Rentrée littéraire 2021 – Héloïse d’Ormesson

Héloïse d'Ormesson
Copyright : Héloïse d'Ormesson

En cette rentrée littéraire 2021, les éditions Héloïse d’Ormesson, fidèles à leur ligne éditoriale, offrent en lecture quatre ouvrages d’expression française dont deux premiers romans, ceux de Pierre Vergely et Frédéric Ploussard.

Une rentrée française

Dans Tout ce que dit Manon est vrai, Manon Fargetton s’inspire de sa propre histoire de vie pour écrire un roman s’intéressant de près aux relations humaines. La voix de Manon, seize ans, se perd parmi celles des personnes qui l’aiment : ses parents, ses frères, son amie, son amant et la femme de son amant. Rien n’est moins simple que de démêler ses sentiments quand tous s’y intéressent.

Pierre Vergely, fils du résistant Charles Vergely, revient sur l’horrible expérience de son père dans son récit littéraire intitulé Le Monde qui part. En 1941, Charles Vergely, pourtant à peine adulte, est arrêté par la police militaire allemande. Ce qu’il va connaître par la suite est inqualifiable : séances de torture, violences physiques et morales, emprisonnement, déportations multiples, mises à exécution… Son fils raconte.

Ayant exercé en tant qu’éducateur spécialisé, Frédéric Ploussard connaît les difficultés possibles d’adaptation rencontrées par les personnes dites vulnérables. Dans son roman intitulé Mobylette, il part de son expérience personnelle aux côtés de ces êtres qu’il a soutenus pour créer la psyché de Dominique, quinze ans, adolescent à la vie de famille tumultueuse.

Enfin, Sylvie Yvert, déjà l’auteure de deux romans historiques publiés aux éditions Héloïse d’Ormesson, compose dans Au moins le souvenir un récit autour de la figure de Lamartine. Elle donne céans la parole à Marianne de Lamartine, son épouse, et se fait alors porte-parole des actions de l’illustre homme.

Tout ce que dit Manon est vrai de Manon Fargetton

Tout ce que dit Manon est vrai
TitreTout ce que dit Manon est vrai
Auteure Manon Fargetton
Éditeur Héloïse d'Ormesson
ISBN139782350877761
ISBN102350877760
Date de parution19 août 2021
Description de l’éditeur :

Au centre, Manon.

Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.

Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l’homme qu’elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s’aiment. La femme de l’éditeur aussi l’aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l’histoire qu’ils vivent et l’écriture de la bande-dessinée, l’admiration, l’amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.

Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s’expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s’affrontent. Deux visions de l’amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d’autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.

Et au centre, Manon.

Comme Laura Kasischke, Manon Fargetton croise des points de vue contradictoires, voire divergents, pour mieux saisir la réalité. Un roman choral saisissant et novateur. D’une éblouissante sensibilité qui épouse au plus juste la psychologie des protagonistes, Tout ce que dit Manon est vrai réinvente l’autofiction.

Le Monde qui reste de Pierre Vergely

Le Monde qui reste
TitreLe Monde qui reste
Auteur Pierre Vergely
Éditeur Héloïse d'Ormesson
ISBN139782350877754
ISBN102350877752
Date de parution19 août 2021
Prix prévisionnel18,00 €
Description de l’éditeur :

Tu étais un homme, mon père.

Charles Vergely a tout juste dix-sept ans lorsqu’il s’engage dans la Résistance en juillet 1940. Il est arrêté le 10 mars 1941 par la police militaire allemande. Torturé, emprisonné, jugé de façon expéditive et condamné à mort avec six autres de ses camarades, Charles Vergely est d’abord incarcéré à la prison du Cherche-Midi où il a, entre autres voisins de cellule, Honoré d’Estienne d’Orves. Il est ensuite transféré à la prison de Fresnes, la « Filiale de l’Enfer », puis déporté au camp de Rheinbach en juin 1942, où une partie des prisonniers finissent décapités à la hache. Au lendemain d’un bombardement qui ravage le camp, il rejoint celui de Ludwigsburg au terme d’une « marche de la mort » de quarante-cinq jours. Il y voit quotidiennement des hommes se faire exécuter, d’autres mourir de fatigue ou de faim. Lui-même ne pèse alors plus que trente-huit kilos. En février 1945, à la suite d’un autre bombardement, il est entassé avec une centaine d’hommes dans un wagon à bestiaux pour un ultime voyage vers la forteresse de Landsberg, une annexe du camp de Dachau, jusqu’à sa libération par les troupes alliées à la fin du mois de mai.

