Rentrée littéraire 2021 – Robert Laffont

Rentrée littéraire - Robert Laffont
Copyright : Robert Laffont

La rentrée littéraire 2021 des éditions Robert Laffont se concentre autour de huit ouvrages : sept sont d’expression française, le dernier est d’expression suédoise.

Une nouvelle collection

Les éditions Robert Laffont inaugurent en cette rentrée littéraire leur toute nouvelle collection intitulée « L’Incendie ». Cette dernière a pour objectif de présenter des « textes habités, incandescents, puissants » selon Glenn Tavennec, directeur éditorial au sein de la structure.

Il est des feux intérieurs qui convoquent la littérature. Des brûlures auxquelles les mots seuls peuvent répondre. Car, quand ces feux dévorent l’existence, ils appellent à eux des textes habités, incandescents, puissants, ouvrant sur des terres nouvelles où tout redevient possible. C’est ce foyer, cette littérature de l’intime et des braises, résolument moderne et ancrée dans le réel, abrasive, que la collection abrite. Des romans d’initiation qui embrasent nos vies de lecteurs, comme celles de leurs auteurs venus des divers horizons de la littérature.

Deux premiers romans sont ainsi publiés à la rentrée en cette collection : Le Cri de la cigogne de Jean-⁠Charles Chapuzet et Six pieds sous terre d’Antoine Dole.

Une rentrée française

Les ouvrages constituant la sélection française des éditions Robert Laffont sont repartis comme suit : quatre appartiennent à la collection blanche de la structure éditoriale, aussi connue sous le nom de collection « Rives » ; deux figurent au sein de la collection « L’Incendie » ; le dernier est publié au sein de « La Bête noire ».

Dans son premier roman intitulé Ce qui manque à un clochard, Nicolas Diat, également auteur de nombreux essais, s’intéresse au parcours de vie de Marcel Bascoulard (1913-1978), dessinateur, photographe et poète français ayant longtemps vécu dans des abris précaires. L’écrivain imagine céans ce que pourraient contenir les Mémoires de cet homme au destin tragique, car Marcel Bascoulard meurt assassiné à l’âge de soixante-quatre ans.

Louis-⁠⁠Henri de La Rochefoucauld compose dans son roman intitulé Châteaux de sable une intrigue autour de la figure de Louis XVI. Son protagoniste principal est un père de famille, descendant de la noblesse décimée sous la Révolution, en situation de vulnérabilité malgré son travail dans la presse. Au moment où l’homme se sent complètement dépassé par son quotidien, Louis XVI lui apparaît : il se met alors en tête de redorer l’existence de ce roi mésestimé.

Sacha Sperling explore dans Le Fils du pêcheur le sentiment d’amour dans toute sa grandeur et sa complexité. En cet écrit, son alter-ego prénommé Sacha essaie de ne plus penser à Mona, la femme avec laquelle il a partagé sa vie durant sept années. C’est ainsi qu’il rencontre Léo, le fils du pêcheur, être avec lequel quelque chose de fort se met rapidement en mouvement. Quelque chose qui dit la nécessité de vivre et la nécessité d’aimer.

Dans son roman intitulé Une certaine raison de vivre, Philippe Torreton décrit les conséquences désastreuses de la guerre à travers l’histoire de Jean Fournier. Jean est rentré sans blessures physiques de la Grande Guerre, mais complètement dévasté intérieurement. Il tente de reprendre le fil de son existence aussi simplement que possible, mais ce qu’il a vécu au cours de ces quatre années enrôlé l’a dévasté. Opposé à lui se trouve pourtant Alice…

Dans son premier recueil de nouvelles intitulé Ces morceaux de vie… comme carreaux cassés, Christiane Taubira décrit l’existence de personnages éprouvés dans leur quotidien, tentant de se libérer de ce qui les entrave. Tels des « carreaux cassés », ces morceaux de vie sont incisifs, vrais, transparents, et permettent une contemplation de l’autre.

Jean-⁠Charles Chapuzet s’inspire d’un fait réel pour composer l’intrigue de son premier roman intitulé Le Cri de la cigogne. Au mois d’octobre 2006, une silhouette surgit devant la voiture d’un professeur d’histoire accompagné de ses deux enfants, sa fille de douze ans Eva, et son petit dernier. L’accident réveille toutes les tensions du pays, et Eva se retrouve bien malgré elle mêlée à l’Histoire de la Hongrie, « entre mirage européen et groupuscules néonazis ».

