Rentrée littéraire 2021 – P.O.L

Rentrée littéraire 2021 - P.O.L
Copyright : P.O.L

Les éditions P.O.L nous proposent cette année une rentrée littéraire éclectique, placée sous le signe de l’expérience humaine. On retrouve ainsi six œuvres d’expression française, celles de Santiago H. Amigorena, Louise Chennevière, Alain Guiraudie, Christine Montalbetti, Emmanuelle Salasc et Marie Darrieussecq ; et deux œuvres d’expression dite « étrangère », celles de Marco Lodoli et Virginia Woolf.

Une rentrée française

Santiago H. Amigorena poursuit son œuvre littéraire à caractère autobiographique avec son ouvrage intitulé Le Premier Exil. Il s’intéresse céans en particulier à sa petite enfance, à ce « premier exil » vécu à l’âge de six ans de son Argentine natale à l’Uruguay – un exil qui précède donc celui vers l’Europe.

Louise Chennevière, auteure d’un premier roman intitulé Comme la chienne (P.O.L, 2019), propose dans Mausolée l’histoire d’une femme comme une autre ayant un jour connu l’amour. Un amour qui prend fin et la dévaste. Un amour qu’elle raconte, crache et digère le temps d’une nuit.

Rabalaïre, dont le titre désigne une personne seule qui n’est jamais chez elle, est un roman d’Alain Guiraudie. Dans ce dernier, l’écrivain conte un rabalaïre prénommé Jacques, rencontrant mille et un personnages hauts en couleur, qui permettent in fine au romancier d’écrire la France.

Dans Ce que c’est qu’une existence, Christine Montalbetti entrelace les récits de vie de ses protagonistes et les condense sur une même journée, dans plusieurs lieux. Elle donne ainsi à lire une œuvre plurielle, polyphonique, qui traite d’amour, d’exil, de guerre, de prison et d’épidémie.

Emmanuelle Salasc, qui n’est autre que l’écrivaine Emmanuelle Pagano, ayant de sorte choisi d’honorer son véritable patronyme, anticipe quelque peu le monde d’après dans Hors gel. Elle situe son intrigue en 2056, où tout semble être régi selon une stricte politique écologique. De l’extérieur.

Dans Pas dormir, Marie Darrieussecq offre un récit singulier sur l’insomnie. Elle sonde la littérature pour mieux appréhender son incapacité de dormir – une absence de sommeil qu’elle a en partage avec de nombreux écrivains –, et souligne de sorte l’incongruité de la situation.

Le Premier Exil de Santiago H. Amigorena

Le Premier Exil
TitreLe Premier Exil
Auteur Santiago H. Amigorena
Éditeur P.O.L
Collection Fiction
ISBN139782818053591
ISBN102818053595
Date de parution19 août 2021
Prix prévisionnel20,00 €
Nombre de pages336
Description de l’éditeur :

Le Ghetto intérieur racontait le silence en 1945 de celui qui deviendrait le grand-père de l’auteur, Vicente Rosenberg qui émigra à Buenos-Aires. Le Premier Exil s’ouvre sur la mort, vingt ans plus tard, dans cette même ville, de l’arrière-grand-père maternel, l’abuelo Zeide, un Juif originaire de Kiev. Mais la famille du narrateur a dû fuir l’Argentine pour l’Uruguay, et échapper à la dictature, après le coup d’État militaire en 1968 du général Juan Carlos Onganía. Santiago Amigorena avoue avoir mis des années à écrire ce livre parce qu’il raconte un âge plus mystérieux que tous les autres qui, pour lui, a commencé quand il avait six ans par un premier exil d’un pays, l’Argentine, dans un autre, l’Uruguay, et s’est achevé à douze ans par un second exil, en Europe cette fois, et d’une langue, l’espagnol, en une autre, le français. Avec un sens de l’autodérision et du drame, il fait l’histoire des origines de son propre silence, de sa relation tourmentée au langage, de ses traumas, de son apprentissage de la vie, et de l’intuition première de la puissance de la littérature dans une existence. Derrière ce récit d’une enfance inquiète, laconique, d’un destin bouleversé, le livre dresse aussi le portrait du continent sud-américain que recouvre peu à peu une nuit sanglante, où la torture et les disparitions deviennent routinières.

