Rentrée littéraire 2021 – Fayard/Pauvert

Rentrée littéraire 2021 - Fayard
Copyright : Fayard

Les éditions Fayard/Pauvert offrent en cette rentrée littéraire 2021 la parution de six ouvrages d’expression française et trois romans d’expression anglo-américaine ; parmi eux figurent deux premiers romans, ceux de Ta-⁠Nehisi Coates et Quentin Tarantino.

Une rentrée française

Dans son roman intitulé Souvenirs de ma vie d’hôtel, Jacques Fieschi décrit l’empreinte du temps sur les relations du passé. Son personnage principal, René, doit revoir Jean-Mi, un être aux côtés duquel, aux côtés de Catherine aussi, il a vécu de forts moments d’émotion avant le drame – un drame les ayant tenus à l’écart pendant plusieurs décennies.

Maria Pourchet propose dans Feu le récit d’une passion dévorante. Laure et Clément s’ennuient dans leur vie sentimentale qui ne va nulle part et leur vie professionnelle qui les assomme. Alors quand ils se rencontrent, c’est le choc, c’est le feu, c’est l’étincelle. Ce désir pourrait bien les consumer, surtout qu’au premier rang, Véra, la fille aînée de Laure, les observe…

Morgan Sportès choisit de traiter de terrorisme dans son récit littéraire intitulé Les djihadistes aussi ont des peines de cœur. Positionnant son intrigue dans les mois qui suivent les attentats de Mohamed Mehra, il s’imprègne de son enquête documentaire pour composer une mécanique romanesque mettant directement en scène des djihadistes.

Dans son essai intitulé Depuis que je vous ai lu, je vous admire, Catherine Sauvat recense les écrivains classiques et contemporains ayant été des fervents admirateurs d’autres écrivains – de si fervents admirateurs qu’ils ont parfois été jusqu’à forcer une rencontre avec leur idole.

Souvenirs de ma vie d’hôtel de Jacques Fieschi

Souvenirs de ma vie d’hôtel
TitreSouvenirs de ma vie d’hôtel
Auteur Jacques Fieschi
Éditeur Fayard
Collection Littérature française
ISBN139782213720807
ISBN102213720800
Date de parution18 août 2021
Prix prévisionnel16,00 €
Nombre de pages128
Description de l’éditeur :

Comment affronter des souvenirs vieux d’un demi-siècle ? Comment revoir celui à qui l’on doit peut-être d’avoir choisi la solitude ?
À l’époque, déjà lointaine, des lettres manuscrites et des cabines téléphoniques à pièces, Catherine, Jean-Mi et René ont sillonné la France, d’hôtel miteux en balcon sur la mer, croyant ou feignant de croire qu’ils effectuaient là un petit boulot d’étudiants, mais participant en fait à une escroquerie.
Une jeune fille et deux jeunes garçons, partageant la même chambre, le même lit, la même salle de bains. L’un s’exhibant sans pudeur, les deux autres tâchant de préserver un semblant d’intimité malgré les circonstances. L’une aimant l’un, l’un aimant l’autre, presque comme de coutume ? C’eût sans doute été trop simple.
Les supercheries finissent par être dévoilées, les escroqueries par être démasquées. Celle à laquelle ils ont participé plus ou moins consciemment connaît une fin qui frôle le drame. Ils se séparent, vaguement coupables, vaguement honteux. Leur jeunesse est désormais derrière eux.
Et pourtant, cinquante ans plus tard, la question se pose : est-ce vraiment cela qui a empêché René de revoir Jean-Michel ?

Feu de Maria Pourchet

Feu
TitreFeu
Auteure Maria Pourchet
Éditeur Fayard
Collection Littérature française
ISBN139782213720784
ISBN102213720789
Date de parution18 août 2021
Prix prévisionnel19,00 €
Nombre de pages252
Description de l’éditeur :

