Tou Sèl An Mwen de Saïk

Saïk, qui se fait de plus en plus présent sur les scènes nationales en ce moment, nous propose depuis une semaine, cette nouvelle chanson : Tou Sèl An Mwen. Ce titre, assez original, n’est pas sorti seul, puisqu’un clip, réalisé par Nicolas Noël l’accompagne déjà ! J’en profite ici pour souligner l’excellent travail de Nicolas Noël en tant que directeur/réalisateur de la vidéo illustrant ce titre.

Tou Sèl An Mwen, c’est une invitation de Saïk à l’évasion, dans le but de pouvoir atteindre paisiblement ses objectifs. Cette chanson est en fait un avant-goût de ce que nous réservera la compilation Touch The Sky Riddim, proposée par la maison de production BlueLagoon Music Records. On retrouvera d’ailleurs plusieurs artistes de la scène reggae/dancehall sur cette base instrumentale, des artistes comme MC Duc, Colonel Reyel, Rachelle Allison, Kendell, Jaïan K, Xelo, et bien d’autres encore.

Saïk est attendu ce soir, en compagnie d’Etana et de Saa’Turn, sur le Malecon ce soir, à l’occasion du 43ème Festival de la ville de Fort-de-France. Vous avez la possibilité d’en savoir un peu plus à ce sujet ici. Pour ma part, étant (un peu) loin de la Martinique en ce moment, je vais me contenter des prochaines vidéos, que certains d’entre vous (je l’espère) partageront de ce concert en plein air ! En attendant, je me couche, en fredonnant Tou Sèl An Mwen… :)

Vous pouvez acheter Tou Sèl An Mwen sur Amazon !

Aedo Time d’Aedo Time

Copyright : François Canar

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un groupe de reggae basé dans la ville de Lille : Aedo Time. A l’origine du groupe Aedo Time, il y a deux frères de la région Nord-Pas-de-Calais. Il y a cinq ans, ils décident de propager leur passion pour la musique roots/reggae en créant ce groupe, aujourd’hui composé de cinq musiciens et d’une chanteuse.

Les six membres de ce groupe sont donc : Axel à la guitare rythmique, Julien guitariste soliste, Manu bassiste, Nico batteur, Olvi en tant que lead vocal et Vincent au clavier. Ensemble, ils décrivent leur vision du monde, grâce à des textes chantées par Olvi en anglais.

Leur première scène a lieu courant 2012 à la MJC La Fabrique de Tourcoing aux côtés du groupe originaire de Barcelone, la Cafetera Roja. Aedo Time sort son premier EP, intitulé simplement Aedo Time le 30 mai dernier, suite à leur victoire du tremplin, le 104. Celui-ci est largement influencé par le style des chansons du groupe Groundation, dont le principal leader est Harrison ‘Professor’ Stafford que j’avais interviewé il y a déjà presque deux ans maintenant.

Aedo Time décrypté piste après piste

A Man World est la première chanson de cet EP. Il s’agit d’un titre plutôt entraînant, dont le rythme vous rappellera sans aucun doute les ambiances reggae des soirées dubstep. Sur un ton plutôt amusé, Olvi reprend les mots suivants, comme pour dénoncer l’hégémonie de l’homme dans la société actuelle.

Stop to get an eye on me
There is nothing between you and me
Your sunglasses do not please to me
And Oh my Lord, I have a man to marry me

Aedo Time

La deuxième chanson d’Aedo Time, Goodness Does Not Lie, possède un tempo plus classique, reprenant l’univers des grands morceaux de reggae. Ce morceau est probablement l’un de mes préférés car il possède plusieurs ambiances, et car il appelle à stopper les conflits et prendre véritablement conscience.

Love Is Invaluable est, comme son nom l’indique, une chanson sur ce qu’apporte l’amour à nos existences : Love is invaluable, Without love, You have nothing at all". L’amour est ce sentiment qui permet de vaincre d’autres émotions comme la jalousie, l’égoïsme, et j’en passe. Ce morceau est un pur roots, aux sonorités rappelant des riddims reggae datant des années 90.

Aedo Time se poursuit avec No Doubt, une chanson dans lequel le groupe affirme ses intentions, et sa foi dans l’avenir. Il n’y aucun doute quant à ce qu’ils veulent faire de leur vie.

Et, la dernière chanson de cet album, Watch Listen And Learn, est une des plus douces de cette compilation. Elle nous invite à être attentif aux évènements de la vie, ceux qui nous permettent d’apprendre en toute situation, et d’être capable de réagir en fonction de ce que l’on apprend jour après jour. Ce premier EP est donc un condensé de bonnes pratiques à mettre en œuvre, tout en restant capable d’user d’amour au quotidien.

Vous pouvez acheter ce premier EP d’Aedo Time sur Amazon. J’en profite ici pour remercier François Canar pour cette photo du groupe, et Manu pour m’avoir permis de découvrir leur univers musical. :)



TRACKLIST :
01 – A Man World
02 – Goodness Does Not Lie
03 – Love Is Invaluable
04 – No Doubt
05 – Watch Listen And Learn

Organ Donor de Laza Morgan et Admiral T

Copyright : Charly Clodion

Depuis quelques jours déjà, ma sœur me propose quelques-uns de ses coups de cœur musicaux, dont je n’aurais pas forcément entendu parler. Il y a déjà une semaine, elle m’a proposé d’écouter cette chanson unissant Laza Morgan et Admiral T sur un même titre.

Organ Donor sort en ce début d’année 2014, au cours du mois de février. La première version de cette chanson, sur laquelle l’artiste jamaïcain chante seul, est sorti en 2011, sur la compilation First Look du chanteur. Cette mixtape de Laza Morgan possède huit titres, tous plus engageants les uns que les autres !

Le clip d’Organ Donor a visiblement été tourné dans un hangar de la ville de Montreuil, et c’est Charly Clodion qui était à la réalisation de celui-ci. Organ Donor commence avec les notes d’un synthétiseur, et c’est la première voix d’Admiral T qui nous informe qu’ils sont tous deux réunis pour tirer des "rafales d’amour", donner leurs cœurs, comme des donneurs d’organes.

Cette chanson, au tempo plutôt reposant, se veut révélatrice de tout ce que nous sommes capable de faire par amour pour sa famille, pour ses amis. Elle évoque le don de soi au quotidien, cette capacité à répondre toujours présent pour aider les autres, sans rien attendre en retour.

C’est une chanson sur l’amour. Ça parle de sacrifice. J’y explique que je suis prêt à me sacrifier pour mon frère. C’est un titre qui parle de ce que tu es capable de faire pour ta famille.

Je l’ai écrit en quinze minutes, parce que les paroles sortaient directement de mon cœur. Et je voulais en profiter pour dire un BIG UP à Admiral T, qui est venu m’accompagner sur ce titre !

