I’m a Fool, le premier single de l’album très attendu d’Ayo

Ayo

Au cours du mois de juin dernier, Ayo a sorti un nouveau single intitulé I’m a Fool. Cette chanson à la mélodie très douce est annonciatrice d’une très bonne nouvelle : l’arrivée du cinquième album studio d’Ayo !

La chanteuse germano-nigériane nous prépare un nouvel opus dont la sortie est prévue dans quelques semaines. Il faut s’attendre à un album « plutôt personnel », un album qu’elle a produit entièrement dans l’intimité de sa chambre, un album dont elle a fait les arrangements et écrit les textes. Si vous avez hâte d’en entendre les premières notes, vous pouvez patienter en écoutant ce premier extrait, I’m a Fool.

Dans cette très jolie ballade, Ayo nous décrit les sentiments d’une personne folle d’amour. C’est l’histoire d’une âme pleine d’espoir qui rêve de partager des moments avec l’être qu’elle désire, un être qui la rend nerveuse et maladroite à la fois. Cette personne veut la « jouer cool », mais n’y arrive pas… elle se sent défaillir, et perdre la tête tel un fou.

I hope circumstance will give us a chance
And I’ll get to know you and we’ll become friends
Maybe one day I’ll be able to say
What I felt for you from the very first day

[…]

You’re so amazing
I just can’t stop thinking of you
You make me feel like I’m ten years old
I’m such a fool for you

Ayo sera, par ailleurs, de retour sur la scène du 24 au 28 octobre prochain dans le Théâtre Des Bouffes Du Nord de Paris.

Limyè Mwen de Gaby Diop

Gaby Diop

Gaby Diop est une artiste que j’ai découverte lors du Festival Tropiques en Fêtes, un peu plus tôt cette année. Elle a sorti le 1er mai 2014 son premier album Limyè Mwen.

J’ai eu un premier rapide aperçu de l’univers musical de Gaby Diop alors qu’elle évoluait sur la scène de la Foire de Paris. Et je me suis dit qu’il fallait absolument que je prenne le temps d’écouter ses compositions, et je ne suis pas déçue ! Gaby Diop est une artiste a la voix profonde. Et sa musique est un miroir ses deux origines, martiniquaise et sénégalaise. Limyè Mwen possède une forte empreinte soul. Les différents accords joués à la guitare confère à ce premier album de jolies sonorités acoustiques.

Chanteuse et guitariste d’origine Martinico Sénégalaise, Gaby Diop est Caribéenne dans l’âme : le sourire, l’élan vers l’autre, l’ouverture au monde….De son côté Sénégalais, on retiendra l’engagement culturel, héritage de sa famille, fortement engagée dans la lutte anti-Apartheid en Afrique du Sud et celle de la Diaspora noire.

Gaby Diop décrite sur son compte SoundCloud

L’ensemble de ce nouvel album de Gaby Diop reflète la culture créole : les textes de Limyè Mwen ont tous été écrits en créole, et bien des références renvoient à cet univers. Lodè Péyi MWen est un répertoire des petites choses qui rappellent la Martinique. Un lever de soleil sur un champ de canne, l’odeur de la pluie dans la savane, les lumières données par les lucioles, l’eau douce des sources naturelles, les sons du tambour traditionnel, la nature à l’état sauvage, le ciel étoilé, les grandes plages abandonnées… Je ne peux pas m’empêcher de penser « Matinik sé an bèl péyi ! » presque avec nostalgie en écoutant ce joli morceau.

L’un de mes premiers coups de cœur sur cet album est incontestablement Chimen Nou que Gaby Diop chante accompagnée de Louis-Cyril Tiquant. Cette chanson un peu jazzy nous donne beaucoup d’amour. Et c’est surtout toute la musicalité de ce titre qui me touche… De l’amour, on en retrouve dans tous les recoins de Limyè Mwen. Avec Atann Vou, c’est une véritable déclaration que la chanteuse offre à l’élu de son cœur. Et avec la chanson Sa Ki Pou’w, elle nous confie sur un tempo bien plus rythmé toutes les sensations que lui procure ce sentiment.

Limyè Mwen, c’est réellement un retour aux sources que nous propose Gaby Diop. Avec La Pli, elle nous parle des endroits qui lui sont familiers, des moments de la vie où il faut savoir se relever. Elle y utilise le bruit de la pluie également en fond sonore. Et Mèsi, dernière chanson de cet album, est simplement un dernier titre où Gaby Diop pose sa voix pour remercier les siens, sur un fond sonore où l’on distingue quelques paroles et quelques rires, probablement de son entourage. Vous pouvez télécharger Limyè Mwen de Gaby Diop sur Amazon.



TRACKLIST :
01 – Ba Mwen Lanmen’w
02 – Rété
03 – Chimen Nou featuring Louis-Cyril Tiquant
04 – Alé Pli Lwen
05 – I Alé
06 – Lodè Péyi Mwen
07 – Atann Vou
08 – Kité’w Alé
09 – Sa Mwen Pé Pa Di’w
10 – Sa Ki Pou’w
11 – La Pli
12 – An Tan Tala
13 – Mèsi (Outro)

Nu Soul Creole de Freepon

Freepon nous propose depuis le 13 janvier 2014, son premier EP officiel, du nom de Nu Soul Creole. Nu Soul Creole est un titre qui convient parfaitement à cet album qui reflète complètement les origines caribéennes de Freepon, ainsi que son appartenance au monde de la musique nu-soul, un mélange de R&B et de soul. Cet album, Nu Soul Creole possède ce côté acoustique digne des artistes engagés qui font preuve d’authenticité.

Nu Soul Creole, c’est finalement est un mélange de soul, de reggae, de hip-hop et de musique traditionnelle. Je parle ici de musique traditionnelle car bien souvent le créole à sa place dans les paroles des titres de cet album, et que bien des sonorités de cet EP me rappellent mon amour pour la musique antillaise. La musique de Freepon c’est aussi celle de cette nouvelle scène créole qui cherche à revendiquer les sonorités caribéennes tout en s’influençant des grands chanteurs de soul et des illustres proclamateurs de slam.

Entre les lignes de chaque portée

Pamela, première chanson de cet EP du chanteur guadeloupéen, me rappelle, grâce à son rythme, les résonances caractéristiques des anciens zouks des années 90, les zouks dits rétros. Avec les paroles de ce titre, Freepon dénonce un art bien connu de nos îles : la médisance gratuite envers autrui, plus connu sous l’appellation makrélaj. Il choisit volontairement le prénom Pamela, pour cette chanson, capable ainsi de créer en créole, le jeu de mots "Pamela, pa mélé’w adan sa" (Pamela, ne te mêle de ça), et bien d’autres encore tout au long de cette chanson. Freepon nous donne ici des exemples concrets avec lesquels Pamela s’imagine connaître tout de la vie de son entourage, ses cibles. L’artiste nous invite tous avec cette chanson à stopper les commérages destructifs.

Le titre qui suit, Stupid, est définitivement l’une de mes chansons préférées de Nu Soul Creole. Freepon nous y raconte ses envies, ou plutôt nous y décrit toutes les choses qu’il ne compte pas faire pour rentrer dans le moule que la société actuelle met à notre disposition. Freepon n’a pas envie du conformément correct, l’artiste préfère ne pas se prendre la tête avec des futilités, et aider son prochain s’il en a les moyens. Stupid est chanté sur un ton enjoué, rieur, au rythme d’une guitare prédominante et de bien d’autres instruments de percussion, conférant à ce titre une certaine sonorité acoustique.

