Résumé du Drépaction 2014

Copyright : Marvyn Sainte-Luce

Le Drépaction 2014 a tenu toutes ses promesses ! Cette année, ce concert, qui a eu lieu exactement il y a deux semaines, dont le but est de récupérer des fonds pour aider la recherche sur la drépanocytose, proposait un plateau diversifié et riche culturellement et musicalement parlant. L’A.P.I.P.D., l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, était l’association organisatrice de cet évènement caritatif qui fêtait déjà sa cinquième édition !

La drépanocytose, pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce terme, est une maladie génétique pourtant massivement répandue dans le monde entier. Il s’agit d’une maladie transmise par les deux parents, donc dite récessive, qui est liée à une anomalie de l’hémoglobine. Rappelons-le ici, le rôle de l’hémoglobine dans le sang est de pouvoir transporter l’oxygène et le gaz carbonique. Les personnes drépanocytaires possèdent des globules rouges complètement déformés, qui empêchent donc le sang de librement circuler dans les vaisseaux, provoquant des crises, des douleurs atroces, des fatigues chroniques, de l’anémie, des infections parfois, etc.. Les globules rouges de ces personnes malades ont souvent la forme d’un croissant, d’où son appellation sickle cell disease en anglais.

J’en profite pour remercier ici Julien.A Bardochan pour son autorisation quant à l’utilisation de ces magnifiques photographies de ce concert sur mon blog. :)

Chronique récapitulative du Drépaction 2014

Ce Drépaction, présenté par Esthèle Dumand et Claudy Siar essentiellement, était plein de rebondissements ! C’est bien évidemment le parrain de la manifestation, Monsieur Philippe Lavil, accompagné de la présidente de l’A.P.I.P.D., Jenny Hippocrate Fixy, qui ouvrent le show. Ensemble, ils nous invitent à passer un bon moment musical, mais aussi à prendre véritablement conscience que ce concert caritatif a un réel enjeu : celui de pouvoir collecter suffisamment d’argent afin de contribuer à la recherche d’un remède contre la drépanocytose.

De nombreux partenaires ont contribué à cette magnifique soirée, et ont largement su proposer leur aide à la réalisation de ce Drépaction. Parmi eux, on retrouve France Télévisions, France Ô, Tropiques FM, le Ministère de l’Outre-Mer, la ville de Paris, la Région Île de France, UGPBAN, les laboratoires ADDMEDICA, l’Établissement Français du Sang, AGS et la Maison de la Martinique.

Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand, Claudy Siar, Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Philippe Lavil et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Le premier invité surprise de la soirée, et finalement aussi le premier artiste à monter sur la scène du Zénith ce soir-là, était Fabrice Di Falco. Fabrice Di Falco est un chanteur lyrique française d’origine martiniquaise. Il possède un parcours plutôt impressionnant, et sa voix est largement reconnue dans le monde du chant, puisqu’il a gagné, entre autres, le premier prix du concours de chant du Conservatoire National de Région à Boulogne-Billancourt.

Fabrice Di Falco voyage avec la musique. Il est mondialement reconnu pour ses participations diversifiées dans des opéras, et s’est déjà largement produit dans divers pays du monde entier, notamment en France, en Allemagne, en Russie, au Japon, au Royaume-Uni, en Italie, en Autriche, aux Antilles, en Tunisie et au Sénégal. Il est considéré comme un sopraniste, car sa voix quand il chante, correspond à celle de la femme soprano, par opposition au contre-ténor ou au haute-contre qui ont une voix similaire à celle de la femme alto ou contre-alto.

Lors de cette soirée, Fabrice Di Falco emprunte à Edith Lefel sa chanson Mon Ange. Il nous récite, accompagné au piano par Jonathan Govaerts donc les mots : "Viens, je t’attends, mon ange, mon irréel, Viens je t’attends, combien de temps encore ?". Souvenez-vous, cette triste chanson est devenue célèbre bien malgré elle, puisqu’il s’agit du titre phare du dernier album de la chanteuse martiniquaise, qui s’est éteinte en janvier 2003. Les paroles n’ont pas été chantées de façon anodine, et Fabrice Di Falco a clairement su rendre hommage au combat que mènent toutes ces personnes drépanocytaires.

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour d’Isnel, chanteur français d’origine réunionnaise, de monter sur les planches du Zénith. Cet artiste nous interprète le titre Lumière, une chanson qui fait partie, de la compilation Dis moi zouk produite par Medhy Custos. Lumière possède un bon dynamisme, sa morale serait de toujours garder un objectif en tête, et de se battre pour le mener à terme.

Isnel reprend ainsi ces paroles : "Ne pas s’égarer, Faut déployer ses ailes, Détruire les séquelles, S’emparer de la force éternelle, Mon escorte essentielle, Et qui viendra frapper à ma porte, Comme une lumière qui se rapproche, S’en tarder, S’évader…".

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Isnel pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco et Isnel précèdent le présentateur Derka sur la scène du Zénith ce soir-là. Derka est un rappeur et animateur télévisé : il a, entre autres, présenté le JT Agité sur W9, et présente encore l’émission Génération Hit Machine sur cette même chaîne de télévision. Vous pouvez avoir un aperçu de ses joyeuses compositions sur le compte YouTube le JT de Derka.

Derka est chargé en cette soirée de nous présenter le "JT du Drépaction". Sur l’intonation d’un slam, et de manière presque amusé, il nous propose une version détaillée de ce que ce sera le concert de cette soirée là, en nous énumérant les artistes qui se présenteront sur scène. Pendant sa récitation du programme, il arrivera à faire rire le public, et à les faire chaudement applaudir à l’énonciation de certains noms d’artistes, bien attendus de l’auditoire.

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Derka pendant le Drépaction 2014

Comme Derka nous l’a présenté au premier abord, c’est Antonny Drew, chanteur d’origine guadeloupéenne, qui prend place avec ses musiciens sur la scène du Drépaction 2014. Il est accompagné de David Mitrail au piano, Randy Jacobson à la guitare et de Yoan Zebina à la basse.

Antonny Drew est une réelle découverte pour moi. Pour ma part, je ne connaissais pas du tout cet artiste, et en le voyant entrer sur la scène, je ne m’attendais pas à ce qu’il possède cette voix, puissante, mûre et profondément masculine.

Péyi An Mwen est le reflet de ses origines caribéennes, en terme de sonorités et d’un point de vue contextuel. C’est la première chanson qu’ils décident de nous interpréter pendant ce Drépaction. L’artiste, toujours accompagné de ses musiciens, reprend ensuite Doo avec une telle émotion, que mon regard ne l’a pas quitté un seul instant durant toute cette interprétation. Ce titre exprime tous ses regrets vis-à-vis d’une femme qu’il a longuement aimé, et qu’il aime encore. Enfin, Antonny Drew finit sa représentation avec le titre Yalla Yalla, dont le rythme est bien plus festif que la chanson précédente.

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Randy Jacobson pendant le Drépaction 2014

Yoan Zebina pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Freepon de gravir les marches du podium. Freepon est un artiste évoluant dans un genre soul/jazz créole que j’affectionne tout particulièrement. Vêtu d’un magnifique nœud papillon rouge, l’artiste nous chante alors Dousiné’w, un titre issu de son dernier EP Nu Soul Creole, façon acoustique. Cette chanson, que je connais depuis sa première partie du concert d’E.sy Kennenga au New Morning en janvier 2011, est un titre doux, aux paroles d’un homme épris.

Freepon continue sa représentation avec Vybe Sé Lanmou, Sé Lèspwa !, une sorte de slam chantant, dont l’histoire nous mène à cette réflexion : quelles que soient les embûches de la vie, il faut être positif, garder de l’amour et de l’espoir. Avant de quitter les planches, l’artiste originaire de la Guadeloupe également, propose au public une petite animation durant laquelle il invite ses interlocuteurs à lever la main, à parcourir la scène de gauche et à droite, et à chanter…

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Freepon pendant le Drépaction 2014

Taïro clôture cette première vague d’artistes venus chanter sur scène. Comme à son habitude, il nous propose un show avec un rythme effrené  ! Taïro commence sa représentation avec le titre Que De Bonnes Vibes (qui commence avec cette phrase : "la vie est chargée tellement de problèmes…") avant de rapidement enchaîner avec Aime La Vie, une chanson massivement chantée par l’auditoire parisien. Accompagné d’une de ses chanteuses de ses chœurs, c’est ensuite le titre Elle veut qu’il reprend, une chanson chantée originellement avec la chanteuse Flya. Taïro finit sa prestation avec sa chanson Une seule vie, qui emprunte le riddim jamaïcain Hold Yuh à l’illustre Gyptian.

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Chanteuses accompagnant Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

Taïro pendant le Drépaction 2014

A ce moment du concert, Claudy Siar nous annonce les arrivées successives sur scène de Valérie Pécresse présidente du groupe UMP au conseil régional d’Île-de-France et députée des Yvelines, Patrick Karam conseiller régional d’Île-de-France et inspecteur de la Jeunesse et des Sports, Victorin Lurel président du Conseil Régional de la Guadeloupe, George Pau-Langevin ministre des Outre-mer et la Princesse Isabella Orsini accompagnée de Philippe Lavil, les deux parrains de cette cinquième édition du Drépaction. Leur témognage sur scène intervient à l’heure où le dépistage de la drépanocytose n’est toujours pas systématique dans les hôpitaux, alors que cette maladie génétique est celle la plus répandue en France et dans le monde entier, puisqu’elle touche près de 50 millions de personnes à l’heure actuelle.

Comme l’a si bien mentionné Valérie Pécresse : "La drépanocytose est une priorité de santé publique pour tous les français. Il faut aller vers le dépistage universel parce que nous sommes un pays de passages, de migrations et un pays tourné vers la Méditerranée. Nous avons besoin de ce dépistage pour que la drépanocytose recule." (ndlr, la Méditerranée est un des secteurs fortement touché par la maladie). Jenny Hippocrate Fixy, présidente de l’Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose, est également accueillie sur la scène pour faire prendre conscience à l’ensemble de l’auditoire, de ce qu’est le quotidien d’une mère drépanocytaire. D’une voix forte, et très émue, Jenny noux explique son combat contre la maladie, maladie dont a malheureusement hérité son plus jeune fils, Taylor Fixy, qui viendra également les rejoindre sur la scène.

Claudy Siar et Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Valérie Pécresse pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Patrick Karam et Victorin Lurel pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin, Claudy Siar, Jenny Hippocrate Fixy et Patrick Karam pendant le Drépaction 2014

George Pau-Langevin pendant le Drépaction 2014

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy et Claudy Siar pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant  George Pau-Langevin et Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Taylor Fixy devant Claudy Siar, Valérie Pécresse, George Pau-Langevin, Jenny Hippocrate Fixy, Patrick Karam, Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

La Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

Difficile de reprendre le show après de pareils témoignages… Et pourtant, tel a été le challenge de DJ Hcue, un artiste qui a fait ses débuts en tant que rappeur dans le groupe KU2H. Il est aujourd’hui connu pour avoir rejoint en 2005, le groupe encore peu connu à l’époque, les Sexion D’assaut. Comme pour nous rappeler son appartenance et sa montée fulgurante au sein de ce groupe, DJ Hcue va alors nous proposer une petite session de remix avec des titres hip-hop, et bien évidemment des morceaux chantés par le groupe Sexion d’Assaut.