Laza Morgan

Laza Morgan est reconnaissant de la vie qu’il mène, et demande au Tout Puissant de toujours veiller sur les siens, alors qu’Admiral T nous délivre ces paroles : "La vie est belle, La vie est belle, Tous les jours, Remercie le Ciel, Même si nos problèmes sont réels, On aperçoit l’arc-en-ciel".

A noter que Kalash est également présent dans le clip de cette chanson. On l’aperçoit de temps en temps à l’image, entrecoupé par de jolies demoiselles, légèrement vêtues… :)

Make It Bun Dem de Damian Marley et Skrillex

Copyright : Radio Tónic

Je découvre aujourd’hui cette chanson Make It Bun Dem, une collaboration musicale que je n’aurais absolument jamais imaginé entre Damian Marley et Skrillex. Damian Marley est un chanteur de reggae, Skrillex s’illustre dans la musique électro… Et pourtant ! Les deux artistes ont tenté ce pari fou, il y a déjà un peu plus de deux ans (désolée pour mon retard), d’associer leurs deux univers pour réaliser ce titre.

Le single de Make It Bun Dem est sorti pour le grand public le 28 février 2012. La chanson est d’abord proposé sans aucune parole. La base instrumentale de cette chanson n’avait même aucun nom, et ce sont des fans qui ont proposé en premier lieu d’utiliser le sample qui reprend ces mots "Rudeboy bass, mash up di place !". Skrillex propose alors cette version de Welcome To Jamrock.

Et Damian Marley surenchérit. Il propose d’y ajouter ses propres paroles pour accompagner la nouvelle instru imaginée. C’est ainsi que naît Make It Bun Dem. La première version de cette chanson, comme telle, est entendue à Las Vegas fin janvier 2012. Damian Marley propose ensuite cette chanson sur son compte Souncloud le 16 avril 2012, et le clip sort au mois de septembre sur le compte YouTube de Skrillex cette fois.

Le clip est produit sous la direction de Tony Truand, et est filmé dans le Lincoln Park, dans l’état du Michigan aux Etats-Unis. Il est assez sympathique d’ailleurs ! Et il faut savoir que les deux enfants choisis pour cette vidéo sont des ressortissants de la ville, une image assez plaisante du caractère des deux artistes. M’enfin… Vous me direz ce que vous en pensez, mais j’ai bien aimé ce titre, sur lequel je suis tombée par hasard, magie de l’Internet !

Who Knows de Protoje et Chronixx

Copyright : Yannick Reid

Il y a déjà quelques semaines, j’ai découvert ce titre, mettant à l’honneur deux artistes que je considère comme les leaders de cette nouvelle scène reggae : Protoje et Chronixx. Cette chanson, appelée Who Knows, est le premier single commercialisé de l’album prévu prochainement par Protoje.

Il y a un peu plus de trois mois déjà, ces deux ambassadeurs du reggae ont décidé de collaborer sur ce morceau, un peu roots, pour ajouter leur plume et leur style à cette base instrumentale que nous propose Sir Winta James, un des piliers jamaïcains de la production en matière de riddim. Leur duo est d’ailleurs dorénavant disponible en vidéo, grâce à un clip dont la réalisation est orchestrée par le studio Storm Saulter – je précise d’ailleurs ici que celle-ci montre la beauté naturelle de nos îles…

Ce premier single de l’album à venir de Protoje est une belle entrée en matière du chanteur d’Arguments. Who Knows est finalement un titre assez positif, qui nous enseigne l’art de vivre simplement : soyons reconnaissants en toute situation, peu importe les tracas quotidiens… car après tout "Qui sait ?". Dans le clip, Chronixx et Protoje doivent se rendre à un concert ayant lieu dans une soirée se déroulant sur la plage. Les deux acolytes se retrouvent bien embêtés lorsque leur voiture tombe en panne. Que font les deux artistes ? Ils n’abandonnent pas, et des femmes viennent à leur secours, en leur permettant à la fois de profiter du paysage. Avant de se faire attraper par la police… La morale que l’on pourrait en tirer, c’est que l’on peut toujours trouver une solution à tout problème. La vie est, de toutes les façons, un cercle vicieux.

Vous me direz ce que vous penser de cette nouvelle scène reggae jamaïcaine. Et d’ailleurs, pendant que j’y pense, Chronixx est en ce moment en train de concevoir de nouveaux titres, pour un travail de communication, comme son projet Dread & Terrible.

Festival Tropiques en Fêtes en 2011

Copyright : Christelle

Souvenez-vous, il y a trois ans ! Je profite de ce week-end, largement dédié au Festival Tropiques en Fêtes de la Foire de Paris, pour rebondir sur l’évènement et vous proposer un petit résumé de ce qu’il y avait eu il y a trois ans, alors que le podium de ce festival se tenait encore à l’entrée de la Foire.

Découvrez le Festival Tropiques en Fêtes de la Foire de Paris 2011 en vidéos ! L’ensemble des moments décrits dans cet article se retrouve dans la playlist proposée ici. UNE ASTUCE : Vous pouvez sélectionner la vidéo que vous souhaitez visionner en cliquant sur le bouton « Playlist » de YouTube.

C’était donc le très bon groupe Original H qui ouvrait le bal ! Original H, pour ceux qui ne les connaissent pas, est un groupe d’artistes chanteurs et musiciens qui s’illustrent dans le genre musical qu’est le konpa. Le konpa est une musique originaire d’Haïti qui a émergé au XIXème siècle. Ce genre musical est popularisé en 1955 avec des musiciens comme Nemours Jean-Baptiste d’abord dans les Antilles, puis à l’international. Original H, qui n’est pas habitué à se produire sur scène seulement pour quelques minutes (il faut savoir qu’un morceau de konpa dure au moins 7 bonnes minutes de manière générale), nous interprète d’abord Choké avant de nous offrir Ouvè Pot La, avec une introduction reprenant Alors On Danse de Stromae.

C’est ensuite Thierry Cham qui monte sur les planches de ce Festival Tropiques en Fêtes. Bien connu du public présent sur place ce jour-là, Thierry Cham chante d’abord Océan, titre avec lequel il s’amuse à montrer toute sa puissance vocale. Après un magnifique I Love Youuuu chanté accapella, il poursuit avec le titre Lanmou Idéal, dont le refrain reprend ces mots : "Sa ki ni entre nou sé lidéal, An lanmou pou nou isé lé voiles, Sa ki ni entre nou sa pa banal, An limiè, an zéclè, an zétwal". Il finit son show en déclarant un amour idéal pour les tropiques en citant Haïti, la Guadeloupe, la Martinique, l’Afrique et la Réunion.

