Nelson Mandela est mort

Copyright : maureen lunn

Nelson Mandela est devenu le symbole de la lutte contre la ségrégation raciale. Son histoire est forcément liée à celle de l’Afrique du Sud et au mouvement politique qu’est l’apartheid. Comprendre ce qu’a réellement été cette structure politique, c’est comprendre les raisons pour lesquelles le peuple africain entier voue un culte sans pareil à Nelson Mandela.

L’apartheid

L’apartheid est un régime politique sous lequel les droits des personnes de couleur résidant en Afrique du Sud sont complètement différents des blancs. C’est donc ainsi que naît la ségragation raciale. Ce régime est inséré au début du vingtième siècle en Afrique du Sud. Mais ce n’est pourtant qu’en 1948 que l’apartheid se renforce avec l’arrivée des nationalistes au pouvoir. L’ensemble de la législation est conçue sous trois grands préceptes : la loi sur la terre qui existe depuis 1913, les lois éditées en 1950 qui classent l’ensemble de la population sud-africaine selon des critères raciaux, et la loi de 1953 concernant la séparation entre les blancs et les noirs dans les lieux publics.

Il faut savoir qu’à cette époque, le gouvernement sud-africain n’admet pas la notion de chef d’état. C’est donc réellement le Parti Nationaliste qui érige les lois. Le gouvernement développe une politique de regroupement des populations africaine des Etats, les bantoustans. Malheureusement, leur indépendance économique et/ou politique est complètement factice. Les noirs sont alors privés de tous droits politiques et sont victimes de bien des préjudices. Cette ségragation apparaît sous diverses formes : l’administration; l’enseignement, le travail, le mariage et les relations sexuelles.

Il existe un parti politique en Afrique du Sud du nom d’ANC, l’African National Congress. L’ANC est créé en 1912 pour intervenir dans l’intérêt de la majorité noire contre la minorité blanche. La lutte anti-apartheid s’intensifie dans les années 40, et Nelson Mandela, accompagnés notamment de Walter Sisulu et Oliver Tambo appelle aux manifestations réclamant l’égalité des chances pour toutes les races. En 1960, l’ANC est déclaré hors-la-loi par le Parti National, suite au massacre de Sharpeville durant lequel 69 personnes sont tuées quand la police ouvre le feu sur les protestataires. Mandela est arrêté en 1962, puis condamné en 1964 à la détention à perpétuité.

Le régime de l’apartheid va doucement s’assouplir au cours des années 1980, avant d’être officiellement abolie par le président De Klerk en 1990. Ce n’est qu’à cet instant que Nelson Mandela est libéré après plus de 26 années passées en prison. Il est dès lors considéré comme héros dans tout le pays pour sa lutte contre l’injustice de cette ségragation qu’a connu le pays. Nelson Mandela est nommé président de l’ANC en 1991 avant d’obtenir le Prix Nobel en 1993, et d’être président de la République en 1994.

Mort de Nelson Mandela

On le savait, depuis quelques mois déjà, Nelson Mandela n’était pas au meilleur de sa forme. Selon Le Parisien, Nelson Mandela est mort, ce soir à 17h45 (heure de Martinique), entouré des membres de sa famille, alors qu’il était en soins intensifs dans un état jugé critique. Il était âgé de 95 ans, et nul doute que le monde entier lui rendra un fervent hommage dès demain..

Trois ans de captivité

Copyright : BQMGraphies

Aujourd’hui, cela fait trois ans jour pour jour que sept personnes ont été enlevées dans le nord du Niger, par le groupe terroriste AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamiste). Parmi elles, se trouvaient Thierry Dol, Marc Féret, Pierre Legrand, Daniel Larribe et son épouse Françoise Larribe ainsi qu’un homme d’origine togolaise Alex Kodjo Ahonado et un homme d’origine malgache Jean-Claude Rakotarilala. Ces trois derniers ont d’ores-et-déjà été libérés, en février 2011, laissant à quatre le nombre de français pris en otage dans le désert du Sahel.

Une marche a été organisée par leurs familles respectives en ce jour, lundi 16 septembre 2013. Celle-ci partait de l’Esplanade de la Défense et s’est poursuivie sur une quinzaine de kilomètres dans Paris. En Martinique, une manifestation était organisée sur la place Monseigneur-Romero située en face de la cathédrale de Fort-de-France. Dans le même temps, des cloches ont sonné à midi pour commémorer ce tragique anniversaire, des messes de solidarité ont été organisées, et un rallye de l’Association de Défense et de Promotion des Motards de la Martinique (ADPMM) a été orchestré.

Cet article n’a pas de réel objectif, si ce n’est que de rappeler l’atrocité de cette histoire. Aujourd’hui, cela fait trois ans que toutes ces familles sont dans l’attente de nouveaux progrès pour la libération de leurs proches et dans la souffrance de ne pas pouvoir être à leurs côtés. Cette absence interminable fait désormais partie de leur vie, et on ose à peine imaginer ce que doivent endurer ces quatre otages. Il paraît qu’ils seraient en vie, et auraient une santé jugée correcte. Mais comment pouvons-nous, où nous sommes, en être réellement témoins ? Aujourd’hui, on compte encore 10 français retenus en otage dans le monde. Et c’est près de 20 000 prises d’otage recensées dans le monde par année selon Otages du Monde.

Number of hostages taken by region