Je n’ai pas envie de te parler,
Tu m’as trahi, tu m’as menti,
Je n’ai plus envie de te comprendre,
Je garde ça pour les vrais amis.
Je n’ai pas envie de me ranger,
J’ai bien compris mes enjeux,
Mettre de l’eau dans mon vin,
Et voir les choses s’arranger.

Je n’ai pas envie de manquer
D’un repas pour mes gamins,
Mais je partagerais la mienne,
Si jamais tu perdais ta gamelle.
Je n’ai pas envie de me ranger,
J’ai bien compris mes enjeux,
Mettre de l’eau dans mon vin,
Et voir les choses s’arranger.

Freepon

Le troisième titre de Nu Soul Creole est Dousinéw, un titre que je connais depuis un peu plus de trois ans maintenant, puisque Freepon nous l’avait proposé lors de sa première partie au concert d’E.sy Kennenga au New Morning, en janvier 2011. Les arrangements de cette chanson ont été un peu revus, et sont plus rythmés que la version acoustique que je vous propose ci-dessous. Ces deux versions sont pour moi totalement différentes, mais peut-être suis-je simplement une adepte de la musique en live, et donc Dousinéw, dans ce nouvel EP, me permet d’entrevoir une nouvelle facette de cet artiste aux multiples savoir-faire. C’est lors de ce concert que j’ai découvert pour la première fois Freepon.

La chanson qui me touche le plus dans cet album est assurément la chanson qui suit, Me Taire, que l’on retrouve en quatrième position de Nu Soul Creole. Je pense qu’il s’agit du titre par excellence qui permet d’appréhender toute la capacité vocale de Freepon. Sa tessiture lui permet de profiter d’une aisance assez déconcertante quant à l’énonciation de son texte. Et cette chanson, Me Taire, nous propose un contexte bien plus sérieux que les précédents morceaux. "Me Taire, Tant de choses à faire, L’enfant de mon père, Fier, Les deux pieds sur terre, Mais comment me taire et, Écouter mon cœur, J’ai appris l’amour dans les choix de ma mère…". On y entend clairement les notes d’un piano qui nous berce avec une mélodie nu-soul, presque roots. Me Taire est vraiment un titre que je trouve magnifique, à l’image de Vybe Sé Lanmou Sé Lèspwa que Freepon propose régulièrement à son auditoire lors de ses représentations live.

My Superstar est une chanson à la trame plus légère que la précédente. Il s’agit avant tout de romantisme, et de paroles chantées sur les allures d’un zouk. Dans My Superstar, Freepon chante son affection pour cette demoiselle qui a su le conquérir par son charisme et ses atouts. En termes de sonorités, ce titre est bien cadencé et nous laisse profiter des rythmiques antillaises bien connues. Ce premier EP officiel de Freepon se termine sur une nouvelle note acoustique, avec une version bien plus posée du titre Dousinéw, dans laquelle le véritable instrument prédominant est bien la voix du chanteur, accompagnée de jolis chœurs.

Nu Soul Creole est vraiment un album que je conseillerai à tous les adeptes de musique aux allures caribéennes, à tout ceux qui aiment les ambiances soul calfeutrées dans un bar parisien, ou ceux qui sont simplement amoureux des belles voix profondes masculines. Vous retrouverez Nu Soul Creole de Freepon sur Amazon. Et vous pouvez toujours me laisser un commentaire ci-dessous pour me faire par de vos impressions sur cet EP. Pour ma part, j’attends avec impatience son premier réel album, qui devrait sortir d’ici la fin de l’année. Celui-ci s’appellera Premyé Fwa. Affaire à suivre, donc. :)



TRACKLIST :
01 – Pamela
02 – Stpid
03 – Dousinéw
04 – Me Taire
05 – My Superstar (Version Zouk)
06 – Dousinéw (Remix Acoustik)

In Love With You d’Erykah Badu et Stephen Marley

Wikimedia

In Love With You est une magnifique chanson interprétée par Erykah Badu et Stephen Marley. Les deux artistes ont enregistré cette chanson soul/reggae il y a presque quinze ans, déjà. Erykah Badu sortait alors son deuxième album studio, Mama’s Gun. Mama’s Gun contient entre autres les chansons Bag Lady ou encore Didn’t Cha Know, qui ont amené Erykah Badu à être nominée pour obtenir le Grammy Award de la meilleure performance vocale féminine en R&B.

Stephen Marley, fils du légendaire Bob Marley, n’avait pas encore la carrière qu’il possède aujourd’hui. Il a longtemps fait parti des Melody Makers avec ses frères et sœurs avant de s’imposer en tant que grand lyriciste. Il a par exemple participé à la production de Halfway Tree et de Welcome To Jamrock de Damian Marley.

Dans ce magnifique titre, In Love With You, Stephen Marley nous relate l’histoire d’un homme complètement épris d’une de ses amies. Cette chanson décrit les relations compliquées qu’il peut y avoir entre deux personnes. Erykah Badu y joue le rôle d’une femme qui n’avait pas conscience des sentiments que possède l’homme auquel elle a pris l’habitude de confier tous ses secrets. Elle dit avoir besoin d’un « homme » dans sa vie quand elle se rend compte de l’amour qui existe entre eux.

Sur le plan strictement musical, cette chanson est une ballade jouée à la guitare, qui confère aux paroles une certaine authenticité, tout en simplicité. Ces sonorités acoustiques donnent le ton à la guitare basse que je crois percevoir en arrière-plan. Le tempo est assez lent finalement. Il nous offre un mélange sonore entre la soul et le reggae. C’était une vraiment très belle œuvre, que je vous propose de redécouvrir aujourd’hui.

Aretha Franklin, un nouvel album ?

La diva de la soul, Aretha Franklin, a annoncé il y a déjà quelques temps la sortie d’un nouvel album, qu’elle travaille en collaboration avec André 3000.

"Cowboy"Ben Alman

Aretha Franklin, la légendaire diva de la soul, a annoncé il y a déjà quelques temps la sortie d’un nouvel album ! Quelle joie pour moi d’apprendre cette nouvelle !

Aretha Franklin est une artiste que tout le monde devrait avoir déjà entendu chanter au moins une fois dans sa vie. Elle est à l’origine de bien des classiques comme Respect, I Never Loved A Man, Think ou encore I Say A Little Prayer, pour ne citer que ces chansons. Ses accomplissements de la soul sont énormes, et elle a déjà près de 58 années de carrière musicale !

Âgée de 72 ans aujourd’hui, on aurait pu croire que cette grande chanteuse américaine aurait pu avoir envie de quitter la scène… Mais non ! Comme je vous le disais en préambule à cet article, Aretha Franklin a annoncé il y a peu de temps sa collaboration avec André Benjamin, plutôt comme en tant qu’André 3000 dans le groupe Outkast, pour la réalisation de son nouvel album. "We’re going to give you exactly what you’re expecting and what you’re not expecting." nous dit la célèbre chanteuse, en parlant de son album, qui apparemment contiendra de nombreuses reprises. Il est déjà prévu, entre autres, qu’elle interprète Midnight Train to Georgia de Gladys Knight & the Pips, People de Barbra Streisand, Last Dance de Donna Summer, What’s Love Got To Do With It de Tina Turner et Rolling In The Deep d’Adele.

Aretha Franklin a d’ores-et-déjà gagné 18 Grammys. Elle a vendu plus de 75 millions d’enregistrements et elle a été la première femme à être introduite au Rock and Roll Hall Of Fame. Alors, je pense que c’est un euphémisme de dire que le monde entier attend cet album prévu pour le mois de septembre prochain !