E.sy Kennenga entre sur scène, guitare à la main. Après avoir saluer la foule, il nous déclare qu’il fera tout pour toujours avoir du love dans son cœur. C’est donc avec la chanson Love Adan Tchè Mwen qu’il démarre sa représentation vocale ce soir-là. Il apporte ainsi une sacrée note acoustique à ce concert en plein air. E.sy Kennenga a choisi de jouer pour son deuxième morceau un titre de son répertoire aux sonorités carnavalesques : Nou Anlè Sa. Sous les acclamations, le chanteur martiniquais nous fera partager l’ambiance présente dans les rues des villes antillaises en chantant "Es zot paré pou nou mété difé…".

A peine arrivée sur les planches, Kim commence à fredonner les phrases : "Je le sens, c’est lui l’homme de ma vie, Sa douce voix sans cesse me chavire, Son parfum m’enivre, je sens le désir, Je veux qu’il soit mon avenir". C’est ainsi qu’est donc introduit Confidence sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes. Pour sa première fois à la Foire de Paris, Kim nous dévoile deux titres de son album Premiers pas sorti en 2009 chez Maxi Flow. Elle poursuit avec Je Suis Accro, une de mes chansons préférées dans son répertoire. Kim dédie ce morceau à toute la gente féminine. Je tiens à souligner le bon travail des musiciens sur ce titre d’ailleurs, ils nous en offrent une version semi konpa que le public parisien a adoré tout autant que moi. J’ai également adoré la douceur apportée par la chanteuse alors qu’elle récitait les paroles "Tout ce que j’ai sur le cœur, Je suis condamnée à le garder".

La Mc Malcriado est un groupe dont les quatre membres sont d’origine cap-verdienne. On retrouve parmi eux Stomy Bugsy, Jacky Brown des Nèg Mawons, Izé et JP des 2 Doigts. Ils sont habillés d’un tee-shirt reprenant les mots Fidju Di Kriolu, aussi nom de leur album sorti en 2011. L’expression "fidju di kriolu" signifie "fils de créole". Au Cap-Vert, elle perçue comme une émotion particulière pour toute la population émigrée de l’île fière de sa culture et de sa diversité. C’est ce qu’ils veulent nous transmettre à leur tour sur scène, puisqu’ils font un hommage particulier à toutes ces personnes fières de leur racine et de leur couleur de peau. Ce soir-là, La Mac Malcriado chante d’abord Assim Ki Fetu dans un rythme effrené, puis Funan´.

C’est ensuite un couple de danseurs qui prennent le relais sur les planches. Il nous font une présentation de la kizomba en nous faisant une petite démonstration sur la chanson de Nelson Freitas, Rebound Chick. La kizomba est une danse originaire d’Angola. Il s’agit d’un mix de semba traditionnel avec du merengue traditionnel et de Kilapanda. La kizomba se caractérise entre autres par son tempo lent, son beat puissant (avec la résonance de la basse) et la langue utilisée pour les paroles, à savoir le portugais.

Orlane est la prochaine artiste à chanter. Elle commence toniquement avec le titre Nalé, un hymne à la beauté des tropiques, notamment la Réunion, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, d’Haïti et Saint-Martin. Elle chante "Chéri mwen anvi bo Mami tout la fanmi, Santi lodè vani gadé lè mang fléri, Bwè dité sitwonel lanmou nou ké pli bel". Orlane poursuit avec la chanson Déposer les Armes, une chanson d’amour, alors que d’ores-et-déjà le public semble lui réclamer Chokola. Avant de soumettre à cet exercice, la chanteuse commence une version a cappella de cette chanson durant laquelle elle s’amuse avec son public à tenir une longue note. Elle lance un mini concours, qu’elle gagne largement d’ailleurs, et finit son passage sur scène avec cette chanson du coup.

La prochaine artiste à se présenter sur la scène est Tina Ly. Elle chante en premier lieu la chanson Reviens-Moi. Les excellents musiciens qui l’accompagne sur scène lui permettent de proposer une version un peu plus saccadée, ressemblant fortement au dancehall, durant laquelle le public doit reprendre les phrases "Baby, reviens, Baby reviens moi". Tina Ly introduit ensuite le titre A Tes côtés, qu’elle chante normalement avec Richard Cavé de Carimi. Mais c’est finalement Ali Angel qui la rejoint sur scène, pour le plus grand plaisir de l’auditoire surpris. Cette chanson lui permet de rappeler son amour pour Haïti, et d’offrir un peu de konpa à nouveau au public. Les deux chanteurs vont d’ailleurs danser un instant ensemble. C’est ensuite Lynnsha qui retrouve Tina Ly. Les deux chanteuses chantent alors Pa Ni Tan, leur chanson qui date de l’année 2009.

Lynnsha reste ensuite seule le temps d’interpréter Ma Rivale, une chanson qu’elle chante normalement en duo avec Lady Sweety. Lynnsha va proposer à son public quelques pas de danse sur un rythme ressemblant cette fois plus à du soukouss ou du coupé décalé, avant de reprendre la partie de Lady Sweety et donc de toaster le temps de quelques phrases. Elle appelle ensuite Jacky et Ben J des Nèg Mawons pour chanter Mon Idéal.

Après un interlude proposé par un groupe de danse venu se représenter le temps de quelques chansons, c’est Tom Frager qui arrive sur scène. Dans un style reggae et avec une guitare électrique bien prédominante, il nous entonne les phrases "An pansé pou la Gwada, Tou lé jou, Tou lé jou ké Bondié ka fè, Nou ka éséyé tchenbé, Moun Gwada, Fo mwen di zot konbien zot té ka mantché mwen, mèm si zot pa janmé kité tchè an mwen." reprises de la chanson Miss Gwada. Tom Frager interprète ensuite Lady Melody, une chanson plus largement connue du public, puisqu’il n’a presque plus besoin de chanter les paroles tant sa voix est complétée par celle de son auditoire à l’unisson. Le chanteur, versatile, nous propose également une version dancehall grâce à cet orchestre de musiciens décidément exceptionnels.