Mausolée de Louise Chennevière

Mausolée
TitreMausolée
Auteure Louise Chennevière
Éditeur P.O.L
Collection Fiction
ISBN139782818051030
ISBN102818051037
Date de parution19 août 2021
Prix prévisionnel17,00 €
Nombre de pages220
Description de l’éditeur :

Être amoureuse, follement, comme on peut l’être à vingt-cinq ans, et finir par être abandonnée. Connaître les doutes, les mensonges, les lâchetés, la jalousie. Histoire fatale et banale, familière. Celle des romans d’amour. Celle des amoureuses de tous les livres. C’est à la fois l’histoire de la narratrice du roman de Louise Chennevière, et l’objet de sa révolte. Une jeune femme indépendante, soucieuse de vivre sa liberté, se retrouve pourtant prise au piège d’une passion ardente et d’une rupture, du cliché historique et littéraire de la passion. Tout le long d’une nuit, douloureuse, cathartique, elle repasse une dernière fois par tous les souvenirs, raconte, ressasse son obsession, éprouve jusqu’à son point limite l’absence. Elle écrit, pour tout à la fois, pallier le manque et l’accepter, pour oublier et se souvenir, célébrer l’absent et le détruire, l’enterrer, l’enfouir dans un mausolée de mots. Cette voix, parfois lyrique, parfois clinique, rejoue et traverse tous les lieux communs du délire amoureux, s’inscrivant dans la lignée des plaintes des amoureuses de la littérature. Une voix qui se sait héritée, construite, contre laquelle la narratrice se rebelle, mais contre laquelle, aussi, elle ne peut rien. Et tout au bout de la nuit, le livre impossible est là : un roman d’amour, malgré tout.

Rabalaïre d’Alain Guiraudie

Rabalaïre
TitreRabalaïre
Auteur Alain Guiraudie
Éditeur P.O.L
Collection Fiction
ISBN139782818053546
ISBN102818053544
Date de parution19 août 2021
Prix prévisionnel23,90 €
Nombre de pages1000
Description de l’éditeur :

Rabalaïre, en occitan, désigne une personne seule qui n’est jamais chez elle, « un mec qui va à droite, à gauche, un homme qui aime bien aller chez les gens ». Ici, le rabalaïre, c’est Jacques, chômeur, passionné de vélo, solitaire mais d’une humanité à toute épreuve, et qui, entre Clermont-Ferrand, les monts d’Auvergne et l’Aveyron, va connaître, plus ou moins malgré lui, toute une série d’aventures rocambolesques, mystérieuses, voire criminelles. Il aime Robert qui vit avec ses vieux parents. Il va faire la rencontre de personnages étonnants : un vieux berger qui ne parle qu’occitan et distille la Brigoule, une gnôle aux pouvoirs surpuissants qui sera l’objet d’un trafic dans la région, un curé pas toujours orthodoxe, un peu chaman, qui initie Jacques aux voyages dans le pays des morts, Ysaline, une jeune prostituée dont Jacques tombe amoureux, un « Collectif d’action citoyenne », des terroristes islamistes et des attentats à Clermont-Ferrand sur fond de racisme et de suspicion généralisée, Rosine, propriétaire de bar à Gogueluz, veuve et débordante d’affection malgré la jalousie de son fils Eric, et de très nombreux amants. Ses divagations à vélo, sur le col de l’Homme mort, en forêt, ou sous les effets de la drogue, de l’excitation sexuelle, conduisent Jacques à des situations ambiguës, parfois extrêmes. Grand roman picaresque, cru et sexuel, mais aussi roman d’amour, roman politique et social, roman de terroir et de la nature, roman populaire, roman policier (plusieurs crimes sont commis), et parfois fantastique. C’est l’histoire revisitée, drôle et cruelle, d’une France oubliée, celle d’aujourd’hui, de la paupérisation des campagnes et des provinces, l’histoire des gens de pays, de leurs corps, de leur langue, l’histoire des déclassés et marginaux, des étrangers, d’une nation à l’abandon, d’un peuple très divers aux mœurs débridées et décomplexées, et aux croyances multiples parfois mystiques. Le tout dans une langue populaire, orale, puissante et joyeuse.

