Des diables et des saints de Jean-⁠Baptiste Andrea, l’enfance dans ses moments les plus durs

Copyright : L'Iconoclaste

Jean-⁠Baptiste Andrea, écrivain, scénariste et réalisateur né en 1971, est désormais l’auteur de trois romans dans lesquels il s’intéresse chaque fois aux traumatismes de l’enfance. Le protagoniste principal de Ma reine (L’Iconoclaste, 2017) est un garçon dit « différent », en difficulté, que ses parents choisissent de placer en institut. Celui de Cent millions d’années et un jour (L’Iconoclaste, 2019), bien qu’adulte, est marqué par ses « monstres », sa vie de famille d’antan et ses relations avec autrui. Celui de Des diables et des saints (L’Iconoclaste, 2021) est un pianiste espérant l’avènement d’un miracle, défait par son passé. Jean-⁠Baptiste Andrea poursuit ainsi avec ce troisième roman son entreprise littéraire singulière. Une lettre ouverte Joe, soixante-neuf ans, se produit tous les jours dans l’ignorance du plus … Continuer la lecture de « Des diables et des saints de Jean-⁠Baptiste Andrea, l’enfance dans ses moments les plus durs »

Et toujours les Forêts de Sandrine Collette, quelle humanité après la fin du monde ?

Copyright : JC Lattès

Écrivaine française née en 1970, Sandrine Collette a une certaine prédilection pour les récits mettant en lumière l’œuvre des êtres humains sur la Terre : ses personnages sont souvent en situation de grande détresse, isolés dans des environnements hostiles découlant des méfaits de l’Homme sur la planète. Elle est ainsi l’auteure de Juste après la vague (Denoël, 2018), roman dans lequel bien peu d’âmes survivent à une vague qui détruit tout sur son passage ; et Il reste la poussière (Denoël, 2016), roman dans lequel son personnage principal se retrouve en marge des autres dans une « steppe balayée de vents glacés ». Dans Et toujours les Forêts, Sandrine Collette poursuit cette entreprise littéraire singulière. Ici, un jeune garçon mal-aimé devient homme de la Grande Ville, … Continuer la lecture de « Et toujours les Forêts de Sandrine Collette, quelle humanité après la fin du monde ? »

En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut, un premier roman où l’amour est folie

Copyright : Finitude

Même si l’on s’en tient au paratexte d’En attendant Bojangles, premier roman de l’écrivain français Olivier Bourdeaut, on peut déjà deviner la singularité de l’œuvre. La première de couverture laisse entrevoir un couple dansant, en mouvement, comme en témoigne la chevelure de la femme. La quatrième de couverture évoque quant à elle un couple amoureux rythmant sa vie à la mesure de Mr. Bojangles, chanson interprétée par Nina Simone dans les années 1970. Si la connivence de ces deux protagonistes paraît évidente, leur quotidien, que l’on découvre par impressions successives, s’avère néanmoins éprouvant. Un hymne à l’amour En attendant Bojangles est un texte en prose aux notes poétiques dans lequel la folie tient une place importante. Les personnages y sont vivants, respirent d’amour ; leurs … Continuer la lecture de « En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut, un premier roman où l’amour est folie »

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda, un premier recueil de nouvelles

Copyright : Le Dilettante

Professeure de lettres née en 1970, Anna Gavalda connaît un succès inattendu avec la parution de son premier recueil de nouvelles intitulé Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part publié aux éditions Le Dilettante au mois de septembre 1999. Écrit sur les thématiques de la solitude et des actes manqués, cet ouvrage offre un regard tranché sur la société d’aujourd’hui et regroupe en son sein des personnages vivant un quotidien où tout va toujours trop vite, des personnages ne semblant pas, de sorte, prendre le temps d’apprécier la vie. Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part est ainsi une porte d’accès à l’entièreté de l’œuvre littéraire d’Anna Gavalda. Ses romans (parmi lesquels on retrouve Ensemble, c’est tout et Je l’aimais) ont cette même écriture … Continuer la lecture de « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda, un premier recueil de nouvelles »