G I R L de Pharrell

pharrellwilliams.com

Il était grand temps que je vous parle de ce qui est, à mon sens, le meilleur album sorti en ce premier semestre 2014. Je veux bien sûr parler du nouvel opus de Pharrell, G I R L, sorti le 3 mars dernier.

Il s’agit d’un album qui me met de bonne humeur, bien rythmé, avec lequel l’artiste, qui a connu un succès plus qu’énorme au cours de l’année 2013, décide d’ajouter enfin un nouvel item à sa discographie. Cela faisait en réalité huit années que Pharrell Williams ne nous avait pas offert un album, en tant que chanteur je veux dire, puisqu’il a malgré tout participé à la production de nombreux albums, comme Nellyville de Nelly, Justified de Justin Timberlake ou encore Good Kid, M.A.A.D City de Kendrick Lamar. Pharrell nous offre finalement seulement son deuxième album studio, depuis In My Mind sorti courant 2006.

Avec un titre pareil, on s’y attendait sûrement un peu, Pharrell voue un culte particulier à la femme dans cet album. D’abord dans son immensité ; puis, bien souvent à celle qui comble son existence. G I R L est avant tout un album concept qui confirme l’omniprésence de Pharrell en 2013. Le chanteur était en effet sur toutes les chansons qui ont marqué cette année. Je veux parler, par exemple, de Blurred Lines de Robin Thicke, du travail accompli sur l’album Random Access Memory des Daft Punk avec le titre Get Lucky notamment (que mes petites cousines connaissent par cœur), de sa participation au titre Love Is The Answer d’Aloe Blacc, ou alors tout simplement de Happy, qui s’est révélé être un gros méga tube interplanétaire.

G I R L possède dix titres dans un genre que j’associerai plutôt à la pop, mais qui laisse tout aussi bien apparaître des notes assez funky, et un beat consistant, caractéristique des chansons associées au rhythm and blues. On y retrouve pas mal de violons qui accompagnent les instruments de percussions, un peu à l’image de l’album CAMP de Childish Gambino. G I R L possède une bonus track, une nouvelle piste, dans l’édition japonaise de l’album, Smile, un morceau dans lequel le piano est accompagné d’une bonne basse.

G I R L  décrypté piste après piste

Ce nouvel album de Pharrell démarre au violon avec les premières notes de la chanson Marilyn Monroe. Marilyn Monroe n’est pas un hommage à l’actrice américaine, comme on aurait pu le croire. Non, cette chanson est bien plus que ça : Pharrell y décrit l’amour qu’il ressent pour la singularité de la femme, de manière générale. En citant Marilyn Monroe, mais aussi, la reine Cléopâtre et Jeanne d’Arc, qui sont des sex-symbols « légendaires », tant elles sont connues dans le monde pour leur carrière, leurs agissements et leur beauté, Pharrell veut avant tout souligner l’importance du respect qu’il a envers les femmes, qu’importe leur couleur, leur taille, leur poids, ou leur orientation sexuelle. Il préfère l’originalité, vivre quelque chose de « différent ».

So that means no matter what color you are, what size you are, what you’re into, your sexual orientation, I respect you as a woman because I know without you, none of us would be here. — Pharrell

Vous observerez qu’à plusieurs reprises dans cet album, le chanteur américain nous exprime à quel point l’unicité d’une personne la rend fascinante à ses yeux, comme dans Lost Queen par exemple, mais j’y reviendrais plus tard… Marilyn Monroe a été écrite en collaboration avec Ann Marie Calhoun, aussi connue sous le nom d’Ann Marie Simpson, une violoniste de talent (elle a participé par exemple à la bande originale de Man of Steel de Hans Zimmer), qui nous fait donc l’honneur d’ouvrir cet album. Et Kelly Osbourne nous récite cette phrase "In honor of the groove and all who’s surrendered to it, We say thank you, and we take it back", en hommage aux grands artistes, qui s’illustraient dans un genre groovy et/ou soul, pour leurs accomplissements divers dans le monde de la musique.

La deuxième chanson de cet album, Brand New, est un duo de Pharrell et de Justin Timberlake. C’est un titre bien en rythme avec lequel les deux chanteurs ont l’air de vouloir déclarer au monde entier à quel point ce que leur font ressentir leur bien-aimée est sans aucun doute le meilleur sentiment du monde. Ils se sentent heureux de vivre, chaque jour semble merveilleux. J’adore cette chanson très positive finalement, qui montre à quel point il en faut peu pour être pleinement satisfait de son existence. Leurs femmes respectives ont su parfaitement donner un sens à leur vie, donner un renouveau à leur quotidien. Et d’ailleurs, j’oublie presque de préciser que Timbaland a participé sur ce titre en tant que beatboxer.

Hunter est un morceau dont la base sonore répétitive de la guitare lui donne un look musical ressemblant à celui des chansons des années disco, en mode That ’70s show. Il paraît, selon une interview de Pharrell par Noisey, que cette chanson a entièrement été pensée selon la perspective d’une femme. Ainsi, ce serait elle, la chasseuse, qui rêve de prouver à l’objet de ses désirs qu’elle est prête, qu’elle est the real deal, et qu’elle est tout ce qui lui faut. J’ai trouvé ça assez marrant de réécouter cette chanson, en sachant qu’elle a été écrite dans cette perspective, car rien que l’introduction, "Just because it’s the middle of night, That don’t mean I won’t hunt you down, Cause up, in, deep inside, It’s pullin’ me and I want your love", prend une toute autre mesure quand on imagine le chanteur dans la peau d’une femme…

Cette fois, Gush, quatrième titre de cet album, est clairement plus explicite. Les paroles de cette chanson sont probablement celles de l’album qui parlent de manière plus directe de relations intimes (de sexe, je voulais parler soft, :). Le refrain de cette chanson que j’adore : "I could be the guy to treat you, To a nice movie, feed you, But I don’t wanna mislead you, Tonight I think I wanna be dirty girl, Do you wanna get dirty, girl? Come on, Light that ass on fire, Do you wanna get dirty, girl? Let’s go". That’s all, rien à ajouter ! Ah si ! Au fait, « gush » peut être défini comme un verbe signifiant « parler ou écrire avec un enthousiasme exagéré »… ou alors, je vous laisse découvrir une autre définition de gush, probablement plus appropriée (ou pas!).

La chanson que tout le monde connaît de ce nouvel opus est bien évidemment Happy, le tube planétaire sorti de la bande originale de Despicable Me 2 (Moi, Moche et Méchant 2 en français). Bon, je suppose qu’il est inutile que je vous décrive entièrement cette chanson, mais je pourrais ajouter qu’elle s’incruste parfaitement dans l’univers de cet album G I R L, puisque après tout, si comme moi, vous avez vu le film d’animation Despicable Me 2, vous savez que le héros de ce dessin animé, Gru, tombe littéralement amoureux de sa coéquipière Lucy. Cette chanson démarre alors que Gru est sous sa douche, et qu’une nouvelle journée commence, il est simplement heureux de retrouver celle qui lui fait ressentir un bien immense. (Oui, oui, je me souviens de tout ça, parce que je me souviens que j’avais questionné Shazam pour savoir comment s’appelait cette chanson à l’époque, j’ai eu de l’instinct !)

