Le Drépaction 2014, un concert pour lutter contre la drépanocytose

Jenny Hippocrate Fixy et Sophie Elizeon
Copyright : Marvyn Sainte-Luce

Le Drépaction 2014 se déroule le 15 juin 2014. Le Drépaction est un concert organisé par l’APIPD, l’Association pour l’information et la prévention de la drépanocytose, dont le but est de récupérer des fonds pour aider la recherche sur la drépanocytose.

La drépanocytose est une maladie génétique pourtant massivement répandue dans le monde entier. Il s’agit d’une maladie transmise par les deux parents, donc dite récessive, qui est liée à une anomalie de l’hémoglobine. Le rôle de l’hémoglobine dans le sang est de pouvoir transporter l’oxygène et le gaz carbonique. Les personnes drépanocytaires possèdent des globules rouges complètement déformés, qui empêchent le sang de librement circuler dans les vaisseaux, provoquant des crises, des douleurs atroces, des fatigues chroniques, de l’anémie, des infections parfois, etc. Les globules rouges de ces personnes malades ont souvent la forme d’un croissant, d’où son appellation sickle cell disease en anglais.

Cette année, la cinquième édition du Drépaction propose un plateau diversifié et riche musicalement parlant.
Un remerciement tout particulier à Julien A. Bardochan pour son autorisation quant à l’utilisation de ces magnifiques photographies.

Résumé du Drépaction 2014

Ce Drépaction est présenté par Esthèle Dumand et Claudy Siar. Philippe Lavil, parrain de la manifestation, et Jenny Hippocrate Fixy, présidente de l’APIPD, ouvrent ce concert. Ensemble, ils invitent l’auditoire à passer un agréable moment musical, et rappellent cependant le réel enjeu de ce concert caritatif : celui de pouvoir collecter suffisamment de fonds pour soutenir la recherche d’un remède contre la drépanocytose.

De nombreux partenaires ont contribué à cette manifestation culturelle et ont proposé leur aide financière pour la réalisation de ce Drépaction. Parmi eux, on retrouve ainsi France Télévisions, France Ô, Tropiques FM, le ministère des Outre-mer, la Ville de Paris, la Région Île-de-France, UGPBAN, les laboratoires ADDMEDICA, l’Établissement français du sang (EFS), AGS et la Maison de la Martinique.

Jenny Hippocrate Fixy pendant le Drépaction 2014

Fabrice Di Falco

Le premier invité de la soirée, aussi le premier artiste à monter sur la scène du Zénith, est Fabrice Di Falco. Fabrice Di Falco est un chanteur lyrique français d’origine martiniquaise. Il a une carrière internationale et a gagné, entre autres, le premier prix du concours de chant du Conservatoire national de Région à Boulogne-Billancourt.

Fabrice Di Falco voyage avec sa musique. Il est mondialement connu pour ses représentations d’opéra. Il s’est produit sur de nombreuses scènes du monde entier notamment en Europe, en Asie, en Afrique et dans la Caraïbe. Il est considéré comme un sopraniste car sa voix, quand il chante, correspond à celle de la femme soprano.

Ce soir-là, Fabrice Di Falco emprunte à Edith Lefel sa chanson Mon ange. Accompagné au piano par Jonathan Govaerts, il chante ainsi les mots :

Viens je t’attends
Mon ange, mon irréel,
Viens je t’attends
Combien de temps encore ?

Cette chanson est tristement devenue célèbre en 2003 : il s’agit du titre phare du dernier album de la chanteuse martiniquaise qui s’est éteinte en janvier de cette même année. Ces paroles n’ont ainsi pas été choisies de façon anodine. Fabrice Di Falco rend hommage au combat que mènent toutes les personnes drépanocytaires.

Fabrice Di Falco pendant le Drépaction 2014

Isnel

C’est ensuite au tour d’Isnel, chanteur français d’origine réunionnaise, de monter sur les planches du Zénith. Cet artiste interprète le titre Lumière, une chanson qui fait partie de la compilation Dis moi zouk produite par Medhy Custos. Lumière propose un tempo dynamique. Son message est de garder un objectif en tête, de se battre pour le mener à terme.

