En attendant Bojangles, mon coup de cœur littéraire de cet été

Folio

En attendant Bojangles, un véritable hymne à l’amour

Ce livre, à la fois tendre et poignant, à la fois drôle et tragique, à la fois romantique et peu banal, est vraiment une magnifique découverte pour moi. J’ai simplement été touchée par cette histoire que je n’attendais pas.

Quand j’ai acheté ce livre il y a maintenant plus d’un mois, j’étais intriguée. Intriguée d’abord par cette couverture sur laquelle danse un couple étincelant de mille feux, mais tout aussi intriguée par la quatrième de couverture, par ces deux êtres amoureux qui rythment leurs vies avec les notes de Mr Bojangles, une chanson sublime interprétée par Nina Simone dans les années 70. J’avais alors adoré la référence musicale, et sans trop bien savoir ce que je pourrais découvrir à travers ces mots, je savais que je me devais de lire cette histoire.

En attendant Bojangles est un joli texte en prose, une poésie dans laquelle la folie est douce et tient une place importante. J’ai été émue par ces personnages empreints d’amour, leurs raisonnements extravagants et leur légèreté face à la réalité de la vie. Cette nature irrationnelle m’a d’abord paru enviable : quelle belle façon d’aborder les coups durs, de vivre sans trop se soucier de l’avenir ! Mais rapidement, le lecteur comprend que l’illusion est parfaite, que la réalité est finalement déconcertante, avant de devenir bouleversante.

Cette histoire nous est contée selon deux angles de vue différents. Sous le regard enfantin de notre premier narrateur, on mesure l’importance des moments joyeux mais éphémères que vivent ses parents, et on aimerait que la danse dure bien plus que le temps d’une chanson. Le deuxième narrateur n’est autre que le père de cet enfant, le mari emprunt d’amour pour sa femme. Lui nous fait découvrir l’histoire de cette romance idyllique depuis ses premières minutes jusqu’à son actuelle existence.

En attendant Bojangles est indéniablement un de mes coups de cœur littéraires de cette année. Olivier Bourdeaut est un auteur dont la plume est brillante, frappante et captivante. J’ai fini la lecture de cette histoire en moins d’une journée, mais je crois bien que je suis toujours autant sonnée par ce récit aussi pétillant qu’inattendu. C’est une lecture que je recommande à tous.

Mr Bojangles, l’interprétation de Nina Simone

Lire cette histoire, c’est aussi rendre hommage au travail de Nina Simone et sa contribution dans le monde de la musique.

Nina Simone est une chanteuse américaine née à l’aube des années 30. C’est une artiste aux multiples facettes, polyvalente, capable de jouer du piano, d’écrire des textes somptueux, de créer ses propres arrangements musicaux, et bien sûr d’interpréter des chansons s’inscrivant dans différents genres tels que le gospel, son premier amour, mais aussi le jazz, le blues, la pop et le R&B. En 1971, Nina Simone sort l’album Here Comes The Sun dans lequel on retrouve son interprétation de Mr Bojangles.

Mr Bojangles est une chanson originellement écrite et enregistrée par le chanteur de country Jerry Jeff Walker en 1968. Ce titre, qui va connaître un succès international, naît d’une rencontre faite quelques années plus tôt dans une prison de la Nouvelle-Orléans entre le chanteur et un ténébreux alcoolique capable de prouesses chorégraphiques.

Cet homme qui partagera la route carcérale de Jerry Jeff Walker était un talentueux danseur de claquettes qui avait comme pseudonyme Mr Bojangles, un sobriquet choisi afin de dissimuler son identité à la police ; Mr Bojangles étant le surnom du célèbre danseur de claquettes Bill Robinson. Les deux hommes partagent leur cellule avec d’autres codétenus quotidiennement, et tour à tour, ils se racontent tous des passages de leurs vies. Un jour, à l’énonciation de la perte de son chien, Mr Bojangles visiblement peiné, s’endurcit et introduit une atmosphère pesante dans leur cellule. Alors, à la demande générale, il est invité à égayer de nouveau la pièce, et il s’exécute sur quelques pas de danse : ainsi va la vie.

L’interprétation de Nina Simone de Mr Bojangles est l’une des plus connues, bien que ce titre ait été repris par de nombreux artistes comme Whitney Houston, Robbie Williams, Hugues Aufray en français et même Queen Ifrica en version reggae. Je vous laisse vous imprégner de cette chanson qui rythme le cours de ce joli roman.

Beautiful de Saïk, un message pour sauver notre Terre

Peter John Maridable

Depuis quelques jours, Saïk nous propose une nouvelle chanson aux rythmiques caribéennes, Beautiful, accompagné d’un clip haut en couleurs. Son principal message : protégeons la nature qui nous entoure si nous souhaitons que demain nos enfants puissent en profiter.

Avec des paroles en créole traduites en français pour un maximum de sensibilisation, Saïk revient sur le devant de la scène musicale pour faire entendre sa voix. Il affirme dans un texte engagé que la Terre souffre, et que nous en sommes les principaux destructeurs.

Selon lui, si aujourd’hui nous vivons un nombre accru de cyclones et de séismes, c’est une simple réaction de la nature vis-à-vis de la « souffrance » que nous, les hommes, lui imposons avec nos bombes nucléaires, l’assèchement des rivières, la pollution et la déforestation. Rappelons-le, la question du réchauffement climatique a largement été abordée il y a quelques semaines en raison du passage des ouragans Irma et Maria dans la région caribéenne, et des nombreux tremblements de terre au Mexique. La corrélation entre le réchauffement climatique et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des ouragans dans l’Océan Atlantique et l’augmentation de l’activité sismique dans le monde ne fait aucun doute pour certains scientifiques.

