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Améliorer l’échange autour de la performance web

La première keynote à laquelle j’ai assisté lors de la conférence Velocity est celle d’Aaron Rudger. Aaron Rudger est un technicien possédant une longue expérience en tant que directeur marketing et produit senior chez Keynote Systems en Californie. Son principal objectif, en tant que professionnel référent dans son domaine, est d’établir un univers de développement performant autour des solutions de monitoring de son entreprise sans pour autant déprécier les désirs de ses clients.

Maximize the return of your digital investments est avant tout une prise de connaissance sur le monde dans lequel nous évoluons actuellement, notamment en matière de performance web. La principale question soulevée est celle de la communication entre les équipes marketing et les équipes de développement.

Comme le souligne Aaron Rudger tout au long de son discours, il peut être parfois difficile de faire comprendre aux équipes marketing et commerciales l’enjeu de la performance pour les utilisateurs d’un site internet ou d’une application web. Pourquoi ?  Parce que les clients en veulent toujours plus : plus de publicités digitales, plus de connexions avec les réseaux sociaux, dont le nombre ne cesse d’accroître par ailleurs, plus de pixels captant le comportement des utilisateurs, des images de plus en plus grandes et donc de plus en plus lourdes, etc.. Et bien évidemment, la plupart de ces contenus proviennent de plateformes complètement hors de notre portée, et ne rendent pas nécessairement l’expérience utilisateur satisfaisante.

Selon une étude de la société Forrester réalisée en 2012, près de 32% des acteurs du marketing – directeur marketing, assistant marketing, planner stratégique, media planner, chargé d’études, directeur d’études, manager de la marque, responsable marketing digital, chef de publicité, directeur de clientèle, etc. – pensent que leur département technologique entrave à la réussite budgétaire de leur entreprise. En 2014, Aaron Rudger nous informe que ce nombre est passé à près de 43%. D’après lui, cette croissance souligne simplement que la manière dont le marketing et celle dont les équipes de développement pensent à la performance est de plus en plus divergente.

Parler de temps de connexion inférieur à un certain nombre de secondes pour une page web ne signifie pas grand chose de concret pour tous les « marketeux ». En réalité, c’est toute la notion d’analytics qui n’a pas de grande valeur à leurs yeux. Selon eux, les indicateurs clés de performance d’un bon produit, les Key Performance Indicators, sont l’engagement, la fidélité et la croissance. Il faut donc savoir construire un discours qui dégagera naturellement toutes ces notions dans le contexte de l’entreprise. Parler de l’amélioration du start render en disant par exemple que celui-ci augmentera l’engagement des utilisateurs à terme, et donc aura un impact positif sur les revenus, est une façon de convaincre les équipes marketing de l’intérêt d’un tel projet, qui ne leur semblerait que technique à première vue.

Le principal conseil d’Aaron Rudger serait donc d’élever la conversation pour convaincre les équipes marketing. Il faudrait ainsi, en toutes circonstances, certes mentionner les aspects techniques de nos futurs développements, mais surtout démontrer l’impact final sur la réussite de l’entreprise grâce à la performance technique. Changer sa manière de dialoguer et adopter un discours selon son interlocuteur peut directement jouer en notre faveur. « Create your own sense of ownership around performance that’s driving business impact in your organization. » Aaron Rudger nous propose d’ailleurs un article, Do you speak the same language as your business ?, pour poursuivre les réflexions autour de cette problématique. Vous pouvez également écouter cette keynote grâce à la vidéo ci-dessous.

 

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