Isnel reprend ainsi ces paroles :

Ne pas s’égarer
Faut déployer ses ailes
Détruire les séquelles
S’emparer de la force éternelle
Mon escorte essentielle
Et qui viendra frapper à ma porte
Comme une lumière qui se rapproche
Sans tarder, S’évader…

Isnel pendant le Drépaction 2014

Derka

Le présentateur Derka succède aux deux chanteurs sur la scène du Zénith. Derka est un rappeur et animateur de télévision : il a, entre autres, présenté le JT agité sur W9 et présente encore l’émission Génération Hit Machine sur cette même chaîne de télévision. Ses compositions sont présentes sur son compte YouTube Le JT de Derka.

Derka est chargé en cette soirée de présenter Le JT du Drépaction. Sur l’intonation d’un slam, il propose amusé une version détaillée de ce que ce sera le concert en énumérant les artistes qui se présenteront sur scène. Pendant la récitation du programme, il fait rire son auditoire qui applaudit chaudement à l’énonciation de certains noms d’artistes.

Derka pendant le Drépaction 2014

Antonny Drew

Antonny Drew, chanteur d’origine guadeloupéenne, prend ensuite place avec ses musiciens sur la scène du Drépaction 2014. Il est accompagné de David Mitrail au piano, Randy Jacobson à la guitare et de Yoan Zebina à la basse.

Antonny Drew est un jeune artiste à la voix, puissante, mûre et profondément masculine. Il chante d’abord Péyi An Mwen, un titre aux sonorités caribéennes. L’artiste reprend ensuite Doo avec une telle émotion, que le public ne peut détacher son regard de cette interprétation. Ce titre exprime tous les regrets d’un homme vis-à-vis d’une femme qu’il a longuement aimée et qu’il aime probablement encore. Enfin, Antonny Drew finit sa représentation avec le titre Yalla Yalla dont le rythme est festif.

Antonny Drew pendant le Drépaction 2014

Freepon

C’est ensuite au tour de Freepon de gravir les marches du podium. Freepon est un artiste évoluant dans un genre soul/jazz créole. Vêtu d’un nœud papillon rouge, l’artiste interprète d’abord Dousiné’w, un titre issu de son dernier EP Nu Soul Creole, de façon acoustique. Cette chanson est un titre aux propos empreints de douceur, énonçant les paroles d’un homme épris.

Freepon continue sa représentation avec Vybe Sé Lanmou, Sé Lèspwa, un slam chantant dont l’histoire propose une réflexion sur les embûches de la vie. Selon Freepon, il faut être positif quels que soient les problèmes, garder de l’amour et de l’espoir. Avant de quitter la scène, l’artiste originaire de la Guadeloupe invite ses interlocuteurs à lever la main, à parcourir la scène de gauche et à droite, et à chanter…

Freepon pendant le Drépaction 2014

Taïro

Taïro clôture la première vague d’artistes venus chanter sur scène. Il propose un show avec un rythme effréné, comme il a l’habitude de le faire lors de ses propres concerts. Taïro commence sa représentation avec le titre Que de bonnes vibes avant de rapidement enchaîner avec Aime la vie, une chanson massivement reprise par l’auditoire parisien.

Accompagné d’une de ses chanteuses, c’est ensuite le titre Elle veut que Taïro reprend, une chanson chantée originellement avec la chanteuse Flya. Taïro finit sa prestation avec sa chanson Une seule vie, qui emprunte le riddim jamaïcain Hold Yuh à l’illustre Gyptian.

Taïro pendant le Drépaction 2014

Interventions diverses sur la drépanocytose

À ce moment du concert, Claudy Siar annonce les arrivées successives sur scène de Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP au Conseil régional d’Île-de-France et députée des Yvelines ; Patrick Karam, conseiller régional d’Île-de-France et inspecteur de la Jeunesse et des Sports ; Victorin Lurel, président du Conseil régional de la Guadeloupe ; George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer ; et la princesse Isabella Orsini, accompagnée de Philippe Lavil, les deux parrains de cette cinquième édition du Drépaction.

Comme le témoignent ces notabilités, le dépistage de la drépanocytose n’est toujours pas systématique dans les hôpitaux de France, alors que cette maladie génétique est celle la plus répandue en France et dans le monde entier puisqu’elle touche près de cinquante millions de personnes à l’heure actuelle. Valérie Pécresse ajoute :

La drépanocytose est une priorité de santé publique pour tous les Français. Il faut aller vers le dépistage universel parce que nous sommes un pays de passages, de migrations et un pays tourné vers la Méditerranée[1]. Nous avons besoin de ce dépistage pour que la drépanocytose recule.