Avec ce texte, le chanteur guadeloupéen veut que l’Homme soit conscient des dommages qu’il cause à son environnement. Il remet d’ailleurs en question la position du président américain sur le sujet, Donald Trump, qui au moins de juin dernier a confirmé sa décision de quitter les accords de Paris visant à lutter contre le réchauffement climatique.

La musique adoucit les mœurs… mais la musique fait également danser les consciences, Saïk l’a bien compris. Que pensez-vous de cette chanson au texte engagé ? Quel est votre avis sur le lien qu’il peut exister entre le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles ?

Une chose est sûre, la nature nous réserve mille et une merveilles, à nous d’en prendre soin si nous souhaitons demain encore en profiter. Vous pouvez télécharger Beautiful de Saïk sur Amazon.

Des croix gammées transformées en œuvres d’art à Berlin

Legacy Store BLN

Il est illégal de diffuser une croix gammée en Allemagne : cette image, ce qu’elle symbolise et l’idéologie qu’elle évoque font preuve d’une censure médiatique très sévère. Et pourtant, malgré cette interdiction, le symbole de haine qu’est la croix gammée apparaît encore de temps en temps dans les rues et les espaces publics de la ville de Berlin sous la forme de graffitis.

Dans le but d’effacer ces témoignages fanatiques, le collectif Legacy Store BLN, avec entre autres le street artiste Ibo Omari et d’autres activistes basés dans la capitale allemande, décide de repeindre ces croix en les masquant sous des œuvres de street-art. « We take their ugly message and make something beautiful out of it. » (Nous prenons leur message répugnant et nous en faisons quelque chose de beau.) Il était important, selon ces artistes, de répondre avec des messages d’amour et de joie.

Une croix gammée recouverte d'un hibou

L’Allemagne a connu une augmentation de la violence politique de l’extrême droite ces dernières années, une réaction en masse contre le gouvernement qui admettait plus d’un million de réfugiés depuis 2015. Le collectif dénonce la peur des résidents face aux étrangers, une situation « inacceptable » à leur sens. Ibo Omari attribue cependant l’idée au joli travail d’Irmela Mensah-Schramm.

Irmela Mensah-Schramm est l’une des pionnières dans le recouvrage de croix gammées à Berlin. Âgée de plus de 70 ans aujourd’hui, cette ancienne professeure des écoles a elle aussi entrepris ce long travail dans la ville il y a deux ans. Selon elle, la liberté d’expression a des limites, elle finit là où la haine et le mépris pour l’humanité commencent. « Freedom of speech has limits. It ends where hatred and contempt for humanity begins. »

Vous pouvez retrouver le collectif sur Instagram et Facebook, et leurs travaux sur ce projet via le hashtag #PaintBack.

Joyeux anniversaire Madame Béroard !

Zouk sarl

Parce qu’on oublie souvent de célébrer nos artistes tant qu’on en a encore la chance, aujourd’hui je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) la carrière de notre chanteuse de zouk la plus connue : Jocelyne Béroard.

Jocelyne Béroard est une auteure, compositrice et chanteuse née en Martinique. Elle est connue internationalement pour sa contribution dans le groupe Kassav’, un groupe fondé en 1979 en Guadeloupe.

Les débuts de Jocelyne Béroard

Jocelyne Béroard arrive en France métropolitaine alors qu’elle n’a pas encore vingt ans. Elle choisit d’abord d’y faire des études pharmaceutiques dans la ville de Caen, avant de se réorienter et intégrer l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. C’est finalement dans le domaine de la musique, le quatrième art par excellence, qu’elle fera ses preuves. Fraîchement arrivée dans la région parisienne, Jocelyne Béroard entre dans l’industrie de la musique antillaise grâce à son frère musicien, qui lui est déjà bien installé dans le milieu. Elle commence alors une carrière de choriste professionnelle.

Ainsi, en 1980, on retrouve Jocelyne Béroard dans les chœurs de Lee Perry, un producteur, musicien et chanteur jamaïcain. De cette rencontre à Kingston naîtra la chanson Bed Jammin, une douce invitation reggae aux connotations évocatrices.

Au cours de cette même année, Jocelyne Béroard enregistre en compagnie du groupe jamaïcain Third World la version reggae de Many Rains Ago de Letta Mbulu, une chanteuse de jazz sud-africaine. Cette chanson, Many Rains Ago, est à l’origine créée pour les besoins de la série de Quincy Jones, Roots (Racines en français), une série qui retrace la chronologie de l’histoire afro-américaine, depuis l’Afrique jusqu’à la Guerre civile qui dénoncera entre autres les violences faites aux esclaves. On retrouve dans cette mini-série le personnage emblématique de Kunta Kinte.

Toujours au cours de l’année 1980, Jocelyne rencontre Jacob Desvarieux. Kassav’ vit alors ses premiers jours grâce à Pierre-Edouard Décimus et Freddy Marshall, rejoints par le frère de Pierre-Edouard, Georges Décimus, et Jacob Desvarieux. Ensemble, ils entonnent Soleil, une chanson que l’on retrouve sur le deuxième album de Kassav’, Lagué Mwen. Cette première collaboration de Kassav’ avec Jocelyne Béroard donnera naissance à beaucoup d’autres par la suite.