C’est enfin Admiral T qui monte sur les planches du Festival Tropiques en Fêtes. Très attendu par le public parisien, Admiral T fait son entrée avec Fos A Péyi La, une chanson qu’il chante normalement accompagné du groupe Kassav. Et là, de manière encore plus flagrante que pour Lady Melody, Admiral T pourrait pratiquement s’arrêter de chanter pour laisser son public célébrer chacun de ses titres. Le chanteur guadeloupéen va même se permettre de descendre dans la foule et ainsi partager l’ambiance qu’il crée lui-même ! Sur "fos a péyi la" c’est les poings levés que plus d’un millier de personnes se retrouvent à danser. Le chanteur ne s’arrête pas là, et nous propose même une version accélérée de son titre. A la fin de ce titre, il se sert des paroles de Rèv An Mwen pour nous offrir une interlude a cappella : "An ti réyon a solèy, Asi figi an mwen ka fè mwen sav kè sé lè a révèy, Syèl la byen blé, An ti van ka chichoté an zorey an mwen, An nou alé pwofité dé la vi, Sé an tou piti péyi, Mé sé on paradi". Un classique ! Pour honorer Haïti, Admiral T choisit ensuite de chanter Yo Pa Enmé Haïtien. Pour la dernière fois dans cette soirée, le konpa est réellement à l’honneur. Accompagné de deux danseurs, le chanteur va entonner l’expression "Nou pa bizwen sa" en proposant une petite chorégraphie à son public, chargé alors de balancer les mains en direction de la scène. Admiral T récupère ensuite quelques personnes du public, notamment des enfants, pour danser en rythme sur la scène. Il nous demandera plus tard d’ailleurs de saluer ces enfants, car sé yo ki fos a péyi la. Un tambour puissant final reprendra le traditionnel tak pi tak des musiques antillaises. Enfin, le moment attendu de tous arrive, Admiral T termine son show sur Oh Yeah, LE morceau du moment. Et c’est donc sur ce titre que se clôture la Nuit de la Foire 2011.

La clôture du Festival Tropiques en Fêtes

Copyright : Christelle

Le dimanche 11 mai dernier, se déroulait à la Foire de Paris, la clôture musicale du Festival Tropiques en Fêtes. Il y avait beaucoup d’artistes présents, prêt à nous offrir un beau spectacle avant le renouveau de la Foire l’année prochaine. Et c’est cette fois, Esthèle Dumand, Claudy Siar et Logan qui étaient chargés d’orchestrer le show de cette clôture.

Par ailleurs, sachez que les photos que j’ai prises, vous permettront de bien saisir l’ordre de passage des différents artistes ce soir -là sur la scène. Je suis bien plus satisfaite du rendu de ces photos, que de celles de la nocturne du Festival Tropiques en Fêtes. Il faut dire, que cette fois, je n’étais pas trop mal placée !

La communauté tahitienne à l’honneur

C’est ainsi que l’on retrouve Ken Carlter pour représenter l’île Tahiti en ce dimanche à la Foire de Paris. Ken Carlter est un chanteur, auteur et compositeur d’origines polynésienne, française et italienne. Il est connu pour de nombreux titres et notamment sa collaboration au sein du groupe ManaPacific avec Tea, le chanteur qui le suivra sur la scène. Ken Carlter nous interprète une magnifique reprise de Somewhere over the rainbow. Accompagné d’un de ses amis, il reprendra également un titre bien connu avant de nous chanter Tahitian Boy, un titre bien plus rythmé que les précédents.

Tea s’accompagne d’un ukulele afin de gravir les planches du Festival Tropiques en Fêtes. Le chanteur sera également en compagnie d’un homme au clavier, qui l’assistera tout au long de sa représentation. Tea va nous proposer des titres, dont je serais bien incapable de vous dire le nom, aux sonorités typiques des îles polynésiennes. Sa dernière chanson sur scène s’inscrit dans un genre plus dancehall/pop à mon sens. Il quittera la scène en nous disant un mauru’uru (merci) pour le courage qu’ont eu les spectateurs qui, comme moi, sont restés sous la pluie, le découvrir en live.

Des influences soul et jazzy

Gaby Diop est une chanteuse d’origines martiniquaise et sénégalaise. C’est la première artiste que je découvre en ce dimanche là, à la Foire de Paris. En ce début d’année 2014, Gaby Diop a sorti un album du nom de Limyè Mwen. Sa carrière musicale est tout juste sur le point d’être massivement reconnue à mon sens, l’artiste se donne les moyens d’y arriver, et ça marche plutôt bien ! La chanteuse a ainsi participé au concours Tremplin Soul’R Sessions de TraceTV, aux côtés d’Indy Eka, la grande gagnante.

Un peu plus tard, ce sera au tour de Freepon d’entrer sur scène. Habillé d’un joli ensemble chic, il offre au public parisien une des chansons figurant son EP sorti au mois de janvier 2014 Nu Soul Creole, Pamela. Ce titre basé sur la base instrumentale de la guitare n’a rien de romantique, et n’est absolument pas dédié à une certaine Pamela. Non, il dénonce l’implication des gens dans la vie d’autrui. Il nous permet de réfléchir, avec un ton humoristique, sur la manière dont il faut vivre sa vie, sans se préoccuper de ce que peuvent dire les autres.

Le zouk massivement représenté

Thierry Cham est le premier des chanteurs de zouk à monter sur les planches ce soir-là. On ne présente plus ce grand chanteur, qui aujourd’hui, possède à son actif plus de 20 ans de carrière professionnelle dans la musique. C’est bien évident ce titre, Océan, qui nous reprendra ce soir-là, avec un auditoire qui lui servira de chœurs. Habillé d’un tee-shirt représentant the King of Pop, Michael Jackson, Thierry Cham anime son show de ses performances hip-hop et terminera sa chanson avec un battement de cœur, sous les rires et applaudissements du public parisien.

La chanteuse guadeloupéenne, Njie, le suit de très près sur scène. Njie, qui elle aussi possède une grande carrière musicale, décide de ne pas nous interpréter les tubes qui lui ont permis d’être sur le devant de la scène nationale, comme Dadoué ou J’ai Trouvé (l’une de mes préférées). L’artiste féminine nous interprète en premier lieu Charmant, avec une démonstration assez marrante d’hommes, qui à tour de rôle, défileront pour conquérir son cœur. Le dernier d’entre-eux lui offrira même une rose blanche sur scène. Puis, la chanteuse nous interprète Mazouk Soleil, accompagnée d’un groupe de danseurs de mazouk. J’ai adoré la voir évoluer sur scène, pour la première fois.

Un peu plus tard dans la soirée, ce sera à Marvin de conquérir le cœur du public féminin venu massivement l’accueillir auprès du podium. Pour ma part, je serais, une fois encore, bien incapable de vous dire quelles sont les chansons chantées ce soir-là, mais l’ensemble des femmes/jeunes filles à côté de moi semblaient connaître les paroles de ces chansons par cœur !

Des notes légèrement plus dancehall

Le dancehall avait définitivement sa place en cette clôture de festival. C’est d’ailleurs chouette de voir à quel point les mentalités ont évoluées à ce sujet, et à quel point ces artistes marquent de plus en plus les générations de tout âge. Saïk nous propose alors un medley composé d’un grand nombre de ses titres, présents sur l’album Second Souffle. Il introduit ces morceaux avec un prélude de L’Ecole sur l’Avè Riddim. Il nous interprète ensuite des couplets de chacun des morceaux suivants : You And Me, Je t’emmène, Mamamia et pour finir Sexy Swaggaring.

