propose des paroles à la fois simples et puissantes, et nous donne la chance de voir à nouveau réunies Beyoncé, Kelly et Michelle. Ce premier clip, plein de couleurs, nous donne cette impression de joie immense que ressent l’artiste, et tous les danseurs figurant dans ce mini film ! Il pourrait bien devenir le tube de cet été 2014 ! Qu’en pensez-vous ? Je vous laisse profiter pleinement de cette vidéo, juste en dessous.

Sunny, la reprise d’Ayo

ARTE

L’été dernier, Arte animait sur sa chaîne les soirées Summer of Soul. Ces soirées proposaient des reportages, des films et des ambiances soul pour tous les curieux et/ou passionnés de ce genre musical. La soul music est par définition un mélange de sonorités afro-américaine, jazz, gospel et rhythm and blues.

Pour ma part, j’ai eu la chance de tomber complètement par hasard sur une de ces soirées et de pouvoir ainsi découvrir Ray en version originale, film dans lequel joue notamment Jamie Foxx. J’ai ainsi pu en apprendre un peu plus sur la vie de l’illustre Ray Charles, mais je m’éloigne du sujet… Lors de cette soirée, j’ai surtout pu constater que la présentatrice de ces émissions était Ayo, un choix qui me semble tout à fait cohérent compte tenu de ce que dégage vocalement la chanteuse.

Je n’ai probablement pas été assez curieuse à cet instant, car il n’y a seulement que quelques jours que j’ai découvert un peu par hasard la chanson reprise à l’occasion par Ayo Sunny. Ce tube, devenu ainsi l’hymne officiel du Summer of Soul sur Arte, est en réalité une reprise de la chanson du même nom de Bobby Hebb. Bobby Hebb était un chanteur, auteur et compositeur d’origine américaine. Il fit ses débuts dans la musique avec Harold, son frère ainé. Ce dernier est malheureusement assassiné en 1963, ce qui dévaste totalement Bobby Hebb, qui se réfugie alors dans la musique. Et c’est ainsi qu’il écrit cette chanson Sunny en 1966 comme pour chasser le mauvais sort.

Les paroles de cette chanson donne envie de croire en des jours meilleurs : "Sunny, yesterday my life was filled with rain. Sunny, you smiled at me and really eased the pain. The dark days are gone, and the bright days are here, My Sunny one shines so sincere. Sunny one so true, I love you.". Ayo reprend donc ce titre en toute simplicité. Comparée à l’originale, ce morceau possède des arrangements complètement différents, probablement un peu plus groovy, mais tout aussi appréciables. Dans le clip de cette chanson, on aperçoit Ayo observer de l’intérieur le monde extérieur, dans lequel évoluent des jeunes à la recherche du soleil. Arte sort par la même occasion une compilation de trois CDs qui retracent l’histoire de la soul.

Her Room de Teyana Taylor

Teyana Taylor

Découverte musicale du jour : Her Room de Teyana Taylor, une jeune chanteuse originaire de Harlem à New York. Cette chanson est en réalité une nouvelle version de celle de Drake Marvin’s room, sortie le mois dernier. Il faut croire que c’est un véritable succès car d’autres artistes se sont prêtés au jeu.

Il existe par exemple des versions telles que celle de Chris Brown, celle de Sammie, celle de Romeo ou encore celle de Jojo. Cependant, la version que je préfère reste celle que j’ai découverte aujourd’hui. Peut-être car ce sont les paroles qui me parlent le plus…

Le clip, réalisé par TAJ & Mike Ho, se décline sur des tons monochromes. Lorsque Teyana Taylor apparaît, elle est couchée dans une pièce sombre. Elle est dans la peau d’une femme complètement désemparée car l’homme qu’elle aime sort avec une autre. L’homme qu’elle aime est celui qui la plonge dans le désespoir. Feel like I’m drowning in sorrow, where is my lifeguard ? (Je sens que je me noie de chagrin, où est mon sauveur ?). Peu à peu les images se précisent et laisse entrevoir son ex-amant, qui n’est autre qu’Omarion, tantôt dans les bras de sa nouvelle prétendante, tantôt dans les siens, comme dans un souvenir semi-effacé. Teyana tente de résonner : "Je sais que tu penses encore aux moments où nous étions ensemble", "Après moi, tu ne peux pas trouver mieux", "Elle n’est pas moi"… Mais, c’est pourtant bien elle qui finit seule, recroquevillée sur elle-même, sur le sol de sa cuisine. Where were you when I needed you ?

All Your Love de K’La

KLA

Petite pause musicale! Je vais arrêter de vous parler de foot le temps d’un article pour vous parler d’une artiste que j’ai découverte grâce à @Intoyou972 : K’La, Brittanie Buggs de son vrai nom.

