WordPress 4.3, Billie Holiday

William P. Gottlieb

Comme chaque version de WordPress depuis la 1.0, prénommée Miles Davis, la version 4.3 de WordPress porte le nom d’une légende de la musique jazz, Billie Holiday.

WordPress core developers share a love of jazz music, and all our major releases are named in honor of jazz musicians we personally admire.

Cette originalité est dûe au développeur fondateur de ce CMS open source, Matt Mullenweg. Ce passionné de l’écriture aime aussi la musique, avec un amour tout particulier pour les sonorités du saxophone. C’est d’ailleurs son affection pour cet instrument qui l’a conduit dans le monde du web et l’univers des blogs.

Cette nouvelle version de WordPress est sortie le 18 août 2015. Elle améliore, entre autres, le confort de l’utilisateur grâce à de nouvelles fonctionnalités.

 

Un formatage simplifié

L’un des sujets les plus excitants concernant cette nouvelle version de WordPress est la possibilité d’utiliser des raccourcis clavier pour mettre instantanément en forme du texte.

Il est en effet désormais possible, depuis la console visuelle d’un article, de pouvoir créer des titres, des citations, des listes ordonnées ou numérotées, dans le corps de texte, sans avoir à cliquer sur des boutons et sans jamais s’interrompre d’écrire. Cette fonctionnalité met en avant l’appartenance sémantique des éléments d’un site, tout en garantissant une optimisation du temps passé à les structurer.

Les quelques raccourcis désormais disponibles dans l’interface visuelle de WordPress sont décrits dans le paragraphe présent ci-dessous. Par ailleurs, si vous tapez une de ces combinaisons, mais ne souhaitez pas que le formatage automatique se mette en place, il suffit d’appuyer sur la touche Backspace de votre clavier.

        - space → liste <ul>
        * space → liste <ul>
      1. space → liste <ol>
      1) space → liste <ol>
          > text → citation <blockquote>
        ## text → titre de niveau 2 <h2>
      ### text → titre de niveau 3 <h3>
    #### text → titre de niveau 4 <h4>
  ##### text → titre de niveau 5 <h5>
###### text → titre de niveau 6 <h6>

Des mots de passe sécurisés

Une autre des grandes fonctionnalités proposées par la version 4.3 de WordPress est le nouveau système de gestion des mots de passe.

Tout d’abord, l’interface de la création d’un nouvel utilisateur du blog a été modifiée. Dans les versions antérieures à la version 4.3, il était possible, au moment de l’ajout d’un administrateur du blog, d’initialiser le mot de passe de ce nouvel utilisateur en le tapant deux fois. Un indicateur de sûreté était proposé à cet instant à l’utilisateur, lui recommandant d’utiliser au moins sept caractères, des lettres en minuscules et en majuscules, ainsi que des symboles.

Aujourd’hui, par défaut, le nouvel utilisateur reçoit un mot de passe automatiquement généré de manière aléatoire avec un indicateur de sécurité fort.

WordPress new password system

Bien évidemment, il est possible de réduire ce mot de passe, ou de complètement le modifier. WordPress vous signalera alors si celui-ci lui semble sûr, ou si au contraire celui-ci peut facilement être retrouvé. Si le mot de passe que vous choisissez est considéré comme étant faible, un nouveau champ Confirmation du mot de passe se présente dans l’interface.

WordPRess new password system with weak password

Un menu revisité

Grâce à la version 4.3 de WordPress, il est désormais possible de concevoir de nouveaux menus pour son blog depuis l’interface de personnalisation du thème. Il est donc possible de créer en temps réel un menu, de prévisualiser ce composant dans son environnement graphique et de sauvegarder l’évolution de celui-ci pour le mettre à disposition de tous.

L’interface de personnalisation de menu a originellement été proposée à l’aide du plugin Menu Customizer. Cette fonctionnalité existe désormais côté core de l’applicatif. Le principal objectif de cette fonctionnalité est de moderniser la gestion de menu tout en garantissant une expérience utilisateur optimale.