Laure, prof d’Université, est mariée et mère de deux filles. De Véra, l’aînée, qui organise des mouvements d’insurrection au lycée, Laure envie l’incandescence et la rage. Elle qui, à 40 ans, regrette parfois d’être la somme de la patience et des compromis.
Clément, célibataire, 50 ans, court le matin et parle à son chien le soir. Entre les deux il s’ennuie dans la finance, au sommet d’une tour vitrée, lassé de la vue qu’elle offre presque autant que de YouPorn.
Laure monte sans passion des colloques en Histoire contemporaine. Clément anticipe les mouvements des marchés, déplorant que les crises n’arrivent jamais vraiment, que le pire ne soit qu’une promesse perpétuellement reconduite.
De la vie, l’une attend la surprise. L’autre, toute capacité d’illusion anéantie, attend qu’elle finisse, fatigué d’être un homme dans un monde où seules les tours de la Défense sont légitimement phalliques.
Bref, il serait bon que leur arrive quelque chose.
Ils vont être l’un pour l’autre un choc nécessaire.
Saisis par la passion et ses menaces, ils tentent d’abord de se débarrasser l’un de l’autre en assouvissant le désir, naïvement convaincus qu’il se dompte. Nourrissant malgré eux un espoir qui les effraie et les consume, ils iront loin dans l’incendie.
Dans l’ombre, quelque chose les surveille : la jeunesse sans nuance et sans pitié de Véra.

Au gré d’un roman sur la passion, Feu photographie une époque. Où les hommes ne sachant plus quelle représentation d’eux-mêmes habiter, pourraient renoncer. Où les femmes pourraient ne pas se remettre de l’incessant combat qu’elles doivent mener pour être mieux aimées. Où les enfants, nés débiteurs, s’organisent déjà pour ne pas rembourser. Alternant les points de vue des deux personnages dans une langue nerveuse et acérée, Maria Pourchet nous offre un roman vif, puissant et drôle sur l’amour, cette affaire effroyablement plus sérieuse et plus dangereuse qu’on ne le croit.

Les djihadistes aussi ont des peines de cœur de Morgan Sportès

Les djihadistes aussi ont des peines de cœur
TitreLes djihadistes aussi ont des peines de cœur
Auteur Morgan Sportès
Éditeur Fayard
Collection Littérature française
ISBN139782213704470
ISBN102213704473
Date de parution18 août 2021
Prix prévisionnel22,00 €
Nombre de pages416
Description de l’éditeur :

Septembre 2012, six mois après les attentats de Mohamed Mehra : une grenade jetée dans une épicerie casher de la banlieue parisienne fait un blessé léger. Apprenti terroriste, le coupable a laissé ses traces ADN sur la goupille du projectile. On l’identifie. Mais la police le laisse courir – pendant deux semaines – entre ses diverses résidences de Paris, Nice, Nancy, afin de repérer ses complices. Lesquels envisagent de nouvelles agressions, cette fois contre des militaires français, dans le sud du pays. Une vingtaine de ces « djihadistes » amateurs (post-ados black-blanc-beur) sont alors capturés lors d’un vaste coup de filet. L’un d’entre eux est abattu. D’autres s’enfuient en Syrie pour un « djihad » différent : se battre aux côtés d’Al Nosra contre le « dictateur hérétique » Bachar el-Assad.
Morgan Sportès reconstitue la traque minutieuse et implacable menée par la police contre ces émules – version pieds-nickelés sans doute – de Mehra, campant simultanément leurs personnalités erratiques, sinon psychotiques. Il les suit dans leurs cités anonymes, mange avec eux au kebab du coin, attentif à leurs problèmes économiques, amoureux : entre l’« héroïsme de la kalachnikov » et les couches-culottes du bébé qu’on n’a pas les moyens de se payer. Il rend visite aussi à leurs familles que déchire le fanatisme du fils (mères et filles s’y disputent sous l’œil de pères dont l’autorité s’effrite). Il croque ainsi pour nous, dans un style hyperréaliste – et sombrement ironique toujours – une galerie de portraits inquiétants : le visage d’un pays mal connu qui est le nôtre pourtant, la France du XXIe siècle mondialisé.