Ce que c’est qu’une existence de Christine Montalbetti

Ce que c’est qu’une existence
TitreCe que c’est qu’une existence
Auteure Christine Montalbetti
Éditeur P.O.L
Collection Fiction
ISBN139782818051337
ISBN102818051339
Date de parution19 août 2021
Prix prévisionnel21,00 €
Nombre de pages384
Description de l’éditeur :

Roman choral, Ce que c’est qu’une existence raconte cette mystérieuse évidence d’être au monde ensemble au même instant et de vivre des vies différentes. Plusieurs histoires sont reliées, d’une façon ou d’une autre, par la romancière, elle-même personnage de son propre livre. On suit différentes existences sur une seule et même journée, dans plusieurs lieux (un appartement, un avion, une chambre d’hôpital, un cargo sur la mer de Marmara, un taxi au sud de l’Europe, des villes turques...). Mais tout part d’un carrefour à Paris. Un père, déjà âgé, observe le quartier depuis sa fenêtre. Son fils, Tom, est sur un bateau en Méditerranée. Dorris fuit son histoire amoureuse avec Tom. Stan erre dans la ville, après avoir accompagné sa femme Magda à l’hôpital. Ahmad, qui vient de Syrie, s’installe chaque matin sur un carton à ce même carrefour. Et d’autres personnages encore, la gardienne de l’immeuble du père, le fils de la gardienne, une hôtesse de l’air dans l’avion que prend Dorris, une infirmière auprès de Magda, Anna et Steven, un couple de jeunes voisins qui se disputent, jusqu’à des homards furieux qu’on les plonge dans l’aquarium d’un restaurant. On suit, avec émotion, humour et empathie, comment chacun à son échelle se débrouille avec l’existence. Comment toutes ces vies se croisent, se frôlent, s’ignorent, se cherchent ou se fuient. On y parle d’amour, de l’affection père-fils, d’exil, de guerre, de prison, de la possibilité des réconciliations, des étés. Et de l’épidémie, qui s’est invitée de force dans l’histoire, puisqu’elle change le monde autour de nous. Ici ou là, se glissent des confidences intimes, des secrets douloureux. Tandis que le roman écrit les vies en train de se faire et se défaire.

Hors gel d’Emmanuelle Salasc

Hors gel
TitreHors gel
Auteure Emmanuelle Salasc
Éditeur P.O.L
Collection Fiction
ISBN139782818052044
ISBN102818052041
Date de parution19 août 2021
Prix prévisionnel21,00 €
Nombre de pages412
Description de l’éditeur :

Hors gel est un roman de légère anticipation, au cœur d’un drame familial déchirant, et dans un pays soumis à une stricte écologie politique, où la nature, après des années de consommation pendant lesquelles elle est devenue un produit, est désormais déifiée, ultra protégée, et en apparence contrôlée. En apparence seulement.
Dans une vallée d’altitude, pendant l’été 2056, une sirène sonne, réactivant une peur ancienne. Au-dessus du village, dans le ventre du glacier, une poche d’eau sous pression menace de se rompre. Peu de temps auparavant, Clémence, disparue depuis des années, a appelé sa sœur jumelle, Lucie, pour demander de la cacher dans la grange familiale isolée qu’elle habite, juste en dessous du glacier.
Hors gel, c’est le roman de ces deux peurs : la peur ancestrale et collective de la catastrophe que pourrait provoquer la rupture du glacier, et la peur plus intime, familiale, de Lucie vis-à-vis de sa sœur jumelle, Clémence, revenue après trois décennies de disparition, dans l’espoir, dit-elle, d’échapper à un réseau de prostitution et de trafiquants de drogue, dont on n’est pas sûr qu’il existe réellement. La peur de la lave torrentielle s’appuie sur le souvenir d’une catastrophe qui, il y a plus de 150 ans, avait ravagé la vallée. La peur de la sœur est aussi ancrée depuis longtemps dans la mémoire profonde de Lucie qui n’a de cesse d’essayer de comprendre cette sœur qui la malmène et l’obsède. L’extrême sensibilité de Clémence a fait d’elle une enfant, puis une femme, « invivable ». Elle est violente, toxicomane, délinquante, fugueuse, asociale, psychotique. Leur mère joue aussi un rôle dans cette histoire. Sénile, elle est là sans être là, et a, semble-t-il, oublié qu’elle a une deuxième fille, née quelques heures après la première, et qu’elle a tout tenté pour essayer d’endiguer sa violence et sa souffrance. En vain. Clémence n’a qu’une idée en tête, alors, se sauver au risque de devoir affronter le cataclysme.