Antoine Dole, aussi connu sous son pseudonyme Mr Tan et auteur, parmi d’autres, de la série Mortelle Adèle, développe en son premier roman de littérature générale intitulé Six pieds sous terre une réflexion sur la notion de paternité et sur l’empreinte laissée par les traumatismes de l’enfance. Camille et Jérémy, trentenaires, s’aiment mais ne sont pas heureux ensemble. Jérémy tente de dissimuler à Camille ses zones d’ombre, mais quand cette dernière lui fait part de son désir d’enfant, il ne peut soudain plus rien lui cacher.

Dans son roman intitulé L’Inspecteur Sadorski libère Paris, cinquième volume de sa série Léon Sadorski, Romain Slocombe reprend le fil de vie de son protagoniste principal durant l’été 1944. Après huit mois passés en prison, Sadorski est libéré par l’administration en échange d’un rapport sur le transfert de l’ex-ministre Georges Mandel, un otage des nazis qui sera tué sous ses yeux. Des crimes comme celui-ci deviennent monnaie courante, et l’inspecteur ne tarde pas à enquêter sur cette affaire.

Ce qui manque à un clochard de Nicolas Diat

Ce qui manque à un clochard
TitreCe qui manque à un clochard
Auteur Nicolas Diat
Éditeur Robert Laffont
Collection Rives
ISBN139782221257357
ISBN102221257359
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel19,00 €
Nombre de pages240
Description de l’éditeur :

« J’ai vu des choses sombres, des êtres terribles et des vies tristes. J’ai vu la nuit qui tombait sur les marais, ma petite masure solitaire qui s’envolait dans les tempêtes, mes encres de Chine qui flottaient dans l’eau. J’étais un reclus ivre du désir des retraites perpétuelles. Tant d’heures, plus que de raison, furent inquiétantes et injustes. On m’appelait le clochard de Bourges. Un jour, j’étais l’homme aux tuniques déchiquetées, un autre, l’homme repoussant, le travesti. Pour l’état civil, j’étais Marcel Bascoulard. »

Ainsi commencent les mémoires romancés d’un homme de la rue, né en 1913, assassiné en 1978. Dessinateur génial, paysan berrichon, travesti, misanthrope et sauvage, ce personnage hors normes a réellement existé. Il se prénommait Marcel Bascoulard. Il adorait sa mère – qui avait tué son mari –, vivait dans un camion, vendait ses dessins au prix qu’on lui proposait. Avec ce premier roman singulier, à la fois onirique, mélancolique et lumineux, Nicolas Diat nous plonge dans un monde fascinant.

Châteaux de sable de Louis-⁠Henri de La Rochefoucauld

Châteaux de sable
TitreChâteaux de sable
Auteur Louis-Henri de La Rochefoucauld
Éditeur Robert Laffont
Collection Rives
ISBN139782221256091
ISBN102221256093
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel19,00 €
Nombre de pages256
Description de l’éditeur :

« J’avais mis beaucoup de temps à m’intéresser à la Révolution, et plus encore à la comprendre. Puis, j’y étais revenu, et la période m’avait semblé capiteuse. Malgré l’atrocité des faits, tout y était beau : les lieux, les vêtements, les noms des bons, des brutes et des truands. Mon déphasage trouvait un écho dans la figure de Louis XVI. J’avais le goût des causes perdues et le plus grand des guillotinés était indéfendable. Quand aurait-il enfin un bon avocat ? »

Tour à tour mélancolique et drolatique, ce roman met en scène un héritier de la noblesse d’épée qui ne sait plus à quel saint se vouer.
Jeune père un peu paumé, précaire dans la presse, le narrateur vit dans un monde en voie d’extinction. Rien de grave : issu d’une famille décimée sous la Révolution, il a appris le détachement. Trop à l’ouest pour avoir des convictions politiques, il n’est pas royaliste, mais ne croit pas non plus au mythe d’une France nouvelle née en 1789… jusqu’au jour où Louis XVI lui apparaît ! Et s’il s’amusait à réhabiliter ce grand dadais mal-aimé, émouvant malgré lui ?

