Le Reggae Xplosion au Glaz’art

Copyright : Dan Stark

Le Reggae Xplosion se déroulait au Glaz’art de Paris, une salle conviviale de grande taille. Le public a pu profiter d’une proximité certaine avec les artistes présents sur scène. Ce show a par ailleurs réuni les quatre personnalités suivantes : Ronegga, Kananga, Tiwony et Turbulence.

Ronegga est le premier à monter sur les planches du Glaz’art. Ce jeune chanteur de hip-hop/reggae propose des chansons qui reposent généralement sur des thèmes d’actualité. Il chante ainsi ce soir-là des morceaux tels que Ils posent des bombes et Quand je me réveille à côté de toi.

L’artiste qui assure la suite de cette manifestation est Kananga, un chanteur jamaïcain qui mériterait d’être plus connu. Il débute sa représentation avec Suffers Through The Years, un titre présent sur le He Speaks Riddim. L’orchestre accompagnant l’artiste sur ce morceau offre une version très appréciable de cette chanson. Le public assiste alors à une performance du chanteur assez impressionnante. Kananga interprète un excellent See Your Face Again. Puis il enchaîne avec des titres sur des riddims bien plus connus comme Like Your Style sur le Handle Riddim ou Better Must Come du Father Jungle Rock. Kananga possède une aura singulière que l’on ne perçoit pas uniquement à sa voix.

Tiwony prend ensuite place sur la scène du Glaz’art. Il débute sa performance avec Priyé Jah sur le Purple Ting Riddim, un morceau qui a connu un fort succès dans les Antilles françaises lors de sa sortie. C’est avec une joie manifeste que Tiwony livre ensuite Oupatebizwentousa du Black Marianne Riddim puis Viv La Vi. L’artiste offre également Une vie de chien, Never Give Up et Ka Nou Ka Atann Ankò. Il présente également ses exclusivités dancehall dont Ça court après la maille et Cité Soleil, chanson éponyme de son nouvel album à venir prévu pour le mois d’avril 2011. Après plus d’une heure de show, Tiwony termine avec Ils veulent du fyah.

Le silence fait son apparition et la magnifique voix de Turbulence parcourt la salle. Bongo Congo se fait alors entendre sous une nuée de cris. L’artiste entre finalement sur la scène avec Life Is Not a Game, un titre présent sur le Doctor’s Darling Riddim, et c’est le public qui se charge de jouer les chœurs du chanteur. Il interprète ensuite ses chansons les plus connues comme Got No Love du Playlist Riddim, un Repatriate du Rose Apple Riddim excellent et Poor Man Place. La meilleure partie de ce concert vient sans doute à la fin quand tous les artistes présents, à l’exception de Ronegga, remontent sur la scène et proposent un show exclusivement dancehall d’un rythme complètement effréné.

En bref, bien que peu de personnes se soient déplacées pour l’évènement, le Reggae Xplosion a su tenir son public en haleine tout au long de la soirée. En revanche, le manque de lumière que possédait le podium du Glaz’art ce soir-là a été défavorable.


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