En 1981, Jocelyne Béroard travaille avec des artistes comme Bernard Lavilliers, Dave, Manu Dibango et Zachary Richard. Elle chante dans des pianos-bars parisiens, reprenant des standards de jazz ou classiques de la musique antillaise.

L’année suivante, elle participe au Concours de la Chanson d’Outre Mer. Elle y interprète Concerto pour l’Oiseau et la Fleur de Marius Cultier, un brillant artiste pianiste originaire de la Martinique qui décédera trois ans plus tard. Cette chanson permet à Jocelyne Béroard de devenir la lauréate de ce concours.

Jocelyne Béroard, sa carrière solo et Kassav’

En 1983, Jocelyne Béroard intègre officiellement Kassav’. Jean-Claude Naimro, Jean-Philippe Marthély et Patrick Saint-Éloi font également partie de l’aventure, alors que Freddy Marshall décide de laisser sa place. Consécutivement, Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni propulse le groupe sur la scène internationale, et le zouk commence en 1984 à entrevoir ses heures de gloire.

En 1985, l’album An ba chen’n la, avec notamment la chanson Mwen Malad Aw, connaît un franc succès. Il recevra d’ailleurs la jolie distinction de double disque d’or.

En parallèle, Jocelyne Béroard mènera sa carrière solo d’une main de maître. En 1986, l’album Siwo sort, et c’est alors une floraison de hits que nous propose la chanteuse martiniquaise à la voix d’or. On y retrouve par exemple Kaye Manman, Kolé Séré, Mi Tchè Mwen, et évidemment Siwo. (Ces chansons ont donc plus de 20 ans aujourd’hui ! Et non, ça ne nous rajeunit pas !)

Cet album recevra également un double disque d’or, une distinction qui permet à Jocelyne Béroard d’être la première chanteuse caribéenne à obtenir un disque d’or en France. En 1987, Kassav’ est bien lancé ! Le groupe sort son neuvième album Vini Pou, avec notamment la chanson Syé Bwa.

La chanson Kolé Séré, d’abord interprétée avec Jean-Claude Naimro sur l’album Siwo, se transforme ensuite en duo avec Philippe Lavil en 1988. Elle sera vendue plus de 500 000 exemplaires, et atteindra la top 5 du classement des hits en France. La même année, Kassav est sacré Meilleur groupe de l’année aux Victoires de la Musique.

En 1989, Kassav’ fête ses dix ans et chante pour l’occasion au Zénith de Paris, une consécration pour le groupe antillais pour lequel tout semble réussir. Ils obtiennent le Prix de la Francophonie au Québec.

En 1991, Jocelyne Béroard sort Milans, son deuxième album solo. Elle remporte pour celui-ci le Prix de l’Interprète féminine de la SACEM en Martinique. On la retrouve en 1992 dans Siméon, le troisième film d’Euzhan Palcy, une cinéaste martiniquaise principalement connue pour son film Rue Cases-Nègres (dans lequel a joué Eugène Mona).

Jocelyne Béroard reçoit la distinction de Chevalier de la Légion d’Honneur en 1999.

Les années 2000

En 2000, Jocelyne Béroard enregistre Nou La avec Kassav’. Elle organise également la première cérémonie Lanmèkannfènèg avec le Comité Marche du 23 mai 98 dont elle est la vice-présidente. Cette cérémonie a pour but de rendre hommage à la mémoire des fils et filles d’esclaves. En fin d’année, Kassav’ est de nouveau au Zénith de Paris pour deux concerts à salle comble suivis d’une tournée.

En 2003, Jocelyne Béroard sort son troisième album solo Madousinay avec notamment les chansons Pawol Granmoun et Vini Séré. Elle chante également sur Héritage de Noël, une compilation de chansons traditionnelles de Noël aux Antilles : on la retrouve sur le titre Minuit Chrétiens.

En 2004, Kassav’ sort son quatorzième album Ktoz, et Jocelyne Béroard chante avec Michèle Henderon Fanm. L’année suivante, Jocelyne Béroard interprète un duo avec Véronique Sanson lors du concert Ni putes, ni soumises organisé par l’association du même nom qui lutte contre les violences faites aux femmes. Jocelyne Béroard donne également des concerts à l’Atrium de Fort-de-France.

En 2006, c’est aux côtés d’Admiral T que Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux chantent Fos A Péyi La. Trois ans plus tard, Kassav’ fête ses 30 ans au Stade de France : un anniversaire célébré en communion avec un peu plus de 65 000 spectateurs.

Aujourd’hui, Jocelyne Béroard vit en Martinique. Elle représente à mes yeux la femme créole dans toute sa splendeur. C’est une artiste respectée et admirée de tous. Je tenais donc à lui rendre hommage en ce jour : joyeux anniversaire Madame Béroard ! Je n’ai, bien évidemment, pas été exhaustive sur la liste de ses grandes chansons, libre à vous de continuer à l’écouter avec amour. ;-)

Préparer son voyage aux États-Unis

Christelle

Si comme des centaines de millions de touristes chaque année vous rêvez de grimper sur la statue de la Liberté, de plonger dans les lumières folles du Times Square, de boire un mojito cubain sur la plage de Miami Beach, ou encore d’écouter du jazz dans un bar de New Orleans, ou de contempler les magnifiques roches du Grand Canyon, il vous faudra obligatoirement remplir quelques étapes au préalable.

Le gouvernement américain prend très au sérieux la législation en vigueur concernant l’immigration sur son territoire. Et donc avant de pouvoir vivre the American dream, beaucoup de rigueur s’impose !