Ainsi, les lecteurs d’un blog n’ont plus à être impactés par des changements de menus intempestifs, car l’administrateur du blog peut mieux tester son environnement graphique avant toute nouvelle publication.

Des bugs corrigés

Une multitude de bugs provenant des versions précédentes de WordPress a été corrigée lors de l’élaboration de la version 4.3 de WordPress. Il est possible d’appréhender chacun des fixs apportés grâce à la liste des tâches corrigées que nous propose l’espace Make WordPress Core de WordPress.

Un hommage à Lady Day

Billie Holiday, aussi surnommée Lady Day, est considérée comme une des plus grandes légendes de jazz de l’histoire afro-américaine. Elle a révolutionné le monde de la musique avec ses vocalises improvisées et sa voix reconnaissable d’entre milles.

Billie Holiday tire son inspiration des classiques de Louis Armstrong et de Bessie Smith. Encore jeune adolescente, elle trouvait réconfort auprès de leurs chansons pendant les moments difficiles. À l’âge de 18 ans, elle est découverte par John Hammond dans un club de jazz de Harlem. Dès lors, son timbre métallique et acide, son phrasé nonchalant et sa souplesse rythmique marquent ses interprétations.

No two people on earth are alike, and it’s got to be that way in music or it isn’t music. – Billie Holiday

Cette année marque le centenaire de la naissance de Billie Holiday, née en avril 1915.

Utilisez Feedly pour rester à l’affût de l’actualité !

Feedly

Cela fait déjà près d’un mois que j’utilise Feedly, grâce à un de mes collègues trop génial ! Et je dois dire que je ne cesse d’être épatée par toutes les possibilités que nous propose ce site !

Feedly est ce que l’on appelle communément un agrégateur de flux RSS. En clair, il permet à tous de pouvoir être rapidement tenus informés des nouveaux contenus présents sur un site web en particulier.

Le format RSS est un type de fichier permettant de décomposer de manière très précise un site web. Il est créé à partir d’un fichier XML, et contient de nombreuses informations sur les mises à jour d’un site. Pour un blog par exemple, le flus RSS permet de savoir à l’instant t si un nouvel article est créé. C’est une manière pour le lecteur de constamment rester à l’affût des dernières actualités, et un moyen pour l’éditeur de pouvoir diffuser ses articles via un plus large réseau.

Et donc, Feedly permet de gérer l’ensemble des sites que vous souhaitez surveiller ! De manière très ergonomique et agréable, Feedly met à votre disposition un champ de recherche vous permettant d’ajouter l’URL que vous voulez suivre. Il est également possible de rechercher, par centres d’intérêt, un site dont la thématique vous plaît. Et l’ensemble de vos liens sont « organisables » : vous avez la possibilité de créer des catégories pour trier l’ensemble des informations qui vous plaisent.

Feedly

Vous pouvez également complètement revoir le design de votre espace sur Feedly. Vous avez la possibilité de lire vos actualités sous la forme de cartes avec lesquelles la photographie contenue dans l’article est mise en avant. Il est aussi possible visualiser vos actualités sous la forme traditionnelle des billets sur Internet (un peu comme le design des articles que je propose sur une page de type « archive » de mon blog).

Il est possible de choisir un thème de couleurs pour sa plate-forme personnalisée, de choisir sa page de démarrage, la couleur des liens, et bien d’autres choses encore… ! Toutes ces améliorations pour votre confort sont disponibles sur la page de Préférences de Feedly.

ONE CHAPTER A DAY a actuellement 8 lecteurs sur Feedly ! Mais je compte sur vous ! :)

Ponctuation et CSS content

Emily Mathews

La propriété content en CSS permet d’afficher du texte en CSS pour bien des navigateurs. Cette propriété est d’ailleurs plutôt bien supportée, car même Internet Explorer 8 est en mesure de la comprendre. Bon, Internet Explorer 7 ne comprend pas cette propriété, mais comme dirait Uma Turman pour Schweppes "Hey, what did you expect ?". :)

Seulement voilà, on peut parfois se retrouver bien embêté à l’utilisation de cette propriété content, car certains caractères, liés à la ponctuation, ne sont pas correctement encodés directement dans les feuilles de style. Il faut en réalité utiliser la valeur Unicode de ces caractères si l’on souhaite les voir s’afficher avec les sélecteurs :before et :after. Les valeurs Unicode commencent toujours par un antislash.

