Rentrée littéraire 2021 – Liana Levi

Rentrée littéraire 2021 - Liana Levi
Copyright : Liana Levi

À l’instar de l’année dernière, les éditions Liana Levi offrent en cette rentrée littéraire automnale 2021 la publication de trois ouvrages singuliers – parmi eux, deux sont d’expression française et un d’expression anglaise – composés par des écrivain.e.s déjà publié.e.s par la structure éditoriale, fort.e.s d’un certain succès en librairie.

Une rentrée française

Estelle-⁠Sarah Bulle, auteure d’un premier roman très remarqué intitulé Là où les chiens aboient par la queue (Liana Levi, 2018), propose dans Les Étoiles les plus filantes le récit réinventé du film Orfeu Negro de Marcel Camus, une tragédie romantique des années 1950 imaginée sur le modèle du mythe grec d’Orphée et Eurydice dans le contexte des favelas brésiliennes. Les Étoiles les plus filantes nous invite ainsi en 1958, au moment où l’équipe de tournage de ce film débarque à Rio de Janeiro. Les acteur.rice.s forment rapidement un ensemble éclectique : leurs destins se mêlent et forment sous nos yeux une musique singulière, vivante.

Dans Et ils dansaient le dimanche, Paola Pigani, également auteure d’un premier roman remarqué intitulé N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures (Liana Levi, 2013), nous fait part du parcours de Sonja, Hongroise immigrée en France au crépuscule des années 1920 pour s’offrir un meilleur devenir. Sonja subsiste grâce à son travail en usine, à la production de viscose ; c’est là où elle s’inventera une nouvelle famille, des Italien.ne.s qui oublient leur malheur le dimanche dans une ambiance débonnaire. Mais le contexte sociétal, politique, économique de la France les rattrape bientôt.

Les Étoiles les plus filantes d’Estelle-⁠Sarah Bulle

Les Étoiles les plus filantes
TitreLes Étoiles les plus filantes
Auteure Estelle-Sarah Bulle
Éditeur Liana Levi
Collection Littérature
ISBN139791034904358
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel21,00 €
Nombre de pages384
Description de l’éditeur :

En juin 1958, une équipe de tournage débarque à Rio de Janeiro. Dans les quartiers pauvres accrochés aux mornes se répand la nouvelle d’un drôle de casting : on recherche de jeunes comédiens amateurs noirs. À son adaptation de la pièce de Vinícius, réécriture du mythe d’Orphée et Eurydice, Aurèle Marquant a l’intention de donner pour cadre une favela vibrante de tragédie et de joie. Projet modeste et démesuré, il s’y est accroché depuis des mois : en Gipsy, danseuse américaine métis échouée à Paris, il a reconnu son Eurydice et l’a épousée. Maintenant sur place, il lui faut sans délai débuter le tournage. Breno, footballeur au chômage, sera Orphée ; Eva, comédienne martiniquaise, et Norma, coiffeuse ambitieuse, seront les deux autres visages féminins. Les décors se montent, les acteurs s’apprivoisent. Dans cette aventure cinématographique, il y va de quelque chose d’existentiel : l’amour et un avenir ouvert. L’histoire de chacun redouble les sentiments que capture la caméra d’Aurèle, tout autant accaparé par l’autre volet de son œuvre : la musique. L’effervescence artistique autour du tournage aiguise d’autres intérêts, ceux de deux agents locaux de la CIA, qui flairent un coup à jouer avec la bossa nova, mais aussi de la France de Malraux, soucieuse de se placer dans la compétition internationale que constitue le festival de Cannes.