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

Esthèle Dumand pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Lylah qui nous fait l’honneur de nous accompagner pour ce concert caritatif. La cause la touche profondément, elle se sentait obligée de répondre présente à cet appel. Repérée en permier lieu dans le groupe Les Déesses, la chanteuse de zouk fait son apparition sur les planches avec le titre On A Changé. Elle nous chante ensuite Un Homme, Un Vrai, chanson visiblement bien connue du public, qui l’aide à reprendre les paroles "Oups ! T’as déconné ! Oups ! Je le sais !

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Lylah pendant le Drépaction 2014

Claudy Siar nous annonce alors un artiste, arrivé tout juste de New-York pour nous soutenir dans ce Drépaction : T-Micky. T-Micky, de son vrai nom Sandro Marthelly, est le fils de l’actuel président d’Haïti, Michel Marthelly. Michel Marthelly est aussi notablement connu sous le pseudonyme Sweet Micky pour sa carrière musicale par tous les amateurs de konpa, comme mon père.

Et donc, en tant que deuxième grande découverte musicale de la soirée pour moi, T-Micky arrive sur scène avec son piano. Il parvient à captiver toute la salle le temps de nous chanter, parfois en créole, les quelques paroles suivantes : Je perds la tête à cause de ta tendresse… Chéri ou fè ti kèm bat". T-Micky nous interprète ensuite le titre Pou’n alé, toujours accompagné de son clavier. Je dois dire que je suis assez curieuse de voir l’évolution de ce chanteur de la scène émergente konpa déjà n°1 aux Etats-Unis et à Haïti. D’ailleurs, son album sort le 2 juillet. Affaire à suivre donc…

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

T-Micky pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite Singuila qui nous rejoint. Encore une fois, ce Drépaction nous fait profiter d’une richesse en matière musicale assez exceptionnelle. Singuila, que l’on connaît tous pour des titres comme Aïcha ou C’est Trop, nous chante en premier lieu Le Sang Chaud, très vite suivi de Mieux Loin De Moi. L’artiste de R&B termine son show ce soir là avec la chanson Rossignol, extrait de son nouvel album à paraître prochainement Entre Deux.

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila pendant le Drépaction 2014

Singuila laisse ensuite la place à Soumia, une chanteuse de zouk dont j’apprécie énormément la musique. Elle arrive sur scène, de la manière la plus humble qu’il soit, et nous propose le titre Mes Sentiments, sorti il y a déjà pratiquement douze ans, en 2002. L’artiste féminine nous chante ensuite le titre Reviens.

Alors qu’on pense la voir quitter la scène d’une seconde à l’autre, Soumia est rejointe par de nombreuses femmes venues pour nous présenter également leur combat. En effet, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François et Alyssa Latymi (j’espère n’oublier personne !) arrivent cette fois pour représenter avec Soumia le collectif Unissons Nos Voix, un projet qui vise à lutter contre les violences faites aux femmes. Unissons Nos Voix tente de sensibiliser la population française au nombre beaucoup trop important de femmes qui se font violer dans le pays.

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

C’est ensuite au tour de Stony de monter sur les planches de ce concert caritatif. Elle commence à chanter a capella sa chanson Nouveau Départ, accompagné d’un public bien connaisseur, puisque sa voix résonne à peine plus fort que celles de l’auditoire. Stony nous interprète ensuite Danza Kizomba, qui reprend les rythmes traditionnels de la kizomba, comme son nom l’indique. Puis, s’illustrant aussi dans le dancehall, Stony, plutôt versatile, nous propose An Nou Ay’, un titre qu’elle chante normalement en collaboration avec X Man. J’admire sa capacité vocale à pouvoir évoluer dans des mondes assez différents que sont le zouk, la kizomba et le dancehall.

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Stony pendant le Drépaction 2014

Attendu de la gente féminine, c’est ensuite au tour d’Axel Tony de chanter. Il reste sur scène uniquement le temps d’une chanson. Il nous propose ainsi le titre Ma Reine, qu’il chante normalement accompagné d’Admiral T. Juste avant de quitter le podium, Axel Tony raconte à Claudy Siar la raison pour laquelle il juge important de se mobiliser pour aider la recherche contre la maladie.

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Tina Ly complète la liste des artistes bénévoles de ce Drépaction 2014. De sa douce voix, elle commence avec les paroles Maji ja enstalé, Nou dé sa ka roulé… de Nou Ja Palé. Cette chanson nous est offerte de manière acoustique, une version que je préfère pour ma part à la base instrumentale originale d’ailleurs. Tina Ly ne s’arrête pas là, et nous propose ensuite A Tes Côtés, accompagnée d’Ali Angel. Ce titre que l’artiste interprète normalement avec Richard Cavé nous permet d’apprécier la compagnie de ce chanteur et musicien aux multi-facettes culturelles.

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Puis, c’est Methi’s qui nous rejoint sur le devant la scène. Elle dira plus tard, au micro de Claudy Siar, qu’elle ne pouvait en aucun cas refuser cet appel pour participer à ce concert : "La cause est importante, il faut que l’on se sente tous concernés". Methi’s nous interprète deux chansons de manière acoustique, à l’aide de sa guitare. Elle commence ainsi avec Nou Jenn’ avant de reprendre "Sé nou, Lésé labitid pran plis plas ki lanmou, Lésé enstalé pi séparé You and I, You and I" de son morceau You And I.

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Methi's pendant le Drépaction 2014

Une pause musicale est à nouveau observée de manière à ce que Janine Maurice-Bellay, qui représente le parti Europe Écologie Les Verts, puisse intervenir. Accompagnée d’un de ses collègues, elle nous précisera ici que l’aide de la Région d’Île-de-France pour l’APIPD était à hauteur de 23 000 euros pour ce Drépaction. Claudy Siar en profitera pour inviter le public à prendre conscience que cette aide est phénoménale, et qu’au nom de tous les bénévoles, cette initiative a largement été appréciée.

Après ces discours, Misié Sadik prend possession de la scène. Et quand je dis qu’il a pris possession, je m’exprime littéralement ! Ce chanteur d’origine guadeloupéenne nous a proposé plusieurs titre de sa discographie. Il commence avec des paroles bien pensantes sur les notes d’Azheimer. Puis, il nous proposé Eskizé Mwen, bien en rythme. En tant qu’artiste engagé, il nous proposé une version bien acoustique, mêlant le seul son d’une guitare à sa voix pou On Sèl Kou, avant de terminer son passage sur la scène avec un titre un peu plus dancehall Tout Puissant, dans lequel il reprend les mots : "Sé li ki pli puissant, Li ki pli puissant, Nou pa ka krwè an maléfis, Mèm si nou pa souvan an légliz, Au nom du Père et au nom du Fils, Sé li sèl ka ba nou bénédicsyon".

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteur accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Chanteuse accompagnant Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Misié Sadik laisse sa place à Clayton Hamilton, un chanteur né d’un père malien et d’une mère sénégalaise. Je ne connaissais pas du tout son univers musical, et j’ai trouvé son show vraiment plaisant. Accompagné de Maliya Jackson, Clayton Hamilton nous propose d’abord Paradise, avant de nous chanter l’une de ses chansons les plus connues All Night Long. Pour vous faire une idée, Clayton Hamilton possède une voix que je trouve assez proche de celle d’Admiral T : une des bénévoles de l’APIPD qui se trouvait avec moi à cet instant a eu cette même impression que moi d’ailleurs !

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Gage était aussi parmi nous pour ce Drépaction ! Le chanteur, qui a sorti son dernier Soul Revolution en mars de cette année, nous propose tout d’abord le titre Trop Fresh. il continue avec un air bien connu aussi, Viens Danser, une chanson aux sonorités qui rappellent le zouk. Il termine sa prestation devant l’auditoire du Zénith avec son tube Pense À Moi, probablement la chanson qu’attendait toutes les personnes présentes devant le podium. Gage donne donc le relais à Saïk sur scène.

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Gage pendant le Drépaction 2014

Saïk, je vais me répéter, est un de ces artistes de la scène antillaise, qui est juste excellent à voir évoluer sur une scène, en live. Dans un rythme effrené, la chanteur originaire de la Guadeloupe enchaîne les hits. Il entre sur scène avec la chanson L’École, qui provient de l’Avè Riddim. Il poursuit naturellement avec You And Me, puis Je T’emmène, avant de prononcer, dans un calme certain l’une de mes chansons préférées dans son répertoire Mamamia. Puis, son show devient complètement fou, complètement électrique ! Saïk nous proposera des morceaux un peu plus dancehall avec par exemple Sexy Swaggarin, Tchenbé Nou, puis finalement Ok.

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Saïk pendant le Drépaction 2014

Pour des notes beaucoup plus douces, c’est Marvin qui vient nous rejoindre à son tour. Il nous propose en premier lieu le titre Sans Toi, avec un refrain largement repris pour toutes les femmes – je précise les femmes, mais il devait sûrement y avoir quelques hommes aussi, seulement on entendait que leurs voix :’) &ndash de ce Zénith : "Il ne se passe pas plus d’une minute,
Sans que je pense à toi mon amour, Il ne se passe pas plus d’une minute, Sans que je me dise 'C’est pour toujours', Reviens moi…"
. Il continue avec Marionnette avant de reprendre Le Coup de Soleil, une des belles de ses chansons à mon sens, dont il proposera même une version a capella à la fin de sa prestation.

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Marvin pendant le Drépaction 2014

Dans un genre totalement différent, Kery James nous interprète Banlieusards. Dans un respect tellement absolu du public, Kery James nous propose d’entendre ses vers, accompagné seulement d’un homme au piano. L’auditoire semble retenir son souffle. Et dans un écho, il finira par reprendre, presque en chuchotant, en communion avec le chanteur les mots "Apprendre, Comprendre, Entreprendre, Même si on a mal, S’élever, Progresser, Lutter, Même quand on a mal".

L’homme aux mille textes nous propose ensuite tout son amour pour la femme avec le titre Le Mystère Féminin. D’ailleurs, je dois que cette version, proposée ce soir-là, était encore plus magnifique que celle sortie sur Dernier MC, puisqu’il nous propose sa voix profonde pour réciter son refrain "You will never know, I will never show, What I feel, What I need from you". Avec ce titre, il nous laisse, toujours humble.

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kery James pendant le Drépaction 2014

C’est enfin Kalash qui nous rejoint, en tant que dernier artiste de ce Drépaction. Super attendu du public parisien, Kalash nous propose des titres comme Top A Top, mais surtout comme Pran Piè, une chanson chantée originellement avec Lieutenant, ou encore Libéré Yo. Le martiniquais d’origine nous a même gratifié d’une belle dédicace à Admiral T en reprenant quelques-unes de ses chansons comme Ti Milo ou encore Gwadada. C’est devant un public plus que conquis qu’il invite l’ensemble des artistes présents en coulisse à monter sur scène, et aussi une partie des participants, intervenants comme bénévoles, et la famille de Jenny Hippocrate Fixy, à les accompagner.

Ce Drépaction 2014 était vraiment riche en surprises. Malgré la grève des transports, la fête des pères et le premier match de la France face au Honduras en Coupe Du Monde 2014, l’ambiance était bien présente, et toutes les personnes qui y étaient pourront bien vous le dire : l’organisation de ce concert a vramient été optimale. On espérait faire salle comble comme l’an dernier, mais ce n’était malheureusement pas le cas : toutes les circonstances que j’ai citées au début de ce paragraphe ont clairement pesé dans la balance. On espère juste que l’année prochaine, vous serez tous au rendez-vous, pour nous aider à soutenir ce combat que l’on mène contre la drépanocytose.