Jenny Hippocrate Fixy, présidente de l’APIPD, parle, quant à elle, de ce que représente le quotidien d’une mère drépanocytaire. D’une voix forte et avec beaucoup d’émotion, Jenny Hippocrate Fixy explique son combat contre la maladie, maladie dont a malheureusement hérité son plus jeune fils, Taylor Fixy, qui les rejoint également sur scène pour parler de son combat.

Taylor Fixy devant Claudy Siar, Valérie Pécresse, George Pau-Langevin, Jenny Hippocrate Fixy, Patrick Karam, Victorin Lurel, la Princesse Isabella Orsini et Philippe Lavil pendant le Drépaction 2014

DJ Hcue

Difficile de reprendre le show après de pareils témoignages… Pourtant tel est le challenge de DJ Hcue, un artiste qui a fait ses débuts en tant que rappeur dans le groupe KU2H. Il est aujourd’hui connu pour avoir rejoint en 2005, le groupe Sexion d’Assaut encore peu connu à l’époque.

Comme pour rappeler son appartenance au groupe et leur notoriété croissante à l’échelle nationale, DJ Hcue propose une séquence de remix avec des titres hip-hop dont évidemment des morceaux chantés par le groupe Sexion d’Assaut.

DJ Hcue pendant le Drépaction 2014

Lylah

Lylah fait également partie de la liste d’artistes présents pour ce concert caritatif. La cause la touche profondément explique-t-elle, elle se sentait obligée de répondre présente à cet appel. Repérée en premier lieu dans le groupe Les Déesses, la chanteuse de zouk fait son apparition sur les planches avec le titre On a changé.

Lylah chante ensuite Un homme, un vrai, une chanson visiblement bien connue du public qui l’aide à reprendre les paroles : « Oups, t’as déconné ! Oups, je le sais ! ».

Lylah pendant le Drépaction 2014

T-Micky

Claudy Siar annonce pour suivre un artiste, tout juste arrivé de New York pour soutenir le Drépaction : T-Micky. T-Micky, de son vrai nom Sandro Martelly, est le fils de l’actuel président d’Haïti, Michel Martelly, aussi notablement connu sous le pseudonyme Sweet Micky pour sa carrière musicale dans le genre musical du konpa.

T-Micky arrive sur la scène avec son instrument de prédilection, le piano. Il parvient à capter l’attention de toute la salle le temps de chanter, notamment en créole, les quelques paroles suivantes : « Je perds la tête à cause de ta tendresse… Chéri ou fè ti kè’m bat ». T-Micky interprète ensuite le titre Pou’n alé toujours accompagné de son clavier. Ce chanteur appartient à la scène émergente du konpa et est déjà numéro un aux États-Unis et à Haïti. Son deuxième album studio #Ataché sort le 2 juillet 2014.

T-Micky pendant le Drépaction 2014

Singuila

C’est ensuite Singuila qui entre en scène, un artiste connu pour des titres comme Aïcha ou C’est trop. Il chante en premier lieu Le Sang chaud, très vite suivi de Mieux loin de moi.

L’artiste qui s’illustre dans le monde du hip-hop termine son show ce soir-là avec la chanson Rossignol, extrait de son nouvel album à paraître prochainement Entre deux.

Singuila pendant le Drépaction 2014

Soumia et le collectif « Unissons nos voix »

Singuila laisse ensuite la place à Soumia, une chanteuse de zouk française. Elle arrive sur scène de la manière la plus humble qu’il soit et propose le titre Mes sentiments, sorti il y a déjà douze ans, en 2002. L’artiste féminine offre ensuite le titre Reviens.

Soumia est ensuite rejointe par de nombreuses femmes venues présenter également leur combat. En effet, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François et Alyssa Latymi arrivent cette fois pour représenter avec Soumia le collectif « Unissons nos voix », un collectif dont le projet est de lutter contre les violences faites aux femmes. « Unissons nos voix » tente de sensibiliser la population française au nombre beaucoup trop important de femmes qui se font agresser et violer dans le pays.