Depuis que je vous ai lu, je vous admire de Catherine Sauvat

Depuis que je vous ai lu, je vous admire
TitreDepuis que je vous ai lu, je vous admire
Auteure Catherine Sauvat
Éditeur Fayard
Collection Littérature française
ISBN139782213706290
ISBN102213706298
Date de parution25 août 2021
Prix prévisionnel20,50 €
Nombre de pages252
Description de l’éditeur :

Ils sont prêts à tout. Traverser les océans, sonner sans s’annoncer, ou faire jouer des relations, que parfois ils n’ont pas, pour un instant passé avec un écrivain qu’ils admirent. Si la plupart sont sincères, d’autres ne seraient pas contre un coup de pouce pour « entrer en littérature ».
L’écrivain, s’il se méfie des idolâtres, se laisse parfois déborder par de vils flatteurs. Confrontations cruelles, vrais échanges, amitiés naissantes, détestations éternelles, encouragements sincères : la surprise est au bout de la rencontre.
En s’appuyant sur les récits des protagonistes eux-mêmes, ce livre nous raconte des péripéties d’admirateurs. De Casanova visitant Voltaire à la jeune Susan Sontag allant voir Thomas Mann, les générations et les cultures se croisent, dans la ferveur littéraire.
Gide a visité Verlaine. Qui a visité Hugo. Qui a visité Chateaubriand. Tant qu’il y aura des écrivains, leurs émules chercheront à entrouvrir leur porte. Quitte à parfois la forcer.

Une rentrée étrangère

Originellement intitulé The Water Dancer, le premier roman de Ta-⁠Nehisi Coates, traduit ici par Pierre Demarty, conte l’histoire d’un jeune esclave nommé Hiram Walker. Hiram possède un don extraordinaire : il a la capacité de se remémorer tout ce qu’il voit, lit ou entend, mais ne peut, en contrepartie, se rappeler de sa mère dont il est séparé depuis ses neuf ans, au moment où cette dernière est vendue à un tiers par son père. Hiram dispose en outre d’un autre talent singulier dont il n’arrive à faire sens, dans cette Amérique où la liberté est impossible pour les Noir.e.s comme lui.

Quentin Tarantino, s’illustrant habituellement dans le registre cinématographique, écrit un premier roman librement inspiré de son film Once Upon a Time in Hollywood. Il était une fois à Hollywood revisite ainsi la tragique histoire de Sharon Tate, actrice dont le destin est lié à celui de Charles Manson. Le réalisateur, désormais romancier, redonne en outre vie aux protagonistes fictionnels de son film éponyme, Cliff Booth et Rick Dalton.

Dans Olive, enfin, Elizabeth Strout, traduite par Pierre Brévignon, reprend le cours de l’existence de sa protagoniste Olive Kitteridge, un personnage issu d’un précédent roman. Ici la professeure de mathématiques est désormais retraitée, l’occasion pour elle de vivre de nouvelles aventures avec des personnages secondaires hauts en couleur.

La Danse de l’eau de Ta-⁠Nehisi Coates

La Danse de l’eau
TitreLa Danse de l’eau
Titre originalThe Water Dancer
Auteur Ta-Nehisi Coates
Traducteur Pierre Demarty
Éditeur Fayard
Collection Littérature étrangère
ISBN139782213716541
ISBN102213716544
Date de parution18 août 2021
Prix prévisionnel23,00 €
Nombre de pages480
Description de l’éditeur :

Le jeune Hiram Walker est né dans les fers. Le jour où sa mère a été vendue, Hiram s’est vu voler les souvenirs qu’il avait d’elle. Tout ce qui lui est resté, c’est un pouvoir mystérieux que sa mère lui a laissé en héritage.
Des années plus tard, quand Hiram manque se noyer dans une rivière, c’est ce même pouvoir qui lui sauve la vie. Après avoir frôlé la mort, il décide de s’enfuir loin du seul monde qu’il ait jamais connu.
Ainsi débute un périple plein de surprises, qui va entraîner Hiram depuis la splendeur décadente des fières plantations de Virginie jusqu’aux bastions d’une guérilla acharnée au cœur des grands espaces américains, du cercueil esclavagiste du Sud profond aux mouvements dangereusement idéalistes du Nord. Alors même qu’il s’enrôle dans la guerre clandestine qui oppose les maîtres aux esclaves, Hiram demeure plus que jamais déterminé à sauver la famille qu’il a laissée derrière lui.
Dans son premier roman, Ta-⁠Nehisi Coates livre un récit profondément habité, plein de fougue et d’exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l’existence fut confisquée, leurs familles brisées, et qui trouvèrent le courage de se soulever au nom de la liberté.