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Kalash pendant le Drépaction 2014

Saïk et Kalash pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Fin du pendant le Drépaction 2014

Festival Tropiques en Fêtes en 2011

Copyright : Christelle

Souvenez-vous, il y a trois ans ! Je profite de ce week-end, largement dédié au Festival Tropiques en Fêtes de la Foire de Paris, pour rebondir sur l’évènement et vous proposer un petit résumé de ce qu’il y avait eu il y a trois ans, alors que le podium de ce festival se tenait encore à l’entrée de la Foire.

Découvrez le Festival Tropiques en Fêtes de la Foire de Paris 2011 en vidéos ! L’ensemble des moments décrits dans cet article se retrouve dans la playlist proposée ici. UNE ASTUCE : Vous pouvez sélectionner la vidéo que vous souhaitez visionner en cliquant sur le bouton « Playlist » de YouTube.

C’était donc le très bon groupe Original H qui ouvrait le bal ! Original H, pour ceux qui ne les connaissent pas, est un groupe d’artistes chanteurs et musiciens qui s’illustrent dans le genre musical qu’est le konpa. Le konpa est une musique originaire d’Haïti qui a émergé au XIXème siècle. Ce genre musical est popularisé en 1955 avec des musiciens comme Nemours Jean-Baptiste d’abord dans les Antilles, puis à l’international. Original H, qui n’est pas habitué à se produire sur scène seulement pour quelques minutes (il faut savoir qu’un morceau de konpa dure au moins 7 bonnes minutes de manière générale), nous interprète d’abord Choké avant de nous offrir Ouvè Pot La, avec une introduction reprenant Alors On Danse de Stromae.

C’est ensuite Thierry Cham qui monte sur les planches de ce Festival Tropiques en Fêtes. Bien connu du public présent sur place ce jour-là, Thierry Cham chante d’abord Océan, titre avec lequel il s’amuse à montrer toute sa puissance vocale. Après un magnifique I Love Youuuu chanté accapella, il poursuit avec le titre Lanmou Idéal, dont le refrain reprend ces mots : "Sa ki ni entre nou sé lidéal, An lanmou pou nou isé lé voiles, Sa ki ni entre nou sa pa banal, An limiè, an zéclè, an zétwal". Il finit son show en déclarant un amour idéal pour les tropiques en citant Haïti, la Guadeloupe, la Martinique, l’Afrique et la Réunion.

E.sy Kennenga entre sur scène, guitare à la main. Après avoir saluer la foule, il nous déclare qu’il fera tout pour toujours avoir du love dans son cœur. C’est donc avec la chanson Love Adan Tchè Mwen qu’il démarre sa représentation vocale ce soir-là. Il apporte ainsi une sacrée note acoustique à ce concert en plein air. E.sy Kennenga a choisi de jouer pour son deuxième morceau un titre de son répertoire aux sonorités carnavalesques : Nou Anlè Sa. Sous les acclamations, le chanteur martiniquais nous fera partager l’ambiance présente dans les rues des villes antillaises en chantant "Es zot paré pou nou mété difé…".

A peine arrivée sur les planches, Kim commence à fredonner les phrases : "Je le sens, c’est lui l’homme de ma vie, Sa douce voix sans cesse me chavire, Son parfum m’enivre, je sens le désir, Je veux qu’il soit mon avenir". C’est ainsi qu’est donc introduit Confidence sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes. Pour sa première fois à la Foire de Paris, Kim nous dévoile deux titres de son album Premiers pas sorti en 2009 chez Maxi Flow. Elle poursuit avec Je Suis Accro, une de mes chansons préférées dans son répertoire. Kim dédie ce morceau à toute la gente féminine. Je tiens à souligner le bon travail des musiciens sur ce titre d’ailleurs, ils nous en offrent une version semi konpa que le public parisien a adoré tout autant que moi. J’ai également adoré la douceur apportée par la chanteuse alors qu’elle récitait les paroles "Tout ce que j’ai sur le cœur, Je suis condamnée à le garder".

La Mc Malcriado est un groupe dont les quatre membres sont d’origine cap-verdienne. On retrouve parmi eux Stomy Bugsy, Jacky Brown des Nèg Mawons, Izé et JP des 2 Doigts. Ils sont habillés d’un tee-shirt reprenant les mots Fidju Di Kriolu, aussi nom de leur album sorti en 2011. L’expression "fidju di kriolu" signifie "fils de créole". Au Cap-Vert, elle perçue comme une émotion particulière pour toute la population émigrée de l’île fière de sa culture et de sa diversité. C’est ce qu’ils veulent nous transmettre à leur tour sur scène, puisqu’ils font un hommage particulier à toutes ces personnes fières de leur racine et de leur couleur de peau. Ce soir-là, La Mac Malcriado chante d’abord Assim Ki Fetu dans un rythme effrené, puis Funan´.

C’est ensuite un couple de danseurs qui prennent le relais sur les planches. Il nous font une présentation de la kizomba en nous faisant une petite démonstration sur la chanson de Nelson Freitas, Rebound Chick. La kizomba est une danse originaire d’Angola. Il s’agit d’un mix de semba traditionnel avec du merengue traditionnel et de Kilapanda. La kizomba se caractérise entre autres par son tempo lent, son beat puissant (avec la résonance de la basse) et la langue utilisée pour les paroles, à savoir le portugais.

Orlane est la prochaine artiste à chanter. Elle commence toniquement avec le titre Nalé, un hymne à la beauté des tropiques, notamment la Réunion, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, d’Haïti et Saint-Martin. Elle chante "Chéri mwen anvi bo Mami tout la fanmi, Santi lodè vani gadé lè mang fléri, Bwè dité sitwonel lanmou nou ké pli bel". Orlane poursuit avec la chanson Déposer les Armes, une chanson d’amour, alors que d’ores-et-déjà le public semble lui réclamer Chokola. Avant de soumettre à cet exercice, la chanteuse commence une version a cappella de cette chanson durant laquelle elle s’amuse avec son public à tenir une longue note. Elle lance un mini concours, qu’elle gagne largement d’ailleurs, et finit son passage sur scène avec cette chanson du coup.

La prochaine artiste à se présenter sur la scène est Tina Ly. Elle chante en premier lieu la chanson Reviens-Moi. Les excellents musiciens qui l’accompagne sur scène lui permettent de proposer une version un peu plus saccadée, ressemblant fortement au dancehall, durant laquelle le public doit reprendre les phrases "Baby, reviens, Baby reviens moi". Tina Ly introduit ensuite le titre A Tes côtés, qu’elle chante normalement avec Richard Cavé de Carimi. Mais c’est finalement Ali Angel qui la rejoint sur scène, pour le plus grand plaisir de l’auditoire surpris. Cette chanson lui permet de rappeler son amour pour Haïti, et d’offrir un peu de konpa à nouveau au public. Les deux chanteurs vont d’ailleurs danser un instant ensemble. C’est ensuite Lynnsha qui retrouve Tina Ly. Les deux chanteuses chantent alors Pa Ni Tan, leur chanson qui date de l’année 2009.

Lynnsha reste ensuite seule le temps d’interpréter Ma Rivale, une chanson qu’elle chante normalement en duo avec Lady Sweety. Lynnsha va proposer à son public quelques pas de danse sur un rythme ressemblant cette fois plus à du soukouss ou du coupé décalé, avant de reprendre la partie de Lady Sweety et donc de toaster le temps de quelques phrases. Elle appelle ensuite Jacky et Ben J des Nèg Mawons pour chanter Mon Idéal.

Après un interlude proposé par un groupe de danse venu se représenter le temps de quelques chansons, c’est Tom Frager qui arrive sur scène. Dans un style reggae et avec une guitare électrique bien prédominante, il nous entonne les phrases "An pansé pou la Gwada, Tou lé jou, Tou lé jou ké Bondié ka fè, Nou ka éséyé tchenbé, Moun Gwada, Fo mwen di zot konbien zot té ka mantché mwen, mèm si zot pa janmé kité tchè an mwen." reprises de la chanson Miss Gwada. Tom Frager interprète ensuite Lady Melody, une chanson plus largement connue du public, puisqu’il n’a presque plus besoin de chanter les paroles tant sa voix est complétée par celle de son auditoire à l’unisson. Le chanteur, versatile, nous propose également une version dancehall grâce à cet orchestre de musiciens décidément exceptionnels.

C’est enfin Admiral T qui monte sur les planches du Festival Tropiques en Fêtes. Très attendu par le public parisien, Admiral T fait son entrée avec Fos A Péyi La, une chanson qu’il chante normalement accompagné du groupe Kassav. Et là, de manière encore plus flagrante que pour Lady Melody, Admiral T pourrait pratiquement s’arrêter de chanter pour laisser son public célébrer chacun de ses titres. Le chanteur guadeloupéen va même se permettre de descendre dans la foule et ainsi partager l’ambiance qu’il crée lui-même ! Sur "fos a péyi la" c’est les poings levés que plus d’un millier de personnes se retrouvent à danser. Le chanteur ne s’arrête pas là, et nous propose même une version accélérée de son titre. A la fin de ce titre, il se sert des paroles de Rèv An Mwen pour nous offrir une interlude a cappella : "An ti réyon a solèy, Asi figi an mwen ka fè mwen sav kè sé lè a révèy, Syèl la byen blé, An ti van ka chichoté an zorey an mwen, An nou alé pwofité dé la vi, Sé an tou piti péyi, Mé sé on paradi". Un classique ! Pour honorer Haïti, Admiral T choisit ensuite de chanter Yo Pa Enmé Haïtien. Pour la dernière fois dans cette soirée, le konpa est réellement à l’honneur. Accompagné de deux danseurs, le chanteur va entonner l’expression "Nou pa bizwen sa" en proposant une petite chorégraphie à son public, chargé alors de balancer les mains en direction de la scène. Admiral T récupère ensuite quelques personnes du public, notamment des enfants, pour danser en rythme sur la scène. Il nous demandera plus tard d’ailleurs de saluer ces enfants, car sé yo ki fos a péyi la. Un tambour puissant final reprendra le traditionnel tak pi tak des musiques antillaises. Enfin, le moment attendu de tous arrive, Admiral T termine son show sur Oh Yeah, LE morceau du moment. Et c’est donc sur ce titre que se clôture la Nuit de la Foire 2011.

La clôture du Festival Tropiques en Fêtes

Copyright : Christelle

Le dimanche 11 mai dernier, se déroulait à la Foire de Paris, la clôture musicale du Festival Tropiques en Fêtes. Il y avait beaucoup d’artistes présents, prêt à nous offrir un beau spectacle avant le renouveau de la Foire l’année prochaine. Et c’est cette fois, Esthèle Dumand, Claudy Siar et Logan qui étaient chargés d’orchestrer le show de cette clôture.

Par ailleurs, sachez que les photos que j’ai prises, vous permettront de bien saisir l’ordre de passage des différents artistes ce soir -là sur la scène. Je suis bien plus satisfaite du rendu de ces photos, que de celles de la nocturne du Festival Tropiques en Fêtes. Il faut dire, que cette fois, je n’étais pas trop mal placée !