Soumia, Awa Imani, Lynnsha, Sarah Kiss, Sandy François, Alyssa Latymi pendant le Drépaction 2014

Stony

C’est ensuite au tour de Stony de monter sur les planches du Zénith. Elle chante d’abord a cappella sa chanson Nouveau départ, accompagné d’un public bien connaisseur puisque sa voix résonne à peine plus fort que celle de l’auditoire.

Stony interprète ensuite Danza Kizomba, qui reprend les rythmes traditionnels de la kizomba, comme son nom l’indique. Puis s’illustrant aussi dans le dancehall, Stony propose An Nou Ay’, un titre qu’elle chante normalement en collaboration avec X-Man. Il s’agit d’une artiste qui évolue en effet dans des genres musicaux divers comme le zouk, la kizomba et le dancehall.

Stony pendant le Drépaction 2014

Axel Tony

Attendu par la gent féminine, Axel Tony entre enfin sur scène. Il y reste uniquement le temps d’une chanson. Il propose ainsi le titre Ma reine qu’il chante normalement accompagné d’Admiral T. Juste avant de quitter le podium, Axel Tony raconte à Claudy Siar la raison pour laquelle il juge important de se mobiliser pour aider la recherche contre la maladie.

Axel Tony pendant le Drépaction 2014

Tina Ly et Ali Angel

Tina Ly complète la liste des artistes bénévoles de ce Drépaction 2014. De sa douce voix elle commence avec les paroles « Maji ja enstalé/Nou dé sa ka roulé » de Nou Ja Palé. Cette chanson est offerte de manière acoustique, une version sublimée grâce à sa base instrumentale.

Tina Ly propose ensuite À tes côtés accompagnée d’Ali Angel, pour le plus grand plaisir du public. Ce titre que l’artiste féminine interprète normalement avec Richard Cavé permet ainsi à l’auditoire d’apprécier la compagnie du chanteur et musicien Ali Angel.

Tina Ly et Ali Angel pendant le Drépaction 2014

Methi’s

Methi’s se présente sur le devant la scène. Elle dira plus tard, au micro de Claudy Siar, qu’elle ne pouvait en aucun cas refuser cet appel pour participer à ce concert : « La cause est importante, il faut que l’on se sente tous concernés ».

Methi’s interprète ce soir-là deux chansons de manière acoustique, à l’aide de sa guitare. Elle commence ainsi avec Nou Jenn’ avant de proposer You And I, un titre pour lequel elle chante :

Sé nou,
Lésé labitid pran plis plas ki lanmou,
Lésé enstalé pi séparé
You and I
You and I

Methi's pendant le Drépaction 2014

Intervention de Janine Maurice-Bellay

Une pause musicale est à nouveau observée de manière à ce que Janine Maurice-Bellay, qui représente le parti Europe Écologie Les Verts, puisse intervenir. Accompagnée d’un de ses collègues, elle précise que l’aide de la Région Île-de-France pour l’APIPD était à hauteur de 23 000 euros pour ce Drépaction.

Claudy Siar souligne que cette somme est phénoménale. Il la remercie au nom de tous les bénévoles : cette initiative a largement été appréciée.

Misié Sadik

Suite à ce discours, Misié Sadik prend possession de la scène. Ce chanteur d’origine guadeloupéenne propose plusieurs titres de sa discographie. Il commence avec des paroles importantes sur les notes d’Alzheimer. Puis il offre Eskizé Mwen en rythme.

Engagé, il propose enfin une version acoustique, mêlant le seul son d’une guitare à sa voix sur On Sèl Kou avant de terminer son passage sur scène avec un titre dancehall, Tout Puissant dans lequel il reprend les mots :

Sé li ki pli puissant
Li ki pli puissant
Nou pa ka krwè an maléfis
Mèm si nou pa souvan an légliz
Au nom du Père et au nom du Fils
Sé li sèl ka ba nou bénédicsyon

Misié Sadik pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson et Clayton Hamilton

Misié Sadik laisse sa place à Clayton Hamilton, un chanteur français né d’un père malien et d’une mère sénégalaise. Accompagné de Maliya Jackson, Clayton Hamilton propose d’abord Paradise.

Clayton Hamilton interprète ensuite une de ses chansons les plus connues All Night Long. Clayton Hamilton possède une voix assez proche de celle d’Admiral T, une voix que l’on reconnaît par sa tessiture et son dynamisme.

