One Chapter A Day
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Interview de Maikal X

Je ne vous en avez pas encore parlé à cause de mon rythme effrené du moment, mais aujourd’hui, voici l’occasion rêvée ! Depuis très récemment, je suis rédactrice chez ReggaeMag. Comme son nom l’indique, ReggaeMag est un magazine traite les dernières actualités en matière de reggae. Ainsi, on y retrouve de très bons articles, de la musique, des vidéos et un agenda des meilleurs événements dancehall/reggae en France. Ils m’ont repéré grâce aux quelques articles reggae que je poste ici de temps en temps. D’ailleurs, je suis trop contente de savoir que je suis lue :’) Enfin bref, donc très récemment, mes collaborateurs m’ont proposé d’écrire l’interview de Maikal X ! Et moi, les yeux remplis d’étoiles **, j’ai bien évidemment accepté ! J’ai saisi cette opportunité afin de lui poser quelques questions qui me tenaient à cœur depuis que je l’ai vu sur scène, en première partie du concert de Busy Signal, au Cabaret Sauvage (vous pouvez découvrir en intégralité ce passage ici). Enfin voilà, vous pouvez découvrir l’artiste à travers MON interview que vous trouverez ci-dessous : bonne lecture !

Qui est vraiment Maikal X ?

Maikal X est un jeune artiste né en Hollande de parents Caribéens, amateur de hip hop de la première heure, artiste reggae, MC, père, militant pour la justice, et allergique aux pessimistes et aux “badminds”.

Tes parents sont originaires de Curacao et de la Guyane… Que conserves-tu de leurs origines ?

Tout ! Parce que ce sont deux aspects qui font partie de moi, j’ai grandi avec ces deux cultures. Enfant, nous avons toujours parlé trois langues, c’est naturel.

Quand as-tu vraiment compris ta passion pour la musique ?

Ma passion pour le chant remonte à aussi loin que je peux me rappeler, mais pour être plus précis, ça a dû commencer quand je faisais les chœurs pour un groupe de funk qui s’appelait Gotcha.

Quel genre de musique t’a bercé tout au long de ta vie ?

Le reggae m’a influencé quand j’étais ado parce que mon père avait une grande collection de disques et aussi parce qu’il a travaillé chez CBS Records. Des groupes comme Steel Pulse et Aswad m’ont beaucoup influencé, tout comme Bob Marley et Big Youth, John Holt et Bunny Wailer. Mais ma plus grande influence était le rap.

Parle nous de ton parcours.

Jeune, j’ai fait des tournées avec Gotcha, le groupe de Funk. Cette expérience m’a ouvert les yeux sur le monde de la musique. Plus tard, j’ai rejoint un groupe de hip hop appelé Postmen. On a eu un véritable succès en Hollande, notre premier album Documents a été disque d’or. On a fait trois albums avant que je ne quitte le groupe : Documents, Revival et Era. J’ai aussi fait parti d’Amolab, un autre groupe de hip hop plus underground. J’ai arrêté en 2004 et j’ai commencé à m’investir dans un sound system appelé Jamrock avec Dj Waxfiend. On organise une soirée par semaine à Amsterdam et on fait aussi de grosses soirées comme les Jamrock Explosion et les Jamrock XXL, tu peux regarder sur Google.

D’où provient ton inspiration pour l’écriture de tes textes ?

Je puise mon inspiration de la vie, de mes expériences, de celles de mes amis et de ma famille, des choses qui se passent dans la rue. J’essaie de ne pas écrire de la fiction ou des choses imaginaires. Je parle de la vraie vie !

Comment s’est produite ta collaboration avec Don Corleon ?

Don Corleon était au Suriname avec Alaine et Danny, un de mes amis. Ils roulaient et ils écoutaient “Best In You” dans leur voiture. C’est à ce moment-là que Don a demandé à Danny qui chantait et que ce dernier lui a répondu qu’il s’agit de ma voix, et que nous étions amis. Il m’a donc appelé et m’a passé Don au téléphone. C’est comme ça que la connexion s’est faite ! Ensuite, Don m’a envoyé le Changes riddim… Et c’est ainsi qu’est né le titre “Bear With Me” !

Comment présenterais-tu ton album “Genesis” à une personne qui ne t’a jamais entendu ?

Genesis est un bon album de reggae avec de la bonne musique pour ton âme. C’est une bonne production, tu ne zapperas aucune chanson !

Ton style a-t-il complètement changé entre cet album et le temps où tu faisais partie du groupe Postmen ?

Je ne dirais pas que j’ai changé, je dirais plutôt que j’ai évolué. Si tu écoutes les albums de Postmen, tu verras que le style était déjà là. Il a juste évolué en même temps que j’ai vieilli. La seule vraie différence entre cet album et ceux des Postmen, c’est que dans celui-là je n’ai pas incorporé de hip hop, je l’ai voulu strictly reggae. Je vais peut-être changer ça sur mon prochain album…

Qu’as-tu ressenti en travaillant avec Luciano, la légende vivante du reggae ?

Cela a été une réelle bénédiction pour moi. Luciano est un artiste que j’admire depuis longtemps. Il m’a béni avec ses vibrations, je l’en remercie sincèrement.

Quels sont tes sentiments concernant ta signature avec VP Records ?

C’est un sentiment agréable, je me rends compte que je fais ce que je dois faire. VP Records est le plus gros distributeur de reggae au monde, alors qu’ils me reconnaissent, c’est vraiment wicked !

Quelle est la chanson de ton propre répertoire que tu préfères ?

Je n’ai pas de chanson préférée (en riant, ndlr), mais j’aime chanter “Come Over” !

Te considères-tu comme faisant partie d’une toute nouvelle génération de chanteur reggae ?

Oui, je le pense, mais je réalise aussi que je fais partie d’un mouvement encore plus large. Ce n’est pas juste moi, c’est aussi Ziggi Recado, Gappy Ranks, Million Stylez etc. C’est à nous tous de jouer notre rôle.

Qu’as-tu pensé du public français lors du concert de Busy Signal ?

Yo ! Big up France ! Ce concert était mad parce que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, et l’amour que j’ai reçu était énorme. Big up à tous ceux qui sont venus ce soir là au concert ! Big up à Special Delivery, JP et Pierre !

Ton mot de la fin ?

Vivez votre vie au maximum et pensez positif ! Bun badmind and negativity !

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