Quels principes fondamentaux définissent Annick ?
Lorsqu’Anne Millyard et moi avons fondé l’entreprise il y a 50 ans, nous avions un système de valeurs basé sur le soutien à l’enfant contemporain. C’est ce que nous faisons encore aujourd’hui, même si les enjeux et notre lectorat ont changé. J’ai veillé à ce que notre monde multiculturel se reflète dans notre programme de publication et notre équipe éditoriale.
Quelles initiatives vous ont aidé à diversifier votre liste de créateurs ?
Nous avons mis en place un programme de mentorat pour amener les personnes LGBTQ2SIA, les personnes handicapées et les écrivains BIPOC à publier, et cela a été phénoménal. Nous avons reçu près de 500 candidatures et nous avons publié huit des personnes que nous avons encadrées.
Comment abordez-vous les marchés de l’éducation et des bibliothèques scolaires ?
Nous avons un accord avec Saunders Book Company, un distributeur éducatif à Collingwood, en Ontario, et aux États-Unis, nous travaillons avec des grossistes éducatifs. Nous savons où nos livres s’intègrent dans le programme scolaire et nous produisons des guides de l’enseignant pour tout. Si les livres spécialisés étaient utilisés en classe, les résultats pédagogiques seraient bien meilleurs.
Comment toucher le jeune public d’Annick sur tous les formats ?
Malgré tout le bon travail accompli par les bibliothécaires et les éducateurs, nous perdons notre public de lecteurs, et c’est vraiment effrayant. Quoi que nous puissions faire pour exposer les enfants aux histoires et à la littérature, nous essaierons de le faire. Nous sommes dans tous les formats. Nous essayons de faire pratiquement tout en audio. Cela va prendre un certain temps à construire, mais je m’engage à plaider en faveur de la lecture.
Une version de cet article est parue dans le numéro du 16/03/2026 de Éditeurs hebdomadaire sous le titre : Rick Wilks Annick Press