Clayton Hamilton pendant le Drépaction 2014

Maliya Jackson pendant le Drépaction 2014

Gage

Gage succède à Clayton Hamilton et Maliya Jackson sur scène. Le chanteur, dont le dernier album intitulé Soul R.evolution est paru en mars 2014, propose tout d’abord le titre Trop fresh.

Gage continue sa représentation avec un air bien connu du public, Viens danser, une chanson aux sonorités qui rappellent le zouk. Il termine devant l’auditoire du Zénith avec son titre Pense à moi, probablement la chanson qu’attendaient toutes les personnes présentes. Gage donne ensuite le relai à Saïk sur scène.

Gage pendant le Drépaction 2014

Saïk

Saïk est un artiste de la scène antillaise plaisant à voir évoluer en live. Dans un rythme effréné, le chanteur originaire de la Guadeloupe enchaîne les titres. Il entre sur scène avec la chanson L’École sur l’Avè Riddim. Il poursuit avec You And Me, puis Je t’emmène, avant d’énoncer dans un calme certain Mamamia.

Le show de Saïk devient ensuite complètement électrique : il propose des morceaux dancehall avec par exemple Sexy Swaggarin, Tchenbé Nou et OK.

Saïk pendant le Drépaction 2014

Marvin

Marvin succède à Saïk. Il propose en premier lieu le titre Sans toi avec un refrain largement repris pour toutes les femmes de l’auditoire :

Il ne se passe pas plus d’une minute
Sans que je pense à toi mon amour
Il ne se passe pas plus d’une minute
Sans que je me dise « C’est pour toujours »
Reviens-moi…

Marvin continue avec Marionnette avant de reprendre Le Coup de soleil dont il propose même une version a cappella à la fin de sa prestation.

Marvin pendant le Drépaction 2014

Kery James

Dans un genre totalement différent, Kery James monte sur scène et interprète Banlieusards. Dans un respect absolu du public, Kery James propose ses vers accompagné seulement d’un homme au piano. L’auditoire semble retenir son souffle. Dans un écho, le public reprend en chuchotant, en communion avec le chanteur, les mots :

Apprendre, comprendre, entreprendre
Même si on a mal
S’élever, progresser, lutter
Même quand on a mal

Le chanteur offre ensuite un texte qui évoque son amour pour la femme avec le titre Le Mystère féminin. La version qu’il offre ce soir-là est encore plus belle que celle sortie sur Dernier MC. Kery James propose ici une voix profonde pour réciter son refrain :

You will never know
I will never show
What I feel, what I need from you

Humble, il laisse son public sur ces mots.

Kery James pendant le Drépaction 2014

Kalash

Kalash est le dernier artiste de ce concert à monter sur scène. Attendu du public parisien, Kalash chante des titres comme Top A Top, Pran Piè (originellement chanté avec Lieutenant) et Libéré Yo.

Le chanteur d’origine martiniquaise poursuit avec quelques morceaux empruntés à Admiral T tels que Ti Milo ou encore Gwadada. Il est rejoint par Saïk sur scène.

Kalash pendant le Drépaction 2014

Clôture du Drépaction

Kalash invite ensuite l’ensemble des artistes, intervenants, membres organisateurs présents en coulisses à monter sur scène. Claudy Siar reprend le micro pour clôturer ce concert qui s’est déroulé sous les meilleurs auspices.

Ce Drépaction 2014 a été riche en surprises. Malgré la grève des transports, la fête des pères et le premier match de la France face au Honduras en Coupe du monde 2014, l’ambiance était vraiment bien présente. La salle n’était en revanche pas aussi comble que l’an dernier à cause des circonstances susmentionnées.

Clôture du Drépaction 2014

Notes    [ + ]

  1. NDLR : La Méditerranée est un des secteurs fortement touchés par la maladie.

Une réflexion sur « Le Drépaction 2014, un concert pour lutter contre la drépanocytose »

  1. Ce fut un concert exceptionnel rempli d’émotions ! Merci à tous les artistes qui sont venus bénévolement pour soutenir une grande et belle cause, sans oublier les parrains, toutes les personnalités présentes et le public. Il faut continuer car nous sommes tous concernés par cette terrible maladie.

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