Admiral T était probablement l’artiste le plus attendu sur l’estrade. Il va clôturer le show avec une intensité qui est propre à l’ensemble de ses shows. Admiral T est cet artiste versatile, qui touche à tout, capable de passer du dancehall à la musique traditionnelle, au zouk, en un rien de temps. Il va nous présenter plusieurs de ses titres bien connu, notamment Perle Rare sur l’EDF Riddim, Fanm Fatal et surtout Ti Milo, l’excellent titre hommage à Eugène Mona présent sur la collection Léritaj Mona.

Et un peu de comédie pour détendre l’atmosphère

Aussi, tout au long du show musical, plusieurs comédiens nous ont rendus visite sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes. Je n’ai malheureusement pas tous retenus leurs noms, mais il y avait par exemple Patson. Patson est un humoriste français originaire de la Côte d’Ivoire. Il est connu et même reconnu de par ses divers passages au Jamel Comedy Club.

Il y avait également le duo Domino, une femme noire, Laurence Joseph, un homme blanc, Laurent Tanguy. Je le précise car l’ensemble de leur show s’en tient à cette image. Domino parcourt avec humour le possible quotidien de deux personnes de couleurs et de cultures différentes. Il nous parle sans détour des situations gênantes au quotidien pour ce couple formé par une antillaise et un métropolitain. Domino est actuellement sur scène au Théâtre BO Saint-Martin de Paris.

J’ai vraiment passé un excellent moment à ce Festival Tropiques en Fêtes 2014. La diversité des artistes présents m’aura permis à la fois de profiter de sonorités que je ne connaissais pas particulièrement jusqu’alors, et de me laisser porter par la voix de ces artistes que j’aime tant.

Gaby Diop à la Foire de Paris

Gaby Diop à la Foire de Paris

Gaby Diop à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

A la Foire de Paris

A la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

La nocturne du Festival Tropiques en Fêtes

Copyright : Christelle

Vendredi 9 mai dernier se déroulait, à la Foire de Paris, la très célèbre Nuit de la Foire. En cette soirée, comme le veut la coutume, un certain nombre de concerts sont organisés dans l’enceinte de la Foire, pour le plus grand plaisir des parisiens. En compagnie de ma tante, j’ai ainsi assisté à la Nocturne du festival Tropiques en Fêtes, qui réunissait entre autres des artistes originaires des « Tropiques » qui s’illustrent dans des genres de musique assez diversifiés : de la soul, du traditionnel, du jazz, du reggae, du zouk, etc..

J’ai vraiment fait du mieux que j’ai pu pour prendre les quelques photos que vous trouverez ci-dessous. Malheureusement, de mon mètre 61, il m’était très difficile de pouvoir rivaliser avec le public présent, j’étais bien trop mal placée dans la foule ! En revanche, vous remarquerez qu’au fil du temps, je me rapproche peu à peu de la scène, grâce aux départs de certains (peut-être trop fatigués pour assister à l’ensemble du show, merci à eux haha!), et que mes photos deviennent de plus en plus exploitables.

Indy Eka, une valeur montante de la soul

Quand je suis arrivée face au podium de la Foire de Paris, Indy Eka était déjà sur la scène, en train de nous interpréter une chanson de son répertoire. (Je vous propose d’écouter ci-dessous Mama Africa.) Et d’ailleurs, je dois souligner que je pense avoir malheureusement raté le passage d’Ines Khai, une chanteuse originaire de la Guadeloupe, annoncée dans la liste des artistes présents ce jour-là à la Foire de Paris.

Indy Eka est la grande gagnante du Tremplin Soul’R Sessions, un concours organisé par Trace Urban qui a pour objectif final de permettre aux nouveaux talents de la scène musicale émergente de se faire connaître. Ainsi, il regroupe des artistes s’illustrant dans la soul, le R&B, le gospel, et j’en passe. Il est d’ailleurs encore possible d’écouter toutes les prestations des 16 finalistes de ce dernier concours sur le compte SoundCloud de Tremplin Soul’R Sessions (on retrouve parmi eux la chanteuse d’origines martiniquaise et sénégalaise Gaby Diop).

Un univers jazz soul créole avec Florence Naprix

C’est ensuite au tour de Florence Naprix d’entrer sur scène pour nous interpréter deux chansons de son répertoire : Kaz An Mwen et Zétwal An Mwen. Florence Naprix est une artiste originaire de la Guadeloupe. Elle commence très jeune à se passionner pour la musique, avec son amour pour le piano. Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald et Erykah Badu sont d’ailleurs des artistes qui vont très fortement influencer Florence Naprix dans ses choix de carrière.

Quand elle arrive sur la scène de la Nuit de la Foire, Florence Naprix a bel-et-bien l’intention ferme de faire découvrir son univers à son auditoire. Pour ma part, je ne la connaissais que de nom, et je ne m’étais jamais réellement penchée sur ses capacités vocales. Ses deux interprétations ce soir-là m’ont donc permis de compléter ma découvert d’un personnage que j’ai trouvé vivant, chaleureux et engagé. La dernière chanson de son passage sur scène, Zétwal An Mwen, est avant tout une chanson pour redonner de l’espoir. Florence Naprix va alors proposer à son public d’entonner avec elle le message puissant : Pa lagé / Fò’w kenbé (Ne lâchez rien, tenez bon!, sous-entendu face aux épreuves de la vie).

Le zouk fortement représenté par Yoan, Warren et Fanny J

En effet, le zouk avait pleinement sa place dans cette Nocturne du Festival Tropiques en Fêtes, car après tout, ce genre musical tire bien son origine des « tropiques ». C’est ainsi, Yoan, qui tient le rôle de l’élément déclencheur ici. En entendant sa chanson, et son nom, j’ai tout de suite pensé ne pas du tout connaître cet artiste (au vu de ma terrible affection du zouk…), mais pourtant, il y a bien longtemps que Yoan est dans le monde de la musique. Ce chanteur, à la voix mémorable, a longuement fait partie du groupe Trade Union, connu entre autres pour ses chansons Quand On Aime et D’un mot, mais surtout pour sa collaboration avec Booba sur le magnifique titre Au Bout de Mes Rêves (l’un des rares que j’aime de ce rappeur français d’ailleurs, je sais, je sais…). Yoan est donc venu sur scène nous présenter ce soir Emmène-Moi, en nous promettant de revenir bien vite sur le devant de la scène musicale avec un nouvel album prévu pour septembre 2014, et une collaboration à venir avec Kalash.

C’est ensuite au tour de Warren d’entrer sur la scène, sous les forts applaudissements de la gente féminine. Comme à son habitude Warren a réussi à captiver l’ensemble de son auditoire. Je serais, pour ma part, bien incapable de vous dire le titre de la chanson qu’il a interprété ce soir-là, mais force était de constater que toutes les paroles de celle-ci était connues par cœur de l’auditoire parisien (et de ma tante…). Il a introduit ensuite l’une de ses collaboratrices de prédilection dans le domaine : Fanny J.