Il était une fois à Hollywood de Quentin Tarantino

TitreIl était une fois à Hollywood
Titre originalOnce Upon a Time in Hollywood
Auteur Quentin Tarantino
Traducteur Nicolas Richard
Éditeur Fayard
Collection Littérature étrangère
ISBN139782213721019
ISBN102213721017
Date de parution18 août 2021
Prix prévisionnel23,00 €
Nombre de pages360
Description de l’éditeur :

Réalisateur culte de Reservoir Dogs, Pulp Fiction et Kill Bill, Quentin Tarantino fait une entrée aussi fracassante qu’attendue en littérature. De la toile à la page, il transcende son style unique, son inventivité débordante et son sens phénoménal du dialogue et du montage pour livrer un premier roman d’une incroyable virtuosité. Des répliques désopilantes, des conversations cinéphiles enlevées, des péripéties haletantes, une fresque épique du L. A. de 1969 à la faune redoutablement bigarrée... Il était une fois à Hollywood, librement inspiré de son film primé aux Oscars, est un véritable tour de force, un premier roman hilarant, savoureux et déjanté.

Hollywood 1969... comme si vous y étiez !

RICK DALTON – Il fut un temps, Rick avait son propre feuilleton télé. Aujourd’hui, c’est un acteur rincé, condamné à jouer les crapules à la petite semaine, qui noie son chagrin dans les whisky sour. Un coup de fil de Rome : sauvera-t-il son destin ou le scellera-t-il ?

CLIFF BOOTH – Doublure cascade de Rick, il est l’homme à la réputation la plus sulfureuse de tous les plateaux de tournage – car il est le seul à avoir (peut-être) commis un meurtre et à s’en être tiré.

SHARON TATE – Elle a quitté son Texas natal en rêvant de devenir star de cinéma . Et ce rêve, elle l’a réalisé . Sharon passe désormais ses jeunes années dans sa villa de Cielo Drive, là-haut, dans les collines de Hollywood.

CHARLES MANSON – L’ancien taulard a convaincu une bande de hippies azimutés qu’il était leur leader spirituel. Mais il changerait bien de casquette pour devenir une star du rock’n’roll.

Olive, enfin d’Elizabeth Strout

Olive, enfin
TitreOlive, enfin
Titre originalOlive, Again
Auteure Elizabeth Strout
Traducteur Pierre Brévignon
Éditeur Fayard
Collection Littérature étrangère
ISBN139782213717364
ISBN102213717362
Date de parution25 août 2021
Prix prévisionnel22,00 €
Nombre de pages368
Description de l’éditeur :

Olive Kitteridge, héroïne iconique et adulée d’Elizabeth Strout, est enfin de retour.
Professeure de math bien connue des habitants de la petite ville côtière de Crosby, dans le Maine, Olive est désormais retraitée. Toujours aussi franche que revêche, elle traverse une nouvelle période de sa vie qui lui réserve son lot de bouleversements. On découvre bientôt Olive remariée, mère, belle-mère et grand-mère pas forcément commode, un peu pataude et décidément hors du commun. Elle croise sur son chemin nombre de connaissances, amis, voisins ou anciens élèves : une jeune femme sur le point d’accoucher au moment le plus incongru, une autre qui vit recroquevillée depuis qu’elle est atteinte d’un cancer, ou une fille confrontée à l’effroi de ses parents lorsqu’elle leur révèle exercer la profession de maîtresse SM. Olive, qui n’a pas sa langue dans sa poche, a une influence décisive sur ceux qu’elle côtoie. Et tire de ces rencontres – car il n’est jamais trop tard – de formidables leçons de vie.
Une fois encore, Elizabeth Strout met brillamment à nu l’existence de gens ordinaires et livre un roman superbe, tendre, mélancolique et plein d’humour sur la famille, le couple, l’amour, la vieillesse et la solitude, en déroulant le fil de l’histoire de son irrésistible Olive à l’automne de sa vie.

Une rentrée chez Pauvert

Dans son récit littéraire intitulé Gazelle Théorie, Ines Orchani « [écrit] le féminin, [fait] écrire les femmes ». Elle s’applique à redonner ses lettres de noblesse à la femme, à celle que l’on nomme « gazelle » par mépris, par facilité, par inconsidération. Positionnant son écrit dans la lignée de King Kong Théorie de Virginie Despentes, essai auquel son récit fait référence, l’écrivaine traite en outre du féminisme non-occidental, de la notion de féminisme dans un pays comme la Tunisie dont elle est originaire.