Justifier son identité pour voyager aux Etats-Unis

Un passeport valide

Tout d’abord, comme pour la majorité des voyages que vous effectuerez à travers le monde, il vous faudra obligatoirement un passeport. Si vous n’avez pas de passeport, c’est donc le moment de vous en procurer un !

Votre passeport doit être, bien évidemment, valide. Par conséquent, la date d’expiration de votre passeport ne doit pas être dépassée. Attention à bien vérifier que l’entièreté de votre voyage se fait durant la période de validité de votre passeport. Les compagnies américaines ainsi que le personnel de douane seront stricts à ce sujet. Il serait dommage que vous ne puissiez pas pleinement profiter de votre voyage pour un souci de papiers d’identité.

Un passeport biométrique ou électronique

Pour pouvoir entrer aux Etats-Unis, vous devez également posséder un passeport dit biométrique ou électronique. Grâce à celui-ci, vous pourrez être identifié de manière numérique lors de votre contrôle d’identité.

Les passeports électroniques sont entrés en vigueur il y a une vingtaine d’années afin de sécuriser les données personnelles et d’éviter les falsifications. Ce passeport possède, comme son nom l’indique, une puce électronique contenant des informations liées à l’état civil de la personne à qui il appartient (nom de famille, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, couleur des yeux, taille, nationalité) et des informations propres à la délivrance du passeport (numéro du passeport, dates de délivrance et d’expiration du document).

Les passeports biométriques possèdent en plus des informations électroniques des données biométriques liées à l’individu. Ils possèdent ainsi une photographie numérisée du visage de la personne à qui il appartient, ainsi que des empreintes digitales stockés de manière électronique dans le passeport.

En France, tous les passeports délivrés depuis le 13 avril 2006 sont électroniques, et depuis le 28 juin 2009, tous les passeports délivrés sont biométriques. Si votre passeport a été délivré après ces deux dates, vous n’avez donc pas de démarche particulière à faire. Dans le cas contraire, vous devez impérativement faire une nouvelle demande de passeport.

Posséder un visa américain ou une exemption de visa

La question du visa

Si vous souhaitez poser votre pied sur le sol américain, il vous faut également un visa, ou obtenir une exemption de visa. À noter que depuis le 27 janvier 2017, détenteurs de visas ou pas, les ressortissants de sept pays comprenant l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen, font l’objet d’une interdiction d’entrée aux Etats-Unis sauf conditions particulières.

Plusieurs catégories de visas existent aux États-Unis. Parmi ceux-ci, certains autorisent son propriétaire à séjourner pendant plus de trois mois dans le pays en tant que non-immigrant, d’autres, par exemple, donnent la possibilité à celui-ci d’accompagner son conjoint qui doit travailler sur le territoire américain. Il est également possible d’obtenir un visa pour vivre et travailler aux États-Unis au même titre que les personnes de nationalité américaine.

L’exemption de visa ESTA

Dans le cadre d’un séjour n’excédant pas une période maximale de 90 jours, vous pouvez faire ce que l’on appelle une demande d’exemption de visa ESTA (Electronic System Travel Authorisation). Pour cela, vous devez avoir la nationalité française ou avoir la nationalité d’un des 37 autres pays suivants.

Allemagne Andorre Australie Autriche
Belgique Brunei Chili Corée du Sud
Danemark Espagne Estonie Finlande
Grèce Hongrie Irlande Islande
Italie Japon Lettonie Liechtenstein
Lituanie Luxembourg Malte Monaco
Norvège Nouvelle-Zélande Pays-Bas Portugal
Rép. Tchèque Royaume-Uni Saint Marin Singapour
Slovaquie Slovénie Suède Suisse
Taïwan

Pour demander une exemption de visa ESTA, il suffit de se rendre sur le site officiel du Service des Douanes et de la Protection des Frontières des États-Unis. Il vous faudra payer la somme de 14 dollars US, et vous devrez répondre à un certain nombre de questions pour l’établissement de votre dossier. Ces questions sont relatives à votre identité, votre nationalité et votre passé médical et judiciaire.

Ne soyez pas effrayés devant les questions telles que Do you seek to engage in or have you ever engaged in terrorist activities, espionage, sabotage, or genocide?. Le gouvernement américain ne rigole simplement pas avec ses frontières ! Normalement, si vous êtes un honnête citoyen ne cherchant qu’à profiter de quelques jours de plaisir aux États-Unis, il n’y a pas de raison pour que votre demande soit rejetée.

Il est conseillé d’établir son dossier au moins 7 jours avant le départ prévu. Dans mon cas, le lendemain de ma demande, j’ai obtenu l’autorisation d’exemption de visa ESTA, mais les délais sont plus ou moins longs selon les périodes. Ne vous y prenez surtout pas au dernier moment !

Et soyez vigilants à bien faire votre demande ESTA à partir du site officiel ! De nombreux sites web vous proposent aujourd’hui de faire votre demande ESTA pour des montants excédants les 14 dollars pré-requis. Si à un moment, vous devez payez 86 dollars quelque part, fuyez !

Voyager… mais pas n’importe comment

Une fois votre passeport et votre visa (ou exemption de visa) en main, vous avez en terme de papiers tout ce qu’il vous faut ! Le jour de votre départ, il est possible que vous ayez à remplir une fiche de renseignements complémentaire à votre sujet qu’il vous faudra remettre lors de votre passage à la douane.