La communauté tahitienne à l’honneur

C’est ainsi que l’on retrouve Ken Carlter pour représenter l’île Tahiti en ce dimanche à la Foire de Paris. Ken Carlter est un chanteur, auteur et compositeur d’origines polynésienne, française et italienne. Il est connu pour de nombreux titres et notamment sa collaboration au sein du groupe ManaPacific avec Tea, le chanteur qui le suivra sur la scène. Ken Carlter nous interprète une magnifique reprise de Somewhere over the rainbow. Accompagné d’un de ses amis, il reprendra également un titre bien connu avant de nous chanter Tahitian Boy, un titre bien plus rythmé que les précédents.

Tea s’accompagne d’un ukulele afin de gravir les planches du Festival Tropiques en Fêtes. Le chanteur sera également en compagnie d’un homme au clavier, qui l’assistera tout au long de sa représentation. Tea va nous proposer des titres, dont je serais bien incapable de vous dire le nom, aux sonorités typiques des îles polynésiennes. Sa dernière chanson sur scène s’inscrit dans un genre plus dancehall/pop à mon sens. Il quittera la scène en nous disant un mauru’uru (merci) pour le courage qu’ont eu les spectateurs qui, comme moi, sont restés sous la pluie, le découvrir en live.

Des influences soul et jazzy

Gaby Diop est une chanteuse d’origines martiniquaise et sénégalaise. C’est la première artiste que je découvre en ce dimanche là, à la Foire de Paris. En ce début d’année 2014, Gaby Diop a sorti un album du nom de Limyè Mwen. Sa carrière musicale est tout juste sur le point d’être massivement reconnue à mon sens, l’artiste se donne les moyens d’y arriver, et ça marche plutôt bien ! La chanteuse a ainsi participé au concours Tremplin Soul’R Sessions de TraceTV, aux côtés d’Indy Eka, la grande gagnante.

Un peu plus tard, ce sera au tour de Freepon d’entrer sur scène. Habillé d’un joli ensemble chic, il offre au public parisien une des chansons figurant son EP sorti au mois de janvier 2014 Nu Soul Creole, Pamela. Ce titre basé sur la base instrumentale de la guitare n’a rien de romantique, et n’est absolument pas dédié à une certaine Pamela. Non, il dénonce l’implication des gens dans la vie d’autrui. Il nous permet de réfléchir, avec un ton humoristique, sur la manière dont il faut vivre sa vie, sans se préoccuper de ce que peuvent dire les autres.

Le zouk massivement représenté

Thierry Cham est le premier des chanteurs de zouk à monter sur les planches ce soir-là. On ne présente plus ce grand chanteur, qui aujourd’hui, possède à son actif plus de 20 ans de carrière professionnelle dans la musique. C’est bien évident ce titre, Océan, qui nous reprendra ce soir-là, avec un auditoire qui lui servira de chœurs. Habillé d’un tee-shirt représentant the King of Pop, Michael Jackson, Thierry Cham anime son show de ses performances hip-hop et terminera sa chanson avec un battement de cœur, sous les rires et applaudissements du public parisien.

La chanteuse guadeloupéenne, Njie, le suit de très près sur scène. Njie, qui elle aussi possède une grande carrière musicale, décide de ne pas nous interpréter les tubes qui lui ont permis d’être sur le devant de la scène nationale, comme Dadoué ou J’ai Trouvé (l’une de mes préférées). L’artiste féminine nous interprète en premier lieu Charmant, avec une démonstration assez marrante d’hommes, qui à tour de rôle, défileront pour conquérir son cœur. Le dernier d’entre-eux lui offrira même une rose blanche sur scène. Puis, la chanteuse nous interprète Mazouk Soleil, accompagnée d’un groupe de danseurs de mazouk. J’ai adoré la voir évoluer sur scène, pour la première fois.

Un peu plus tard dans la soirée, ce sera à Marvin de conquérir le cœur du public féminin venu massivement l’accueillir auprès du podium. Pour ma part, je serais, une fois encore, bien incapable de vous dire quelles sont les chansons chantées ce soir-là, mais l’ensemble des femmes/jeunes filles à côté de moi semblaient connaître les paroles de ces chansons par cœur !

Des notes légèrement plus dancehall

Le dancehall avait définitivement sa place en cette clôture de festival. C’est d’ailleurs chouette de voir à quel point les mentalités ont évoluées à ce sujet, et à quel point ces artistes marquent de plus en plus les générations de tout âge. Saïk nous propose alors un medley composé d’un grand nombre de ses titres, présents sur l’album Second Souffle. Il introduit ces morceaux avec un prélude de L’Ecole sur l’Avè Riddim. Il nous interprète ensuite des couplets de chacun des morceaux suivants : You And Me, Je t’emmène, Mamamia et pour finir Sexy Swaggaring.

Admiral T était probablement l’artiste le plus attendu sur l’estrade. Il va clôturer le show avec une intensité qui est propre à l’ensemble de ses shows. Admiral T est cet artiste versatile, qui touche à tout, capable de passer du dancehall à la musique traditionnelle, au zouk, en un rien de temps. Il va nous présenter plusieurs de ses titres bien connu, notamment Perle Rare sur l’EDF Riddim, Fanm Fatal et surtout Ti Milo, l’excellent titre hommage à Eugène Mona présent sur la collection Léritaj Mona.

Et un peu de comédie pour détendre l’atmosphère

Aussi, tout au long du show musical, plusieurs comédiens nous ont rendus visite sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes. Je n’ai malheureusement pas tous retenus leurs noms, mais il y avait par exemple Patson. Patson est un humoriste français originaire de la Côte d’Ivoire. Il est connu et même reconnu de par ses divers passages au Jamel Comedy Club.

Il y avait également le duo Domino, une femme noire, Laurence Joseph, un homme blanc, Laurent Tanguy. Je le précise car l’ensemble de leur show s’en tient à cette image. Domino parcourt avec humour le possible quotidien de deux personnes de couleurs et de cultures différentes. Il nous parle sans détour des situations gênantes au quotidien pour ce couple formé par une antillaise et un métropolitain. Domino est actuellement sur scène au Théâtre BO Saint-Martin de Paris.

J’ai vraiment passé un excellent moment à ce Festival Tropiques en Fêtes 2014. La diversité des artistes présents m’aura permis à la fois de profiter de sonorités que je ne connaissais pas particulièrement jusqu’alors, et de me laisser porter par la voix de ces artistes que j’aime tant.

Gaby Diop à la Foire de Paris

Gaby Diop à la Foire de Paris

Gaby Diop à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

A la Foire de Paris

A la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

La nocturne du Festival Tropiques en Fêtes

Copyright : Christelle

Vendredi 9 mai dernier se déroulait, à la Foire de Paris, la très célèbre Nuit de la Foire. En cette soirée, comme le veut la coutume, un certain nombre de concerts sont organisés dans l’enceinte de la Foire, pour le plus grand plaisir des parisiens. En compagnie de ma tante, j’ai ainsi assisté à la Nocturne du festival Tropiques en Fêtes, qui réunissait entre autres des artistes originaires des « Tropiques » qui s’illustrent dans des genres de musique assez diversifiés : de la soul, du traditionnel, du jazz, du reggae, du zouk, etc..

J’ai vraiment fait du mieux que j’ai pu pour prendre les quelques photos que vous trouverez ci-dessous. Malheureusement, de mon mètre 61, il m’était très difficile de pouvoir rivaliser avec le public présent, j’étais bien trop mal placée dans la foule ! En revanche, vous remarquerez qu’au fil du temps, je me rapproche peu à peu de la scène, grâce aux départs de certains (peut-être trop fatigués pour assister à l’ensemble du show, merci à eux haha!), et que mes photos deviennent de plus en plus exploitables.

Indy Eka, une valeur montante de la soul

Quand je suis arrivée face au podium de la Foire de Paris, Indy Eka était déjà sur la scène, en train de nous interpréter une chanson de son répertoire. (Je vous propose d’écouter ci-dessous Mama Africa.) Et d’ailleurs, je dois souligner que je pense avoir malheureusement raté le passage d’Ines Khai, une chanteuse originaire de la Guadeloupe, annoncée dans la liste des artistes présents ce jour-là à la Foire de Paris.

Indy Eka est la grande gagnante du Tremplin Soul’R Sessions, un concours organisé par Trace Urban qui a pour objectif final de permettre aux nouveaux talents de la scène musicale émergente de se faire connaître. Ainsi, il regroupe des artistes s’illustrant dans la soul, le R&B, le gospel, et j’en passe. Il est d’ailleurs encore possible d’écouter toutes les prestations des 16 finalistes de ce dernier concours sur le compte SoundCloud de Tremplin Soul’R Sessions (on retrouve parmi eux la chanteuse d’origines martiniquaise et sénégalaise Gaby Diop).

Un univers jazz soul créole avec Florence Naprix

C’est ensuite au tour de Florence Naprix d’entrer sur scène pour nous interpréter deux chansons de son répertoire : Kaz An Mwen et Zétwal An Mwen. Florence Naprix est une artiste originaire de la Guadeloupe. Elle commence très jeune à se passionner pour la musique, avec son amour pour le piano. Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald et Erykah Badu sont d’ailleurs des artistes qui vont très fortement influencer Florence Naprix dans ses choix de carrière.

Quand elle arrive sur la scène de la Nuit de la Foire, Florence Naprix a bel-et-bien l’intention ferme de faire découvrir son univers à son auditoire. Pour ma part, je ne la connaissais que de nom, et je ne m’étais jamais réellement penchée sur ses capacités vocales. Ses deux interprétations ce soir-là m’ont donc permis de compléter ma découvert d’un personnage que j’ai trouvé vivant, chaleureux et engagé. La dernière chanson de son passage sur scène, Zétwal An Mwen, est avant tout une chanson pour redonner de l’espoir. Florence Naprix va alors proposer à son public d’entonner avec elle le message puissant : Pa lagé / Fò’w kenbé (Ne lâchez rien, tenez bon!, sous-entendu face aux épreuves de la vie).

Le zouk fortement représenté par Yoan, Warren et Fanny J

En effet, le zouk avait pleinement sa place dans cette Nocturne du Festival Tropiques en Fêtes, car après tout, ce genre musical tire bien son origine des « tropiques ». C’est ainsi, Yoan, qui tient le rôle de l’élément déclencheur ici. En entendant sa chanson, et son nom, j’ai tout de suite pensé ne pas du tout connaître cet artiste (au vu de ma terrible affection du zouk…), mais pourtant, il y a bien longtemps que Yoan est dans le monde de la musique. Ce chanteur, à la voix mémorable, a longuement fait partie du groupe Trade Union, connu entre autres pour ses chansons Quand On Aime et D’un mot, mais surtout pour sa collaboration avec Booba sur le magnifique titre Au Bout de Mes Rêves (l’un des rares que j’aime de ce rappeur français d’ailleurs, je sais, je sais…). Yoan est donc venu sur scène nous présenter ce soir Emmène-Moi, en nous promettant de revenir bien vite sur le devant de la scène musicale avec un nouvel album prévu pour septembre 2014, et une collaboration à venir avec Kalash.

