Que ferez-vous après la foire de cette année ? Allez-vous écrire un livre comme les précédents réalisateurs ?
Non, pas de livre. Et pas de tournée d’adieu aux salons du livre où je répète le même discours. Certains de mes prédécesseurs sont restés là pour toujours, et je ne veux pas faire ça. Je veux juste disparaître et faire de la moto. Je commencerai par un road trip de Buenos Aires à la Patagonie. Il y a des années, lorsque l’Argentine était notre invitée d’honneur, l’association des éditeurs argentins m’a dit qu’elle l’organiserait pour moi. Je dois donc y retourner et leur dire qu’il est temps.
Pouvons-nous nous attendre à une grande fête pour vous à Francfort cette année ?
J’ai dit à tout le monde que je voulais faire profil bas à ce sujet. Mais je suis sûr que quelque chose va se passer.
Vous avez un lien personnel avec la République tchèque, qui est l’invitée d’honneur du salon de cette année. Est-ce que cela ressemble à un adieu ?
Il est bien connu que l’un de mes écrivains préférés est Milan Kundera. J’ai grandi en le lisant. Mon ami Tomáš Kubíček, directeur de la bibliothèque morave, préside la fondation qui collecte des fonds pour préserver l’héritage de Kundera, et je fais moi-même partie de ce comité. Ils organisent de nombreuses activités sur Kundera à la foire. Mais ce que j’attends le plus avec impatience, c’est d’entendre la nouvelle génération d’écrivains tchèques, ceux d’une trentaine d’années. Beaucoup viennent à Francfort. Ils écrivent sur le monde tel qu’il est et non tel qu’il était. Ils regardent vers l’avenir, pas vers l’arrière. C’est vraiment excitant.
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Une version de cet article est parue dans le numéro du 21/09/2026 de Éditeurs hebdomadaire sous le titre : Juergen Boos salon du livre de Francfort