Le Fils du pêcheur de Sacha Sperling

Le Fils du pêcheur
TitreLe Fils du pêcheur
Auteur Sacha Sperling
Éditeur Robert Laffont
Collection Rives
ISBN139782221256916
ISBN102221256913
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel20,00 €
Nombre de pages352
Description de l’éditeur :

« Au cours des dix dernières années, j’ai été amoureux deux fois. Elle s’appelait Mona, il s’appelait Léo. J’ai été en couple pendant sept ans avec elle, avec lui pendant sept mois. Je les ai aimés pareil. Je veux dire, aussi fort. En sept ans, j’ai pris dix kilos. J’ai voulu arrêter la drogue. J’ai essayé de faire un enfant. J’ai vu un homme mourir. J’ai vu les contours de mon visage disparaître. J’ai vu la femme que j’aimais se détruire. J’ai détruit le mec que j’aimais. On m’a tout donné et j’ai tout gâché. Il me reste le souvenir de ces deux passions. Il me reste l’histoire que je vais vous raconter. »

Cloîtré dans une maison en Normandie, Sacha n’écrit plus. Il roule la nuit au hasard, se traîne dans les supermarchés du coin, avale du Valium. Histoire de ne plus ressasser le fiasco de sa relation avec Mona. Jusqu’à cette nuit où, dans le village désert, Sacha entend le rire d’un garçon : c’est Léo, le fils du pêcheur. Entre eux, quelque chose va se jouer de plus impérieux encore que l’amour. La nécessité de se réinventer, l’un à travers l’autre. On aimerait raconter que cette passion va les sauver – Sacha, Léo et Mona. Ce serait mentir. Et en littérature, Sacha ne croit qu’à la vérité.

Une certaine raison de vivre de Philippe Torreton

Une certaine raison de vivre
TitreUne certaine raison de vivre
Auteur Philippe Torreton
Éditeur Robert Laffont
Collection Rives
ISBN139782221254790
ISBN102221254791
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel20,00 €
Nombre de pages304
Description de l’éditeur :

« J’ai toujours envie de te gifler… Continue à écrire et on va continuer à faire l’amour puisqu’il n’y a que ça qui marche entre nous. Tu vas signer la paperasse de mon père… Je vais avoir une autre vie, Jean, mais, dans cette autre vie, il y aura un tiroir secret et dans ce tiroir il y aura toi. Et si un jour tu as quelque chose à me proposer, dis-le moi. Dans cinq ans, dans dix ans, quand tu veux, dis-le moi et je serai là, comme je suis là aujourd’hui devant toi… Ne regarde pas mes larmes, elles ne veulent pas dire grand-chose, écris, mon Jean, surtout n’arrête pas, j’aime que tu écrives… J’ai hâte de te lire… Je m’offrirai certaines de tes phrases, même si elles ne sont pas pour moi. Je suis jalouse de cette guerre qui te garde pour elle, qui te fait marcher seul je ne sais où… sans moi… sans ta femme… Je pense que je suis la seule veuve de guerre dont le mari est vivant et devant ses yeux. »

Des tranchées, des arbres, les tourments d’un homme et l’espoir du monde. Du grand massacre de 14-18, Jean Fournier revient indemne physiquement mais broyé de l’intérieur. Démobilisé, il fait tout ce qu’il peut pour y croire, croire qu’une vie est encore possible après cinq années à voir et entendre ce que des yeux et des oreilles de vingt ans ne devraient pas avoir à saisir. Il retrouve son emploi discret au Comptoir national d’escompte mais le destin lui fait grimper les échelons par la grâce d’un amour fol : celui d’Alice, la fille unique et chérie du président Rostaing. Mais Alice, malgré ses efforts, le voit peu à peu sombrer et rêver de hauteurs qu’elle ne connaît pas, celles des cimes où un berger lui a, un jour, offert un autre regard sur les hommes et sur la vie.

Ces morceaux de vie... comme carreaux cassés de Christiane Taubira

Ces morceaux de vie... comme carreaux cassés
TitreCes morceaux de vie... comme carreaux cassés
Auteure Christiane Taubira
Éditeur Robert Laffont
Collection Rives
ISBN139782221259504
ISBN102221259505
Date de parution16 septembre 2021
Prix prévisionnel16,90 €
Nombre de pages256
Description de l’éditeur :

« Vous n’imaginez pas le plaisir que nous procure de disséquer vos défauts et vos vices lorsque nous sommes entre femmes. C’est notre aliénation, notre dépendance masochiste, notre revanche confuse et confite, notre consolation aigre et notre joie affligée. La preuve que, malgré nos bravades, nous sommes encore bien inféodées. Nos bruyantes professions d’indépendance ? De la jactance ! »