Je vous propose aujourd’hui un tableau, non exhaustif, de caractères liés à la typographie et la ponctuation, telle qu’elles sont connues par les littéraires.

Symb. HTML ASCII Description CSS content
" &quot; &#34; Guillemet double \0022
& &amp; &#38; Esperluette \0026
< &lt; &#60; Signe inférieur \003c
> &gt; &#62; Signe supérieur \003e
  &nbsp; &#160; Espace insécable \00a0
« &laquo; &#171; Guillemet gauche \00ab
» &raquo; &#187; Guillemet droit \00bb
&ensp; &#8194; Espace demi-cadratin \2002
&emsp; &#8195; Espace cadratin \2003
&thinsp; &#8201; Espace maigre \2009
&zwnj; &#8204; Antiliant sans chasse \200C
&zwj; &#8205; Liant sans chasse \200D
&lrm; &#8206; Marque gauche-à-droite \200E
&rlm; &#8207; Marque droite-à-gauche \200F
&ndash; &#8211; Tiret demi-cadratin \2013
&mdash; &#8212; Tiret cadratin \2014
&lsquo; &#8216; Guillemet-apostrophe culbuté \2018
&rsquo; &#8217; Guillemet-apostrophe \2019
&sbquo; &#8218; Guillemet-virgule inférieur \201A
&ldquo; &#8220; Guillemet-apostrophe double culbuté \201C
&rdquo; &#8221; Guillemet-apostrophe double \201D
&bdquo; &#8222; Guillemet-virgule double inférieur \201E
&#8223; Guillemet-virgule double supérieur culbuté \201F
&dagger; &#8224; Obèle \2020
&Dagger; &#8225; Double obèle \2021
&bull; &#8226; Gros point médian \2022
&hellip; &#8230; Points de suspension \2026
&permil; &#8240; Pour mille \2030
&prime; &#8242; Prime \2032
&Prime; &#8243; Double prime \2033
&lsaquo; &#8249; Guillemet simple vers la gauche \2039
&rsaquo; &#8250; Guillemet simple vers la droite \203A

Can I Use …?

Can I Use

Je vous en parlais il y a quelques semaines alors que je vous présentais ce que sont l’amélioration progressive et la dégradation élégante ou encore en décembre dernier alors que je vous parlais de la propriété hyphens en CSS

Le site Can I Use est un utilitaire permettant de rapidement visualiser quels navigateurs implémentent les dernières fonctionnalités du web. Pour ma part, j’utilise ce site à chaque fois que je tombe sur une nouvelle spécification du web et que je ne connais pas son comportement sur l’ensemble des navigateurs. C’est devenu une sorte de réflexe chez moi, qui m’a permit d’éviter bien des soucis, et d’accroître mon temps de développement… Depuis le 19 juillet, Can I Use nous propose une nouvelle version de son architecture et de son design !

Les dernières propriétés mises en avant

L’une des premières choses mises en place par Alexis Deveria, le créateur de ce méga site, est la réorganisation des fonctionnalités par ordre décroissante d’ajout. L’idée est de pouvoir permettre à tous les utilisateurs de Can I Use de rapidement entrevoir les dernières propriétés décrites. Mais bien d’autres choses sont désormais possibles.

Quelques données géographiques ajoutées

Can I Use implémente les données extraites de StatCounter, un autre site génialissime qui permet de connaître les statistiques de l’usage des navigateurs dans le monde. Désormais, Can I Use utilise également des informations sur les différentes régions géographiques proposées par StatCounter. On peut maintenant sélectionner un pays en particulier et obtenir des données précises sur le support d’une fonctionnalité selon cette zone territoriale.