Il est essentiel que :

  • vous n’ayez pas de marchandises destinées à la vente sans déclaration préalable
  • vous ne possédiez pas plus de 10 000 dollars en cash
  • vous ayez une trace écrite qui prouve que vous ne prévoyez pas de rester plus de 90 jours sur le territoire (dans le cas d’une exemption de visa ESTA)
  • vous soyez en mesure d’énoncer les lieux où vous résiderez durant votre séjour

Enfin, comme pour tous les vols en avion, vous ne serez pas en mesure d’apporter en cabine des produits liquides de plus de 100ml.

Après tout ça… Ouf ! les vacances peuvent enfin commencer !

I’m a Fool, le premier single de l’album très attendu d’Ayo

Ayo

Au cours du mois de juin dernier, Ayo a sorti un nouveau single intitulé I’m a Fool. Cette chanson à la mélodie très douce est annonciatrice d’une très bonne nouvelle : l’arrivée du cinquième album studio d’Ayo !

La chanteuse germano-nigériane nous prépare un nouvel opus dont la sortie est prévue dans quelques semaines. Il faut s’attendre à un album « plutôt personnel », un album qu’elle a produit entièrement dans l’intimité de sa chambre, un album dont elle a fait les arrangements et écrit les textes. Si vous avez hâte d’en entendre les premières notes, vous pouvez patienter en écoutant ce premier extrait, I’m a Fool.

Dans cette très jolie ballade, Ayo nous décrit les sentiments d’une personne folle d’amour. C’est l’histoire d’une âme pleine d’espoir qui rêve de partager des moments avec l’être qu’elle désire, un être qui la rend nerveuse et maladroite à la fois. Cette personne veut la « jouer cool », mais n’y arrive pas… elle se sent défaillir, et perdre la tête tel un fou.

I hope circumstance will give us a chance
And I’ll get to know you and we’ll become friends
Maybe one day I’ll be able to say
What I felt for you from the very first day

[…]

You’re so amazing
I just can’t stop thinking of you
You make me feel like I’m ten years old
I’m such a fool for you

Ayo sera, par ailleurs, de retour sur la scène du 24 au 28 octobre prochain dans le Théâtre Des Bouffes Du Nord de Paris.

Un merci de trop, le premier roman très rafraîchissant de Carène Ponte

Pocket

Juliette, une femme loin d’être banale

Un merci de trop a originellement été publié il y a un peu plus de deux ans maintenant, en mars 2015. Ce livre est né des nouvelles postées par Carène Ponte sur son blog Des Mots et Moi.

Un merci de trop c’est l’histoire de Juliette, une fille bien rangée, qui rêve de pouvoir un jour vivre ses passions. Juliette a une vie carrée, une vie qui ne lui ressemble pas, une vie qui suit son cours sans jamais en déborder. Jusqu’à ce jour fatidique où n’en pouvant plus des remontrances injustifiées, elle décide de démissionner de son travail sur un coup de tête, un épisode qui se révélera décisif dans les aventures de Juliette. Tour à tour, elle expérimente des situations saugrenues, amusantes, invraisemblables, tout simplement romanesques.

L’histoire de Juliette, c’est une histoire attachante, pleine de rebondissements. Ce livre n’aura pas manqué de me faire éclater de rire à plusieurs reprises ! Un merci de trop est une réelle bonne surprise pour moi. Une surprise oui, mais pas quant au dénouement de l’histoire. À l’image d’un classique chick-lit, quelques-unes des péripéties de Juliette sont facilement prévisibles. Mais cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment en compagnie de cette narratrice peu conventionnelle.

Plus que l’histoire de Juliette, Un merci de trop est aussi, selon moi, l’histoire de son auteure Carène Ponte. En lisant ce livre, on découvre également la femme qui se cache derrière ces écrits, une femme qui elle aussi a toujours souhaité écrire, une femme qui a aujourd’hui réalisé son rêve. J’ai adoré lire les remerciements et les petites notes de Carène Ponte, et je pense prochainement lire son deuxième roman, Tu as promis que tu vivrais pour moi, sorti au cours du mois de juin dernier.

Prodigy, atteint de drépanocytose, meurt âgé de 42 ans

Alo B.

Le monde du hip-hop est en deuil aujourd’hui. Prodigy est décédé à Las Vegas ce mardi 20 juin 2017, suite à des complications médicales après une crise drépanocytaire. La drépanocytose est une grave maladie génétique du sang.

Prodigy et Mobb Deep

Mobb Deep est un duo américain s’illustrant dans le monde du hip-hop. Il se compose de Prodigy et Havoc, deux natifs du Queens, à New York City. Tout deux s’exercent dans le milieu de la musique dès les années 90. Leur style est profond, poétiquement agressif et parfois triste, ce qui va les amener à être mondialement connus.

En 1995, alors que leur second album The Infamous sort, ce single Shook Ones Part II devient un hit planétaire. Il possède l’une des instrumentales hip-hop les plus originales et les plus controversées de l’histoire de la musique. La principale raison pour laquelle les paroles de cette chanson ont tant de poids est l’usage de ces notes mélancoliques soutenues par des tambours presque mécaniques. Le battement est froid, lourd et discret, donnant aux paroles un impact d’autant plus imprégnant. « I’m only 19, but my mind is old / When the things get for real, my warm heart turns cold »

Mobb Deep est aujourd’hui acclamé comme l’un des groupes les plus actifs et engagés des groupes de hip-hop de la East Coast.