Ici, une femme battue qui ose tout pour fuir la compagnie des hommes. Là, un ancien et pitoyable directeur d’école qui se souvient d’une revanche mesquine prise sur la vie. Ici encore, un chœur féminin qui confie des pans ensanglantés de son histoire familiale, entre esclavage, marronnage et devoir de mémoire...
Qu’importe l’époque, chacun lutte pour sa liberté, pour se défaire d’un destin ligoté, contrarié, ou d’un amour déçu, et, parfois, pour accepter sa propre fin.
Ce recueil de nouvelles, porté par une langue réaliste et poétique, lyrique et unique, dépeint ces morceaux de vie, comme carreaux cassés, qui chacun à leur manière offrent une fenêtre sur le monde.

Le Cri de la cigogne de Jean-⁠Charles Chapuzet

Le Cri de la cigogne
TitreLe Cri de la cigogne
Auteur Jean-Charles Chapuzet
Éditeur Robert Laffont
Collection L’Incendie
ISBN139782221254431
ISBN102221254430
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel18,00 €
Nombre de pages336
Description de l’éditeur :

« Et si je m’étendais là, sur la route... En cherchant un peu, je trouverais peut-être des traces de sang ou de craie. Depuis le temps, il faudrait gratter le goudron à me déchirer les ongles, puis me bouffer les doigts jusqu’à l’épuisement et me mettre en chien de fusil dans le crépuscule. La caméra sur moi prendrait de la hauteur, mon corps rétrécirait dans le soir pour attendre qu’une voiture me piège au travers de ses feux et me percute dans un bruit sourd, sordide et définitif. Mais il faut se ressaisir, s’accrocher à la bouée, respirer. On n’a pas fini de souffrir : mourir, c’est facile. »

On traverse beaucoup de villages dans une vie. En cette matinée du dimanche 15 octobre 2006, c’est celui d’Olaszhalom que traversent un professeur d’histoire et ses deux enfants. À deux heures de Budapest, la bourgade compte 1 500 âmes, une station-essence, des cigognes, trois églises. Et en contrebas de la route principale, une rivière dans laquelle chahutent des dizaines de Tziganes. Une fille surgit devant la voiture du professeur. Dès lors, toutes les haines qui couvent dans le pays se cristallisent et le nom d’Olaszhalom devient maléfique. Ce 15 octobre 2006, Eva a douze ans, nage comme une championne et déteste les dimanches en famille. Elle est dans la voiture avec son père et son petit frère quand les pneus crissent. Alors que tout bascule, son destin mais aussi son passé se trouvent emprisonnés dans la geôle d’un fait divers glaçant sur lequel planent Beethoven, Laure Manaudou et un certain Viktor Orbán.

Six pieds sur terre d’Antoine Dole

Six pieds sur terre
TitreSix pieds sur terre
Auteur Antoine Dole
Éditeur Robert Laffont
Collection L’Incendie
ISBN139782221255605
ISBN102221255607
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel18,00 €
Nombre de pages264
Description de l’éditeur :

« Tout son être attend patiemment d’être remplacé par le bébé. Il va être annulé à nouveau, tranché dans le vif. Il sait déjà que le bébé prendra toute la place, et qu’il attend ce moment. Jérémy l’a détesté dès la première minute où il a appris son existence, aussi petit soit-il, suspendu au bout de son cordon ombilical. Il a détesté qu’il le lie si fort à Camille, si fort à lui. Si fort à la nécessité de se tenir là, vivant près de lui. Détesté qu’il rende la possibilité d’un départ plus difficile. Une vie dans la sienne. Obligé de vivre et juste vivre. Jérémy est contraint, à cause de lui, de toucher à ce que l’existence a de plus incandescent : lui, le mort, qui parvient à donner la vie. »

Camille et Jérémy ont la trentaine et s’aiment sans parvenir à être heureux ensemble. Aussi, quand Camille annonce à Jérémy qu’elle veut un enfant, la réaction de ce dernier laisse entrevoir les ombres qui l’habitent. Tandis que Jérémy s’épuise à maintenir la routine de leur couple, les questions qui jaillissent de cette brèche ne lui offrent plus d’échappatoire : comment transmettre le goût de vivre à un enfant quand on peine soi-même à trouver sa place parmi les vivants ? Comment faire naître la vie de soi ? Alors que Jérémy est convaincu que l’avenir ne se répare pas, Camille se donne corps et âme pour un amour qu’elle pense capable de tout reconstruire.