Pas dormir de Marie Darrieussecq

Pas dormir
TitrePas dormir
Auteure Marie Darrieussecq
Éditeur P.O.L
Collection Fiction
ISBN139782818053645
ISBN102818053641
Date de parution9 septembre 2021
Prix prévisionnel21,00 €
Nombre de pages320
Description de l’éditeur :

« J’ai perdu le sommeil. Je me suis retournée sur mes pas et il ne me suivait plus. Il s’était détaché de moi, et j’errai sans lui dans la nuit. » Marie Darrieussecq souffre d’insomnie depuis des années, comme beaucoup d’entre nous. Elle raconte dans ce livre l’aboutissement de vingt ans de voyage et de panique dans la littérature et dans les nuits. Vingt ans de recours désespérés et curieux, parfois très drôles, à toutes sortes de remèdes, pharmacopée, somnifères, barbituriques, méditation, exercice physique, tests, chamanisme, technologie, recettes et expédients divers... Mais ce livre est surtout hanté par une question magnifique : « Qui est-ce qui ne dort pas quand je ne dors pas ? ». Pas dormir est ainsi une autobiographie d’un genre nouveau : raconter « l’autre qui ne dort pas » et qui est aussi soi. Marie Darrieussecq mène évidemment l’enquête dans la littérature : « J’ouvre les livres et tous me parlent d’insomnie. Woolf ! Gide ! Pavese ! Plath ! Sontag ! Kafka ! Dostoïevski ! Darwich ! Murakami ! Césaire ! Borges ! U Tam’si ! Sur tous les continents, la littérature ne parle que de ça. Comme si écrire c’était ne pas dormir. » Elle raconte ses voyages dans le monde entier, les chambres d’hôtel où le sommeil ne vient pas. Jusqu’au Rwanda, où la mémoire vive du génocide témoigne d’une autre insomnie : devant l’horreur. L’insomnie nous éveille à l’altérité du monde : présences effacées, fantômes, espèces vivantes en voie de disparition, mondes perdus : « D’autres êtres ont les yeux ouverts. D’autres yeux regardent. L’insomnie se nourrit de ce sentiment confus : il y a autre chose ».

Une rentrée étrangère

Les Prières réunit trois romans de Marco Lodoli, traduits ici par Louise Boudonnat : Le Fleuve (Il fiume), Paolina (Paolina) et Proviseur (Il Preside). Dans Le Fleuve, Damiano, dix ans, ne voit son père Alessandro qu’une fois par semaine. Ils jouent au tennis, puis marchent le long du Tibre. Un jour, le garçon tombe dans le fleuve, et c’est un étranger, non son père, qui le sauve. Dans Paolina, une adolescente découvre qu’elle est enceinte alors qu’elle n’a rien ni personne ; elle n’a qu’un jour pour décider quoi faire de cette situation. Dans Proviseur, une école se transforme en scène de guerre : au dehors, le monde s’agite ; à l’intérieur, se trouvent deux otages et un homme, le proviseur.

Les éditions P.O.L proposent également en cette rentrée littéraire une nouvelle traduction de Mrs Dalloway de Virginia Woolf, composée par l’écrivaine Nathalie Azoulai. Virginia Woolf situe l’intrigue de ce roman à Londres en 1923, alors que Clarissa Dalloway sort acheter des fleurs pour une soirée qu’elle organise. Cette promenade lui donne l’occasion de se remémorer différentes périodes de sa vie.