K’La est une jeune artiste tout juste âgée de 23 ans (1988 est vraiment une année qui a apporté que du bon :-D). Ses talents sont nombreux : elle chante du R&B et compose ses propres chansons. Elle fait actuellement sensation aux États-Unis grâce à un titre sorti sur sa dernière mixtape The Coldest Winter Ever : A Mixtape produite par Music Line/Def Jam : All Your Love. Ce morceau est une adaptation de Turn your lights down low de l’illustre Bob Marley en combinaison avec Lauryn Hill. La chanson originale date de 1977 de l’album Exodus de Bob Marley & The Wailers. K’La a d’ailleurs obtenu l’autorisation de la famille Marley elle-même pour présenter ce titre. Elle a donc décidé de rendre hommage au King of Reggae en faisant la première de son clip le 11 mai dernier, à l’occasion du 30ème anniversaire de la mort de Bob Marley.

A travers cette reprise, K’La ne se contente pas d’emprunter les paroles de cet hymne à l’amour, elle tente d’y transmettre son propre message : « It’s hard loving someone else when you barely got enough to love yourself. And it’s hard trying to ease someone’s pain when your own hurt is more than you can take » (C’est difficile d’aimer quelqu’un quand vous ne parvenez pas à vous aimer vous-même. Et c’est dur d’essayer de soulager la souffrance de quelqu’un quand vous ne pouvez même pas à supporter la vôtre). Cette chanson est tout simplement mon coup de cœur de la semaine.

RaelSan d’Orelsan

Orelsan

Ça doit bien faire quatre jours entiers que j’écoute en boucle RaelSan, le nouveau morceau d’Orelsan et donc, je me décide enfin à en faire un article. OrelSan, pour ceux (qui devraient avoir honte et) qui ne le connaissent pas, c’est un rappeur aux paroles crues qui a défrayé la chronique suite à une chanson que j’adore qu’il a écrite alors qu’il venait de rompre avec son ex il y a de ça quelques années… Alors, pourquoi une fille comme moi adore ses textes qui sont parfois très durs ? Tout simplement parce qu’Orelsan dit ce qu’il pense et chante ce qu’il vit, au gré de ses envies. Il représente selon moi la liberté d’expression : il est libre de jouer avec les tabous de la société actuelle et possède ce grain d’humour noir qui gêne les politiciens, les journalistes, les féministes, les bloggueurs et autres… En ce qui me concerne, j’ai tout simplement été marquée par la première chanson que j’ai entendu de lui, à savoir « Pour le Pire ». J’ai halluciné de voir à quel point Orelsan véhicule son art sur le thème de la franchise : un concept que tout le monde pense préférer à la tromperie, alors qu’en réalité, c’est bien connu « toute vérité n’est pas bonne à dire » et chacun (je pense) savoure quelque part de vivre dans un semi-mensonge. Et c’est donc ça, cet élan de « vérités » qui a su éveiller ma curiosité. Ainsi j’ai parcouru « Perdu d’avance » en 2009, son premier album, puis chacun de ses featurings au cours de l’année 2010 [dont tout particulièrement celui avec Nessbeal « Ma grosse »]. Je suis devenue totalement fan de son genre mi-trash, mi-drôle. En bref, Orelsan est unique en son genre : on l’aime ou on ne l’aime pas, mais on ne peut être indifférent à son style.

Et donc, en cette fin de mois de mai, Orelsan revient sur le devant de la scène avec RaelSan, un titre inédit qui figurera sur son prochain album Le Chant des Sirènes, album dont la sortie est prévue le 26 septembre prochain. Le clip, que vous trouverez ci-dessous, a été réalisé par David Tomaszewski, également réalisateur du clip de « Peur de l’échec ». Ma première impression ? Ma foi, excellente… Mais c’est surtout à chaque (re)visionnage de cette vidéo que je me rends compte de détails intelligents qui donnent de la valeur à toute la scénarisation de cette chanson. Comme par exemple, la monopolisation de tous les écrans de la ville qui donne le sentiment que le message qu’Orelsan tente de nous faire passer est destiné au monde entier. Ou encore, le gant pailleté à l’effigie de Michael Jackson… Ou tout simplement, le champ lexical de son texte : l’espace, le futur, l’apocalypse, le monde et ses différentes dimensions… Orelsan apparaît sous les traits d’un vengeur masqué probablement venu se rendre justice lui-même. Il fait d’ailleurs une mise au point très claire à travers ce titre : « Je ferai que ce qu’il me plaît jusqu’à ma dernière quête […] Je prends même plus la peine de répondre à vos clashs de merde, Je prêterai ni mon buzz ni mon temps, Je verserai ni ma sueur ni mon sang ». Des thèmes comme l’industrie musicale qui se meurt, la polémique autour de lui ou sa propre introspection sont abordés grâce à des rimes recherchées et agrémentées de faits historiques et/ou culturels [ironiquement, il parle pourtant de sa « sous-culture »]. Il se crée investigateur d’un nouveau mouvement, d’où le titre « RaelSan », et le clin d’œil au mouvement raélien avec sa photo entre-animée (je ne trouve pas de meilleure expression pour l’expliquer) avec une image d’extra-terrestre en fin de clip. RaelSan est un morceau judicieux, annonciateur d’un bel album à venir.