A la première visite du site « refait », la localisation de l’utilisateur est détectée, et Can I Use propose d’afficher les statistiques en prenant en considération cette information. Il y a également la possibilité de sélectionner une région aléatoire grâce à la colonne d’options située à côté des tableaux.

Ces données prédéfinies seront toujours disponibles et automatiquement chargées à chaque connexion sur le site.

Des tableaux sur les supports améliorés

Les tableaux décrivant le support des propriétés CSS, HTML ou autres, sur ch acun des navigateurs ont été améliorés. Il y a maintenant la possibilité de voir un plus large panel de navigateurs sélectionnés au bon vouloir de l’internaute. Toutes les versions d’un navigateur peuvent être entrevues.

Des infobulles s’ajoutent au survol d’une version de navigateur. Elles décrivent explicitement le comportement de ce navigateur, ainsi que l’usage mondial (ou d’une région donnée) en pourcentage de celui-ci.

L’expérience utilisateur sur mobile est également mieux perceptible pour le visiteur de Can I Use. On est désormais capable de sélectionner rapidement l’ensemble des navigateurs d’un mobile, afin d’en évaluer ses capacités.

La vie du développeur front-end

Radocaj

Ma dernière insertion professionnelle m’a pleinement permis de découvrir le métier de développeur front-end et de me pencher sur les savoir-faire et qualités requises à mettre en œuvre quand on fait ce métier. L’ancêtre du développeur front-end est, sans aucun doute l’intégrateur.

Il y a quelques années, l’intégrateur web était la personne chargée de la découpe des maquettes graphiques pour un rendu en pages web. Avec les avancées technologiques, l’intégrateur est devenu un développeur à part entière et ne s’arrête plus essentiellement aux besoins HTML/CSS d’une page classique sur le web. Aujourd’hui, être développeur front-end requiert nécessairement des qualités en matière de développement et d’algorithmie. L’algorithmie est la base de la programmation. C’est par ce procédé, qui met en œuvre un certain nombre de règles, qu’est rendue possible tout exécution de programme à l’aide d’instructions.

D’un point de vue technique, le développeur front-end doit être en mesure de répondre aux attentes liées à la nouvelle ère technologique que nous vivons. Avant toute chose, il doit rendre possible la même utilisation d’un site à tous les internautes et ce, quels que soient leurs navigateurs, quelles que soient leurs résolutions d’écran et quels que soient les scripts pris en compte sur leurs ordinateurs et systèmes d’exploitation. Il est donc important pour lui de s’intéresser aux avancées liées à l’évolution du web et de ses langages, de comprendre les nouvelles librairies lui permettant d’optimiser son travail et de rester extrêmement attentif en matière de veille, puisque les pratiques du web peuvent devenir obsolètes d’une année à l’autre. Le métier de développeur front-end est un métier aux mutations perpétuelles, dans lequel on apprend tous les jours. Le tout est de sans cesse proposer une interface enrichie mais accessible, en vue des validations graphiques obtenues par une maquette. Une maquette graphique créée sous Photoshop par exemple, possède un certain nombre de calques et est conçue dans le but de fournir un maximum d’informations à la personne qui sera chargée de produire la version web ou applicative finale. Forcément utile à tout projet web, elle ne peut cependant suffire : c’est là qu’apparaît la notion d’interactivité. Donner vie à une maquette, c’est imaginer son comportement futur, comprendre l’utilisation qu’en fera l’internaute et donc anticiper les éléments qu’il faudra mettre en œuvre pour faciliter l’ergonomie de celle-ci. Le développeur front-end intervient à ce niveau.