Les Prières de Marco Lodoli

Les Prières
TitreLes Prières
Auteur Marco Lodoli
Traductrice Louise Boudonnat
Éditeur P.O.L
Collection Fiction
ISBN139782818044339
ISBN102818044332
Date de parution9 septembre 2021
Prix prévisionnel21,90 €
Nombre de pages336
Description de l’éditeur :

Les Prières réunit trois romans inédits en français : Le Fleuve, Paolina, Proviseur.

Dans Le Fleuve, Alessandro erre la nuit à la recherche de l’homme qui a sauvé son fils de la noyade. Paolina chemine seule dans la ville à la recherche des trois hommes avec qui elle a fait l’amour. Elle a quinze ans, trois roses à la main données par une Tsigane, et elle a jusqu’au soir pour savoir si elle gardera ou non l’enfant qu’elle porte. Dans un triste lycée de banlieue, un proviseur, qui s’est rêvé écrivain, se retranche dans son bureau avec deux otages et son fusil de chasse. Chacun des protagonistes de cette nouvelle trilogie romaine prie pour que change le cours de son existence. Ils ont tous le dos au mur, « à la recherche de quelque chose de plus grand qu’eux », écrit Lodoli dans sa préface à l’édition française. Dans l’impasse, ils n’ont rien sinon leur extrême « pauvreté » qui les protège et les sauve. L’important, c’est le chemin parcouru, jalonné de rencontres édifiantes, grotesques, drôles, généreuses, nécessaires. On ira à la fête des vieux enfants, on sauvera une vie dans la nuit, on croisera une lignée de cartomanciennes, un musicien punk, un escrimeur, un orphelin africain, un Dieu pas très catholique au téléphone, des prostitué(e)s, un sanglier blessé, des amours perdus.

Mrs Dalloway de Virginia Woolf

Mrs Dalloway
TitreMrs Dalloway
Titre originalMrs Dalloway
Auteure Virginia Woolf
Traductrice Nathalie Azoulai
Éditeur P.O.L
Collection #formatpoche
ISBN139782818051993
ISBN102818051991
Date de parution9 septembre 2021
Prix prévisionnel9,50 €
Nombre de pages200
Description de l’éditeur :

Mrs Dalloway est un des romans de Woolf les plus connus. En cette fameuse journée de juin située par déduction en 1923, Clarissa Dalloway a cinquante-deux ans, et, quand elle publie son roman en 1925, Virginia Woolf en a quarante-trois. Clarissa marche dans Londres et se remémore sa jeunesse, ses amitiés, ses amours. Elle évoque le poids des années, les rêves meurtris, les amours inégalées, le royaume des morts ou celui de cette vitalité fragile et précieuse dont elle est magnifiquement douée. Le roman s’intitulait d’abord Les Heures parce qu’il est rythmé par le carillon de Big Ben, le temps qui passe et frappe dans la vie d’une femme. Ce continuum romanesque de la pensée, de la mémoire, des actions, des sensations, c’est le fameux « stream of consciousness », le flux de conscience, une des plus grandes réussites de ce roman. « Sa polyphonie va jusque restituer les pensées vocalisées et les paroles intérieures, les voix vives mais aussi les voix éteintes, dans un travail de mixage sonore délicat auquel il a fallu tendre l’oreille », écrit Nathalie Azoulai dans sa préface.

La nouvelle traduction de Nathalie Azoulai parvient à rendre en français la langue de ce roman culte de la modernité littéraire, vive sans être parlée, conversationnelle sans être relâchée, logique mais peu articulée. Saisissant, en français aujourd’hui, ce qu’elle a de lapidaire, d’ironique, de séquencé, de pudique, de snob.

Une rentrée enrichissante

Les œuvres ainsi sélectionnées pour cette rentrée littéraire nous invitent à contempler moult sentiments humains qu’elles confrontent à un espace, un lieu, une époque. Les thématiques abordées par les écrivain.e.s sont de sorte nombreuses et donnent matière à la réflexion.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.