Happy en chiffres c’est déjà 505 semaines en liste dans les tops 50 du monde entier, la première place atteinte dans 19 pays, et encore la place #6 dans le top 100 en France… Et c’est surtout, la première vidéo de 24 heures non-stop en ligne sur Internet sur 24hoursofhappy.com ! Elle regroupe des artistes comme Magic Johnson, Ana Ortiz (la sœur d’Ugly Betty, l’agente rivale de Nolan Ross ou la fausse servante d’Evelyn Powell), Jamie Foxx (avec ses deux filles), Odd Future, JoJo, Whit Hertford, Kelly Osbourne, Urijah Faber, Sérgio Mendes, Jimmy Kimmel, Steve Carell, Miranda Cosgrove et Gavin DeGraw (le chanteur du générique de One Tree Hill !).

Bref, continuons… La sixième chanson de G I R L est le troisième single commercialisé de cet album. Il vient tout juste de sortir, le 8 mai dernier, aux Etats-Unis. Et si, comme moi, vous avez suivi un peu les playoffs de NBA, elle devrait vous rappeler quelque chose, puisque Come Get It Bae a bien souvent été utilisée pendant ces playoffs par TNT notamment, mais aussi pour le visionnage de certains Top 5/10 des nuits de basket. Je vous laisse découvrir ci-dessous un des montages passés de manière récurrente sur les chaînes américaines.

Dans Come Get It Bae, Pharrell utilise la métaphore d’une moto pour parler dirty : "You wanna ride it, my motorcycle, You’ve got a license, but you got the right to, Gonna pop a wheelie, don’t try too high too, Take it easy on the clutch, cause girl I like you". Et cette voix féminine que vous entendez parfois ici est celle de Miley Cyrus ! Je ne pensais pas qu’un jour je vous parlerai d’elle sur ce blog, même si j’adore sa voix et même si j’adore Wrecking ball… ceci est un autre débat… Miley Cyrus vient ici apporter une touche féminine à la chanson. Les deux chanteurs avaient d’ores-et-déjà collaboré ensemble, puisqu’il est le producteur notamment de 4×4 et Get It Right par exemple, deux chansons de l’artiste féminine.

C’est ensuite avec Gust Of Wind que Pharrell poursuit la tracklist de son album. Cette chanson liste parmi ses contributeurs les célèbres Daft Punk, avec lesquels Pharrell a connu un énorme succès l’an dernier avec Get Lucky. Gust Of Wind possède cependant un contexte plus passionné. Pharrell compare la femme qui occupe ses pensées à l’air. Ça peut sembler bizarre dit comme ça, mais ça se tient si on réfléchit un peu aux paroles de cette chanson. Cette femme, telle une force incontrôlable de la nature, a débarqué dans sa vie de manière inattendue, et lui rappelle à quel point l’amour peut surgir de nulle part. Elle est imprévisible, peut-être instable, mais il a besoin d’elle pour le guider dans sa vie future. Les violons sont également bien présents dans ce titre.

Arrive cette huitième chanson, ma préférée de l’album, Lost Queen. Chaque personne possède une sensibilité différente, mais c’est vraiment ce titre, en terme de rythme, de richesse, de contenu, d’univers, d’originalité et de passion, qui m’a le plus touché. Lost Queen dure 7 minutes et 56 secondes. Je le précise, parce que c’est assez étonnant a priori que Pharrell ait fait ce choix. Mais ce titre se décompose en deux parties bien distinctes, finalement assez complémentaires. Dans la première partie de cette chanson, qui rappelle la qualité acoustique des chanteurs d’origine africaine, Pharrell se questionne sur l’origine de cette femme qui le perturbe. "What planet are you from, girl ? And are there others like you there ?" Il pense qu’elle est une reine perdue. Quoi qu’il en soit, il lui fait le vœu d’être toujours là pour elle, de lui rappeler de toutes ses qualités au moment où elle doutera d’elle-même.

Puis, le son de la mer, des douces vagues déferlent sur l’album. La deuxième partie du titre, parfois appelée Freq sur la toile, laisse apparaître la voix de JoJo. Vous vous souvenez forcément d’elle, elle chantait Baby, it’s you aux côtés de Bow Wow en 2004. D’ailleurs, je me demande ce qu’il devient lui… il m’avait quand même sorti ce son mémorable avec Omarion « Let me hold you ». Enfin bref, je m’éloigne du sujet. JoJo avait aussi proposé une version de Marvin’s Room de Drake, comme Teyana Taylor… Dans Freq, Pharrell chante "You gotta go inward, To experience the outer space, That was built for you, You gotta go inward". Il nous faut apprendre à être en paix avec soi-même, apprendre à se connaître et à s’aimer pour réellement prendre conscience de la beauté du monde qui nous entoure. Lost Queen est définitivement un titre hors du commun.

La neuvième, et presque dernière chanson de l’album, est Know Who You Are. Il s’agit d’un duo chanté avec la belle Alicia Keys. Pharrell joue le rôle de l’homme compréhensible, présent pour sa femme, il sait qui elle est profondément, même pendant ses moments de doute, et il est capable de ressentir ses craintes. Alicia Keys joue alors la femme forte, encourageant ainsi toutes les femmes à se sentir mieux dans leurs peaux, et à se sentir libre. La vie est déjà suffisamment compliquée pour en plus devoir se sentir diminuée tout le temps. Pharrell nous rappelle qu’il y aura toujours des personnes mal-intentionnées, capable d’apporter leur négativité en toute situation, parce qu’ils sont envieux, ou jaloux, ou juste négatifs. Le chanteur termine alors sa pensée avec ces mots : "We just shake our heads, and dance, the moment so surreal, Isn’t it sad ? There’s people in this world that don’t know how this feels". Le rythme de cette chanson rappelle le ska, et apporte un peu de douceur sur des vibrations reggae.

It Girl vient clôturer G I R L. Dans ce morceau, Pharrell identifie la femme comme une muse, celle qui l’inspire à avancer. Cette chanson possède un long solo d’instruments, de guitares offertes par Andrew Coleman et Brent Paschke. It Girl est ce genre de chansons qui permettent à un artiste, durant un concert, de laisser pleinement son public profiter de toutes les sonorités apportées par ses musiciens. C’était un choix judicieux de terminer cet album sur cette note plutôt joyeuse.



TRACKLIST :
01 – Marilyn Monroe
02 – Brand New featuring Justin Timberlake
03 – Hunter
04 – Gush
05 – Happy
06 – Come Get It Bae
07 – Gust of Wind
08 – Lost Queen
09 – Know Who You Are featuring Alicia Keys
10 – It Girl
— BONUS TRACK
11 – Smile

La clôture du Festival Tropiques en Fêtes

Christelle

Le dimanche 11 mai dernier, se déroulait à la Foire de Paris, la clôture musicale du Festival Tropiques en Fêtes. Il y avait beaucoup d’artistes présents, prêt à nous offrir un beau spectacle avant le renouveau de la Foire l’année prochaine. Et c’est cette fois, Esthèle Dumand, Claudy Siar et Logan qui étaient chargés d’orchestrer le show de cette clôture.

Par ailleurs, sachez que les photos que j’ai prises, vous permettront de bien saisir l’ordre de passage des différents artistes ce soir -là sur la scène. Je suis bien plus satisfaite du rendu de ces photos, que de celles de la nocturne du Festival Tropiques en Fêtes. Il faut dire, que cette fois, je n’étais pas trop mal placée !

La communauté tahitienne à l’honneur

C’est ainsi que l’on retrouve Ken Carlter pour représenter l’île Tahiti en ce dimanche à la Foire de Paris. Ken Carlter est un chanteur, auteur et compositeur d’origines polynésienne, française et italienne. Il est connu pour de nombreux titres et notamment sa collaboration au sein du groupe ManaPacific avec Tea, le chanteur qui le suivra sur la scène. Ken Carlter nous interprète une magnifique reprise de Somewhere over the rainbow. Accompagné d’un de ses amis, il reprendra également un titre bien connu avant de nous chanter Tahitian Boy, un titre bien plus rythmé que les précédents.

