Les Roses fauves de Carole Martinez, la métamorphose florale d’une femme

Les Roses fauves de Carole Martinez
Copyright : Gallimard

S’inspirant d’une coutume andalouse dont lui fait part une de ses lectrices, Carole Martinez compose au cœur de son quatrième roman une multitude de récits dans lesquels il est à la fois question de filiation, d’amours contrariées et de destinées écourtées. Les Roses fauves, paru en cette rentrée littéraire 2020 au sein de la collection « Blanche » des éditions Gallimard, lui permet ainsi de poursuivre son œuvre littéraire empreinte d’une grande sensualité féminine à travers une énonciation où se mêlent réalisme et imaginaire. Carole Martinez révèle en effet ici la métamorphose à caractère floral de son héroïne principale, une femme dont l’histoire semble en cours d’écriture, une femme ballottée entre émotions nouvelles et légendes familiales.

Un récit en bourgeonnement

Lola Cam est une femme obnubilée par l’ordre. Depuis son enfance, sous le joug des remontrances inexpliquées de son père, elle adopte un fonctionnement de vie basé sur la rigueur et la rectitude. Un seul mot prononcé par cet homme la définit durablement, dans son apprentissage de l’être, dans sa conduite avec autrui, dans son indéfectible professionnalisme et son maintien du foyer. « Boiteuse ». Elle est une femme qui boite, qui n’est donc bonne à rien si l’on en croit son géniteur. Persuadée de sa laideur, Lola avance ainsi, « heureuse et seule » (« heureuse » le croit-elle) dans une existence dont la ligne directrice semble entièrement tracée.

Lola est une jardinière fière de son potager et ses roses. C’est aussi une postière au visage fermé, une femme qui accepte la compagnie de « vieilles dames » en l’enceinte de son lieu de travail par habitude, parfois par dépit, parce qu’elle n’a pas le cœur de les déloger, ou les déranger. Le bureau de poste de Lola est le lieu où les on-dit prennent naissance ; c’est aussi le lieu de rendez-vous quotidiens, le lieu de toutes les réflexions. Ces dernières, assimilables à des paroles rapportées et identifiables par une graphie italique, concernent, outre les potins locaux, le monde d’aujourd’hui dans sa plus grande complexité, notamment l’urbanisation des petits villages, le délitement des relations familiales, l’abandon du papier au profit du technologique, l’« amour éternel » et l’amour à l’heure du numérique… une ribambelle de sujets d’actualité.

De manière plus insolite, Carole Martinez s’invite en tant que personnage au sein de son propre roman. La narratrice des Roses fauves, s’exprimant à la première personne du singulier, partage en effet de nombreuses similitudes avec l’écrivaine. Il s’agit d’une romancière en quête d’inspiration qui délaisse de temps à autre mari et enfants pour s’isoler et se retrouver seule avec l’écriture. Il s’agit d’une notabilité littéraire auteure d’un roman intitulé Le Cœur cousu – élément factuel conférant à l’œuvre ses notes d’authenticité. Il s’agit enfin d’une femme émerveillée par une rencontre qu’elle tente de figer à jamais dans un livre – l’écrivaine proposant de la sorte une mise en abyme permettant de mieux appréhender le texte en cours de lecture.

La narratrice des Roses fauves fait la connaissance de Lola en Bretagne lors d’une de ses fameuses excursions « d’isolement ». Elle se rend en ce lieu pensant écrire une sorte de Barbe-Bleue contemporain, avec l’idée de construire un texte qui « [prend] appui sur un univers réaliste qui se déliterait peu à peu » et, de la sorte, « [tâter] du fantastique ». Sa rencontre avec Lola bouleverse ses plans selon elle… En réalité, il peut être intéressant de noter que c’est précisément le tour que prend l’intrigue des Roses fauves à mesure que l’énonciation se poursuit. À l’image du conte de Perrault, ce roman prend des allures de récit épique imaginaire composé de notes de fantastique et de mystère. Aussi, à l’instar de l’épouse de Barbe-Bleue, Lola, entraînée par la narratrice, se révèle curieuse, coupable d’une indiscrétion condamnable à quelque malédiction.

C’est ainsi de la rencontre entre Lola et la narratrice que naît véritablement l’enjeu de lecture de ce roman. Le hasard de cette amitié constitue le nœud central des Roses fauves : ici commence la nouvelle vie insoupçonnée de Lola, une femme dont l’épanouissement à venir est grandiose. La narratrice, quant à elle, trouve en son amie une véritable source d’inspiration en matière d’écriture : Lola est sa muse ; ses aventures, romanesques, deviennent roman. Et peu à peu, à l’histoire commune de ces deux femmes, c’est-à-dire à cette fable en cours d’écriture, s’ajoutent celles de nombreuses autres héroïnes.