C’est ensuite au tour de Warren d’entrer sur la scène, sous les forts applaudissements de la gente féminine. Comme à son habitude Warren a réussi à captiver l’ensemble de son auditoire. Je serais, pour ma part, bien incapable de vous dire le titre de la chanson qu’il a interprété ce soir-là, mais force était de constater que toutes les paroles de celle-ci était connues par cœur de l’auditoire parisien (et de ma tante…). Il a introduit ensuite l’une de ses collaboratrices de prédilection dans le domaine : Fanny J.

Fanny J possède un nombre de fans qui augmente avec le temps. Elle est arrivée sur scène, tout sourire, pour nous proposer de partager quelque chose qui lui tenait véritablement à cœur. C’est ainsi qu’elle nous offre le titre Aucune Larme, une chanson de son nouveau répertoire, encore méconnue, puisque pas encore commercialisée à cet instant. Elle nous explique dans le contexte de cette chanson, que malgré les épreuves qu’elle a connues depuis le début de sa carrière, et que malgré les médisances ou autres broutilles de ce genre, elle est reconnaissante pour tout l’amour qui lui a transmis son public jusque là. Très émue, elle nous propose alors cette chanson, non sans larmes, et finit sa représentation en nous précisant qu’elle travaille actuellement sur la préparation d’un nouvel opus.

Un aperçu de la richesse culturelle de Victor O

Victor O, chanteur d’origine martiniquaise à la douce voix, était également un invite de cette Nuit de la Foire parisienne. Comme ce dernier vient tout juste de sortir son deuxième album Diasporas, il en a profité pour nous interprété le titre phare de cet album de manière inédite Diasporas. C’est ce titre que j’ai filmé et que vous retrouverez donc ci-dessous.

Son passage sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes ne s’est pas terminé sur ces notes. Victor O nous offre ensuite un puissant Vini Dou, en mode force tranquille. Le public, d’autant plus connaisseur cette fois, accompagne le chanteur en reprenant les paroles du refrain : Vini dou, Mwen bizwen touché fon tchè’aw, Pa di mwen non non non non, Ou sav ke mwen lov de vou, Lanmou sé an bagay ki dou, Fodré ké ou sonjé sa, Pa di mwen non non non non, Tou sa ou lé mwen ké sa ba’w ». Ce titre, l’un de mes préférés du répertoire de ce chanteur de mon île, est posé sur le rythme d’une guitare acoustique, d’une guitare basse et d’autres percussions nous rappelant le kompa made in Haïti.

Joëlle Ursull, marraine du Festival Tropiques en Fêtes

Eh oui ! Jöelle Ursull ! Comme elle l’a si bien dit, pas sûr que les jeunes demoiselles de 15 ans présentes devant la scène de ce concert plein air, soit bien au courant de qui elles avaient sous leurs yeux… Mais c’était un plaisir d’apprendre que Joëlle Ursull était tout simplement la marraine de cette soirée. Elle nous a interprété plusieurs chansons tirées de sa discographie. Juste gracieuse, elle arrive sur scène une première fois habillée d’une jolie robe noire mettant toutes ses formes en valeur, pour nous chanter entre autres White and Black Blues.

Un peu plus tard, notre marraine revient avec un afro sur cette scène, cette fois dans le but de bien relancer le dynamisme de la soirée, malgré la pluie, avec son titre Amazone. Avec cette chanson, Amazone, elle nous invite à l’accompagner vocalement sur des rythmes bien connus du grand public.

Une touche de soul avec Gage, Vigon, Bamy, Jay et Yoann Fréget

Au vu de l’affluence qui lui était réservée, Gage était massivement attendu par les personnes présentes ce soir-là à la Nocturne de la Foire de Paris. Cela faisait un moment que je n’avais pas spécialement entendu parler de lui, et c’était assez rafraîchissant de le découvrir en live. C’était la première fois que je le voyais en live. Sa voix est tout simplement magnifique. Gage nous propose l’un des titres qui l’a rendu célèbre Pense A Moi, mais aussi Vient Danser par exemple. Gage nous présentait son nouvel album Soul R.Évolution sorti le 3 mars dernier.

C’est ensuite aux incroyables Vigon, Bamy, Jay, qui composent un groupe souvent surnommé à juste titre Les Soul Men – surnom qui fait aussi référence au nom de leur dernier album – de mettre un rythme fou sur la scène dédiée à cette nocturne du festival. Les trois chanteurs, ayant tous accomplis à leur manière d’illustres choses dans le monde de la musique, nous proposent alors un show complètement ancré dans la musique soul/gospel américaine. Ils ont dépensé, ce vendredi, une telle joie de vivre que le public s’est massivement rapproché des planches. Je ne connaissais d’ailleurs pas du tout leur univers, et les deux seuls morceaux extraits de leur répertoire ce soir-là, m’ont rendue extrêmement curieuse à leur sujet !

Ils nous ainsi interprétés Soul Man reprenant naturellement la phrase I’m Soul Man. Vigon, nous invite à crier avec lui un terrible « Aaayyyyy » avant de reprendre le tube planétaire Stand By Me de Ben E. King, et donc nous encourageant à implorant avec eux la fameuse darling "So darling, darling / Stand by me, oh stand by me / Oh stand, stand by me / Stand by me". Je ne savais pas du tout qu’ils seraient présents ce soir-là, mais ils m’ont littéralement fait sourire !

Enfin, Yoann Fréget pour clôturer le spectacle (ou en tout cas, pour moi) ! Yoann Fréget est le gagnant de la deuxième édition française de The Voice. Pour ma part, je n’ai pas du tout suivi ce programme, et donc je ne connaissais pas du tout l’univers artistique de ce chanteur. C’était une chouette découverte, parce que, pour tout vous dire, je m’apprêtais à prendre le chemin du Tram pour rentrer chez moi, et sa voix, m’a touché, et je suis donc restée le regarder ! Il nous chante une première chanson dont je n’ai pas retenu suffisamment de paroles pour vous dire ce que c’était… mais nous interprète ensuite un powerful Couleurs love. Yoann Fréget nous invite ainsi à être plein d’amour les uns envers les autres, et son refrain reprend les mots suivants : On a chacun le pouvoir, De changer le cours de l’histoire, Et soudain se voir, Couleur lo-lo-lo-love, Comme les passants qui s’étalent, Et vont peindre les étoiles, Pour que les soleils toujours dévalent, Couleur lo-lo-lo-love. Yoann Fréget est arrivé tel un ovni, et nous a entièrement fait partager son amour pour la musique.

La Nocturne du Festival Tropiques en fêtes se termine ici pour moi. C’était un lot de bonnes surprises, accompagné d’artistes que je connaissais déjà, que j’ai tout autant apprécié à redécouvrir en représentation musicale.

Indy Eka

Indy Eka

Florence Naprix

Florence Naprix

Florence Naprix

Florence Naprix

La présentatrice

Yoan

Warren

Warren

Warren

Le concert de charité de Shaggy en direct

Copyright : Michael Elleray

Le 18 décembre dernier, le célèbre chanteur de reggae/dancehall Shaggy a lancé l’idée d’un concert de charité au profit d’un hôpital pour les enfants en Jamaïque, le Bustamante Childrens Hospital. Comme chaque année, il décide de réunir un certain nombre d’artistes et de musiciens en vue d’aider son association, The Shaggy Make A Difference Foundation, à réunir suffisamment de fonds pour continuer à sauver les vies des enfants de l’île et de la Caraïbe.

Shaggy nous explique ses motivations : "Every time someone sends a text or makes a call to the donation line, they are contributing to a life. This year is a very important one for us because it’s the anniversary of the Bustamante Hospital for Children, and all the proceeds from this donation line will go to the catheterization laboratory which Digicel is a partner." – A chaque fois que quelqu’un qui envoie un message ou appelle la ligne téléphonique de dons, il contribue à une vie. Cette année est vraiment très importante pour nous, parce que c’est l’anniversaire du Bustamante Childrens Hospital, et tous les dons faits par le biais de cette ligne de dons ira au laboratoire de cathétérisme, dont Digicel est partenaire.

Ce concert se tient donc aujourd’hui, en ce moment même à Kingston – c’est d’ailleurs un show de tambours qui nous est offert par des enfants de l’île en prélude au passage de Shaggy sur la scène. Cette année, le Shaggy and Friends benefit concert rassemble à Kingston les personnalités suivantes : Chronixx, Tessanne Chin, Agent Sasco, Wayne Marshall, Rayvon, Matthew Schuler, I Octane, Tony Gold, et bien d’autres encore. Matthew Schuler était un participant de la saison 5 de The Voice US, aux côtés de Tessanne Chin. Il a été invité par Shaggy a participé à ce concert de solidarité suite à des performances exceptionnelles, notamment son interprétation de Hallelujah de Leonard Cohen, que j’ai personnellement adorée.

Complètement par hasard, je tombe sur ce lien nous permettant de visionner en direct, grâce à Digicel l’intégralité du concert ! Il faut savoir que Digicel est un autre grand donateur de cet hôpital en Jamaïque puisqu’au cours de l’année 2013, Digicel a offert 100 millions de dollars pour la contruction de l’aide réservée à la cardiologie des enfants, une grande première dans toute la Caraïbe. Il est estimé que près de 400 opérations permettant de sauver des vies y auront lieu chaque année ! Vous pouvez donc visionner le Shaggy and Friends benefit concert ci-dessous.

Shaggy, Rayvon, Sly and Robbie en concert

Copyright : yle yves

Le 20 octobre dernier, la star internationale Shaggy était en concert dans la salle parisienne du Bataclan. Rayvon assurait la première partie de ce concert, et ce sont les illustres Sly Dunbar et Robbie Shakespeare qui ont été choisis pour les accompagner ce soir : choix logique quand on sait que ces deux musiciens sont également présents sur le dernier album du chanteur jamaïcain, Out Of Many, One Music, un album que Shaggy a souhaité entièrement reggae, pour la première fois de sa carrière. Tout au long de cette soirée, nous aurons le droit à la présence de chœurs de qualité en les personnes de Tony Gold, Samira et Jimmy Cozier.

Rayvon

Aux environs de 19h30, on retrouve tout d’abord Rayvon sur la scène du Bataclan. Il débute son show sur la très jolie chanson Story Of My Life, un titre plutôt reggae sur lequel il apparaîtra parfaitement à l’aise, face à un public, pas tout à fait connaisseur. Charmeur, Rayvon utilise alors sa douce voix pour ravir la gente féminine et en profite même pour donner la main à certaines demoiselles. Dans cet esprit joueur, il poursuit avec sa chanson No Other Like You, durant laquelle il décide de faire participer le public en l’incitant à lever les mains au ciel. Puis, il invite l’auditoire à répéter la séquence "We luv di party !" sur No Guns No Murder, qui par ailleurs, possède un rythme bien plus à l’image des sound systems. Avec Selecta (Kingston 13), Rayvon souhaite rendre un hommage au travail des selectas, (je ne sais même pas comment traduire ce mot avec la même connotation en bon français;) et leur vouer un respect inconditionnel. J’ai adoré le moment où il nous chante One More Shot, le titre suivant sur la tracklist de ses chansons jouées ce soir-là. Le rythme de cette chanson est à mon sens assez festif et à la fois tout à fait caribéen. Enfin, Back It Up vient terminer cette première partie de concert, qui aura duré près de vingt minutes. Et c’est donc avec un tempo carnavalesque que ce premier artiste va quitter une première fois la scène parisienne.