Prodigy et son combat contre la drépanocytose

Dans une interview avec Kate Ferguson, l’éditrice en chef de Real Health, un magazine américain sur la santé, Prodigy explique comment il vit avec la drépanocytose depuis sa naissance et comment il approche ce combat dans sa carrière musicale.

Vivre avec la drépanocytose

Prodigy est drépanocytaire SS, une des pires formes de la drépanocytose. En grandissant, il a rapidement compris qu’il ne pouvait pas faire comme les autres enfants : « I was a little different, I had to relax more. » (J’étais un peu différent, je devais me détendre plus.). Ces souffrances épouvantables, il les ressentait à chaque fois que la température changeait, qu’il n’était pas suffisamment hydraté et qu’il se surmenait ou faisait trop d’efforts.

Parce que Prodigy avait pris l’habitude de vivre avec cette maladie, quand il a débuté sa carrière musicale, il ne s’était pas préparé à ce que cela impliquerait, il ne s’était imposé aucune barrière, aucune limite. « I had to learn along the way, the hard way, that I couldn’t live a certain way. » (J’ai dû apprendre en cours de route, de manière difficile, que je ne pouvais pas vivre d’une certaine manière.). Ce n’est que passé la vingtaine qu’il prend conscience qu’il ne peut survivre en abusant d’alcool ou de choses nuisibles à sa santé.

Diet is like a major, a huge part of staying healthy with sickle cell : eating a lot of green vegetables, drinking water like a fish, just being calm and not being so angry and stressed out, […] and getting rest.

Once I started doing that, I saw a change happened, I saw I wasn’t getting sick as much, I saw I could do more things.

Il change alors son régime alimentaire : il mange plus de légumes verts et boit beaucoup d’eau pour bien hydrater son corps. Il tente de rester le plus calme possible en toutes situations, et adopte une bonne hygiène de vie avec un rythme de sommeil plus adapté à celui d’une personne drépanocytaire. Tous ces changements ont un effet immédiat sur lui : il se sent moins malade, plus détendu, et donc plus apte à faire des choses.

Il apprend également à contrôler sa respiration. La régulation du rythme cardiaque est influencée par la respiration. Et donc, en respirant plus lentement, en faisant de longues inspirations et expirations, Prodigy arrive à faire ralentir la souffrance. « It’s like a mental thing almost, you got to remember to just to stay calm. Even when you’re in tremendous pain, just stay calm. » (C’est comme quelque chose de mental presque, il faut se rappeler de simplement rester calme. Même quand tu ressens une douleur immense, tu dois rester calme.)

Sensibiliser grâce à la musique et l’écriture

En 2000, Prodigy sort son premier album solo H.N.I.C. avec le titre You Can Never Feel My Pain, une chanson dans laquelle il raconte en vers les souffrances liées à sa maladie : « I’m talking about permanent, physical suffering / You just complain ’cause you’re stressed / Nigga, my pain is in the flesh » (Je parle de souffrance physique permanente / Tu te plains juste parce que tu es stressé / Ma douleur est dans la chair).

Prodigy écrit un livre qui sort en 2011, My Infamous Life. Dans cette autobiographie, il parle naturellement de sa vie en général mais surtout de son histoire avec la drépanocytose. Il souhaite vraiment expliquer d’où elle vient et comment il a appris à vivre avec cette maladie. Il espère ainsi aider les gens à comprendre ce qu’est la vie d’un drépanocytaire afin de mieux les entourer.

Il crée également la campagne de sensibilisation No Pain Campaign et est partisan de l’association qui lutte contre la drépanocytose aux États-Unis, the Sickle Cell Disease Association of America (SCDAA).

My job is just to spread out awareness about sickle cell. People need to really be aware of this and get tested.

Before you have a child, make sure you and your spouse get tested. You know, that’s how you can avoid actually having a child with sickle cell, it’s to get tested and make sure the both of you don’t have the trait. Each parent has to have the trait for the child to have the disease, so it gaves you the choice, it gaves you the option, you know, because at least you know what it’s about to happened before you decide to have the child.

That’s what I do, I help to spread awareness.

Alors même que cette semaine marque la journée mondiale de la sensibilisation à la drépanocytose, Prodigy s’éteint à l’âge de 42 ans. Toute sa vie, il a lutté avec douleur contre cette maladie. Son histoire aura marqué le monde entier.

La journée internationale du livre 2017

Naassom Azevedo

Aujourd’hui, c’est le premier tour des élections présidentielles en France. Alors, c’est sûr, vous n’entendrez pas parler de cet événement pourtant célébré dans le monde entier : aujourd’hui, c’est également la journée internationale du livre 2017, The World Book Day.

Qu’est-ce que la journée internationale du livre ?

La journée mondiale du livre et du copyright est née à Paris en 1995 lors d’une conférence générale de l’UNESCO. Cette organisation, dont la mission première est de diriger la coopération internationale dans des domaines identifiés tels que l’éducation, la science, la culture et la communication, veille à ce que chacun dans le monde puisse profiter pleinement de la liberté d’expression.

Ce message est aussi délivré lors de la journée internationale du livre. Le 23 avril, l’UNESCO incite mondialement à la célébration des livres et de leurs auteurs, l’idée étant d’encourager le monde entier, particulièrement les jeunes, à découvrir (ou redécouvrir) le plaisir de lire. Cette journée, c’est également une marque de respect à toutes les contributions littéraires qui ont favorisé le progrès social et culturel de l’humanité.