C’est avant tout la raison pour laquelle le développeur front-end doit avoir une certaine sensibilité graphique. Les différentes fonctionnalités à mettre en place pour les internautes ne sont intéressantes que si celui-ci se sent appelé à utiliser les outils mis à sa disposition. Il lui arrive donc de concevoir et d’orienter les graphistes et/ou clients pour leur indiquer ce qui est en mesure d’être réalisé : il réalise souvent une étude de la faisabilité du projet. L’idée est d’éviter de créer des dysfonctionnements au sein de ses templates et de proposer une interface claire pour l’internaute. Par ailleurs, un bon développeur front-end est en mesure de justifier ses choix en matière d’interfaçage. La solution à apporter doit être considérée comme un outil essentiel de communication entre l’homme et la machine. Ainsi, pour créer une mise en page solide, il apparaît essentiel d’instaurer des processus observables tels que des changements de curseurs au survol d’un bouton indiquant la présence d’une fonctionnalité quelconque ou encore la mise en relief des liens hypertextuels, de permettre les interactions possibles au moyen de scripts et/ou transitions, et de sensibiliser l’utilisateur à la structure architecturale du contenu – qui se doit d’être valorisée par la mise en page. Aujourd’hui, une problématique s’additionne à l’ensemble de ces recommandations : le développeur front-end doit également penser à la portabilité de sa solution, au vu des différents médias susceptibles d’utiliser l’application. Le web ne se limite plus uniquement à ce qui est accessible depuis un écran d’ordinateur. Comme le souligne Brad Frost dans une étude qu’il a menée à terme il y a quelques mois appelée For a future-friendly web, « The web is no longer one-dimensional. It consists of a plethora of devices, including smartphones, dumbphones, e-readers, tablets, netbooks, notebooks, desktops, game consoles, tvs and more. ». *

Enfin, le développeur front-end développe – comme son nom l’indique ! L’intégrateur se contentait d’intégrer des maquettes et de maîtriser des langages tels que l’HTML et le CSS. Le développeur front-end connaît les bases algorithmiques et utilise des structures conditionnelles. De manière générale, l’ensemble du travail des développeurs front-end a lieu sans exécution de scripts côté serveur. En contrepartie, on a recours à d’autres langages de programmation tels que le balisage SSI, Server Side Include, par exemple. Ce langage nous permet entre autres de réaliser des insertions de fichiers en HTML pur grâce à la commande include et de pouvoir utiliser les structures conditionnelles telles que if else elif endif essentielles pour tester si une condition est vraie ou non. C’est principalement ce système qui est utilisé pour mettre en place des habillages, par exemple. L’essor de JavaScript et de librairies telles que jQuery notamment ont aussi conduit aux mutations de ce métier.

Aujourd’hui, l’interactivité a un rôle primordial dans le web. Le contenu est certes à la base de la vie sur Internet, mais l’aspect le plus marquant dans la visite d’un site pour un utilisateur quelconque est son environnement graphique, ludique, interactif et dynamique. Les interfaces riches, les galeries optimisées, le responsive web-design : tous ces éléments ont une incidence sur l’expérience d’un internaute. Le développeur front-end doit affronter la mesure du temps et rester à l’affût des nouvelles technologies pour savoir les implémenter. L’architecture responsive permet une mise à jour instantanée de l’interface web pour satisfaire l’utilisateur en fonction de la capacité et de la résolution du moniteur utilisées pour voir le site en question. C’est par exemple permettre à un internaute une approche différente d’un même site qu’il soit sur son écran, sa tablette iPad, son iPhone ou sur un smartphone quelconque, sans avoir recours à des procédés de redirections en JavaScript ou en PHP.

Avoir pu travailler en tant que développeur front-end m’aura permis de pouvoir différencier réellement les différentes étapes de création lors de la mise en place d’un projet. De par mes différentes expériences professionnelles antérieures, qui avaient jusqu’alors toujours eu lieu dans des entreprises moins importantes en termes d’effectif, j’avais toujours eu pour rôle la qualité de webdesigner et de développeur, dans le sens où il m’arrivait à la fois de devoir créer des maquettes graphiques, d’intégrer ces maquettes et d’assurer le développement de celles-ci à l’aide de bases de données fonctionnelles, notamment par le biais du langage SQL. Je ne faisais aucune réelle distinction entre le développement front et back. Au fil des mois passés à ce poste, je me suis rendue compte que la spécialisation dans un domaine est finalement nécessaire pour véritablement maîtriser celui-ci. Et être développeur front-end est un véritable métier, malheureusement encore trop souvent sous-estimé.

