Rentrée littéraire 2022 – Verdier

Copyright : Verdier

Les éditions Verdier prévoient en cette rentrée littéraire 2022 la publication de cinq romans d’expressions française, catalane et allemande. On y découvre deux premiers romans, ceux de Laurence Potte-⁠Bonneville et Emma Marsantes.

Une rentrée française

La rentrée dite française des éditions Verdier présente les journées de désordre émotionnel connues par les protagonistes principaux de ces intrigues.

David Bosc conte le retour sur les lieux de l’enfance d’un homme se commémorant à l’occasion les moments qui ont bouleversé sa jeunesse et ont troublé sa ville d’origine, alors capitale du pays.

Laurence Potte-⁠Bonneville relate l’irruption d’un imprévu, incarné par la venue d’un être fantasque, dans le quotidien de deux hommes résidant au sein d’un foyer qui se préoccupent du devenir des phoques de la baie.

Emma Marsantes offre un roman court dans lequel sa protagoniste s’interroge sur la nature de son enfance qu’elle pensait heureuse, notamment sur la nature de ce que lui a fait subir son frère tortionnaire.

Le Pas de la Demi-Lune de David Bosc

Le Pas de la Demi-Lune
TitreLe Pas de la Demi-Lune
Auteur David Bosc
Éditeur Verdier
Collection Collection jaune
ISBN139782378561345
ISBN102378561342
Date de parution25 août 2022
Prix prévisionnel17,00 €
Nombre de pages192
Description de l’éditeur :

Si on veut, c’est Marseille et on l’appelle Mahashima.
Legudo, ce sont les Goudes.
Et Manosque se dit Manosaka.
Les collines, en tout cas, n’ont pas beaucoup changé.
À Mahashima, longtemps capitale d’un royaume sans importance, Ryoshu mesure son bonheur de vivre heureux dans une ville heureuse.
Un matin, il se met tout de même en marche pour aller revoir, non loin, les paysages de son enfance. En suivant le rivage, en gravissant les collines, il se remémore la période de troubles qui a marqué sa jeunesse, puis ce caprice du pouvoir à l’origine de la plus belle saison qu’on ait connue : le déplacement de la capitale, quand Mahashima fut subitement abandonnée par les puissants.
L’histoire a peut-être lieu dans le futur, mais on y voit des pans entiers de notre époque, des clans guerriers, comme dans le Japon médiéval, et une lumière qu’on avait oubliée.
C’est un monde renversé sans violence, ou presque, et qui retrouve son équilibre en ayant renoncé à durer toujours.

Jean-Luc et Jean-Claude de Laurence Potte-⁠Bonneville

Jean-Luc et Jean-Claude
TitreJean-Luc et Jean-Claude
Auteure Laurence Potte-Bonneville
Éditeur Verdier
Collection Collection jaune
ISBN139782378561352
ISBN102378561350
Date de parution25 août 2022
Prix prévisionnel16,00 €
Nombre de pages144
Description de l’éditeur :

Dans ce café d’un petit bourg où Jean-Luc et Jean-Claude ont la permission, tous les jeudis, de venir boire (sans alcool), les choses prennent ce jeudi un tour inhabituel.
D’abord, il y a ce gars, ce jeune gars aux cheveux si blonds, qui émerveille les deux amis parce qu’il vient d’Abbeville. Et puis demain c’est vendredi, le jour de l’injection retard de Jean-Luc, qui sent en lui quelque chose gronder. Peut-être un écho de la tempête qui vient de balayer tout le canton, et qui met en danger les phoques de la baie, pour lesquels Jean-Claude se fait tant de souci. Il suffira d’un rien, d’une contrariété, un billet de loto qu’on refuse de valider à Jean-Claude pour que tout se dérègle. Sous la pluie battante, le gars blond prend les deux amis en voiture. Au Foyer, où ils ne sont pas rentrés à 18 heures, l’inquiétude monte. Il faut prévenir les gendarmes.
Où vont-ils ? On ne sait pas très bien, au PMU peut-être.
Et ce gars, que leur veut-il, à eux qui sont si vulnérables ?
Du souci, il en sera beaucoup question dans cette histoire dont une vieille dame et une phoque sont les témoins silencieux, et les collégiens d’une classe découverte des témoins beaucoup plus agités. Sur le parking d’Intermarché, ça ne se passe pas très bien.
Faut-il partir encore plus loin, là où la virée pourrait devenir dangereuse ?
On cherchera des abris. Les trouvera-t-on ?
Aujourd’hui, c’est vigilance orange.
Demain c’est vendredi. Le jour de voir les phoques ?

Une mère éphémère d’Emma Marsantes

Une mère éphémère
TitreUne mère éphémère
Auteure Emma Marsantes
Éditeur Verdier
Collection Collection jaune
ISBN139782378561369
ISBN102378561369
Date de parution15 septembre 2022
Prix prévisionnel15,50 €
Nombre de pages96
Description de l’éditeur :

« Il y a des familles où l’on transmet le plaisir d’apprendre.
D’autres où c’est le pouvoir, la puissance et l’orgueil. Des familles d’argent, des familles de musées, des familles d’églises. Des familles, des croyances, des certitudes et des cultures.
Et puis il y a des familles où l’on apprend à mourir. C’est aussi fort qu’autre chose, le désir de mourir, et cela se transmet très bien. ».
La mère de Mia avait tout pour être heureuse, comme le lui répète, le jour de l’enterrement, une parente qu’elle connaît à peine. Elle s’est pourtant suicidée. Comme elle, dans sa famille riche et respectable, Mia aurait dû connaître une enfance et une adolescence protégées.
Pourtant, Mia est une survivante. Et il lui faudra des années pour mettre des mots sur ce qu’elle a vécu, pour comprendre que l’inceste imposé par son frère était un crime, et qu’elle n’en est aucunement responsable.
La différence entre tant de témoignages, même poignants, et ce roman unique en son genre, c’est l’écriture. Pour dire l’indicible, Emma Marsantes s’invente une langue, crée ses propres mots, construit ses phrases avec précision pour faire entendre au lecteur comment, dans la suffocation et l’effroi, mais aussi parfois dans un rire libérateur, peut naître enfin la vérité. Car c’est bien à une naissance que l’on assiste ici : celle d’un écrivain.

