Trois ans de captivité

Liberty
© BQMGraphies

Aujourd’hui, cela fait trois ans jour pour jour que sept personnes ont été enlevées dans le nord du Niger, par le groupe terroriste AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamiste). Parmi elles, se trouvaient Thierry Dol, Marc Féret, Pierre Legrand, Daniel Larribe et son épouse Françoise Larribe ainsi qu’un homme d’origine togolaise Alex Kodjo Ahonado et un homme d’origine malgache Jean-Claude Rakotarilala. Ces trois derniers ont d’ores-et-déjà été libérés, en février 2011, laissant à quatre le nombre de français pris en otage dans le désert du Sahel.

Une marche a été organisée par leurs familles respectives en ce jour, lundi 16 septembre 2013. Celle-ci partait de l’Esplanade de la Défense et s’est poursuivie sur une quinzaine de kilomètres dans Paris. En Martinique, une manifestation était organisée sur la place Monseigneur-Romero située en face de la cathédrale de Fort-de-France. Dans le même temps, des cloches ont sonné à midi pour commémorer ce tragique anniversaire, des messes de solidarité ont été organisées, et un rallye de l’Association de Défense et de Promotion des Motards de la Martinique (ADPMM) a été orchestré.

Cet article n’a pas de réel objectif, si ce n’est que de rappeler l’atrocité de cette histoire. Aujourd’hui, cela fait trois ans que toutes ces familles sont dans l’attente de nouveaux progrès pour la libération de leurs proches et dans la souffrance de ne pas pouvoir être à leurs côtés. Cette absence interminable fait désormais partie de leur vie, et on ose à peine imaginer ce que doivent endurer ces quatre otages. Il paraît qu’ils seraient en vie, et auraient une santé jugée correcte. Mais comment pouvons-nous, où nous sommes, en être réellement témoins ? Aujourd’hui, on compte encore 10 français retenus en otage dans le monde. Et c’est près de 20 000 prises d’otage recensées dans le monde par année selon Otages du Monde.

Number of hostages taken by region

2 réflexions sur « Trois ans de captivité »

    1. Je suis complètement d’accord avec toi. Nous ne pouvons qu’essayer de porter soutien aux familles de là où nous sommes. Ça doit être ça le plus difficile à vivre : l’impuissance face à cette situation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.