Sly & Robbie

C’est ensuite aux très célèbres Sly & Robbie de nous offrir un interlude musical. Ces deux musiciens reconnus mondialement pour leurs accomplissements dans le monde de la musique jamaïcaine, arrivent en fanfare, puisque c’est avec la base instrumentale du Swing Easy qu’ils commencent à jouer devant nous. Robbie, accompagné de sa guitare basse, et Sly, accompagné de son casque de plombier jaune, de sa combinaison de couleur rouge et de sa batterie bien sûr, poursuivent leur représentation avec Rockfort Rock, avant de totalement s’emparer du public du Bataclan avec un puissant "Welcome to Jamrock", ou plutôt une interprétation originale de la version du World Jam riddim. Robbie s’empare ensuite du micro pour chanter l’expression rendue connue par Damian Marley : "Out in the streets, they call it murder". C’est ensuite les mots empruntés à Anthony B "World a reggae music on yah ! Keep yuh rockin wid yuh dawta !" qu’il s’approprie, toujours sous les acclamations de son auditoire.

Ensemble, les deux accolytes vont subséquemment jouer la base instrumentale de "Shine Eye Girl, it’s a trouble for a man" durant laquelle Robbie chante également le refrain, et surtout l’excellent Night Nurse du très regretté Gregory Isaacs. Durant ce morceau, c’est Tony Gold qui nous rejoint sur le devant de la scène afin de nous en chanter les paroles. Il laissera la place à la très jeune, et très jolie, Samira. Cette jamaïcaine à la voix très suave, que je ne connaissais que par sa figuration sur le dernier album de Shaggy, nous chantera le titre No No No, sur les notes des musiciens. Elle nous fera d’ailleurs la confidence que c’est la première fois qu’elle vient à Paris avant de reprendre les mots "I’ll do anything you say boy". Pendant toute la durée de cette chanson, Samira et Robbie nous offrent un petit jeu de scène durant lequel, la chanteuse déclare son amour au bassiste, qui lui répondra : "Yeah, yeah, yeah, I do love you and you know that !". C’est ensuite avec les bases instrumentales du Taxi et du Bam Bam riddims que Sly & Robbie décident de terminer leur show. Tony Gold les accompagnera avec les célèbres paroles de Chaka Demus & Pliers : "I know this little girl, Her name is Maxine, Her beauty is like a bunch of rose, If I ever tell you about Maxine, You would a say 'I don’t know what I know'".

Shaggy

C’est enfin à l’homme le plus attendu de se présenter sur scène : Shaggy ! Il entre sur l’estrade du Bataclan, drapeau de la Jamaïque en poche, avec la chanson Long Time du Street Bullies riddim. Rapidement, il enchaîne avec Bonified Girl, une chanson sortie en 2007 sur l’album Intoxication de l’artiste. Puis : Wow ! Énorme travail des musiciens pour introduire la chanson précédente de Shaggy, Boombastic ! Mista Lova Lova va en jouer tout au long de son interprétation devant un public complètement à son comble. Shaggy temporise alors son show et nous déclare les mots "Big up to my reggae people, thank you for coming out". Il va nous remercier de notre présence et nous demander de saluer le travail de Sly & Robbie, notamment pour leur participation sur son nouvel album Out Of Many, One Music. Pour poursuivre avec cette séquence nostalgie, Shaggy nous offre après coup Oh Carolina.

Puis dans un tout autre genre, quelques notes de Blurred Lines – oui oui, je parle bien de la chanson de Robin Thicke ! – puis de New York et de Niggas in Paris de Jay-Z vont résonner dans toute la salle. Shaggy explique ce petit teaser par le fait que "ce soir, c’est la fête" mais il coupe court à cette introduction en nous disant qu’il est ressortissant de la Jamaïque, et que c’est sur son île qu’il veut nous faire voyager. Rayvon le rejoint alors sur scène pour chanter Angel. C’est ensuite Strength Of A Woman et donc le refrain suivant qui retentit dans la salle parisienne : "She’ll put a smile upon your face, And take you to that higher place, So don’t you under estimate, The strength of a woman". Rayvon nous gratifie une nouvelle fois de sa présence pour accompagner Shaggy sur la chanson In The Summertime. Puis, c’est avec le méga hit Wasn’t Me que Shaggy nous propose une version dancehall et rythmée de sa performance. C’est ensuite Lucky Day, puis Church Heathen qui sont interprétés par la star mondiale avec la même intensité. Il reprendra également I Can’t Fight This Feeling, posé sur le Baddaz riddim.

Shaggy continue sa représentation avec Make Up une chanson originellement chantée en compagnie de Wayne Wonder. Puis, juste avant de chanter Luv Mi Jamaica, il nous parlera du 50ème anniversaire de l’indépendance de la Jamaïque, ayant eu lieu courant 2012, un temps où l’équipe nationale du pays a participé avec brio aux Jeux Olympiques de Londres puisqu’elle remporte 12 médailles dont 4 en or. Shaggy poursuit avec I Wanna, une chanson, que je connaissais pas jusqu’alors, née de sa collaboration avec Bob Sinclar et Sahara. Il continue avec Fly High, mais surtout avec Sexy Lady, qu’il introduira avec les phrases suivantes : "I didn’t come to Paris for the weather ! I didn’t come to Paris for the weed ! I came to Paris for the women !". Et c’est bien évidemment Tony Gold qui nous accompagnera vocalement sur cette chanson.

C’est ensuite avec des titres sortis exclusivement de son dernier album Out Of Many, One Music, que Shaggy poursuite son show. Sly & Robbie sont donc de retour sur la scène, et c’est ainsi, avec Samira que Shaggy interprète If U Slip U Slide. La chanteuse reprend ainsi les couplets chantés par Melissa Musique sur ce nouvel opus. Puis, c’est Jimmy Cozier, mon préféré, qui prend place aux côtés de l’artiste vedette pour chanter All We Need Is Love. Je dois dire que j’ai été totalement envoûtée par ce chanteur à la voix d’or. Son grain était juste magnifique ! Enfin, j’étais totalement sous son charme ! Le spectacle continue et, c’est Never Knew What I Missed (Till I Kissed You) que Samira va nous chanter en toute douceur avec Shaggy. Sa voix est vraiment très belle en live d’ailleurs. Puis, c’est, à nouveau, Jimmy Cozier qui va chanter le duo de Ne-Yo et Shaggy, le morceau You Girl. La dernière chanson que les deux artistes vont chanter ensemble est Can’t Fight This Feeling, un duo chanté normalement par Beres Hammons et Shaggy. Durant ce titre, on a le droit à un beau remix plutôt dancehall de Shaggy, et Jimmy Cozier s’impose en tant que leader vocal.

Enfin, le concert touche à sa fin, et Shaggy termine avec les titres Stand Up, Come Around qu’il emprunte à Collie Buddz, Big Up, Bashment, Wild Tonite et Feel The Rush. J’ai passé un très bon moment pendant ce concert, et celui-ci s’est terminé presque sans encombre, bien que pendant le show, un homme ait réussi à monter sur la scène. Shaggy l’a par ailleurs poussé dans la foule, et celui-ci est retombé sur une fille de l’assemblée…

Natty Jean, Yaniss Odua et Saïk à Cergy

Copyright : Christelle

Le 19 octobre dernier, trois artistes reconnus issus de la scène reggae et dancehall nous donnaient rendez-vous à l’Observatoire de Cergy, grâce à l’association Cergy-Caraïbes. Il s’agit de Natty Jean, Yaniss Odua et Saïk ! J’ai, pour ma part, eu la chance de pouvoir assister en premières loges à leur représentation, qui ma foi, a tenu toutes ses promesses ! Je vous propose donc de découvrir un résumé de ce concert, ainsi que de parcourir les quelques photos de chacun de ses artistes. Les vidéos du concert seront (bientôt) toutes visibles à partir de ce lien.

Les premiers à monter sur les planches de l’Observatoire ce soir-là sont les musiciens de l’Artikal Band, dont je dois saluer la rigueur et la précision. Ils ont été simplement majestueux, et ont accompagné les deux premiers chanteurs de ce show. L’Artikal Band, que j’ai d’ailleurs choisi pour figurer sur la photo illustrant cet article, est un groupe de Montpellier qui existe depuis 1995. Ils sont connus pour avoir accompagner des artistes comme U Brown, Straïka D, Chukky Starr ou Natural Black par exemple.

Natty Jean, poète lyriciste sénégalais

Natty Jean, un artiste originaire du Sénégal, entre sur scène après une brève introduction musicale de l’Artikal Band. Cet auteur/compositeur africain, pour ceux qui ne le connaissent pas, commence donc à chanter à la capitale de son pays natal, Dakar, en utilisant ses influences musicales diversifiées pour se créer son propre univers : un mélange entre le reggae et les sonorités africaines. Aujourd’hui, après avoir su transporter sa musique au-delà des frontières (en passant par le Mali d’abord, puis la France), Natty Jean revient, et nous présente un extrait de son dernier album sorti en 2012 Santa Yalla.

Il décide d’entrer sur scène avec la chanson I Believe, morceau durant lequel le chanteur nous gratifie d’un sympathique "Bonsoir Cergy !". Il poursuit ensuite avec la chanson Sénégal, dans laquelle il souhaite faire un clin d’œil à son pays natal en demandant l’unité pour son pays. Puis, au cours de Taalibe, le prochain morceau interprété par le dakarois, Natty Jean se fait plus poignant et versatile. Il chante, sur un air aux allures de dancehall parfois, les paroles suivantes : "Ils t’ont manipulé, Ils t’ont utilisé, Ils t’ont exploité, Ils t’ont brutalisé, Ils t’ont oublié, marginalisé, Ils sont l’avenir de demain mais ils ont les mains liées, Ils sont obligés de subir l’atrocité de ces faux marabouts qui les ont tant maltraités, Poussés, encouragés dans la mendicité, Trouvons une solution pour ces enfances sacrifiées". Dans une interview de Natty Jean pour One Drop Magazine, le chanteur explique que les Taalibe sont les enfants de la rue en Afrique qui se font escroquer sur le plan financier par les marabouts. Il tente ainsi par son charisme de dénoncer ces actes malveillants.

Natty Jean continue avec Money dans lequel il met en avant les rapports qu’ont les gens avec l’argent, avant de terminer naturellement sa prestation avec le puissant Santa Yalla, le titre éponyme de son dernier album. En tout, c’est un peu plus d’une demi-heure de show que nous propose Natty Jean, dans un genre assez représentatif de sa personnalité : il va poser le tempo lorsque c’est nécessaire, nous proposer des toats pour nous captiver, sauter et danser comme si la musique emplissait son âme. J’ai donc pris un réel plaisir à le découvrir en live pour la première fois.

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Natty Jean sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua, dynamique militant pour la nation

C’est ensuite au tour de Yaniss Odua de nous offrir un pur moment de reggae. En prélude à son entrée sur scène, les membres de l’Artikal Band nous proposent, une nouvelle fois, une prouesse en termes de sonorités, avant de jouer les premières notes de An Route Pour Jah Kingdom. C’est, en effet, avec ce titre que le martiniquais Yaniss Odua décide de démarrer en toute puissance. Très réceptif, l’auditoire brandit alors des drapeaux aux couleurs rouge, jaune, verte tandis que l’artiste opte pour les premiers instants dancehall dans son spectacle. Yaniss Odua continue en effet son show avec la chanson Yeah Yeah, un titre dont le refrain se compose des paroles suivantes : "Quand on est prêt pour l’action, on dit 'Yeah Yeah', Pour se mettre en condition, on dit 'Yeah Yeah', Garder la même détermination en disant 'Yeah Yeah', A quand l’action et à quand la réaction ?".

