L’Été Diabolik de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse, un thriller plein de couleurs

L'Été Diabolik de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse
Copyright : Dargaud

L’Été Diabolik est un roman graphique imaginé par Thierry Smolderen et illustré par Alexandre Clérisse. Ces deux auteurs de bandes dessinées n’en sont pas à leur première collaboration : ils ont d’abord réalisé Souvenirs de l’empire de l’atome ensemble, un roman graphique paru en janvier 2013 également aux éditions Dargaud.

Forte de son succès, L’Été Diabolik est traduite en allemand, en italien et en espagnol ; elle reçoit, entre autres, le prix Ouest-France/Quai des Bulles 2016, le prix de la BD Fnac 2017 et le Fauve Polar SNCF 2017.

Un mystère palpitant aux allures pop art

Tout commence un après-midi de l’été 1967… Antoine affronte alors Erik lors d’un tournoi de tennis. Antoine est un jeune sportif de quinze ans, encore gringalet, à l’aube de vivre ses premières passions. Son père, Louis Lafarge, assiste au match d’un œil semi attentif, presque préoccupé (c’est d’ailleurs l’image que conservera Antoine de ce jour-là). Erik se révèle être un adversaire de taille, le match perdure… mais c’est finalement Antoine qui gagne le prix mis en jeu : un repas pour quatre personnes dans un casino chic.

À la fin de ce match, alors que Louis vient féliciter son fils, ce dernier est durement bousculé par le père d’Erik, certain d’avoir reconnu en lui un homme avec lequel il aurait eu des problèmes dans le passé. Mais Louis reste impassible, et l’affaire est rapidement classée.





Malheureusement, cette altercation brutale n’est que le premier événement insolite d’une longue série. Et pour Antoine, c’est le début des ennuis…

C’est ainsi que Louis Lafarge sera accosté par un homme inquisiteur lors d’une soirée avec son fils. Antoine et Erik vont se lier d’une curieuse amitié. Le père d’Erik quant à lui va vivre un tragique accident dans des circonstances étranges. Et pour couronner le tout, une jeune fille troublante entrera en contact avec Antoine qui ne saura pas où donner de la tête.

Ce roman graphique regorge de mystères dont on comprend seulement peu à peu la trame de fond. Antoine est celui qui raconte l’histoire, celui qui choisit d’en faire un livre en 1987, vingt ans plus tard, alors qu’il n’a toujours pas su donner un réel sens à cet été. Les auteurs proposent ainsi une avancée dans le temps, et permettent au lecteur d’entrevoir une autre réalité que celle vécue par les adolescents en 1967.

Les illustrations proposées par Alexandre Clérisse sont vives et colorées, elles possèdent un style rétro et funky. Thierry Smolderen, quant à lui, offre un réel cours d’histoire de la bande dessinée avec un petit essai sur les origines du personnage Diabolik, un criminel professionnel fictif né sous l’impulsion des sœurs scénaristes italiennes Angela et Luciana Giussani.

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