La date du 23 avril a été choisie car elle est symbolique pour l’histoire de la littérature mondiale. En 1616, trois célèbres écrivains, Miguel de Cervantes, William Shakespeare et Inca Garcilaso de la Vega, meurent ce jour. Cette date est également choisie pour commémorer la naissance d’autres brillants auteurs tels que Maurice Druon, Halldór Kiljan Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla et Manuel Mejía Vallejo.

Capitale de la journée du livre 2017 : Conakry

Chaque année, l’UNESCO invite l’IPA (l’Union internationale des éditeurs), l’IFLA (la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèque) et l’IBF (la Fédération internationale des libraires) à participer à la nomination d’une capitale de la journée internationale du livre. La première ville à avoir été sélectionnée en tant que telle a été Madrid en 2001.

Cette année, la ville retenue est Conakry, la capitale de la République de Guinée, en Afrique de l’Ouest. Selon Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, le « fort investissement de la République de Guinée dans la promotion des livres et de l’alphabétisation témoigne d’une vision claire de la culture et de l’éducation en tant que moteurs du développement et du redressement ».

Irina Bokova s’engage d’ailleurs à davantage soutenir les efforts du pays pour y améliorer l’éducation, proclamant l’UNESCO reconnaissant du programme de Conakry visant à promouvoir la lecture auprès des jeunes et des publics défavorisés.

Books, learning and reading are key to human life. The strong investment of the Republic of Guinea in promoting books and literacy bears witness to a clear vision of culture and education as drivers of development and recovery.

Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO

Une école au Nigeria

La lecture célébrée partout dans le monde

Aujourd’hui commencent les 72 heures du livre à Conakry, un événement regroupant plusieurs activités littéraires. Parmi elles, il y aura des tables rondes sur l’avenir du livre en Guinée, des expositions, des conférences sur la vie sociale et culturelle en Guinée et des discussions avec des professionnels de la littérature guinéenne et étrangère.

En France, il est possible de participer à l’événement Lire l’Afrique qui aura lieu le lundi 24 avril de 13h à 17h30 au siège social de l’UNESCO à Paris, dans le septième arrondissement de la ville. Des activités de lecture de contes africains seront proposées, ainsi que la possibilité d’ajouter un peu de wax à ses carnets et livres !

En Géorgie, il est possible de participer à plusieurs manifestations qui se dérouleront dans la librairie Mediatheka à Tbilisi. De nombreuses maisons d’éditions seront présentes pour l’événement et pendant plus d’une heure, des écrivains natifs du pays prendront la parole pour offrir leur expérience et parler de leurs livres.

En Afrique du Sud, Nal’ibali, une organisation favorisant la lecture pour le plaisir des enfants sud-africains, décide d’offrir pour l’occasion l’équivalent de 18000 euros de livres (250000 rands) distribués auprès de plus 20000 enfants dans le pays. Des activités de lecture prendront place dans les villes de Soweto, Mariannhill et Durbanville.

Amazon célèbre également l’événement. Ce géant du web propose aujourd’hui une bibliothèque physique libre à Seattle dans l’état de Washington, aux États-Unis. Les employés d’Amazon et les maisons d’édition offriront la possibilité aux passants de repartir gratuitement avec leur livre. Il leur sera possible de partager leur amour pour la lecture, de participer à des sessions d’auteurs, de profiter de grands espaces Kindle pour lire et même de se faire tatouer à l’henné des citations de livres.

Selon Amazon, la « lecture ouvre un chemin vers l’épanouissement personnel et intellectuel tout au long de notre vie. Les livres nourrissent notre imagination et notre empathie, nous emmènent dans des lieux inconnus et nous présentent des idées et des personnes que nous n’aurions jamais rencontrées. ». Le hashtag #LoveToRead est mis en place pour l’occasion. Vous y trouverez les lectures préférées du moment de personnes dans le monde entier.

Happy World Book Day ! (Je retourne à mon livre… :))

one chapter a day a 7 ans !

Christelle

Vous ne le saviez probablement pas, mais aujourd’hui, onechapteraday fête son septième anniversaire (et non pas ses 25 ans comme le suggère cette photo que j’ai prise il y a quelques années) !

Cela fait donc déjà sept années que je partage avec vous mes coups de cœur, mes envies, mes trouvailles. Je n’avais jamais envisagé une seule seconde que ce blog puisse durer aussi longtemps. Je me suis souvent questionnée sur ce dont je devais vous parler, de quelle serait la limite entre ma vie privée et ce que je raconte ici. J’avais envie que ce blog soit un peu ma sphère, alors je vous parle un peu de programmation parce que c’est mon métier, et puis je vous parle de mes coups de coeurs musicaux, parce que la musique a une place importante dans ma vie. Puis, je vous parle de x ou y qui m’a fasciné par sa dévotion ou sa passion. Et de la Martinique, parce que c’est de là que je viens, c’est là où j’ai grandi.

Alors pour fêter dignement cet anniversaire, je vais vous révéler quelques petits secrets sur ce blog.

Tout d’abord, pourquoi one chapter a day ?

One Chapter A Day c’est avant tout le titre de la chanson d’Elephant Man sur le Real Rock Return riddim, un riddim sorti courant 2005 alors que j’étais encore au lycée Frantz Fanon de Trinité (ça rappellera de bons -ou pas- souvenirs à certains d’entre vous). À cette époque (il y a douze ans maintenant quand même, arf), toutes les semaines, je pré-sélectionnais une liste de riddims à écouter, et je choisissais parmi eux, les riddims qui selon moi allaient percer. Parmi les pistes de ces riddims, j’avais toujours 3-4 morceaux préférés, qui selon moi encore, étaient les meilleurs, ceux que je ferai circuler à mes potes.