L’évolution du web

The Evolution of the Web

Dans notre société, le web est constamment sollicité. En revanche, très peu d’utilisateurs savent réellement quelles sont les technologies qui interagissent pour le bon fonctionnement des pages. Ces technologies ont d’ailleurs beaucoup évolué au cours du temps : alors que le protocole HTTP est né il y a un peu plus de 20 ans, on découvre jour après jour de nouveaux navigateurs ou langages qui permettent d’exploiter le web à bon escient. La toile représente désormais un monde débordant de photos, de vidéos et de contenus multimédias, rendus disponibles grâce aux développeurs et graphistes soucieux du confort de ses utilisateurs.

Je vous propose aujourd’hui de découvrir toute l’évolution du web à travers ce lien qui, ma foi, fournit un très bon récapitulatif des outils mis à notre disposition ces dernières années. Vous y trouverez une grille datée de 1990 à nos jours complètement codée en HTML5. Elle recense les avancées principales du web et un descriptif concis de chacune d’entre elles.

Salon du Livre 2011

christelle.

Hier, je me suis rendue avec des amis au Salon du Livre se tenant à Porte de Versailles cette année. J’ai été heureuse d’y apprendre que 2011, c’est l’année de l’Outre mer. Et donc, sur plusieurs stands, les îles ultramarines — la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie, la Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon — étaient représentées par un espace qui lui était propre. J’ai été impressionnée par la quantité de livres et d’éditeurs représentant ces territoires. Force est de constater qu’il y en avait pour tous les goûts : des livres aux univers graphiques colorés pour les enfants, des recettes traditionnelles pour les gourmands, des romans ou des nouvelles destinés aux personnes de 7 à 77 ans, des partitions de standards créoles pour les mélomanes, des chants traditionnels pour les enfants, etc. Les organisateurs nous proposaient un nombre impressionnant de rencontres : des conférences avec des auteurs des DOM-TOM, des hommages littéraires à Aimé Césaire et Édouard Glissant (décédé en février dernier), des sessions de slam, des découvertes en art contemporain, des lectures musicales, et j’en passe… Ces rencontres étaient axées sur les thèmes « Écrire ici, écrire là-bas, écrire ailleurs », « Outre-mer, Trois Océans de poésie », ou encore « Ces écrivains d’outer-mer qui dépassent les frontières »… Je remarque aussi, parmi les livres que j’ai eu la chance de parcourir, que le créole se positionne peu à peu de manière naturelle dans les livres. Des maisons d’éditions telles que Caraïbéditions, Ibis Rouge, PLB, Lafontaine, ou encore Au Vent des Îles, proposent de nombreux textes, dictionnaires, bandes dessinées en langue traditionnelle. Mon seul regret sur cette brillante initiative, c’est de ne pas avoir pu réellement profiter de cette opportunité de me renseigner et de participer à plus de conférences. Je pense que si j’avais entendu parler de ces rencontres, je me serais motivée pour me rendre au salon avant le dernier jour… Du coup, bin j’ai quasi tout raté, lundi 21 étant le dernier jour d’accueil. Vous pouvez vous renseigner ici ou . J’ai malgré tout réussi à me faire plaisir [voir ici]bien que je n’étais pas du tout venu dans l’optique d’acheter quoique ce soit. :)