Mettant à l’honneur son dernier album Moment Idéal, Yaniss Odua enchaîne ensuite avec Laisser Rouler et Mes Principes, deux chansons d’un genre reggae dont les paroles sont pleines de bon sens. L’artiste décide de poursuivre toujours avec la tracklist de cet album (dont je vous parlerai prochainement) et nous interprète Moment Idéal, la chanson éponyme de ce nouvel opus. Dans ce titre, Yaniss Odua se fait romantique et s’adresse à la femme de ses rêves : "J’attendrai le moment idéal, Pour te dire que tu es un vrai régal, J’aime passer du temps avec toi Gyal, En ta présence je me sens impérial, c’est royal". Un magnifique solo du guitariste Ilon Ba vient terminer ce morceau sous un tonnerre d’applaudissements. Yaniss Odua présente son prochain titre Music Is My Life, ainsi que le groupe qui l’y accompagne habituellement sur cette chanson C-Sharp. Ce morceau étant un peu plus dancehall lui permet de rapidement enchaîner avec des chansons faisant partie de son répertoire depuis quelques années.

Ainsi, Yaniss Odua va nous servir les paroles de plusieurs de ses chansons, sur un riddim dont le nom m’échappe aujourd’hui (je vous mettrais le lien, et je compte sur vos commentaires pour m’aide!). Il profite même de ce riddim pour nous interpréter un couplet de son époque Red Zone avec une partie d’America, la fameuse chanson de Little Sista et lui-même, Little Yaniss, aussi connue sous le nom de Bad Boy You (qui ne nous rajeunit pas, hélas!). Il terminera avec un rythme rapide sur cette instru. Ensuite, on a le droit au Doctor Darling riddim, avec son titre Mal au cœur, puis à Madinin’Africa, Chalawa (Generation H), Qui Est Ce Qui ?! (Savage), Cool Higher et bien évidemment La Caraïbe, la chanson qui selon moi, a permis à Yaniss Odus d’être sur le devant de la scène nationale en matière de reggae. Le chanteur martiniquais va d’ailleurs descendre de la scène à cet instant pour saluer son public avant de chanter les dernières chansons de son show.

Alors, Yaniss Odua reprend deux titres présents sur Moment Idéal pour terminer sa prestation : les chansons Rabat-Joie, Rouge Jaune Vert durant laquelle des drapeaux reprenant ces couleurs sont brandis dans toute la salle, pour poursuivre par la suite avec la base instrumentale de Ante Up de M.O.P. C’est sur ce rythme que l’artiste nous propose son célèbre J’ai La Rage. Sa partie de concert se termine en même temps que celle du groupe Artikal Band, c’est donc ensemble, que le groupe, et le chanteur, vont venir saluer l’auditoire une dernière fois, en nous remerciant d’avoir été présents et réceptifs à la qualité de leur travail.

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Yaniss Odua sur la scène de l'Observatoire

Saïk, auteur d’un final explosif

Enfin, Saïk arrive sur la scène pour le plus grand plaisir du public de Cergy. Il est alors accompagné d’un nouveau groupe (dont j’ai oublié le nom, mais si jamais l’un d’entre vous est capable de m’informer à ce sujet, je suis preneuse ;). Il va bien évidemment nous interpréter des titres de son dernier album Second Souffle, mais aussi nous chanter des chansons de son répertoire ayant contribué à son ascension sur la scène musicale.

Saïk commence naturellement son show avec la toute première chanson de son album Surviv’. L’auditoire, qui semble majoritairement féminine à cet instant, accompagne le chanteur guadeloupéen sur chacune des paroles de ce titre dans lequel il est question de force, courage et d’espoir face aux évènements de la vie. Pour casser l’atmosphère douce que conférait cette introduction, Saïk reprend rapidement un des riddims connus par toute l’assemblée puis nous offre une version originale de Dancehall Evolution, malheureusement sans Admiral T ! Il nous interprète alors Préjugés, l’une des chansons que je préférais sur l’originel album Mozaik Kréyol d’Admiral T sorti en 2003. Puis, il continue sa représentation avec des morceaux assez underground. Il nous chante par exemple Obligé Nou Bun ou Tchè An Nou Ka Bat présent sur l’Axx Dem riddim.

Afin de sans cesse faire cohabiter les chansons qui lui ont permis d’acquérir la notoriété qu’il a aujourd’hui, et celles présentes sur Second Souffle, Saïk nous chante également Handzup suivi de You And Me, dont je vous recommande vivement de regarder le clip si vous ne le connaissez pas encore. C’est ensuite Je T’Emmène qui nous est offert avec en guise de conclusion un puissant "Cergy, mi luv u" de la part du chanteur. Vient alors l’instant où Saïk choisit d’enchainer avec deux de mes chansons préférées de Second Souffle : Laissé Yo Palé et Mamamia – inutile de vous décrire ma joie ! Il nous chantera également Pon Èd, Gimmie Di Wine, L’Ecole, Sexy Swaggaring, Lan’nuit kon la jouné, et bien d’autres encore…

La soirée se termine, pour moi, sur les notes de Tchenbé Nou. Je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin de ce concert (les transports, le RER A, Cergy, tout ça… vous me comprendrez…), mais j’ai passé un excellent moment, et j’ai particulièrement apprécié cette salle dans laquelle la lumière n’était pas agressive, des enfants étaient librement au devant de la scène sans crainte pour leurs vies, et surtout dans laquelle on m’a laissé entrer tranquillement avec mon appareil photo. :)

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Saïk sur la scène de l'Observatoire

Paris Reggae Festival

Copyright : christelle.

Petit retour sur l’évènement reggae de ce début de vacances : le Paris Reggae Festival. Cet évènement organisé par Mediacom, Jp Music et Make It Clap Agency s’est déroulé dans la – très grande – salle du Dock Pullman de Saint-Denis, et a réuni de nombreux artistes de la scène internationale du reggae : E.sy Kennenga, Chronixx, la famille royale du reggae les Morgan Heritage et Tarrus Riley. C’est d’ailleurs près de cinq heures de show qui nous ont tenus en haleine lors de cette manifestation !

E.sy Kennenga, premier artiste à monter sur les planches

C’est d’abord avec une immense joie que nous avons retrouvé sur la scène l’artiste martiniquais E.sy Kennenga. Toujours accompagné de ses camarades de scène Rémy Rascar à la basse, Cédric Cléry à la batterie, Joël Jaccoulet au clavier, Mustaf Kennenga pour les choeurs et de sa guitare, il nous a offert un show exceptionnel comme à son habitude ! Tenant le dur rôle de chef d’orchestre, c’est avec brio cependant qu’il relève la tâche. Dès les premières notes, c’est un public plus que conquis qui entonne les quelques paroles de Décidé, titre phare de son premier album EK Trip. Puis, les fans inconditionnels de l’artiste soutiennent en harmonie les nouvelles mélodies qui figureront sur le deuxième album de l’artiste avec notamment Fout et Keep It Real. Cette dernière retient particulièrement l’attention des personnes présentes à mes côtés, qui n’ont cessé de me répéter qu’elles garderaient à l’esprit cette chanson au rythme énergique et au message positif.

Le meilleur de son show survient à mon sens au moment où E.sy Kennenga nous parle de son amour pour la musique avec Music Is Love. Après tout, nous étions tous rassemblés dans cette salle pour partager un moment de communion par amour du reggae certes, mais surtout par amour de la musique. Car que serions-nous sans musique ? Car “elle fait vibrer [notre] coeur et [notre] corps…”. Cette chanson, comme il aime la chanter en live en medley avec Love Adan Tchè Mwen, sera sans aucun doute l’une des plus grosses attentes de son prochain album. C’est assez exceptionnel de voir cet artiste de la scène antillaise évoluer au fil des années, lui que j’avais suivi pour la première fois au New Morning en janvier 2011, alors que je découvrais son premier album EK Trip. Il faut également savoir que cet artiste a un cœur énorme, puisqu’il a participé le dimanche 16 juin dernier au Drépaction, un concert caritatif pour aider l’APIPD à lutter contre cette maladie qu’est la drépanocytose. En bref, vous continuerez d’entendre parler de lui : sachez par ailleurs qu’il sera en concert à l’Olympia le 7 mai 2014.

Chronixx sur scène pour la première fois en France

C’est ensuite au tour du premier artiste jamaïcain d’entrer sur le podium du Dock Pullman : Chronixx ! Un bol d’air frais est arrivé dans le monde du reggae jamaïcain avec l’arrivée de cet esprit "bohème" sur le devant de la scène internationale ! Ce jeune chanteur, âgé seulement de 20 ans, a fourni une telle énergie et tant d’intensité dans son show, que – j’en suis certaine – les personnes qui l’entendaient pour la première fois ont tout de suite été convaincues de son âme de grand lyriciste. D’un naturel généreux, et pas du tout impressionné par la foule de plus en plus importante dans la salle, il découle son art tout en jouant, souriant, sautant et dansant. Sa spontanéité était simplement magique à observer !

Il nous interprète l’un des titres phares de son répertoire : They Don’t Know, la chanson qui lui a permis d’accéder au statut qu’il a à présent. Puis vint l’excellent Ain’t No Giving In du Tropical Escape Riddim, par lequel le chanteur appelle le public a chanté avec lui cet hymne à l’espoir et au courage, ou encore Access Granted (Don’t Take My Love For Granted), sur le Digital Love Riddim, dans lequel Chronixx arrive à imposer un rythme plus calme et pourtant tout aussi entraînant. Il nous offre également un puissant Smile Jamaica (Honey Pot Riddim) couplé d’une petite séquence entièrement dancehall histoire de ravir les amateurs de sounds systems. Soulignons d’ailleurs la présence d’excellents musiciens dans son staff pour l’accompagner. Viennent enfin Here Comes Trouble du Rootsman Riddim et une improvisation sur une variante du Ghetto Christmas Riddim avec lesquels il ne cesse de nous montrer son dynamisme en tant que toaster. C’est vraiment un show digne des plus grands que nous a volontiers donné ce soir-là Chronixx. Nul doute que cette expérience ne représente que les prémices d’une grande carrière pour cet artiste.

Le retour très attendu des Morgan Heritage

C’est ensuite aux très attendus Morgan Heritage de se présenter face au public parisien. Ils sont accueillis sous un tonnerre d’applaudissements par un public ultra réceptif ! Ils sont au grand complet : Peetah (leader vocal), Mr. Mojo (percussion/chœurs), Gramps (clavier/chœurs), Lukes (guitare basse) et Una (clavier/chœurs). Cela faisait bien longtemps que la France et même que le monde entier attendaient leur retour. Et c’est donc naturellement que s’est imposé le nom de leur nouvel album Here Come The Kings avec des morceaux qui commencent à faire doucement mais sûrement leur apparition sur le web : je parle notamment de la chanson éponyme de l’album Here Come The Kings et de Perfect Love Song par exemple.