Pierre Vergely est le fils de Charles. À propos de ce roman, il écrit : « Lorsque j’ai démarré la rédaction de l’histoire de mon père, je ne savais pas où je mettais les pieds. J’avais une idée du poids de l’Histoire, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de mesurer sa puissance, et j’ai découvert que derrière ce mot se cachent à la fois l’ensemble de toutes les vies du passé, mais aussi notre présent et les raisons de notre présence. Je pourrais clamer qu’avec ce livre j’ai tenté, en plus de rendre hommage à mon père, de célébrer la lutte pour la liberté, la défense de la justice, la dignité ou le sens du devoir, mais ce serait faux. Ce livre parle avant tout du courage. Du combat face à la peur. De cet acte qui, pour être authentique, consiste à joindre à l’élan total de l’esprit l’engagement entier du corps. »

Mobylette de Frédéric Ploussard

Mobylette
TitreMobylette
Auteur Frédéric Ploussard
Éditeur Héloïse d'Ormesson
ISBN139782350877549
ISBN10235087754X
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel20,00 €
Nombre de pages416
Description de l’éditeur :

À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d’efforts pour l’avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu. La déception est d’ailleurs une constante dans la vie familiale chaotique de Dom. La déception entre autres choses. De là à en déduire que la suite des événements en découle, il n’y a qu’un pas. Quelques pas pour être précis. Un foyer pour ados sorti d’un méchant conte de fée. Une vie de jeune père guère épanouissante. Une vie maritale en berne. Une séance de ciné qui vire au pugilat. Une baignade mouvementée. Des retrouvailles du troisième type dans les bois. Et deux sœurs aussi féroces qu’attachantes.

Accrochez-vous.

Mobylette est un roman déjanté et cruellement drôle qui dresse le portrait décapant d’un trentenaire à la dérive dans un univers qui ne l’est pas moins, celui de l’aide sociale à l’enfance. Tour à tour désopilante, survoltée et hilarante, impossible de résister à cette aventure à mille à l’heure entre les Vosges et la Moselle. Il y a du John Kennedy Toole chez Frédéric Ploussard, et ça décoiffe.

Au moins le souvenir de Sylvie Yvert

Au moins le souvenir
TitreAu moins le souvenir
Auteure Sylvie Yvert
Éditeur Héloïse d'Ormesson
ISBN139782350877471
ISBN102350877477
Date de parution2 septembre 2021
Prix prévisionnel20,00 €
Description de l’éditeur :

Qui se souvient de Lamartine ? Qu’il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu’on lui doit le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l’esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d’autres choses encore ? À la parution des Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l’action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n’est prophète en son pays.

À la manière d’une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d’État. On croise les écrivains engagés de l’époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d’abord s’enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples...

Après son best-seller Mousseline la Sérieuse (prix littéraire des Princes et prix du Cercle de l’Union) et du très remarqué Une année folle (prix Napoléon Ier), Sylvie Yvert poursuit le roman vrai de notre histoire en retraçant la destinée d’une figure politique et littéraire qui se confond avec le génie français.

Où la réalité inspire la fiction

Ainsi les éditions Héloïse d’Ormesson donnent à lire quatre ouvrages dont les intrigues sont très fortement inspirées de la « vraie vie ».

On peut également noter la parution à venir, à la fin du mois de septembre, de Vestiges d’une séparation d’Aanchal Malhotra, écrivaine et historienne indienne passionnée par la notion de mémoire. Elle travaille son récit autour des objets que les réfugiés choisissent d’emporter avec eux au moment de leur départ, créant de sorte une mémoire matérielle pour leur descendance.

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