Tea s’accompagne d’un ukulele afin de gravir les planches du Festival Tropiques en Fêtes. Le chanteur sera également en compagnie d’un homme au clavier, qui l’assistera tout au long de sa représentation. Tea va nous proposer des titres, dont je serais bien incapable de vous dire le nom, aux sonorités typiques des îles polynésiennes. Sa dernière chanson sur scène s’inscrit dans un genre plus dancehall/pop à mon sens. Il quittera la scène en nous disant un mauru’uru (merci) pour le courage qu’ont eu les spectateurs qui, comme moi, sont restés sous la pluie, le découvrir en live.

Des influences soul et jazzy

Gaby Diop est une chanteuse d’origines martiniquaise et sénégalaise. C’est la première artiste que je découvre en ce dimanche là, à la Foire de Paris. En ce début d’année 2014, Gaby Diop a sorti un album du nom de Limyè Mwen. Sa carrière musicale est tout juste sur le point d’être massivement reconnue à mon sens, l’artiste se donne les moyens d’y arriver, et ça marche plutôt bien ! La chanteuse a ainsi participé au concours Tremplin Soul’R Sessions de TraceTV, aux côtés d’Indy Eka, la grande gagnante.

Un peu plus tard, ce sera au tour de Freepon d’entrer sur scène. Habillé d’un joli ensemble chic, il offre au public parisien une des chansons figurant son EP sorti au mois de janvier 2014 Nu Soul Creole, Pamela. Ce titre basé sur la base instrumentale de la guitare n’a rien de romantique, et n’est absolument pas dédié à une certaine Pamela. Non, il dénonce l’implication des gens dans la vie d’autrui. Il nous permet de réfléchir, avec un ton humoristique, sur la manière dont il faut vivre sa vie, sans se préoccuper de ce que peuvent dire les autres.

Le zouk massivement représenté

Thierry Cham est le premier des chanteurs de zouk à monter sur les planches ce soir-là. On ne présente plus ce grand chanteur, qui aujourd’hui, possède à son actif plus de 20 ans de carrière professionnelle dans la musique. C’est bien évident ce titre, Océan, qui nous reprendra ce soir-là, avec un auditoire qui lui servira de chœurs. Habillé d’un tee-shirt représentant the King of Pop, Michael Jackson, Thierry Cham anime son show de ses performances hip-hop et terminera sa chanson avec un battement de cœur, sous les rires et applaudissements du public parisien.

La chanteuse guadeloupéenne, Njie, le suit de très près sur scène. Njie, qui elle aussi possède une grande carrière musicale, décide de ne pas nous interpréter les tubes qui lui ont permis d’être sur le devant de la scène nationale, comme Dadoué ou J’ai Trouvé (l’une de mes préférées). L’artiste féminine nous interprète en premier lieu Charmant, avec une démonstration assez marrante d’hommes, qui à tour de rôle, défileront pour conquérir son cœur. Le dernier d’entre-eux lui offrira même une rose blanche sur scène. Puis, la chanteuse nous interprète Mazouk Soleil, accompagnée d’un groupe de danseurs de mazouk. J’ai adoré la voir évoluer sur scène, pour la première fois.

Un peu plus tard dans la soirée, ce sera à Marvin de conquérir le cœur du public féminin venu massivement l’accueillir auprès du podium. Pour ma part, je serais, une fois encore, bien incapable de vous dire quelles sont les chansons chantées ce soir-là, mais l’ensemble des femmes/jeunes filles à côté de moi semblaient connaître les paroles de ces chansons par cœur !

Des notes légèrement plus dancehall

Le dancehall avait définitivement sa place en cette clôture de festival. C’est d’ailleurs chouette de voir à quel point les mentalités ont évoluées à ce sujet, et à quel point ces artistes marquent de plus en plus les générations de tout âge. Saïk nous propose alors un medley composé d’un grand nombre de ses titres, présents sur l’album Second Souffle. Il introduit ces morceaux avec un prélude de L’Ecole sur l’Avè Riddim. Il nous interprète ensuite des couplets de chacun des morceaux suivants : You And Me, Je t’emmène, Mamamia et pour finir Sexy Swaggaring.

Admiral T était probablement l’artiste le plus attendu sur l’estrade. Il va clôturer le show avec une intensité qui est propre à l’ensemble de ses shows. Admiral T est cet artiste versatile, qui touche à tout, capable de passer du dancehall à la musique traditionnelle, au zouk, en un rien de temps. Il va nous présenter plusieurs de ses titres bien connu, notamment Perle Rare sur l’EDF Riddim, Fanm Fatal et surtout Ti Milo, l’excellent titre hommage à Eugène Mona présent sur la collection Léritaj Mona.

Et un peu de comédie pour détendre l’atmosphère

Aussi, tout au long du show musical, plusieurs comédiens nous ont rendus visite sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes. Je n’ai malheureusement pas tous retenus leurs noms, mais il y avait par exemple Patson. Patson est un humoriste français originaire de la Côte d’Ivoire. Il est connu et même reconnu de par ses divers passages au Jamel Comedy Club.

Il y avait également le duo Domino, une femme noire, Laurence Joseph, un homme blanc, Laurent Tanguy. Je le précise car l’ensemble de leur show s’en tient à cette image. Domino parcourt avec humour le possible quotidien de deux personnes de couleurs et de cultures différentes. Il nous parle sans détour des situations gênantes au quotidien pour ce couple formé par une antillaise et un métropolitain. Domino est actuellement sur scène au Théâtre BO Saint-Martin de Paris.

J’ai vraiment passé un excellent moment à ce Festival Tropiques en Fêtes 2014. La diversité des artistes présents m’aura permis à la fois de profiter de sonorités que je ne connaissais pas particulièrement jusqu’alors, et de me laisser porter par la voix de ces artistes que j’aime tant.

Gaby Diop à la Foire de Paris

Gaby Diop à la Foire de Paris

Gaby Diop à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Ken Carlter à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Tea à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Freepon à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

Esthèle Dumand et Patson à la Foire de Paris

A la Foire de Paris

A la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Saïk à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Thierry Cham à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Njie à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Logan et... à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Domino à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Marvin à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

Admiral T à la Foire de Paris

La nocturne du Festival Tropiques en Fêtes

Christelle

Vendredi 9 mai dernier se déroulait, à la Foire de Paris, la très célèbre Nuit de la Foire. En cette soirée, comme le veut la coutume, un certain nombre de concerts sont organisés dans l’enceinte de la Foire, pour le plus grand plaisir des parisiens. En compagnie de ma tante, j’ai ainsi assisté à la Nocturne du festival Tropiques en Fêtes, qui réunissait entre autres des artistes originaires des « Tropiques » qui s’illustrent dans des genres de musique assez diversifiés : de la soul, du traditionnel, du jazz, du reggae, du zouk, etc..

J’ai vraiment fait du mieux que j’ai pu pour prendre les quelques photos que vous trouverez ci-dessous. Malheureusement, de mon mètre 61, il m’était très difficile de pouvoir rivaliser avec le public présent, j’étais bien trop mal placée dans la foule ! En revanche, vous remarquerez qu’au fil du temps, je me rapproche peu à peu de la scène, grâce aux départs de certains (peut-être trop fatigués pour assister à l’ensemble du show, merci à eux haha!), et que mes photos deviennent de plus en plus exploitables.