Les Morgan Heritage entrent naturellement sur la scène avec une chanson dont le titre rappelle cette pause qu’ils viennent de prendre dans leur carrière The Return. Mais pour satisfaire chacune des personnes ayant été bercée par leur douce musique il y a quelques années, ces mélodies dont la renommée est désormais incommensurable, les Morgan Heritage ont repris de nombreuses chansons ayant contribuées à leur reconnaissance dans l’univers cosmopolite du reggae tout au long de la soirée. Ainsi, You don’t haffi dread to be Rasta [This is not a dreadlocks thing, divine conception of the heart] a largement été repris par l’ensemble du public, à l’image de Inna Dem Ting Deh sur l’excellent Superior Riddim de Gentleman. Ils ont rapidement enchaîné avec Hail Rastafari sur le Lion Paw, pour le plus grand de mes plaisirs (j’espérais secrètement qu’ils me chantent cette chanson alors que je n’avais que 15 ou 16 ans). Ils nous ont également interprété Liberation du Liberation Riddim souvent surnommé le Jah Jah City Riddim, grâce au grand Capleton, et le fameux Love Is The Only Solution sur la même instrumentale, qu’ils chantent normalement en duo avec Jah Cure. Gramps nous fit l’honneur de nous offrir un petit solo avant que Mr Mojo s’octroie sur Jah Jah City et une petite session dancehall.

C’est ensuite avec Down By The River sur le What Kind Of World Riddim que poursuit leur show pour "nous emmener avec [eux] en Jamaïque", comme nous la gentiment proposer Peetah. On aurait pu croire qu’elle en serait restée là, mais la famille royale du reggae poursuit sur des vibes de plus en plus dancehall en enchaînant avec notamment What a Bam Bam emprunté à Chaka Demus & Pliers et une chanson rappelant l’excellent Bring it Come d’Elephant Man sur le Drop Draws Riddim. Les Morgan Heritage termineront leur show avec les trois morceaux suivants : Best Friends du Drop Leaf Riddim, She’s Still Loving Me sur l’Under Attack Riddim et Tell Me How Come sur le Seasons Riddim.

Tarrus Riley accompagné de Dean Fraser pour assurer le final

Après cet élan de nostalgie, le Paris Reggae Festival laisse place à Tarrus Riley ! Et ce dernier était accompagné au saxophone par l’un des plus grands musiciens du monde du reggae : Dean Fraser. C’était d’ailleurs assez exceptionnel de voir cet illustre musicien, à l’origine de Go Away Girl ou de Moonlight pour ne citer que ces morceaux, évoluer devant nos yeux, en France, en banlieue parisienne. Dean Fraser arrive donc sur scène alors que l’instrumentale du Real Rock Return Riddim est joué par les musiciens du BLAK SOIL Band. Ce groupe de prodigieux musiciens dont le pseudonyme provient du message “Brethren Living According to King Selassie Overstanding and Iritical Livity” est actuellement en tournée avec Tarrus. Et donc, tous ensemble, ils nous ont offert un show d’une valeur inestimable ce soir-là. Tarrus Riley entre sur la scène introduit par Dean Fraser avec une version roots de Armageddon Time. Il poursuit son show avec une chanson bien connue du public puisque celle-ci figure sur l’album Contagious de l’artiste, Love’s Contagious. Le rythme est maintenu avec tout d’abord Getty Getty No Wantee du Changes Riddim, puis une version juste énorme de Start a New (Cut It Off) et de Human Nature.

Puis Dean Fraser, prit son saxophone pour nous offrir un Untold Stories tout à fait exceptionnel en hommage au grand Buju Banton, encore incarcéré à l’heure d’aujourd’hui. Tarrus et Dean s’amusent à la fin de cette chanson et nous proposent un duel saxophone vs cordes vocales. On ne saurait désigner un véritable vainqueur de cette bataille, tant les artistes sont appliqués. Ils enchaînent ensuite avec Rebel. C’est d’ailleurs à la fin de ce morceau que Glen Browne, grand bassiste depuis plus de trente ans nous a également offert son solo de guitare. J’ai d’ailleurs adoré – et je ne pense pas être la seule – l’effort fourni par Tarrus Riley afin de nous adresser quelques mots en français tels que « Chantez ! », pour encourager chacun d’entre nous à participer à l’échange musical.

Il nous interprète ensuite La La Warriors du Gorilla Riddim couplé à Original Dancehall du Freedom Shines Riddim avec son célèbre couplet “Mi tired, mi frustrated, Every day mi wake another one dead, Jah know mi tired, Mi naw take it, Too much war time wasted”. C’est ensuite une combinaison entre Back Biters, Far Away durant lequel les “I love you” se transforment en “Je t’aime”. Seulement après quelques notes sur le Love Potion Riddim, Tarrus Riley décide de nous interpréter un magnifique Superman, un véritable hymne durant lequel, charmeur, il dira aux femmes de l’auditoire “Vous êtes jolies !”. C’est ensuite Never Leave I sur l’Island Vibes Riddim. Pour ma part, le show de Tarrus s’achèvera sur Wildfire, car bien que l’envie de rester ait été immense, il était déjà plus d’1h du matin passée quand j’ai pris la direction du métro, en espérant pouvoir trouver ma correspondance. Je n’ai aucun doute concernant la fin de son show, celle-ci a dû être magnifique, et je suis persuadée qu’il a également joué She’s a Royal ou Good Girl Gone Bad, deux de ses autres titres au succès planétaire.

Le Paris Reggae Festival a, comme vous le voyez, tenu toutes ses promesses ! Il m’aura personnellement permis de quitter la France le temps de quelques heures et d’oublier toutes ces chansons commerciales pour redécouvrir la véritable nature de la musique.

Taïro, Kenyon et Dragon Davy en concert

Copyright : Réseau92

Le vendredi 23 mars dernier se déroulait la dernière étape du Revolu’Sound Tour à la Maroquinerie de Paris. Le Revolu’Sound réunissait trois artistes au potentiel énorme : Dragon Davy, Kenyon et Taïro. Chacun d’entre-eux s’inscrit dans le milieu musical sur les genres suivants : hip-hop, reggae, dancehall et soul. C’était particulièrement intéressant de les voir évoluer sur scène en affichant leur propre identité artistique. Pour ma part, Kenyon est l’artiste qui m’aura fait la plus grande impression de par sa capacité vocale.

La prestation de Kenyon accompagné de MC Brid

Kenyon est un auteur/compositeur d’origine franco-congolaise. Il a fait ses débuts dans la musique courant 2005 en rejoignant le groupe ECK, Etat Critik Krew. Cette collaboration lui permettra rapidement de monter sur scène et de se faire connaître à travers la France entière pour sa grande technicité. Il sort un premier album en février 2011 intitulé Soul Revolte, produit par le label Legal Shot Production. C’est d’ailleurs un morceau de cet album, Garde Espoir en duo avec Taïro, qui m’aura permis de découvrir ce jeune chanteur. Ce soir-là, Kenyon vient accompagné de MC Brid. Ensemble, ils nous présenteront un show éclectique, aux milles et unes sonorités, retraçant les plus grandes chansons de cet artiste polyvalent. Ainsi, Kenyon nous interprète Drapeau Blanc, K.E.N.Y.O.N. mais aussi Violence Conjugale, Face Aux Gens et par exemple. Son dernier album L’Étude De K est sorti en décembre dernier.

Dragon Davy suivi de Taïro pour un final explosif

Dragon Davy est un artiste ayant une carrière déjà bien remplie. Il chantait aux côtés d’Artikal Mehdi dans les années 90. Ensemble, ils ont formé le groupe Soundkail, une des valeurs sûres du rap français. Aujourd’hui, Dragon Davy revient sur le devant de la scène avec un nouvel album Pyroman Dragon et des chansons telles que Stickee Stickee, qui auront fait la joie du public parisien. On notera la présence de Mr Toma et d’Artikal Mehdi pour accompagner Dragon Davy sur quelques unes de ses chansons ce soir-là.

C’est alors que l’homme le plus attendu de la soirée arrive pour le plus grand des plaisirs du public parisien : Taïro ! Il arrive en toute décontraction sur une version instrumentale du Stepz Riddim emprunté aux jamaïcains lors de ce concert à la Maroquinerie. Taïro reprendra ensuite largement la liste des chansons de son album Chœurs et âme avec des titres comme Si je n’avais pas connu cette fille, Je taille, L’animal geint ou Mama. Il reprendra également des tubes présents sur ses mixtapes bien connues du public tels que Cow boy, Menteurs ou Garde Espooir, un titre pour lequel il faut appel à Kenyon pour le rejoindre sur le devant la scène. Les trois artistes « vedettes » concluent le Revolu’Sound tour en nous présentant des chansons mettant en relief chacune de leurs qualités vocales.

Sean Paul sur la scène du Bataclan

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Dimanche dernier, Sean Paul donnait un concert exclusif à Paris afin de promotionner son nouvel album Tomahawk Technique sorti en fin de semaine dernière. Celui-ci était retransmis en direct sur Internet via SFR Live.

Sur la scène du Bataclan

Le concert, initialement prévu pour 20h, a démarré à 21h dans une ambiance de folie. Sean Paul est accompagné de deux DJs aux platines dont son frère, Jason Henriques. Il fait son entrée sur Get Busy, une chanson présente sur l’album Dutty Rock, qui fêtera ses dix ans cette année au mois de septembre. D’ailleurs, contrairement à ce que l’on aurait pu pensé, tout au long de la soirée, Sean Paul reviendra sur des titres qui font de lui un artiste mondialement reconnu. Il continue donc avec Give It Up To Me qu’il chante normalement en compagnie de Keyshia Cole, puis enchaîne avec Got 2 Luv U, le titre phare de son dernier album qu’il interprète en duo avec Alexis Jordan et Baby Boy, une collaboration avec Beyoncé. Le public est en communion avec l’artiste : c’est vraiment dans une bonne ambiance qu’évolue Sean Paul tant il est accompagné sur les paroles de ses chansons.

De retour quelques années plus tôt, l’artiste continue avec un medley qui aurait plu à tous les nostalgiques des riddims des années 90. Ainsi, il nous offre sur un plateau d’argent Deport Dem (Bookshelf, 1998), Infiltrate (Playground, 1997) et Hot Gal Today (Street Sweeper, 1999). Le show se poursuit avec la même intensité grâce aux titres Like Glue, Gimme The Light et Ever Blazing. Puis, Sean Paul décide d’attaquer le répertoire de son dernier album avec Body, Hold On, Dream Girl et Doesn’t Mind. Il reviendra sur d’autres tubes plus anciens tels que I’m Still In Love, Punkie, Hold My Hand, So Fine, Sexiest Wine (Tik Tok), Temperature (Keeping You Harm) avant de terminer sur We’ll Be Burnin.

Si le concert a bien démarré, en revanche il se termine plutôt sur une mauvais note. Le public attendait visiblement beaucoup plus du chanteur jamaïcain : bien que Sean Paul soit parvenu à distribuer un maximum d’énergie, il sera resté en tout et pour tout une heure avec son auditoire, ce qui a laissé un léger goût d’amertume pour ses fans qui n’ont pas manqué de manifester leur colère. J’ai, pour ma part, malgré tout passé une excellente soirée. Quasi toutes les chansons que je voulais entendre ont été jouées ce soir-là. J’ai personnellement beaucoup plus regretté le manque de musiciens pour accompagner Sean Paul sur scène.

Le live de Sean Paul