Shaggy, Rayvon, Sly & Robbie en concert au Bataclan

Shaggy
Copyright : yle yves

Le 20 octobre 2013, Shaggy est en concert dans la salle parisienne du Bataclan. Rayvon assure la première partie de ce concert, et ce sont les illustres Sly Dunbar et Robbie Shakespeare qui sont choisis pour les accompagner ce soir-là : choix logique quand on sait que ces deux musiciens sont également présents sur le dernier album du chanteur jamaïcain, Out Of Many, One Music, un album que Shaggy a souhaité entièrement reggae pour la première fois de sa carrière.

On note la présence de chœurs de qualité lors de ce concert en les personnes de Tony Gold, Samira et Jimmy Cozier.

Rayvon

Aux environs de 19 h 30, on retrouve tout d’abord Rayvon sur la scène du Bataclan. Il débute son show sur la très jolie chanson Story Of My Life, un titre plutôt reggae sur lequel il semble parfaitement à l’aise, face à un public pas tout à fait connaisseur. Charmeur, Rayvon utilise alors sa douce voix pour ravir la gent féminine et en profite pour donner la main à certaines demoiselles. Avec cet esprit joueur, il poursuit sa représentation et chante No Other Like You, chanson durant laquelle il décide de faire participer le public en l’incitant à lever les mains au ciel.

Puis Rayvon invite l’auditoire à répéter la séquence « We luv di party » sur No Guns No Murder, qui possède un rythme propre à celui des sound systems. Avec Selecta (Kingston 13), l’artiste rend hommage au travail des selectas et leur voue un respect inconditionnel. Il chante ensuite One More Shot. Cette chanson est assez festive, aux sonorités caribéennes. Enfin, Back It Up vient terminer cette première partie de concert qui dure près de vingt minutes. C’est donc sur un tempo carnavalesque que ce premier artiste va quitter une première fois la scène parisienne.

Sly & Robbie

C’est ensuite aux très célèbres Sly & Robbie de proposer un interlude musical. Ces deux musiciens connus mondialement pour leurs accomplissements dans le monde de la musique jamaïcaine arrivent en fanfare puisque c’est avec la base instrumentale du Swing Easy qu’ils commencent leur show.

Robbie, accompagné de sa guitare basse, et Sly, accompagné de son casque de plombier jaune, de sa combinaison de couleur rouge et de sa batterie bien sûr, poursuivent leur représentation avec Rockfort Rock, avant de totalement s’emparer du public du Bataclan avec un puissant Welcome to Jamrock, ou plutôt une interprétation originale de l’instrumentale du World Jam Riddim. Robbie s’empare ensuite du micro pour chanter l’expression rendue connue par Damian Marley : « Out in the streets, they call it murder ». C’est ensuite les mots empruntés à Anthony B « World a reggae music on yah! Keep yuh rockin wid yuh dawta! » qu’il s’approprie, toujours sous les acclamations de son auditoire.

Ensemble, les deux acolytes vont subséquemment jouer la base instrumentale de « Shine Eye Girl, it’s a trouble for a man » durant laquelle Robbie chante le refrain, et l’excellent Night Nurse du très regretté Gregory Isaacs. Durant ce morceau, c’est Tony Gold qui monte sur scène chanter les paroles. Il laisse ensuite la place à la jeune Samira.

Cette Jamaïcaine à la voix très suave chante le titre No No No, sur les notes des musiciens. Samira fait d’ailleurs la confidence au public que c’est la première fois qu’elle vient à Paris avant de reprendre les mots « I’ll do anything you say boy ». Pendant cette chanson, Samira et Robbie offrent un petit jeu de scène durant lequel, la chanteuse déclare son amour au bassiste, qui lui répond : « Yeah, yeah, yeah, I do love you and you know that! ». C’est ensuite avec les bases instrumentales du Taxi Riddim et du Bam Bam Riddim que Sly & Robbie décident de terminer leur show. Tony Gold les accompagne avec les célèbres paroles de Chaka Demus & Pliers : « I know this little girl, her name is Maxine, her beauty is like a bunch of rose/If I ever tell you about Maxine, you would a say "I don’t know what I know" ».