Indy Eka, une valeur montante de la soul

Quand je suis arrivée face au podium de la Foire de Paris, Indy Eka était déjà sur la scène, en train de nous interpréter une chanson de son répertoire. (Je vous propose d’écouter ci-dessous Mama Africa.) Et d’ailleurs, je dois souligner que je pense avoir malheureusement raté le passage d’Ines Khai, une chanteuse originaire de la Guadeloupe, annoncée dans la liste des artistes présents ce jour-là à la Foire de Paris.

Indy Eka est la grande gagnante du Tremplin Soul’R Sessions, un concours organisé par Trace Urban qui a pour objectif final de permettre aux nouveaux talents de la scène musicale émergente de se faire connaître. Ainsi, il regroupe des artistes s’illustrant dans la soul, le R&B, le gospel, et j’en passe. Il est d’ailleurs encore possible d’écouter toutes les prestations des 16 finalistes de ce dernier concours sur le compte SoundCloud de Tremplin Soul’R Sessions (on retrouve parmi eux la chanteuse d’origines martiniquaise et sénégalaise Gaby Diop).

Un univers jazz soul créole avec Florence Naprix

C’est ensuite au tour de Florence Naprix d’entrer sur scène pour nous interpréter deux chansons de son répertoire : Kaz An Mwen et Zétwal An Mwen. Florence Naprix est une artiste originaire de la Guadeloupe. Elle commence très jeune à se passionner pour la musique, avec son amour pour le piano. Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald et Erykah Badu sont d’ailleurs des artistes qui vont très fortement influencer Florence Naprix dans ses choix de carrière.

Quand elle arrive sur la scène de la Nuit de la Foire, Florence Naprix a bel-et-bien l’intention ferme de faire découvrir son univers à son auditoire. Pour ma part, je ne la connaissais que de nom, et je ne m’étais jamais réellement penchée sur ses capacités vocales. Ses deux interprétations ce soir-là m’ont donc permis de compléter ma découvert d’un personnage que j’ai trouvé vivant, chaleureux et engagé. La dernière chanson de son passage sur scène, Zétwal An Mwen, est avant tout une chanson pour redonner de l’espoir. Florence Naprix va alors proposer à son public d’entonner avec elle le message puissant : Pa lagé / Fò’w kenbé (Ne lâchez rien, tenez bon!, sous-entendu face aux épreuves de la vie).

Le zouk fortement représenté par Yoan, Warren et Fanny J

En effet, le zouk avait pleinement sa place dans cette Nocturne du Festival Tropiques en Fêtes, car après tout, ce genre musical tire bien son origine des « tropiques ». C’est ainsi, Yoan, qui tient le rôle de l’élément déclencheur ici. En entendant sa chanson, et son nom, j’ai tout de suite pensé ne pas du tout connaître cet artiste (au vu de ma terrible affection du zouk…), mais pourtant, il y a bien longtemps que Yoan est dans le monde de la musique. Ce chanteur, à la voix mémorable, a longuement fait partie du groupe Trade Union, connu entre autres pour ses chansons Quand On Aime et D’un mot, mais surtout pour sa collaboration avec Booba sur le magnifique titre Au Bout de Mes Rêves (l’un des rares que j’aime de ce rappeur français d’ailleurs, je sais, je sais…). Yoan est donc venu sur scène nous présenter ce soir Emmène-Moi, en nous promettant de revenir bien vite sur le devant de la scène musicale avec un nouvel album prévu pour septembre 2014, et une collaboration à venir avec Kalash.

C’est ensuite au tour de Warren d’entrer sur la scène, sous les forts applaudissements de la gente féminine. Comme à son habitude Warren a réussi à captiver l’ensemble de son auditoire. Je serais, pour ma part, bien incapable de vous dire le titre de la chanson qu’il a interprété ce soir-là, mais force était de constater que toutes les paroles de celle-ci était connues par cœur de l’auditoire parisien (et de ma tante…). Il a introduit ensuite l’une de ses collaboratrices de prédilection dans le domaine : Fanny J.

Fanny J possède un nombre de fans qui augmente avec le temps. Elle est arrivée sur scène, tout sourire, pour nous proposer de partager quelque chose qui lui tenait véritablement à cœur. C’est ainsi qu’elle nous offre le titre Aucune Larme, une chanson de son nouveau répertoire, encore méconnue, puisque pas encore commercialisée à cet instant. Elle nous explique dans le contexte de cette chanson, que malgré les épreuves qu’elle a connues depuis le début de sa carrière, et que malgré les médisances ou autres broutilles de ce genre, elle est reconnaissante pour tout l’amour qui lui a transmis son public jusque là. Très émue, elle nous propose alors cette chanson, non sans larmes, et finit sa représentation en nous précisant qu’elle travaille actuellement sur la préparation d’un nouvel opus.

Un aperçu de la richesse culturelle de Victor O

Victor O, chanteur d’origine martiniquaise à la douce voix, était également un invite de cette Nuit de la Foire parisienne. Comme ce dernier vient tout juste de sortir son deuxième album Diasporas, il en a profité pour nous interprété le titre phare de cet album de manière inédite Diasporas. C’est ce titre que j’ai filmé et que vous retrouverez donc ci-dessous.

Son passage sur la scène du Festival Tropiques en Fêtes ne s’est pas terminé sur ces notes. Victor O nous offre ensuite un puissant Vini Dou, en mode force tranquille. Le public, d’autant plus connaisseur cette fois, accompagne le chanteur en reprenant les paroles du refrain : Vini dou, Mwen bizwen touché fon tchè’aw, Pa di mwen non non non non, Ou sav ke mwen lov de vou, Lanmou sé an bagay ki dou, Fodré ké ou sonjé sa, Pa di mwen non non non non, Tou sa ou lé mwen ké sa ba’w ». Ce titre, l’un de mes préférés du répertoire de ce chanteur de mon île, est posé sur le rythme d’une guitare acoustique, d’une guitare basse et d’autres percussions nous rappelant le kompa made in Haïti.

Joëlle Ursull, marraine du Festival Tropiques en Fêtes

Eh oui ! Jöelle Ursull ! Comme elle l’a si bien dit, pas sûr que les jeunes demoiselles de 15 ans présentes devant la scène de ce concert plein air, soit bien au courant de qui elles avaient sous leurs yeux… Mais c’était un plaisir d’apprendre que Joëlle Ursull était tout simplement la marraine de cette soirée. Elle nous a interprété plusieurs chansons tirées de sa discographie. Juste gracieuse, elle arrive sur scène une première fois habillée d’une jolie robe noire mettant toutes ses formes en valeur, pour nous chanter entre autres White and Black Blues.

Un peu plus tard, notre marraine revient avec un afro sur cette scène, cette fois dans le but de bien relancer le dynamisme de la soirée, malgré la pluie, avec son titre Amazone. Avec cette chanson, Amazone, elle nous invite à l’accompagner vocalement sur des rythmes bien connus du grand public.

Une touche de soul avec Gage, Vigon, Bamy, Jay et Yoann Fréget

Au vu de l’affluence qui lui était réservée, Gage était massivement attendu par les personnes présentes ce soir-là à la Nocturne de la Foire de Paris. Cela faisait un moment que je n’avais pas spécialement entendu parler de lui, et c’était assez rafraîchissant de le découvrir en live. C’était la première fois que je le voyais en live. Sa voix est tout simplement magnifique. Gage nous propose l’un des titres qui l’a rendu célèbre Pense A Moi, mais aussi Vient Danser par exemple. Gage nous présentait son nouvel album Soul R.Évolution sorti le 3 mars dernier.

