Visite du musée du Café et du Cacao en Martinique

Cocoa and coffee
Copyright : Janko Ferlič

La ville des Trois-Îlets possède un riche patrimoine. Elle abrite en son cœur le musée du Café et du Cacao, le Village de la Poterie et la Maison de la Canne. Le musée du Café et du Cacao se situe ainsi dans le domaine du Château Gaillard de cette commune du sud de la Martinique. Il s’agit d’une grande demeure de style créole regroupant un certain nombre d’espaces culturels et artisanaux dont une pépinière, des ateliers de création de parfums et de compositions aromatiques, des ateliers de poterie et de céramique, des boutiques de bijoux, un restaurant, etc.

Située au cœur du centre d’artisanat d’art et d’horticulture, la pépinière des Trois-Îlets est la plus grande serre de plantes tropicales de la Martinique. Elle possède plus de mille variétés végétales (toutes produites en Martinique) : fruits, agrumes, plantes ornementales, plantes aromatiques, plantes à vertus médicinales de Martinique, orchidées. Le musée du Café et du Cacao propose quant à lui un large panel d’illustrations, de machines et de textes explicatifs relatant l’histoire du café et celle du cacao.

L’histoire du café

Beaucoup de légendes existent autour de la découverte du café. Parmi elles se trouve la légende du jeune berger Kaldi datant de 850 avant J.-C.
Celui-ci remarqua que ses chèvres étaient agitées lorsqu’elles se nourrissaient de petites baies rouges. Il les goûta lui-même et constata alors qu’il était plus énergique que d’habitude. Il raconta son histoire à quelques moines d’un monastère du village et ceux-ci commencèrent à manger ces fruits pour rester éveillés pendant leurs prières nocturnes. Oubliant un jour par mégarde une branche de l’arbuste sur le feu, ils découvrirent que carbonisées, ces graines donnaient une boisson possédant les mêmes propriétés stimulantes mais d’un goût beaucoup plus agréable.

C’est au XVIe siècle que les Européens découvrent le breuvage grâce aux Ottomans. Son succès est immédiat. Dès 1615, le café se diffuse sur l’ensemble du continent, soit cinq ans après le thé et de nombreuses années après le cacao, introduit par les Espagnols en 1528.

Le Brésil est aujourd’hui le plus grand producteur de café du monde, suivi par le Vietnam, la Colombie et l’Indonésie. Un grand nombre de pays se partagent le reste de la production mais ne réalisent que de faibles volumes. Le nombre de personnes travaillant dans un secteur directement ou indirectement lié au café est aujourd’hui estimé à vingt millions.

L’histoire du cacao

Les terres d’origine du cacao sont l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, plus précisément la presqu’île du Yucatán et les bassins de l’Orénoque et de l’Amazone. Il apparaît il y a plus de 4 000 ans dans l’Empire Maya et connaît plusieurs grandes civilisations. Considérées par les peuples d’Amérique centrale comme un produit divin, les graines de cacao comptent parmi les présents précieux offerts en hommage aux dieux et aux souverains.

C’est à Hernán Cortés que l’on doit la découverte du chocolat. Lorsqu’il débarqua en avril 1519, il fut emmené auprès de l’empereur Moctezuma ; ce dernier lui offrit dans un gobelet d’or un xocolatl, une boisson épaisse édulcorée au miel et relevée d’épices et de piment.

En Amérique, peu coûteux à la production et de culture relativement aisée, le cacao séduit les planteurs qui vont chercher de la main-d’œuvre en Afrique : le cacao, comme le sucre, contribue alors au développement de l’esclavage.

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