Shaggy

C’est enfin à Shaggy de se présenter sur scène. Il entre sur l’estrade du Bataclan, drapeau de la Jamaïque en poche, avec la chanson Long Time du Street Bullies Riddim. Rapidement, il enchaîne avec Bonified Girl, une chanson sortie en 2007 sur l’album Intoxication. Les musiciens introduisent avec brio la chanson suivante de Shaggy, Boombastic. Mista Lova Lova va en jouer tout au long de son interprétation devant un public complètement à son comble. Shaggy temporise alors son show et déclare les mots « Big up to my reggae people, thank you for coming out ». Il remercie le public de sa présence et lui demande de saluer le travail de Sly & Robbie, notamment pour leur participation sur son nouvel album Out Of Many, One Music. Pour poursuivre avec cette séquence « nostalgie », Shaggy offre ensuite Oh Carolina.

Puis dans un tout autre genre, quelques notes de Blurred Lines emprunté à Robin Thicke puis de New York et de Niggas in Paris de Jay-Z résonnent dans la salle. Shaggy explique cette séquence par le fait que « ce soir, c’est la fête ». Il coupe cependant court assez rapidement car son objectif, en tant que ressortissant jamaïcain, est de faire voyager son auditoire en Jamaïque. Sur ces mots, Rayvon le rejoint sur scène pour chanter Angel. C’est ensuite Strength Of A Woman qui retentit dans la salle parisienne.

She’ll put a smile upon your face,
And take you to that higher place,
So don’t you under estimate,
The strength of a woman

Rayvon est également présent pour accompagner Shaggy sur la chanson In The Summertime. La chanson Wasn’t Me est la suivante interprétée par Shaggy, une chanson dont il propose en outre une version dancehall et rythmée. C’est ensuite Lucky Day puis Church Heathen qui sont chantés par la star internationale avec la même intensité. Il reprend également I Can’t Fight This Feeling posé sur le Baddaz Riddim.

Shaggy continue sa représentation avec Make Up une chanson originellement chantée en compagnie de Wayne Wonder. Juste avant de chanter Luv Mi Jamaica, Shaggy évoque le cinquantième anniversaire de l’indépendance de la Jamaïque, ayant eu le 6 août 2012. Il exprime sa fierté quant à la participation de l’équipe nationale du pays aux Jeux Olympiques de Londres puisqu’elle y remporte douze médailles dont quatre en or. Shaggy poursuit avec I Wanna, une chanson née de sa collaboration avec Bob Sinclar et Sahara. Il continue avec Fly High, mais surtout avec Sexy Lady, qu’il introduit avec les phrases suivantes : « I didn’t come to Paris for the weather! I didn’t come to Paris for the weed! I came to Paris for the women! ». Et c’est bien évidemment Tony Gold qui l’accompagne vocalement sur ce titre.

C’est ensuite avec des titres sortis exclusivement de son dernier album Out Of Many, One Music, que Shaggy poursuite son show. Sly & Robbie sont donc de retour sur la scène, et Samira accompagne Shaggy sur If U Slip U Slide. La chanteuse reprend ainsi les couplets chantés par Melissa Musique sur ce nouvel opus. Puis Jimmy Cozier prend place aux côtés de l’artiste vedette pour chanter All We Need Is Love. La tessiture de la voix de ce jeune chanteur est très appréciable. Samira interprète Never Knew What I Missed (Till I Kissed You) en douceur avec Shaggy. Jimmy Cozier chante le duo de Ne-Yo et Shaggy, You Girl. La dernière chanson que les deux artistes offrent ensemble ce soir-là est Can’t Fight This Feeling, un duo chanté normalement par Beres Hammons et Shaggy. Durant ce titre, le public profite d’une séquence dancehall de Shaggy, et Jimmy Cozier s’impose en tant que leader vocal.

Le concert touche à sa fin : Shaggy termine avec les titres Stand Up, Come Around qu’il emprunte à Collie Buddz, Big Up, Bashment, Wild Tonite et Feel The Rush. Le concert s’est terminé presque sans encombres : pendant le show, un homme a réussi à monter sur la scène. Shaggy l’a poussé dans la foule, et celui-ci est retombé sur une fille de l’auditoire…

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