Un jour ce sera vide d’Hugo Lindenberg, ou la futilité de toute chose

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Un jour ce sera vide porte en épigraphe la citation suivante de Nathalie Sarraute : « Ce bruit soudain de l’eau dans ce silence suspendu, ce serait comme un signal […]. »[1] Si Hugo Lindenberg choisit cette phrase tirée du cinquième tableau de Tropismes[2] en tant que paratexte de son roman, c’est qu’elle coïncide parfaitement avec son projet d’écriture. Le primo-⁠romancier crée ici un univers dans lequel de nombreux éléments de ce tableau apparaissent en tant que motifs de son œuvre ; parmi eux, le vide, le silence, le « froid soudain » et les méduses. Il reprend en outre des marqueurs importants du texte de Sarraute au sein de son intrigue, comme la temporalité estivale, ce dégoût indicible provoqué par une manifestation extérieure à soi et la présence … Continuer la lecture de « Un jour ce sera vide d’Hugo Lindenberg, ou la futilité de toute chose »

L’Enfant céleste de Maud Simonnot, ou l’unicité de l’être

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S’il est dit qu’être « différent » est une force, il n’est pas moins vrai que cette singularité se révèle, à bien des égards, difficile à vivre au quotidien pour l’être concerné. Maud Simonnot, écrivaine française née en 1979, traite avec délicatesse de cette question dans son premier roman intitulé L’Enfant céleste, une parution des éditions de l’Observatoire. Elle choisit céans de montrer l’inconfort au monde d’une mère et son garçon de dix ans. Ces deux êtres sont du reste émerveillés par la trajectoire de vie de Tycho Brahe (1546-1601), astronome danois connu pour la grande précision de ses observations astronomiques. Une inadaptation au monde Maud Simonnot conte ainsi l’histoire de Mary et Célian, deux âmes que l’on découvre au moment où Pierre décide de … Continuer la lecture de « L’Enfant céleste de Maud Simonnot, ou l’unicité de l’être »