Nous faisons nos choix en lisant, Lola sera un bouquet composé à partir de quelques mots écrits et de vos propres souvenirs, de vos matériaux intimes. Elle sera notre œuvre commune, notre enfant, conçue dans le mitan du livre où nous dormons ensemble, lecteur et auteure, mêlés dans un même nid de ronces.

Des femmes florissantes

Lola apprend l’activité professionnelle de la narratrice par le biais des commérages des femmes se recueillant chaque jour au bureau de poste. Intriguée par le nom de son roman, Le Cœur cousu, elle invite cette inconnue anonyme à dîner chez elle, persuadée d’y voir un signe du destin. C’est ici que Lola se dévoile. L’amoureuse des roses aurait en sa possession cinq coussins en forme de cœur ayant appartenu aux femmes de sa lignée, des femmes portant toutes le nom de « Dolorès » : sa mère, sa grand-mère, son arrière-grand-mère, sa trisaïeule et sa quadrisaïeule. Dans le respect de leurs coutumes ancestrales espagnoles, elles ont chacune rempli un coussin en forme de cœur de leurs secrets juste avant leur mort. Ainsi chaque cœur comporte en son sein des morceaux de papier sur lesquels sont contées des bribes de vies. Selon cette coutume, il n’est pas question pour les filles aînées qui récupèrent ces coussins à la mort de leur mère de les ouvrir. Il s’agit de « cœurs interdits » trônant fièrement sur les étagères de la chambre de Lola.

Je suis la gardienne d’une histoire que j’ignore et qui ne m’appartient pas. L’origine de la douleur s’est perdue, il ne reste qu’un prénom et l’héritage inquiétant et silencieux qui repose dans mon armoire.

Il y a quelques jours, toutefois, le coussin le plus usé, pourtant pas le plus vieux, se déchire. Il s’agit du cœur de couleur blanche orné d’une « tige de rose dessinée à l’aiguille » de la trisaïeule de Lola, Inès Dolorès – le deuxième coussin de ses ancêtres. La postière convie alors la narratrice des Roses fauves à contempler religieusement l’œuvre cousue de confessions. Passant en définitive d’un sentiment de réticence à une envie brûlante de chambouler sa solitude, Lola vide le cœur déchiré et déplie avec la narratrice les mots d’Inès. On découvre alors un récit fragmenté, numéroté, composé à la première personne du singulier, qui s’enchâsse au premier.

Inès Dolorès n’est pas la fille de son père. Elle est celle d’un « jeune anarchiste [aux yeux bleus] blessé par la guardia civil » auquel sa mère, Lucia, accorde un peu d’amour avant la mort. Son père n’oubliera jamais. Il nourrit d’ailleurs sa femme d’un « amour insensé », et Lucia connaît un tel isolement, une telle solitude qu’elle décide d’y mettre fin avant l’heure. Son seul véritable « territoire » aura été son jardin, un « monde apprivoisé, chargé de réjouir les sens ». Inès, héritière de celui-ci, fera alors « des ronciers [son] domaine ». La jeune fille grandit à l’écart de tout et développe une affection particulière pour les roses sauvages, des « roses fauves » au parfum hypnotique.

Inès possède une candeur terrible ; son père ne lui enseigne rien de la vie. Son monde se réduit à son domaine, végétal, animal… puis elle se révèle. Inès découvre par hasard son corps – une initiation printanière inattendue – ; elle l’adore, elle l’honore. Carole Martinez évoque cette fraîcheur et sensualité au moyen d’une prose subtilement érotique, d’un vocabulaire de fleurs, de senteurs, de jardins et de douceur. Inès croque la vie comme elle l’entend ; ce qu’elle veut, ce que son corps désire, elle ne se le refuse pas, jamais. C’est une femme libérée, et son émancipation est incomprise de tous. Dans un même temps, ses roses, sublimes, enchanteresses, envoûtent le cœur d’un homme, un gitan prénommé Augustino…

Lola se sent particulièrement proche de sa trisaïeule, une femme trouvant elle aussi un certain refuge en la nature. Elle décide alors de planter, en compagnie de sa nouvelle amie, la narratrice-dépositaire de cette histoire, les quelques graines de « roses fauves » léguées par Inès dans son jardin. Ces dernières vont littéralement envahir l’existence de Lola, son antre comme ses pensées. Dans le récit de vie merveilleux d’Inès, qui se déroule en arrière-plan, préfigure en quelque sorte le destin de Lola, protagoniste qui s’éveille peu à peu à elle-même, qui dévie de sa ligne droite tracée pour, à l’image des pétales de roses, mener une ronde majestueuse, poussée par le vent du désir. Lola s’énamoure de ces fleurs, puis s’énamoure tout court, et c’est alors la narratrice qui s’inquiète.