C’est ensuite aux incroyables Vigon, Bamy, Jay, qui composent un groupe souvent surnommé à juste titre Les Soul Men – surnom qui fait aussi référence au nom de leur dernier album – de mettre un rythme fou sur la scène dédiée à cette nocturne du festival. Les trois chanteurs, ayant tous accomplis à leur manière d’illustres choses dans le monde de la musique, nous proposent alors un show complètement ancré dans la musique soul/gospel américaine. Ils ont dépensé, ce vendredi, une telle joie de vivre que le public s’est massivement rapproché des planches. Je ne connaissais d’ailleurs pas du tout leur univers, et les deux seuls morceaux extraits de leur répertoire ce soir-là, m’ont rendue extrêmement curieuse à leur sujet !

Ils nous ainsi interprétés Soul Man reprenant naturellement la phrase I’m Soul Man. Vigon, nous invite à crier avec lui un terrible « Aaayyyyy » avant de reprendre le tube planétaire Stand By Me de Ben E. King, et donc nous encourageant à implorant avec eux la fameuse darling "So darling, darling / Stand by me, oh stand by me / Oh stand, stand by me / Stand by me". Je ne savais pas du tout qu’ils seraient présents ce soir-là, mais ils m’ont littéralement fait sourire !

Enfin, Yoann Fréget pour clôturer le spectacle (ou en tout cas, pour moi) ! Yoann Fréget est le gagnant de la deuxième édition française de The Voice. Pour ma part, je n’ai pas du tout suivi ce programme, et donc je ne connaissais pas du tout l’univers artistique de ce chanteur. C’était une chouette découverte, parce que, pour tout vous dire, je m’apprêtais à prendre le chemin du Tram pour rentrer chez moi, et sa voix, m’a touché, et je suis donc restée le regarder ! Il nous chante une première chanson dont je n’ai pas retenu suffisamment de paroles pour vous dire ce que c’était… mais nous interprète ensuite un powerful Couleurs love. Yoann Fréget nous invite ainsi à être plein d’amour les uns envers les autres, et son refrain reprend les mots suivants : On a chacun le pouvoir, De changer le cours de l’histoire, Et soudain se voir, Couleur lo-lo-lo-love, Comme les passants qui s’étalent, Et vont peindre les étoiles, Pour que les soleils toujours dévalent, Couleur lo-lo-lo-love. Yoann Fréget est arrivé tel un ovni, et nous a entièrement fait partager son amour pour la musique.

La Nocturne du Festival Tropiques en fêtes se termine ici pour moi. C’était un lot de bonnes surprises, accompagné d’artistes que je connaissais déjà, que j’ai tout autant apprécié à redécouvrir en représentation musicale.

Indy Eka

Indy Eka

Florence Naprix

Florence Naprix

Florence Naprix

Florence Naprix

La présentatrice

Yoan

Warren

Warren

Warren

Ticket To The World d’Ayo

Ayo Music.

Le nouvel album d’Ayo, Ticket To The World est sorti lundi dernier, le 7 octobre 2013. Ce nouvel album d’Ayo nous permet de découvrir une toute nouvelle facette de cette artiste généralement associée à l’univers de la soul music. Ayo est concernée par le monde actuel, et les problèmes que rencontrent les personnes qui vivent malheureusement dans un état possédant un régime politique strict. Les frontières qui existent dans notre société se font à l’heure actuelle bien trop présente, et souvent, nous sommes complètement inconscients de notre chance de pouvoir s’exprimer librement. Alors, Ayo revient avec un album, qui pour la première fois, porte le nom d’un de ses titres : Ticket to The World. Pour elle, il était nécessaire que cette chanson en particulier puisse toucher le cœur des gens. Dans une interview donnée en direct à 20minutes, elle déclare que cet album "est une façon pour elle de parler des gens qui n’ont pas leur « ticket to the world » donc pas de passeport et qui ne sont pas libres de voyager et de découvrir le monde comme nous. Elle leur fait un cadeau avec cet album en leur donnant la possibilité de voyager librement, d’être libre de leurs mouvements grâce à la musique".

Chronique de "Ticket To The World"

Fire est la première chanson de Ticket To The World. Ce titre, sorti en tant que premier single de l’album au mois de juin dernier, a laissé apparaître une nouvelle facette de la chanteuse. Ayo a décidé de montrer au monde entier un autre de ses talents, à savoir sa capacité à pouvoir rapper. Dans l’interview d’Ayo pour Crumb Magazine, on apprend que cet alter-ego a toujours fait partie intégrante de sa vie, et qu’elle a même commencé la musique en rappant. Elle s’était alors auto-attribuée le pseudonyme de Black Mamba, le nom du plus long serpent venimeux que l’on peut trouver en Afrique.

I’m Walking est une ballade qui démarre uniquement sur les accords d’une guitare acoustique. Ayo déclare être partie pour se sortir de ses problèmes, pour trouver à nouveau la paix. Dans cette chanson, elle marche sous la pluie, peu importe ce que disent les gens. L’artiste crée un personnage en quête de liberté et de réponses face à la vie qu’il mène. Tout en douceur, le protagoniste s’affranchit de ses peines et semble retrouver une quiétude certaine.

Un de mes premiers coups de cœur de l’album est Teach Love, une chanson influencée par des sonorités reggae/soul. Son titre Teach Love donne d’avance le contenu évident de cette œuvre musicale. Si nous apprenions à donner l’amour, la vie serait plus simple et les cœurs s’ouvriraient, "’cause love is the key".

Et voici, sans aucun doute, la chanson que je préfère sur Ticket To The World, Justice. Ce quatrième morceau est en réalité un duo entre Ayo et Citizen Cope. Je dois avouer que je ne connaissais pas du tout Citizen Cope, et que la découverte de ce titre m’aura permis de découvrir la jolie voix masculine de ce chanteur, auteur et compositeur d’origine américaine. Citizen Cope évolue sur le devant de la scène musicale en tant qu’interprète de blues, de soul et de folk. Et c’est avec cet immense plaisir, qu’il chante auprès d’Ayo les paroles suivantes : "When it ain’t about justice, When it’s not about what was, what is, When it’s not about what’s left, When it’s not about the next step".

Puis, sur un tempo bien plus calme, c’est Fallin’, une chanson qui me touche beaucoup, qui résonne. Dans cette chanson, Ayo exprime son besoin de paix, de respirer librement. Il y a un nombre trop important de voix dans sa tête qui l’empêchent d’avoir un raisonnement cohérent. Elle appelle à l’aide, a besoin de quitter cette ville folle : seule l’évasion semblerait pouvoir lui faciliter la vie. Ce sont cette fois les paroles suivantes qui donnent la cadence, la raison même de ce titre : "I am, I’m callin’, I need a hand, I’m fallin’, Pray for me, Caress my soul, I need a friend, Please don’t go".

Complain tranche avec ces deux chansons. A nouveau, Ayo reprend sa voix en tant que Black Mamba et c’est ici le rythme de la batterie qui joue le rôle le plus important parmi ceux des instruments. A de nombreuses reprises, la batterie apparaît comme l’organe de la chanson, car c’est à sa merci que semblent se dresser les autres instruments, comme si son simple son devenait chef d’orchestre à la mesure chronométrée, tel un combat militaire.