L’Inspecteur Sadorski libère Paris de Romain Slocombe

L’Inspecteur Sadorski libère Paris
TitreL’Inspecteur Sadorski libère Paris
Auteur Romain Slocombe
Éditeur Robert Laffont
Collection La Bête noire
ISBN139782221248379
ISBN102221248376
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel21,00 €
Nombre de pages560
Description de l’éditeur :

« — Vous êtes un fort en gueule, Sado. Un grand nerveux, un emmerdeur ! Non, laissez moi finir, c’est moi qui parle ! J’ai examiné votre dossier. Entré dans la police comme inspecteur stagiaire le 3 janvier 1921, titularisé un an plus tard. Inspecteur spécial le 1er juillet 1933. Nommé brigadier-chef le 1er octobre 1940. Pas très rapide comme avancement ! Mais, je constate, flic toujours bien noté par vos chefs : 16, 17, bosseur, “bourreau de travail” même… Très bon gradé, rempli de passion pour son métier. Montre un zèle infatigable, déploie un travail intensif et fait preuve d’initiative. Parfois un peu trop. Maintenant dites-moi, c’est quoi cette accusation de résistance ? »

Été 1944 : Sadorski a passé huit mois en prison. L’administration le libère en échange d’un rapport sur le transfert de l’ex-ministre Georges Mandel, otage des nazis, qui va être tué sous ses yeux. Crime ordonné par la SS ou par la Milice ? Peu après, un inconnu blessé est enlevé par des flics allemands en civil. L’inspecteur met ses adjoints sur l’affaire et l’un d’eux est abattu à son tour. Dans un bar tenu par des truands, Sadorski rencontre un jeune milicien qui semble être un pervers sexuel. Ce personnage va le mener à la plus terrifiante « Gestapo française » opérant dans ces dernières semaines avant la Libération…

Une rentrée étrangère

L’écrivaine suédoise Nina Wähä, traduite ici par Anna Postel, offre dans son roman intitulé Au nom des miens l’histoire de la famille Toimi. Ladite famille comprend en son sein douze enfants et évolue dans une ferme de Tornédalie, à l’extrême nord-est de la Suède. Les frères et sœurs composant cette fratrie semblent préférer éviter le père… mais l’amour porté à la mère est si fort que tous reviennent malgré tout régulièrement dans la maison familiale : c’est précisément le cas au moment où démarre le roman. Toutefois un incident gâche bientôt ces retrouvailles.

Au nom des miens de Nina Wähä

Au nom des miens
TitreAu nom des miens
Titre originalTestamente
Auteure Nina Wähä
Traductrice Anna Postel
Éditeur Robert Laffont
Collection Pavillons
ISBN139782221246535
ISBN102221246535
Date de parution26 août 2021
Prix prévisionnel22,90 €
Nombre de pages504
Description de l’éditeur :

« Ce qui suit n’est autre qu’une histoire de meurtre. Que dis-je ? C’est bien plus que cela. Mais je ne veux leurrer personne en dissimulant un événement aussi central dans le récit. Quelqu’un va mourir. Quelqu’un sera coupable. Nous devons découvrir qui. Hélas, vous devrez vous familiariser avec tous les personnages, car ils ont tous leur rôle à jouer dans cette histoire. Peut-être vous arrêterez-vous plusieurs fois au cours de ce périple pour vous demander : “Quel est l’intérêt de ce chapitre ?” Ayez confiance ! Laissez-moi vous guider à travers des époques sombres et lumineuses. Allons-y ! »

Au début des années 1980, Annie quitte Stockholm pour rentrer dans le nord. Là, au milieu de la forêt, elle retrouve la petite ferme où elle a grandi avec ses onze frères et sœurs (treize, si on compte les morts), dans l’ombre menaçante de leur père, un homme violent et pervers. Et il est temps d’y mettre un terme. Pour leur mère. Pour les plus jeunes de la fratrie. À la veille de Noël, tous (ou presque) se réunissent pour fomenter un plan contre lui. Salué par la critique, Au nom des miens est un roman polyphonique enivrant, déroutant, porté par une voix au ton féroce et résolument drôle.

Un éclectisme littéraire

Les éditions Robert Laffont proposent en somme huit ouvrages aux genres différents et aux thématiques diversifiées. On y traverse les époques, on y découvre de vrais destins, on y retrouve une description des plus franches émotions.

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