Elle a besoin de tout me raconter et, moi, je ne songe qu’aux fleurs vénéneuses. Je voudrais la retenir à mes côtés, la protéger, je la supplie de rester avec moi le temps que je lui lise un passage de mon roman à voix haute. Je lui rappelle qu’elle ne comprend les émotions qu’inscrites dans un livre, que ça l’aidera sans doute de lire son histoire. Elle ne peut pas refuser, mais son impatience est palpable, elle n’écoute pas, ne tient pas en place, cherche à s’échapper, à regagner son jardin pour se noyer dans le parfum de ses roses scélérates.

Un cœur à l’ouvrage

Carole Martinez s’intéresse particulièrement aux élans du cœur (et du corps) dans Les Roses fauves. L’amour y figure sous toutes ses coutures : solitude de l’âme et sentiment amoureux, jouissance féminine et volupté sexuelle, maternité indésirée et parentalité idéalisée, amours écourtées et « amour éternel ». L’écrivaine traite de ces thématiques avec une grande diversité de personnages, engendrant de la sorte un texte riche en images et observations.

En début d’énonciation, Lola est une femme résolue à sa solitude, convaincue d’avoir opéré le seul choix de vie lui étant réservé, compte tenu de sa boiterie ostensible. Elle va finalement s’affranchir totalement de cette solitude, en créant d’abord du lien avec la narratrice des Roses fauves, puis, nouvellement maîtresse d’un corps qu’elle trouve beau, à travers l’irruption d’un homme dans sa vie. Ici l’érotisme se veut floral, et le sentiment amoureux, incontrôlable. Devenue « diablement désirable », Lola ressemble à s’y méprendre à Inès, femme-flamme « [cueillant] l’instant » aussi souvent que possible, de peur que demain n’existe pas.

Inès est par ailleurs un personnage intéressant à cet égard, oscillant entre désir d’amour véritable et amour charnel. Sachant le premier inatteignable, définitivement perdu, elle s’adonne corps et âme au second, délaissant jusqu’à sa propre chair. Le roman pose à ce sujet un regard sur une maternité insolite, celle d’une femme qui dit ne pas aimer ses enfants comme elle le devrait. Inès obéit davantage à sa logique pulsionnelle qu’aux désirs des siens. Elle est une femme-fauve à l’instinct animal : sa survie, ses besoins, son désir passent avant celui de ses enfants (dont elle ne connaît plus le compte), comme en témoigne cette scène, très belle, très triste, où elle abandonne la Niña pour une soirée de plaisirs aux côtés d’un homme dont elle n’a plus le souvenir.

D’autre part, de nombreuses amours sont écourtées en raison de la guerre au sein des Roses fauves. Les conflits armés sont montrés ici dans leurs répercussions les plus terribles. Beaucoup des personnages y sont confrontés, soit directement, auquel cas la mort est souvent le point d’ancrage du récit le plus vif, soit par le biais de l’être aimé, auquel cas il est alors question de peine, de souffrance et de résilience. Carole Martinez évoque de la sorte à quel point la Grande Histoire a pu métamorphoser les vies de personnes banales.

Il semblerait, surtout, que l’existence possible d’un « amour éternel », d’un amour qui perdure dans le temps, soit l’interrogation profonde de l’ensemble des personnages de ce roman. L’énoncé de vie de Marie, femme fantôme, boiteuse de l’aube du XXe siècle, éclaire quelque peu à ce sujet. Les vieilles du bureau de poste ont aussi leur avis sur la question, et la narratrice des Roses fauves espère qu’un tel sentiment existe bel et bien, ne serait-ce que parmi les siens : l’amour donnerait un sens à sa vie.

Je lui dis, et je m’en étonne moi-même, que je me suis réfugiée ici, dans cette histoire, pour fuir la mort de l’amour éternel, que j’y croyais pourtant, comme une enfant croit au merveilleux, mais qu’il me semble que tout finit par crever, l’amour comme le reste. Et vivre me paraît soudain vain. Je lui dis que parfois je ne désire plus rien.

Une écriture onirique

Par l’intervention récurrente de la narratrice (de la romancière ?) au sein des Roses fauves, on découvre en parallèle à l’histoire de ces femmes une méditation sérieuse sur l’écriture d’un roman et l’écriture de soi. Tout peut être matière à produire, écrire, particulièrement nos obsessions comme le démontre cette mouche ennuyant l’écrivaine qui devient personnage source de création. Lola s’imagine une frontière nette entre réalité et fiction, et préfère les « vraies » vies aux romans, à savoir les biographies et autobiographies qui ne jurent dévoiler que l’absolue vérité. Son amie romancière pose un regard critique sur cette volonté de « vérité » : peut-être bien que dans chaque roman, bien que la fiction soit évidente, la vérité soit tout aussi criante.