Fanny J possède un nombre de fans qui augmente avec le temps. Elle est arrivée sur scène, tout sourire, pour nous proposer de partager quelque chose qui lui tenait véritablement à cœur. C’est ainsi qu’elle nous offre le titre Aucune Larme, une chanson de son nouveau répertoire, encore méconnue, puisque pas encore commercialisée à cet instant. Elle nous explique dans le contexte de cette chanson, que malgré les épreuves qu’elle a connues depuis le début de sa carrière, et que malgré les médisances ou autres broutilles de ce genre, elle est reconnaissante pour tout l’amour qui lui a transmis son public jusque là. Très émue, elle nous propose alors cette chanson, non sans larmes, et finit sa représentation en nous précisant qu’elle travaille actuellement sur la préparation d’un nouvel opus.

Un aperçu de la richesse culturelle de Victor O

Victor O, chanteur d’origine martiniquaise à la douce voix, était également un invite de cette Nuit de la Foire parisienne. Comme ce dernier vient tout juste de sortir son deuxième album Diasporas, il en a profité pour nous interprété le titre phare de cet album de manière inédite Diasporas. C’est ce titre que j’ai filmé et que vous retrouverez donc ci-dessous.

Son passage sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes ne s’est pas terminé sur ces notes. Victor O nous offre ensuite un puissant Vini Dou, en mode force tranquille. Le public, d’autant plus connaisseur cette fois, accompagne le chanteur en reprenant les paroles du refrain : Vini dou, Mwen bizwen touché fon tchè’aw, Pa di mwen non non non non, Ou sav ke mwen lov de vou, Lanmou sé an bagay ki dou, Fodré ké ou sonjé sa, Pa di mwen non non non non, Tou sa ou lé mwen ké sa ba’w ». Ce titre, l’un de mes préférés du répertoire de ce chanteur de mon île, est posé sur le rythme d’une guitare acoustique, d’une guitare basse et d’autres percussions nous rappelant le kompa made in Haïti.

Joëlle Ursull, marraine du Festival Tropiques en Fêtes

Eh oui ! Jöelle Ursull ! Comme elle l’a si bien dit, pas sûr que les jeunes demoiselles de 15 ans présentes devant la scène de ce concert plein air, soit bien au courant de qui elles avaient sous leurs yeux… Mais c’était un plaisir d’apprendre que Joëlle Ursull était tout simplement la marraine de cette soirée. Elle nous a interprété plusieurs chansons tirées de sa discographie. Juste gracieuse, elle arrive sur scène une première fois habillée d’une jolie robe noire mettant toutes ses formes en valeur, pour nous chanter entre autres White and Black Blues.

Un peu plus tard, notre marraine revient avec un afro sur cette scène, cette fois dans le but de bien relancer le dynamisme de la soirée, malgré la pluie, avec son titre Amazone. Avec cette chanson, Amazone, elle nous invite à l’accompagner vocalement sur des rythmes bien connus du grand public.

Une touche de soul avec Gage, Vigon, Bamy, Jay et Yoann Fréget

Au vu de l’affluence qui lui était réservée, Gage était massivement attendu par les personnes présentes ce soir-là à la Nocturne de la Foire de Paris. Cela faisait un moment que je n’avais pas spécialement entendu parler de lui, et c’était assez rafraîchissant de le découvrir en live. C’était la première fois que je le voyais en live. Sa voix est tout simplement magnifique. Gage nous propose l’un des titres qui l’a rendu célèbre Pense A Moi, mais aussi Vient Danser par exemple. Gage nous présentait son nouvel album Soul R.Évolution sorti le 3 mars dernier.

C’est ensuite aux incroyables Vigon, Bamy, Jay, qui composent un groupe souvent surnommé à juste titre Les Soul Men – surnom qui fait aussi référence au nom de leur dernier album – de mettre un rythme fou sur la scène dédiée à cette nocturne du festival. Les trois chanteurs, ayant tous accomplis à leur manière d’illustres choses dans le monde de la musique, nous proposent alors un show complètement ancré dans la musique soul/gospel américaine. Ils ont dépensé, ce vendredi, une telle joie de vivre que le public s’est massivement rapproché des planches. Je ne connaissais d’ailleurs pas du tout leur univers, et les deux seuls morceaux extraits de leur répertoire ce soir-là, m’ont rendue extrêmement curieuse à leur sujet !

Ils nous ainsi interprétés Soul Man reprenant naturellement la phrase I’m Soul Man. Vigon, nous invite à crier avec lui un terrible « Aaayyyyy » avant de reprendre le tube planétaire Stand By Me de Ben E. King, et donc nous encourageant à implorant avec eux la fameuse darling "So darling, darling / Stand by me, oh stand by me / Oh stand, stand by me / Stand by me". Je ne savais pas du tout qu’ils seraient présents ce soir-là, mais ils m’ont littéralement fait sourire !

Enfin, Yoann Fréget pour clôturer le spectacle (ou en tout cas, pour moi) ! Yoann Fréget est le gagnant de la deuxième édition française de The Voice. Pour ma part, je n’ai pas du tout suivi ce programme, et donc je ne connaissais pas du tout l’univers artistique de ce chanteur. C’était une chouette découverte, parce que, pour tout vous dire, je m’apprêtais à prendre le chemin du Tram pour rentrer chez moi, et sa voix, m’a touché, et je suis donc restée le regarder ! Il nous chante une première chanson dont je n’ai pas retenu suffisamment de paroles pour vous dire ce que c’était… mais nous interprète ensuite un powerful Couleurs love. Yoann Fréget nous invite ainsi à être plein d’amour les uns envers les autres, et son refrain reprend les mots suivants : On a chacun le pouvoir, De changer le cours de l’histoire, Et soudain se voir, Couleur lo-lo-lo-love, Comme les passants qui s’étalent, Et vont peindre les étoiles, Pour que les soleils toujours dévalent, Couleur lo-lo-lo-love. Yoann Fréget est arrivé tel un ovni, et nous a entièrement fait partager son amour pour la musique.

La Nocturne du Festival Tropiques en fêtes se termine ici pour moi. C’était un lot de bonnes surprises, accompagné d’artistes que je connaissais déjà, que j’ai tout autant apprécié à redécouvrir en représentation musicale.

Indy Eka

Indy Eka

Florence Naprix

Florence Naprix

Florence Naprix

Florence Naprix

La présentatrice

Yoan

Warren

Warren

Warren

Corners Of My Mind de Tanya Stephens et Sanjay

Copyright : TanyaStephensVEVO

Cette chanson m’a fait simplement perturbée à la première écoute… Tanya Stephens a signé son grand retour sur le devant de la scène en fin d’année 2013 avec son neuvième album intitulé Guilty.

