RaelSan d’Orelsan

RaelSan d'Orelsan
Copyright : Wagram Music

RaelSan est un single du rappeur français Orelsan paru le 30 mai 2011 au sein de label parisien Wagram Music.

Orelsan est un rappeur originaire de Normandie ayant défrayé la chronique pour ses paroles crues dans une chanson intitulée Sale P#$% relayée sur Internet en 2009. Cette dernière, écrite alors qu’il vient de rompre avec son ancienne copine, propose un texte jugé misogyne par bon nombre de groupes féministes. Orelsan représente néanmoins une jeunesse effrontée, qui n’a pas peur de chanter ce qu’il vit au gré de ses envies, d’où sa grande communauté de fans. Dans ses écrits, il joue avec les tabous de la société actuelle avec un grain d’humour noir qui gêne politiciens, journalistes, féministes, blogueurs, etc.

Au mois de février 2009, son premier album studio Perdu d’avance lui permet déjà de toucher un grand nombre d’auditeurs. Il est, par ailleurs, aujourd’hui certifié disque de platine. Pour le pire, titre phare de cet opus, propose un style entre le trash et le comique. Orelsan véhicule ici son art sur le ton de la franchise, une notion que chacun pense préférer à la tromperie mais n’en est rien. D’après le chanteur, tout le monde savoure les « fausses vérités », se délecte à vivre dans un « semi mensonge ». Il a depuis collaboré avec de nombreux artistes dont Jena Lee, Abd Al Malik ou encore Nessbeal (pour le titre Ma grosse).

Orelsan évolue ainsi dans l’univers du rap français, entouré d’amateurs et de détracteurs, ne laissant personne indifférent. En ce moi de mai 2011, il revient sur le devant de la scène musicale nationale avec le titre RaelSan, un inédit qui figure sur son deuxième album studio à paraître le 26 septembre prochain, Le Chant des sirènes. Le clip de cette chanson est réalisé par David Tomaszewski, déjà à la réalisation de la vidéo officielle de Peur de l’échec du même chanteur.

David Tomaszewski travaille avec minutie les trois minutes et trente secondes que dure son court-métrage. De nombreux détails ajoutent de la valeur à la scénarisation du titre d’Orelsan. À titre d’illustrations, la monopolisation de tous les écrans de la ville donne le sentiment que le message qu’Orelsan tente de faire passer est destiné au monde entier ; la présence du gant pailleté à l’effigie de Michael Jackson.

Les champs lexicaux du texte du rappeur en crée un espace de poésie. Il insiste sur l’espace, le futur, l’apocalypse, le monde et ses différentes dimensions. Orelsan apparaît sous les traits d’un vengeur masqué probablement venu se rendre justice lui-même. Il fait d’ailleurs une mise au point très claire à travers ce titre.

Je ferai que ce qu’il me plaît jusqu’à ma dernière quête […]
Je prends même plus la peine de répondre à vos clashs de merde
Je prêterai ni mon buzz ni mon temps
Je verserai ni ma sueur ni mon sang

Des thématiques comme l’industrie musicale qui se meurt, la polémique autour du passé du chanteur et sa propre introspection sont abordées au moyen de rimes recherchées et agrémentées de faits historiques et/ou culturels (Orelsan parle pourtant, ironiquement, de sa « sous-culture »). Le rappeur français se révèle ici initiateur d’un nouveau mouvement, d’où le titre RaelSan et son clin d’œil au mouvement raélien avec une photographie animée sur laquelle apparaît une image d’extra-terrestre en fin de clip. RaelSan est un morceau judicieux, annonciateur d’un bel album à venir.

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