François Bégaudeau choisit de revenir dans son ouvrage intitulé Notre joie sur sa rencontre avec un admirateur de son travail se disant d’extrême droite. Ce jeune homme que tout oppose a priori avec le romancier, qui lui se dit « du bord opposé », intrigue par sa surprenante adhésion au travail de l’écrivain. Les deux hommes échangent au cours d’une soirée, et à mesure que s’étoffe leur conversation, il paraît clair à François Bégaudeau que leur vocabulaire n’est pas le même pour désigner les mêmes choses, que leur entente du moment ne tiendrait pas longtemps sur des sujets plus importants.

Gazelle Théorie d’Ines Orchani

Gazelle Théorie
TitreGazelle Théorie
Auteure Ines Orchani
Éditeur Pauvert
ISBN139782720215698
ISBN102720215694
Date de parution1 septembre 2021
Prix prévisionnel18,00 €
Nombre de pages224
Description de l’éditeur :

Ils m’appellent « gazelle », et je me sens blessée. Je ne suis pas un animal. Je ne suis pas une chose. Je ne suis pas une image. Je ne suis pas une proie.
De l’insulte « nègre » Césaire a fait la Négritude.
Du gazellage je m’apprête à faire Gazelle Théorie.
Ceci est un manifeste. Ceci est un témoignage. Ceci est un coup de colère, et une mise en lumière.
I.O.

Dans un livre inclassable qui emprunte aussi bien à l’essai qu’au récit, à la politique qu’à la poésie, Ines Orchani explore à la première personne un féminin méconnu, décrivant librement l’expérience des codes – et de leur transgression –, des stratégies, des croyances et des sexualités. Les femmes qu’on y croise, gazelles et rebelles, incarnent un féminisme non occidental, un féminisme du secret et du courage, où les intentions l’emportent sur la forme. Dans l’élan créé par Virginie Despentes avec King Kong Théorie, Ines Orchani donne à entendre les voix d’un féminisme-monde.

Notre joie de François Bégaudeau

Notre joie
TitreNotre joie
Auteur François Bégaudeau
Éditeur Pauvert
ISBN139782720215704
ISBN102720215708
Date de parution15 septembre 2021
Prix prévisionnel19,00 €
Nombre de pages320
Description de l’éditeur :

Un soir de septembre à Lyon, un jeune homme d’extrême droite, M, se présente comme un « fan » et m’offre un verre.
J’accepte, intrigué par cette étrange adhésion. Qu’est-ce qu’il me trouve ? Qu’est-ce que cet individu peut donc priser dans un écrivain du bord opposé ? Nous avons certes quelques ennemis communs, mais les ennemis de mes ennemis sont-ils appelés à devenir automatiquement mes amis ?
Au fil de la discussion, il se confirme que ce qui nous unit est infiniment moins vaste que ce qui nous sépare.
Nous sépare avant tout notre usage de l’idiome français. Nous n’avons pas les mêmes valeurs, mais d’abord pas les mêmes mots. Il dit « mondialisme », je dis « capitalisme ». Il dit « les élites », je dis « la classe dominante ». Il pense culturel et je pense social. Il dit « la France » et cela me laisse coi.
Mais les questions de forme étant des questions de fond, la discorde de langue recouvre une discorde affective. M fonde sa politique sur des refus, et je voudrais que la mienne soit d’abord affaire de désir. Si M et moi commencions à énumérer ce que nous désirons, l’illusion de notre entente serait illico dissipée. Il aurait à cœur de restaurer la grandeur de la France quand je trouverais plus urgent de restaurer la sécurité sociale. Il traquerait ses ennemis, je m’appuierais sur mes amis. Il se nourrirait de colère, j’entretiendrais ma joie.

Mille et une idées

La rentrée littéraire 2021 des éditions Fayard/Pauvert offre ainsi une grande diversité en termes de genres explorés et de thématiques abordées.

Notons en outre la parution à venir au format poche de la nouvelle de Yannick Haenel intitulée Le Désir comme aventure dans la collection « 1001 Nuits », nouvelle issue du recueil collectif Les Désirs comme désordre paru l’année dernière.

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