Cet album, dont je n’avais jamais entendu parlé avant la commercialisation de ce single Corners of My Mind, possède 16 chansons reggae toutes plus attractives que les autres. Je vous écrirai peut-être une chronique dessus un de ces jours… En attendant, cette chanson, qui réunit Tanya Stephens et Sanjay, et qui est d’ailleurs le seul featuring de Guilty, est juste un diamant à l’état brut !

Tout d’abord, ce sont les sonorités de ce morceau qui m’ont tout de suite plu. Il s’agit d’un mélange de reggae et de dancehall dans lequel la guitare électrique fait son apparition par moments pour accentuer toute la notion tragique des paroles de cette chanson d’amour. On comprend, si on écoute cette fois les paroles de Corners of My Mind, que ce titre défend le point de vue bien différent de deux personnes ayant été en couple. C’est bel-et-bien la femme qui a pris la décision de mettre fin à cette relation qu’elle ne jugeait pas saine. L’homme apparaît ici comme quelqu’un de nostalgique, qui voudrait que son ex lui donne une autre chance. Il n’arrive pas à comprendre pourquoi tout est fini entre eux et voudrait juste qu’ils soient ensemble, même si cette relation ne doit être qu’amicale. Il ne se voit pas vivre sans cette femme.

Et c’est ensuite ce clip, qui m’a juste bouleversé… Dans cette vidéo, Tanya Stephens joue le rôle de la femme qui souhaite sa liberté. Elle arrive accompagnée chez son ex, interprété par Sanjay, afin de récupérer les affaires qu’elle a laissé chez lui. Alors qu’elle répertorie l’ensemble de ses affaires, elle tombe sur un bracelet qui lui a été offert par son ancien amant. Les différents champs de caméra proposés nous laissent entendre que ce bracelet a une énorme valeur sentimentale. En effet, il s’agit d’un cadeau de Sanjay, et presque de manière nostalgique, Tanya se retrouve dans les bras de son ex. Alors qu’on croit au renouveau de leur flamme, petit à petit, on comprend que c’est en réalité un amour égoïste que ressent l’homme. Il sort en effet un pistolet et Sanjay accentue la portée de son geste, en chuchotant au creux de l’oreille de son amante morte les mots "Can i remind you of words like 'Forever'".

On comprend alors que la vidéo, et finalement cette chanson, est un hommage aux femmes qui subissent la violence de leurs partenaires. Par ailleurs, ces deux statistiques impressionnantes nous sont proposées en fin de clip :

According to a 2013 global review if available data, 35 per cent of women worldwide have experienced either physical and/or sexual intimate partner violence or non-partner sexual violence.

Un Women

Some national violence studies show that up to 70 per cent of women have experienced physical and/or sexual violence in their lifetime from an intimate partner.

Un Women

Je ne sais pas ce que vous penserez de cette fin tragique, ni de cette chanson, mais pour le coup, c’est assurément l’un des titres qui m’aura le plus marqué en ce début d’année 2014. Corners of My Mind est définitivement un de mes coups de cœur du moment !

Life.Music.Love de Mischu Laikah

Copyright : Mischu Laikah

The show must go on !

Et c’est donc avec cet album très acoustique que je vous propose de redécouvrir Mischu Laikah en ce mois de mars plutôt ensoleillé : Life.Music.Love.

Mischu Laikah est une artiste âgée de 29 ans née aux Pays-Bas. Dès son plus jeune âge, cette chanteuse s’est retrouvée baignée dans le monde musical. Sa mère, Lorna Richardson, est une guitariste et choriste de profession. Âgée de 12 ans, Mischu Laikah part en direction de l’île de St Martin, l’île natale de sa mère, avec toute sa famille. C’est ainsi que diverses influences musicales entre dans sa vie, notamment le reggae, et qu’elle se construit une identité qui lui est propre. A 19 ans, elle retourne aux Pays-Bas afin de poursuivre ses études et consacre une place importante à la musique. En 2008, Mischu Laikah sort cette chanson, I Wish, qui fera d’elle une artiste dont je suis désormais le parcours. Cette chanteuse, qui est actuellement en tournée à l’île de St Martin, fait également partie de l’association Dare To Dream, une fondation créée dans le but d’aider les jeunes de l’île à réaliser leurs rêves.

Je vous avais rapidement dressé le portrait de Mischu Laikah en février 2012, vous annonçant qu’elle travaillait à cette époque, sur son premier album solo. Et c’est donc cet album, sorti à la fin de l’année 2012 que je vous présente aujourd’hui. Life.Music.Love est un condensé de bonne humeur et de positivité, "music that just makes you feel good about yourself" comme le dit si bien la chanteuse elle-même.

Des notions d’amour, un parfum d’espoir

Roots est la première chanson de Life.Music.Love et s’annonce comme le fil conducteur de la première partie de cet album. Cette jolie chanson acoustique dans laquelle la guitare est l’instrument prédominant nous renseigne sur la place que possèdent la musique et les origines caribéennes dans la vie de la chanteuse néerlandaise. Mischu Laikah nous explique ici que ses racines font entièrement partie de ce qu’elle est aujourd’hui : elle est visiblement reconnaissante vis-à-vis de cette diversité culturelle que lui a apporté la vie. Elle s’en sert comme une force et une fierté dans son quotidien. Tout l’amour qu’elle ressent est dû à cette richesse car après tout, pour reprendre ce que disait Antoine de Saint-Exupéry, « Il n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie. ».

L’album se poursuit ensuite avec des sonorités toujours propres à la chanteuse. Mischu Laikah nous fait ainsi un hommage au courage des femmes du monde avec la deuxième chanson de Life.Music.Love : Strong Woman. Celle-ci nous montre l’image de cette femme forte, moderne, qui se bat jour après jour pour y arriver dans la vie : « She knows her life is anything but easy, She works so hard there’s no time to be free, She knows that she can do it on her own ». La femme actuelle est une femme indépendante. Cette phrase vous semblera probablement féministe, pourtant Mischu Laikah ne fait qu’évoquer un fait qui se révèle aujourd’hui être d’actualité. Dans notre société, la femme se veut autonome, éduquée, capable d’y arriver par ses propres moyens, et non plus dépendante de l’homme avec lequel elle choisit de faire sa vie.

La troisième chanson de Life.Music.Love est à l’image de cet album, en deux parties bien distinctes. Hate You commence sur les notes d’un piano. Comme son titre le suggère, cette chanson est un triste morceau d’amour. J’ai adoré la passion mise à fleur de peau de la chanteuse. Mischu Laikah semble ici marquée, presque affaiblie par ses sentiments, et pourtant si forte avec la puissance de sa voix. Le début de cette chanson contraste complètement avec le milieu de cette chanson qui arrive aux environs de la deuxième minute. Une version plus rock, où la guitare électrique fait son apparition, nous est alors offerte. Mischu Laikah nous déclare cette fois qu’elle ne s’attendait pas à cet amour inattendu, qu’elle n’aurait pas cru qu’elle s’exposait à souffrir comme ça. Avec One Night Stand, c’est ce sentiment d’incompréhension qui prend le pas sur l’expression d’amour présent en premier lieu.