Une rentrée étrangère

La rentrée dite étrangère des éditions Verdier oppose des moments de grande liberté et des moments de fracture dans des romans à l’émotion vive.

Eva Baltasar, traduite par Annie Bats, relate la rencontre d’une femme évoluant sur un navire avec une autre résidant en Patagonie, une expérience amoureuse inédite pour la première.

Lutz Seiler, traduit par Philippe Giraudon, raconte la déchirure allemande du crépuscule des années 1980 à travers l’histoire d’une femme et un homme annonçant à leur fils leur désir de s’installer à l’Ouest.

Boulder d’Eva Baltasar

Boulder
TitreBoulder
Titre originalBoulder
Auteure Eva Baltasar
Traductrice Annie Bats
Éditeur Verdier
Collection Littérature catalane
ISBN139782378561499
ISBN102378561490
Date de parution25 août 2022
Prix prévisionnel18,50 €
Nombre de pages128
Description de l’éditeur :

L’héroïne de Boulder gagne sa vie comme cuisinière sur un vieux navire marchand. C’est la situation parfaite :
La solitude, le provisoire, une cabine et l’océan, un port où rencontrer des femmes. Jusqu’à ce qu’un jour l’une d’elles réussisse à l’arracher à la mer et à l’entraîner dans l’aventure d’une procréation assistée.
Qu’est-ce que la maternité va provoquer chez cette femme qu’elle a rencontrée dans un bar en Patagonie ?
Et elle, acceptera-t-elle de se laisser enfermer entre les quatre murs d’une maison pour faire mentir le surnom de Boulder que lui a donné son amoureuse, et qui désigne ces grandes roches isolées au milieu du paysage dont personne ne sait d’où elles viennent ni pourquoi elles sont là.
Le ton ironique, les évocations érotiques sans fausse pudeur, le style implacable et vibrant comme le personnage, tout contribue à faire de ce deuxième roman un texte rebelle intense et poétique.

Stern 111 de Lutz Seiler

Stern 111
TitreStern 111
Titre originalStern 111
Auteur Lutz Seiler
Traducteur Philippe Giraudon
Éditeur Verdier
Collection Der Doppelgänger
ISBN139782378561505
ISBN102378561504
Date de parution15 septembre 2022
Prix prévisionnel25,00 €
Nombre de pages448
Description de l’éditeur :

Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d’Allemands de l’Est de condition modeste, convoquent leur fils Carl et lui annoncent solennellement qu’ils ont décidé d’aller vivre à l’Ouest. Ils partiront « en éclaireurs », expliquent-ils, tandis que Carl restera « à l’arrière » pour veiller sur leur maison de Gera. Ils lui écriront régulièrement.
À vingt-six ans, Carl, qui a repris depuis peu ses études, n’habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle soudain qu’avant d’être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté et de rock’n roll. De ce temps d’avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique orné d’une étoile rouge, reste le symbole : toute la jeunesse d’Allemagne de l’Est s’en servait pour écouter les radios de l’Ouest.
Carl ne restera pas longtemps à Gera. Au volant de la petite voiture de son père, il se rend bientôt à Berlin.
Alternent dès lors les lettres reçues de sa mère et le récit de ses propres aventures dans la ville en pleine effervescence. Au « Cloporte », un immeuble où s’est rassemblée une communauté de squatters sous la conduite du berger Hoffi, perpétuellement accompagné de sa chèvre Dodo, Carl va connaître une double initiation amoureuse et politique.
La force de Stern 111 tient sans doute à ce que l’histoire et le mythe y sont constamment en étroite communication, jusqu’au dénouement qui, rock’n’roll oblige, emmène le lecteur aux États-Unis. Après Kruso, qui racontait les derniers jours de la RDA vus depuis une île sauvage de la Baltique, Lutz Seiler s’impose avec ce livre comme le grand romancier de la réunification allemande mais aussi, tout simplement, comme un écrivain majeur de notre temps.

Ruptures poétiques

Ainsi cette rentrée littéraire 2022 des éditions Verdier nous propose en lecture des romans aux écritures poétiques dans lesquels se dessine une certaine rupture avec l’ordinaire.

Une réflexion sur « Rentrée littéraire 2022 – Verdier »

  1. Madame, Monsieur,
    Ce mail est envoyé à l’attention de Philippe Giraudon, traducteur du libre Stern 111 de Lutz Seiler. Je tiens à vous remercier, M Giraudon, pour m’avoir sélectionné au jeu concours Vocable Allemand, avec la traduction d’un extrait du livre de Lutz Seiler, Stern 111. C’est avec plaisir que j’ai réalisé cette traduction. Et cela m’a permis de découvrir Lutz Seiler.
    Bien à vous,
    Virginie Entringer

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