En réalité, j’étais au Salon du Livre pour assister à la conférence sur la Scène Numérique : « Livres illustrés : de la page à l’écran ». Dans le cadre de l’obtention de mon master Création et Édition Numériques, mes amis et moi devont réaliser un projet qui se positionne sur les problématiques suivantes : Comment passer du livre « papier » au livre numérique ? Ou alors comment d’un point de vue technique on peut obtenir de l’interactivité dans nos pages quand on sait aujourd’hui qu’une application se doit d’être multi-supports (c’est dans l’air du temps) et que le n°1 mondial des tablettes mondial (pour ne pas le citer, mais nous savons tous de qui je parle) ne lit pas les animations Flash ?
Tout d’abord, on a assisté à un temps de parole réservé à Lib’ Éditions (Livre Interactif Belin), une entreprise qui se consacre aux manuels pédagogiques numériques. Il serait intéressant d’observer l’apport du numérique dans l’éducation scolaire. Ce qu’il faut savoir, ce que le manuel numérique est ici un dérivatif du manuel « papier ». Autrement dit, il n’existe pas de manuel numérique sans manuel papier — pas à l’heure actuelle. Le document créé à partir du modèle original est enrichi de cartes interactives, de plugins multimédias (audio et vidéo ) et de schémas animés. Tout est mis en œuvre pour garantir la simplicité de l’applicatif. Sylvie Marcé, président-directeur général des éditions Belin, et Sébastien Leplaideur, directeur du développement numérique et responsable éditorial des éditions Belin, nous parlent d’une construction ergonomique du dispositif avant la question de la technicité. L’enjeu pour cette société est de fournir un véritable outil aux professeurs et leurs élèves. Pour revenir dans le domaine technique, l’application qu’ils proposent aujourd’hui utilise la technologie Flash et ils se penchent sur la question de l’adaptabilité du support. Ils nous informent d’ailleurs d’une donnée assez surprenante : dans le département de la Corrèze, un iPad sera fourni par collégien au cours de l’année 2011/2012 (plus d’infos ici). Mais aucune réelle solution n’est énoncée ici…
Ensuite, il nous a été proposé de suivre un discours autour d’« Izneo, la BD numérique à portée du clic », présenté par Régis Habert, directeur général d’Izneo, et Amélie Rétorré, directrice du développement d’Izneo. Ce concept de Bande Numérique résulte de l’association de huit éditeurs franco-belges — Bamboo, Casterman, Dargaud, Delcourt, Dupuis, Glénat, Lombart et Soleil — alliés afin d’aborder le numérique à travers la bande dessinée. De leur collaboration naît la plateforme Izneo qui propose des BD numériques en offre légale. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’aujourd’hui les BD sont plus « numérisées » que « numériques ». Comme le soulignait Mme Rétorré, on se trouve généralement face à des fichiers images de grande qualité accompagnés de leurs métadonnées, d’un tri d’accès et de leur liseuse. Cependant, de nouveaux champs d’expérimentations apparaissent : pourquoi ne pas penser à introduire du son ou de la vidéo au cours du temps afin que la bande dessinée numérique ait une sensibilité différente ? Le principal enjeu de cette démarche est donc d’attirer de nouveaux lecteurs. Passer du mode « papier » au monde du numérique implique toute une organisation autour de l’écran (grand écran, smartphone ou tablette), les couleurs utilisées dans les animations et une certaine mémoire. D’un point de vue technique, les professionnels s’interrogent sur l’apport de l’HTML5 face à la question de l’adaptabilité des supports.
Finalement, quoique la conférence fut très intéressante, aucune solution finale n’est proposée comme étant la meilleure. Ainsi, dans le cadre de nos prochaines réalisations et notamment dans la réflexion qui nous amènera à choisir quelle technologie adopter pour notre conte numérique, nous essaierons d’évaluer ce qu’il se fait aujourd’hui de manière plus globale et d’étudier la faisabilité de la solution envisagée.

En tout cas, une chose est sûre, Salon du Livre 2012, je t’attends. ^^

Carnaval de Martinique en direct

Antoine Egret

La période de l’année que je préfère est enfin arrivée. Le carnaval ! Sauf que cette fois, comme vous vous en doutez, il n’y aura pas de carnaval pour moi :( J’essaie de me remettre tant bien que mal de ma tristesse en regardant le direct. Vive les nouvelles technologies ! Si — comme moi — vous êtes exilés, loin de votre île, vous pouvez toujours regardez le défilé en direct ici !