Et ils dansaient le dimanche de Paola Pigani

Et ils dansaient le dimanche
TitreEt ils dansaient le dimanche
Auteure Paola Pigani
Éditeur Liana Levi
Collection Littérature
ISBN139791034904303
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel19,00 €
Nombre de pages224
Description de l’éditeur :

Arrivée à Vaulx-en-Velin un jour de 1929, Sonja n’a aucune idée de ce qui l’attend. Si elle est montée dans le train de l’embauche, c’était pour suivre sa cousine et fuir une Hongrie sans avenir. Sa vie est immédiatement happée par la production de viscose, qui réclame beaucoup de main-d’œuvre et bat son plein : en France, les femmes apprécient cette nouvelle « soie » bon marché. La SASE pourvoit à l’existence de chaque recrue : une place à l’usine, une chambre à l’internat, la chapelle et quelques commodités, un maigre salaire. Postée plus de dix heures par jour à l’atelier, surveillant la transformation de la matière visqueuse en fil dans les vapeurs chimiques, elle résiste, passivement, mais aussi grâce à Elsa, la fortunata, qui la soustrait à l’enfermement et bientôt à la violence de Jean, épousé à la va-vite. Grâce à elle, elle est peu à peu adoptée par un groupe d’Italiens actifs. Le dimanche, la petite troupe sait faire la fête : on grille les poissons pêchés dans la rivière, on danse. On parle politique aussi. Depuis février 1934 et les licenciements, les manifestations donnent l’occasion de se retrouver à Lyon dans les cortèges. Sonja comprend qu’elle ne peut faire défaut aux camarades, ni à Marco dont elle a éveillé les sentiments, ni au Front populaire qui se renforce. Il n’y a d’issue que leur horizon collectif et solidaire.

Une rentrée étrangère

Au cours de la rentrée littéraire 2020, les éditions Liana Levi publiaient Mississippi Solo d’Eddy L. Harris, un mémoire traduit par Pascale-⁠Marie Deschamps dans lequel son auteur, écrivain états-unien, fait le récit de son épopée insolite, à savoir sa descente du Mississippi en canoë à la fin des années 1980 avec comme destination envisagée la Nouvelle-Orléans, une épopée source d’un réel enrichissement émotionnel, humain et culturel pour lui. Trente années plus tard, Eddy L. Harris écrit Le Mississippi dans la peau, le récit de sa nouvelle descente en solitaire du Mississippi, un Mississippi ayant changé, dans une Amérique ayant elle aussi connu quelques bouleversements.

Le Mississippi dans la peau d’Eddy L. Harris

Le Mississippi dans la peau
TitreLe Mississippi dans la peau
Auteur Eddy L. Harris
Traductrice Pascale-Marie Deschamps
Éditeur Liana Levi
Collection Littérature
ISBN139791034904402
Date de parution2 septembre 2021
Prix prévisionnel20,00 €
Nombre de pages352
Description de l’éditeur :

Eddy décide de refaire le voyage qui a marqué sa vie : la descente du Mississippi en canoë, seul, de sa source jusqu’à La Nouvelle-Orléans. Plus que l’envie de recréer un moment fort au plus près de la nature, cette seconde fois lui servira à voir ce qu’il a manqué la première. L’âme du premier voyage habitera nécessairement le second, et viendra l’enrichir. Mais il a trente ans de plus : il s’attachera donc plus au sens qu’à l’exploit. Le fleuve a changé, Eddy a changé, et sans doute l’Amérique aussi. Sous la présidence d’un homme noir, les tensions raciales se sont paradoxalement aggravées. La descente du fleuve se révèle moins idyllique. C’est plus que jamais l’occasion de voir à quel point le Mississippi est le cœur battant des États-Unis. Et au bout du voyage, cette double certitude : Eddy est un citoyen du monde et le Mississippi lui appartient.

Une grande humanité

Les éditions Liana Levi célèbrent en somme, à travers leur sélection d’ouvrages, le rapport de tout être à l’autre et à son environnement. Ces trois romans ainsi retenus constituent chacun une sorte d’archive détaillée de l’époque et du lieu qu’il raconte. Un témoignage soigné et poétique.

On peut également noter la parution à venir de deux romans au format poche au mois de septembre, dans la collection « Piccolo » de la structure éditoriale : La Cuillère de Dany Héricourt et Nézida de Valérie Paturaud.

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