Who possède des allures de reggae. Cette chanson me touche personnellement au moment où retentissent les premiers battements de tambour. Ayo nous chante un "My love for you won’t change" agréable et doux. Cette chanson pose la problématique suivante : à qui pouvons-nous réellement faire confiance dans la vie ? Ayo se base sur des faits simples de l’existence au quotidien pour appeler à l’amour et à la confiance, deux sentiments qui tendent à disparaître de nos jours. Who est donc en définitive un morceau plutôt entraînant.

Ayo poursuit avec un titre plutôt soul, presque jazzy. I Wonder est une reprise de la chanson originale de Sixto Rodriguez du même nom, sortie en 1970. Dans ce morceau, le chanteur de folk mexicain et américain, se préoccupe des malheurs de la société actuelle, comme s’il souhaite apaiser les mauvais esprits et guérir les conséquences nuisibles des comportements humaines. Dans cette version qu’Ayo nous propose, des violons viennent s’agrémenter à la mélodie.

Vient ensuite la chanson éponyme de l’album, Ticket To The World. Je pense que c’est la chanson sur laquelle Ayo rappe que je préfère. Cette fois, le tempo est plutôt paisible, et encore une fois, des violons semblent accompagner les guitares électriques et basses. Ce titre renvoie à la condition de nombreuses personnes dans le monde. En effet, très peu de pays ont une politique permettant à ses ressortissants de pouvoir réellement connaître le monde, que ce soit pour partager des cultures, voyager, ou simplement rêver d’ailleurs.

Hullabaloo change tranquillement l’univers recréé par la chanson précédente. Elle rappelle les rythmes africains, nation à laquelle Ayo se sent forcément rattachée, de par ses origines nigérianes. Cette chanson me plaît car elle nous permet de traverser les frontières. Hullabaloo désigne l’excitation, le bruit, la fête ou le tapage qu’il peut y avoir autour d’une histoire. C’est une jolie expression provenant du mot indien Hullabol utilisé pour décrire une manifestation publique impliquant un grand bruit.

Dans un mélange mi pop, mi soul – j’ai parfois du mal à déterminer un unique genre musical à certains titres de cet album – c’est ensuite la composition musicale Sister qui nous est offerte. Ce morceau parle des sacrifices et des combats menés par la sœur de la chanteuse. Les larmes que cette dernière a conservé en elle doivent aujourd’hui s’effacer pour laisser place à un avenir brillant. Comme Ayo s’adresse directement à "sa sœur", on est rapidement tenter de croire, qu’elle s’adresse en réalité aux femmes du monde entier qui mènent un combat quel qu’il soit, qui ressentent ce besoin d’être soutenues.

Dans Wouldn’t It Be Better, le piano revient en force en tant qu’instrument de prestige, bien que celui-ci soit accompagné d’une solide batterie (pour ne citer qu’elle). Musicalement, Wouldn’t It Be Better est une très belle chanson. Ayo y propose pourtant une image assez noire, empreinte de souffrances. La chanteuse de Down On My Knees y joue le rôle d’une femme qui se sent trahie dans une relation qu’elle entretenait avec un ami ou amant. Elle se demande si elle ne serait pas mieux si elle pouvait simplement rayer cette personne de sa vie : "Wouldn’t be better if I forget you, and you forget me ?".

Une nouvelle fois, j’apprécie l’introduction sonore choisie par les compositeurs du morceau suivant I Need You. Ce titre, que je trouve plutôt sympathique, nous permet de retrouver Ayo dans un registre qui lui est classique. Sa voix est pleine de puissante quand elle déclare à l’être qu’elle aime qu’elle ne pourrait pas vivre sans lui. I Need You me rappelle un peu Life Is Real. Il a cet aura semblable… J’imagine d’ores-et-déjà les arrangements musicaux aux rythmes endiablés qui seront choisis lors du concert de la chanteuse à la Cigale les 4 et 5 novembre prochain.

Milky Way, dont le titre m’a fait sourire, est une jolie ballade mêlant lune, étoiles et autres astres de l’univers cosmique à la poésie. Elle traite en réalité les tristes vérités du monde actuel.

C’est ensuite Sunny, la fameuse chanson de Bobby Hebb qu’Ayo a décidé d’ajouter à la tracklist de Ticket To The World. Cette chanson a été réalisée dans le cadre du Summer of Soul d’Arte. J’ai récemment écrit un article sur la version de Sunny d’Ayo, je vous invite à le lire à travers le lien précédent.

Enfin, le titre qui termine ce quatrième album de la chanteuse est le duo proposé par Youssoupha et Ayo, Fire. Cette chanson remixée est née d’une idée du label Motown qui rêvait qu’Ayo ait l’opportunité de collaborer avec un chanteur français. Ainsi, Youssoupha, que la jeune femme aime beaucoup nous chante les paroles suivantes : "Graine de colère, mon ghetto est sous pression, Jour de tonnerre peu d’réponses trop de questions, Nos terres parlent au pression qu’on tombe de sommeil, Comment nous faire de l’ombre, on est les enfants du soleil".


TRACKLIST :
01 – Fire
02 – I’m Walking
03 – Teach Love
04 – Justice featuring Citizen Cope
05 – Fallin’
06 – Complain
07 – Who
08 – I Wonder
09 – Ticket To The World
10 – Hullabaloo
11 – Sister
12 – Wouldn’t It Be Better
13 – I Need You
14 – Milky Way
15 – Sunny
16 – Fire featuring Youssoupha

Sunny, la reprise d’Ayo

ARTE

L’été dernier, Arte animait sur sa chaîne les soirées Summer of Soul. Ces soirées proposaient des reportages, des films et des ambiances soul pour tous les curieux et/ou passionnés de ce genre musical. La soul music est par définition un mélange de sonorités afro-américaine, jazz, gospel et rhythm and blues.

Pour ma part, j’ai eu la chance de tomber complètement par hasard sur une de ces soirées et de pouvoir ainsi découvrir Ray en version originale, film dans lequel joue notamment Jamie Foxx. J’ai ainsi pu en apprendre un peu plus sur la vie de l’illustre Ray Charles, mais je m’éloigne du sujet… Lors de cette soirée, j’ai surtout pu constater que la présentatrice de ces émissions était Ayo, un choix qui me semble tout à fait cohérent compte tenu de ce que dégage vocalement la chanteuse.

Je n’ai probablement pas été assez curieuse à cet instant, car il n’y a seulement que quelques jours que j’ai découvert un peu par hasard la chanson reprise à l’occasion par Ayo Sunny. Ce tube, devenu ainsi l’hymne officiel du Summer of Soul sur Arte, est en réalité une reprise de la chanson du même nom de Bobby Hebb. Bobby Hebb était un chanteur, auteur et compositeur d’origine américaine. Il fit ses débuts dans la musique avec Harold, son frère ainé. Ce dernier est malheureusement assassiné en 1963, ce qui dévaste totalement Bobby Hebb, qui se réfugie alors dans la musique. Et c’est ainsi qu’il écrit cette chanson Sunny en 1966 comme pour chasser le mauvais sort.

Les paroles de cette chanson donne envie de croire en des jours meilleurs : "Sunny, yesterday my life was filled with rain. Sunny, you smiled at me and really eased the pain. The dark days are gone, and the bright days are here, My Sunny one shines so sincere. Sunny one so true, I love you.". Ayo reprend donc ce titre en toute simplicité. Comparée à l’originale, ce morceau possède des arrangements complètement différents, probablement un peu plus groovy, mais tout aussi appréciables. Dans le clip de cette chanson, on aperçoit Ayo observer de l’intérieur le monde extérieur, dans lequel évoluent des jeunes à la recherche du soleil. Arte sort par la même occasion une compilation de trois CDs qui retracent l’histoire de la soul.