Un roman n’est pas un mensonge, puisqu’il ne se présente pas comme la vérité, même s’il s’en donne les apparences. Il peut pourtant contenir plus de réalité qu’un témoignage, permettre de toucher à l’intime, de dire ce qui ne saurait être dit autrement.

L’énonciation des Roses fauves a en outre des allures évidentes de conte, ce dernier étant suggéré de prime abord par l’allusion de la narratrice à Barbe-Bleue, puis mentionné comme tel lors de la lecture de l’histoire dépliée d’Inès. Un certain réalisme magique imprègne par conséquent l’intrigue du roman, et il existe une tension tangible entre matérialisation et abstraction. Chaque personnage s’inscrit dans un univers qui lui est propre, avec sa temporalité idoine, sa réalité et ses fantasmes. Carole Martinez use alors de figures d’association dont la métaphore et la syllepse oratoire pour conférer à son œuvre une ambivalence manifeste de nature poétique.

Une pluralité de motifs littéraires figurent également en ce texte, notamment celui des roses, des couleurs et des senteurs. La rose est céans une image récurrente, porteuse de poésie, parfois synonyme de beauté mais aussi d’engorgement. À mesure que s’épanouissent les fleurs fauves d’Inès dans le jardin de Lola, se démultiplie aussi l’apparition de ces plantes au sein de la narration, et Carole Martinez emploie nécessairement ici un champ lexical inhérent. Ces compositions florales envahissent le jardin, l’atmosphère, les cœurs sauvages, puis l’écriture : ce sont de véritables personnages.

Ces fleurs, dessinées dans la marge sans y prendre garde, envahissent mes cahiers, mes pensées, elles me débordent. Elles s’emparent des feuilles, se glissent entre les lignes, ouvrent des brèches dans mes phrases, dans mon sommeil, dans mon crâne. Elles me réclament d’être plus qu’un simple décor, elles se veulent personnages, elles aussi.

Les couleurs qualifient de manière classique des objets divers tels que les coussins, les vêtements, le nécessaire de table, ou les feuilles ; mais aussi les corps, les yeux, les êtres, notamment les trois sœurs de Lola, associées au bleu, au rouge et au jaune sur le modèle de différentes variétés de fleurs, avec leur propre sensibilité, leurs propres effluves. Les senteurs ont d’ailleurs une grande importance en ce texte dans lequel l’occurrence du mot « parfum » est très forte. Ces arômes donnent des indications sur la saison, sur la flore, et sur les personnages auxquels ils se rapportent. En guise d’exemples, le père de Lola a un parfum « lourd et épicé » ; Augustino, « de nard, de cuir, de miel » ; Mauricette, femme discrète de la localité, une tendresse au « parfum de sucre ».

Les Roses fauves laisse enfin une place considérable au domaine du rêve. L’omniprésence des roses et l’atmosphère singulière du roman, entre mille et une couleurs, senteurs, contribuent au lyrisme de l’œuvre. Quelques courts poèmes se joignent à l’énonciation multiple, et les thématiques de la vie, l’amour et la mort balaient continuellement ce texte à caractère onirique. « Comment soigner une douleur fantôme ? » s’interroge Lola. Est-ce que l’on est destiné à revivre les histoires méconnues de ses ancêtres ? Peut-on s’affranchir d’un destin semblant inaltérable ? Peut-on, surtout, rêver d’un devenir différent ?

Une efflorescence féminine

Les Roses fauves repose en somme sur l’entrelacs de récits d’êtres extraordinaires – des personnages s’éveillant à la jouissance et l’amour, s’enivrant du parfum de fleurs sauvages aux propriétés magiques. Toute une réflexion porte ici sur les notions d’émancipation et de filiation, réflexion symbolisée par Lola Cam, première sédentaire d’une lignée de grandes marcheuses, première peut-être aussi à déjouer la mort pour vivre pleinement l’amour. Carole Martinez, par le biais de son alter ego, offre en outre comme une introspection quant à son activité d’écriture, et la place de la vérité dans la fiction ou, a contrario, la place de l’invention dans la « vérité ». Elle construit un texte intimiste où figurent poèmes et discours rapportés, évocations de chansons et érotisme sublimé.

Les personnages féminins des Roses fauves tiennent les rôles majeurs de l’intrigue. Lola ; les femmes de sa lignée ascendante, dont Inès, reine maîtresse ; la narratrice, perdue entre fiction et réel ; mais aussi Nelly, logeuse bienfaitrice de la narratrice ; et Marie, femme-fantôme, que l’on découvre par le biais de Mauricette, femme aux bras consolateurs ; montrent chacune différemment comment tirer parti d’une expérience douloureuse pour continuer d’avancer sur le chemin de la vie, qu’importe le regard d’autrui.

Nous mourons tous, mais l’amour nous survit.
J’accepte le merveilleux.

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