La finale de la Women’s World Cup 2011 : Japon – États-Unis

Womens World Cup
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La finale de la Women’s World Cup s’est déroulée ce dimanche 17 juillet 2011 au Frankfurt Stadium en Allemagne. Elle opposait le Japon aux États-Unis. Près de 48 817 personnes sont présentes dans le stade ce soir-là dans le but de soutenir ces deux équipes. Le match est arbitré par l’Allemande Bibiana STEINHAUS.

Les statistiques d’avant-match

Le Japon accède à la finale de la Women’s World Cup pour la première fois. Les États-Unis ont déjà gagné ce championnat à deux reprises : en 1991 et en 1999.

Le Japon est la deuxième nation d’Asie qui parvient à accéder à la finale de la Women’s World Cup après la Chine en 1999, un match ayant eu lieu aux États-Unis.

C’est la troisième fois que le Japon et les États-Unis se rencontrent en Coupe du Monde féminine : la première fois en 1991 pendant les phases de qualification (les États-Unis battent le Japon 3 à 0), la deuxième fois en 1995 en quart de finale (le Japon est battu 4 à 0).

Les États-Unis ont systématiquement atteint les demi-finales de ce tournoi. Cette équipe occupe le premier rang mondial des équipes féminines, le Japon est quatrième.

Avant cette rencontre, les États-Unis n’ont jamais perdu contre le Japon après 25 rencontres qui correspondent à 22 victoires et 3 nuls en faveur des Américaines.

Enfin, c’est la deuxième fois que la finale de la Coupe du Monde féminine n’implique aucun pays européen. En 1999, la Chine est opposée aux États-Unis.

Descriptif du match

Dès les premières minutes de ce match, les Américaines ont l’emprise sur le jeu. Cela fait douze ans que le titre suprême leur échappe et elles sont bel et bien venues le récupérer ! Les occasions sont donc nombreuses : Lauren CHENEY, Carli LLOYD, Abby WAMBACH ou encore Megan RAPINOE (titularisée pour ce match) manquent de peu le centre. Ainsi, elles n’inquiètent donc pas Ayumi KAIHORI, la gardienne japonaise. Ce rythme imposé par les joueuses de Pia SUNDHAGE empêche complètement dans un premier temps, les Nippones d’évoluer dans le camp adverse. C’est seulement après une vingtaine de minutes de jeu qu’elles parviendront à franchir la ligne médiane et se créer quelques opportunités grâce notamment à Shinobu OHNO et Kozue ANDO. C’est bien sûr sans compter sur le talent d’Hope SOLO. Le score restera inexplicablement nul (en vue des occasions manquées) dans cette première mi-temps.

Du retour des vestiaires, les joueuses de Norio SASAKI affichent une défense organisée à l’image de la première période, ce qui a pour don de déstabiliser les Américaines. Alex MORGAN, qui remplace Lauren CHENEY est à l’origine de la première occasion franche de cette seconde partie de jeu. Son tir trouve le poteau à la 49e minute. De nombreux tirs des Américaines comme celui-ci manqueront de peu le cadre. En cinquante-cinq minutes de jeu, on compte 15 tirs côté américain contre 5 côté japonais. Alex MORGAN persévère néanmoins et réitère sa frappe à la 69e sur une excellente passe en profondeur de Megan RAPINOE. Ayumi KAIHORI, est surprise et flanche : elle vient de concéder le premier but de cette rencontre aux Américaines. La possession de la balle est équilibrée dans ce match, et ce malgré la domination des Stars and Stripes. Les Japonaises égalisent sur une mésentente des défenseuses Alex KRIEGER et Rachel BUEHLER : Aya MIYAMA s’empare de la balle et frappe à bout portant, laissant Hope SOLO dans l’incapacité de stopper le ballon. Le temps réglementaire s’achève donc sur ce score nul de 1 partout : tout est à refaire.

On assiste à une finale exceptionnelle : les prolongations en témoignent. Une superbe action collective est à l’origine du deuxième but américain. Megan RAPINOE fait une jolie passe à Alex MORGAN (décidément présente sur toutes les grosses occasions de ce match), qui centre pour Abby WAMBACH qui marque de la tête ! À la 104e minute, les États-Unis mènent donc 2 à 1. Cependant, rien ne semble perturber les Japonaises : elles parviennent une nouvelle fois à revenir au score suite à un corner d’Aya MIYAMA qui trouvera le pied d’Homare SAWA (en inscrivant son cinquième but de la compétition ici, elle devient la joueuse ayant marqué le plus de buts dans ce mondial). L’extra-time se termine sur cette note.

Le suspense est donc à son comble avant la séance de tirs au but. Les Américaines sont les premières à tirer : Shannon BOXX est contrée par la gardienne japonaise, alors qu’Aya MIYAMA marque pour son équipe. La deuxième tentative américaine n’est guère plus concluante : Carli LLOYD manque de transformer son tir, mais Hope SOLO redonne espoir à son équipe en contrant la balle de Yuki NAGASATO. C’est à Tobin HEATH de s’élancer : elle rate également son tir alors que Mizuho SAKAGUCHI marque ! Le Japon mène 2 tirs à 0. Le tir suivant est d’ores-et-déjà décisif pour les États-Unis : Abby WAMBACH marque. Mais le répit sera de courte durée car Saki KUMAGAI marque aussi : les Japonaises sont donc championnes du monde !

Les récompenses

Le trophée de la meilleure joueuse (Best Player) est remis à Homare SAWA (JPN), Abby WAMBACH (USA) est deuxième, suivie de Hope SOLO.

Le trophée de la meilleure buteuse (Top Goalscorer) est remis à Homare SAWA (JPN), qui aura marqué 5 buts au cours de ce mondial. Le trophée en argent est obtenu par MARTA (BRA) et le bronze par Abby WAMBACH, toutes les deux ayant marqué 4 buts.

Le trophée de la meilleure gardienne (Best Goalkeeper) est remis à Hope SOLO un choix des plus logiques.
Le trophée de la meilleure des plus jeunes joueuses (Best Young Player) est remis à Caitlin Foord (AUS), âgée de seize ans.
Enfin, le trophée du fair-play (FIFA Fair Play Trophy) est remis à l’équipe du Japon.

À noter que durant chaque Coupe du Monde de la FIFA, 21 joueurs sont sélectionnés pour faire partie de l’équipe-type, l’All-Star Team. Ces joueurs sélectionnés sont considérés de par leur position de leur talent, comme les meilleurs dans leurs équipes nationales respectives et formeraient donc l’équipe que tout sélectionneur souhaiterait entraîner.

Ainsi, 21 joueuses de ce mondial ont donc été sélectionnées pour faire partie de l’All-Star Team de ce mondial. On y retrouve deux gardiennes Ayumi KAIHORI (JPN) et Hope SOLO (USA) ; six défenseuses (dont deux françaises) Elise KELLOND-KNIGHT (AUS), ERIKA (BRA), Alex SCOTT (ENG), Sonia BOMPASTOR (FRA), Laura GEORGES (FRA) et Saskia BARTUSIAK (GER) ; dix milieux de terrain Jill SCOTT (ENG), Genoveva ANONMAN (EQG), Louisa NECIB (FRA), Aya MIYAMA (JPN), Shinobu OHNO (JPN), Homare SAWA (JPN), Kerstin GAREFREKES (GER), Caroline SEGER (SWE), Shannon BOXX (USA) et Lauren CHENEY (USA) ; et trois attaquantes MARTA (BRA), Lotta SCHELIN (SWE), et Abby WAMBACH (USA).

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