C’est ensuite Do For Love qui nous est proposé d’entendre. Ce titre, qui commence également sur des notes de piano, nous démontre la réelle puissance de la voix de la chanteuse. Mischu Laikah a choisi des accords doux pour ce morceau dans lequel il est question une nouvelle fois d’amour : la jeune femme ne sait pas qu’elle serait la limite de ce qu’elle pourrait faire par amour pour celui qu’elle aime. Elle se déclare prête à prendre soin de lui "I love taking care of you" et d’avoir en sa possession tout ce dont il a besoin "Yes, I’ve got what you need".

Dans un genre un peu plus rythmé, Mischu Laikah nous interprète après Fall In Love Again.. Et c’est pour une fois la batterie qui, selon moi, possède réellement le rôle de chef d’orchestre dans ce titre. Quand cet instrument se fait plus présent, la voix de la néerlandaise s’intensifie, et la musique a une portée plus forte, influente. Cette chanson me touche particulièrement par son caractère inattendu. Un peu comme Mischu Laikah le déclare à l’égard de la personne présente dans son cœur, the way [this song] makes me feel is so amazing

Dreams vient ralentir le tempo quelque peu. Mischu Laikah prend ici la mesure du temps pour nous offrir toutes les couleurs de sa voix dans Dreams. Par moments, sa manière d’énoncer les paroles de cette chanson me rappelle beaucoup I Wish. Dans cette chanson, elle nous demande de garder espoir même quand tout semble aller mal. "No matter what keep on fighting…", cette chanson est un hymne au courage et au combat que l’on doit mener au quotidien pour faire de ses rêves une réalité. A nouveau, le piano est l’instrument choisi pour parcourir cette jolie mélodie. Dans la version live acoustique que je vous propose ci-dessous, Nick Croes accompagne Mischu Laikah à la guitare.

Winner nous laisse, en revanche, apercevoir la guitare acoustique de manière franche et tranchée. Ce titre est le dernier du premier disque que comporte cet album. Mischu Laikah a une vision de la vie assez simple finalement, elle la voit comme une succession d’accomplissements en tout genre, et chacun des objectifs fixés une fois atteint doit être considéré comme une réussite. La morale de ce titre serait presque comparable au fameux Nothing is impossible.

Un mélange de cultures musicales

I Can’t Love You annonce la seconde moitié de Life.Music.Love, une seconde moitié dans laquelle les influences musicales de l’artiste s’en ressentent d’autant plus. Mischu Laikah nous fait part ici des raisons pour lesquelles son amour semble interdit. Je ne suis pas très fan de cette chanson en particulier, car elle possède une rythmique un peu plus pop. Mais je reste convaincue qu’elle ravira tous les amateurs de musique urbaine car son tempo plus dynamique est en définitive dans l’ère du temps.

Avec Take Me Away, Mischu Laikah exprime le bonheur qu’elle ressent vis-à-vis des sentiments que lui permet d’éprouver la personne avec laquelle elle partage sa vie actuellement. Elle semble heureuse, presque sur un nuage, compte tenu de tout cet amour qu’elle ressent pour lui. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas partagé une telle sensation d’évasion et c’est cette joie qu’elle voudrait à jamais ressentir, et qu’elle nous transmet avec Take Me Away.

Those Lies a une trame beaucoup moins joyeuse : "Come sit down right here right now, ‘Cause I’ve got something to say, I’ve got a problem baby it ain’t going away, no.. I heard that you’ve been creeping, sleeping with some other chicks, And how I found out lately, boy you’re really make me sick…". On comprend aisément par quelles émotions passe la jeune femme dans cette chanson. Et c’est avec un rythme assez jazzy qui me plaît bien que Mischu Laikah décide d’illustrer ces images.

Pour la réalisation de Let You Go, Mischu Laikah est accompagné de Lev Carty, un chanteur et rappeur versatile quit vit aux Pays-Bas. Pendant toute la première partie de la chanson, elle parcourt sans fautes le beat posé de ce morceau, avant que ne la rejoigne Lev Carty. La présence d’une voix masculine sur cet album apporte un peu de percussion à Life.Music.Love. Le rappeur taille le diamant un peu brut de cette chanson et nous explique pourquoi il doit laisser cette personne visiblement pas faite pour lui.

Dans Forgive Me, si on fait un parallèle avec Those Lies, Mischu Laikah passe du côté du bad guy. C’est cette fois elle la fautive dans le sort de la relation qu’elle entretient. Elle est celle qui a brisé le cœur de l’être cher. Elle se demande s’il trouvera la force de lui pardonner, mais bien qu’elle soit entièrement consciente du mal qu’elle lui causera, elle ne sent plus capable d’assumer cette relation. Toute la trame de cette chanson est déposée sur une basse assez importante qui compose un beat plutôt surprenant.

Ce que les femmes veulent, ce que Mischu Laikah, ce que je veux, c’est ça : I Want That ! On a toutes envie de se sentir la plus importante dans la vie de quelqu’un, de se sentir bien dans une relation. J’adore l’accent de Mischu Laikah quand elle prononce la phrase "I wanna feel it, that’s for sure" presque à la jamaïcaine. Ce titre est un morceau empreint de plusieurs styles musicaux à mon sens. On y retrouve tout cet univers presque pop/rap, le piano ajoute un peu de douceur et la voix de Mischu Laikah dans le refrain me rappelle un peu plus la Caraïbe.

A nouveau, Life.Music.Love nous offre en fin de disque le titre Winner. Cette fois, la basse est un peu plus présente, et le tempo de la chanson est légèrement plus lent. Un choix assez audacieux puisque la chanteuse insiste ainsi sur le message qu’elle souhaite apporter avec ses paroles. Life.Music.Love est un condensé d’amour. La vie semble plus rose quand elle nous est décrite par Mischu Laikah. Je préfère naturellement ce disque 1, dans lequel les rythmes sont beaucoup plus semblables aux playlists que je pourrais composer, mais j’ai simplement adoré toutes les tonalités que possède la voix de cette artiste qui mériterait d’être plus connue.


TRACKLIST :
CD 1
01 – Roots
02 – Strong Woman
03 – Hate You / One Night Stand
04 – Do For Love
05 – Fall In Love Again
06 – Dreams
07 – Winner
CD 2
01 – I Can’t Love You
02 – Take Me Away
03 – Those Lies
04 – Let You Go featuring Lev Carty
05 – Forgive Me
06 – I Want That
07 – Winner