Pour les personnes non initiées à la musique jamaïcaine, plus généralement à la musique antillaise, un riddim c’est une sorte d’album, de compilation, comportant un certain nombre d’artistes décidant de chanter sur la même version instrumentale. L’instrumentale, c’est la musique vierge de toute voix sur laquelle les chanteurs posent leur style. Chaque artiste propose alors ses propres paroles et sa propre manière d’exprimer ses sentiments. Les riddims sont généralement des compositions créées à partir d’instrumentales reggae ou dancehall, mais il peut arriver que le hip-hop y trouve sa place.

Et donc, en 2005, alors que le Real Rock Return riddim jouait probablement en boucle sur mon mp4 (de 128 Mo, c’était la classe à cette époque), c’est surtout la chanson d’Elephant Man qui m’a marquée. C’était pour moi la meilleure*, sur probablement l’une des meilleures instrumentales reggae depuis longtemps, je me souviens en avoir débattu avec Kamikaz et Jojo. On rigolait bien quand même !

Et bref, quand cinq ans plus tard j’ai créé ce blog, j’avais plusieurs noms en tête, j’avais pensé à Chrystalclear, un mélange de Crystal Clear une chanson de Lutan Fyah et de Christelle, mon prénom ; à Life Love Lyrics qui était un peu ce que Mischu Laikah imaginait pour son album à venir, et à One Chapter A Day.

Cette dernière appellation a probablement été retenue parce qu’elle évoquait directement la notion de chapitre (de livre donc, puis d’écriture) et le côté récurrent de la chose, une lecture/écriture quotidienne. Dans sa chanson, Elephant Man nous révèle qu’il lit un passage de la Bible tous les matins pour remercier Dieu de la chance qu’il a de voir un jour de plus. Moi, j’ai toujours été convaincue que chaque jour que l’on passe sur cette Terre, on apprend quelque chose de nouveau. J’avais envie de partager tous les jours un instant, un chapitre de ma vie.

*En numéros 2 et 3 viennent Nitty Kutchie avec Let Me Love You et Bascom X avec My Love for Life.

À quoi ressemblait one chapter a day ?

À ça :

Premier design de One Chapter A Day

À l’origine, je voulais absolument qu’il y ait ces 4 entrées sur le site : une entrée pour mes articles, une entrée About me qui reprend un peu mon parcours, plusieurs galeries photos comme celle de Sainte-Marie disponible ici (j’ai choisi celle-là pour toi Célia :)) et une section regroupant tous mes travaux digitaux.

D’ailleurs c’était cool, parce que grâce à ce design, j’avais figuré sur We WP et one chapter a day faisait partie des 30 sites utilisant WordPress qui ne ressemblent pas à un blog classique. J’avais beaucoup de visiteurs provenant de ces deux urls.

L’intérieur du blog était structuré de la façon suivante.

Premier design de One Chapter A Day

Comme vous l’avez sans doute remarqué, le blog était bilingue. Courant 2011 je dirais, j’ai décidé d’arrêter de traduire les textes en anglais car j’avais également les cours de master en parallèle : ça me donnait trop de travail, me contraignait vachement, et je n’avais du coup plus l’envie d’écrire.

Je crois que je suis assez nostalgique en voyant ces petites captures :’). Le blog a dû changer 3 ou 4 fois de design, avec des thèmes impersonnels dont je n’étais ni très certaine ni très fière, avant d’avoir la version que vous connaissez tous aujourd’hui, qui date de 2013 si ma mémoire est bonne.

Aujourd’hui, one chapter a day c’est quoi ?

En 2557 jours d’existence, one chapter a day, c’est 322 articles publiés en comptant celui-ci, et 623 commentaires.

Cela représente donc un article publié tous les 8 jours en moyenne environ soit plutôt one chapter a week en vrai ! C’est également environ 2 commentaires par article publié.

L’article le plus vu sur le site est incontestablement Des proverbes créoles, un article publié le 26 février 2012 et souvent mis à jour depuis. Depuis sa création, cette page aurait été vue 155 405 fois soit en moyenne 83 fois par jour. C’est également l’article le plus commenté avec, à l’heure où je vous parle, 105 commentaires, ce qui représente près de 17% de la totalité des commentaires présents sur ce blog.

Le tout premier article de one chapter a day est I ♥ WordPress !, publié le 13 avril 2010. Je me souviens que j’étais super contente d’avoir eu l’idée d’essayer WordPress pour la toute première fois. Je suivais des tutoriels pour apprendre à faire des thèmes et bien comprendre la notion de plugins. J’avais toujours rêvé avoir une sorte de magazine numérique.

one chapter a day c’est aussi l’année 2016, où j’ai connu une panne d’écriture incommensurable et je n’ai partagé qu’un seul article avec vous courant décembre. Cet article aura tout de même été vu 56 fois, pour un temps moyen de 5 minutes et 27 secondes passées sur la page : c’est un excellent temps de visite ! À titre de comparaison, dans ma boîte, on est plutôt satisfait si les utilisateurs passent en moyenne 1 minute sur une page commerciale. Ça veut dire que vous lisez, et c’est toujours cool de savoir qu’on est vraiment lu. Merci ;-)

Tout ce que je peux espérer c’est que ce blog continue à vivre encore quelques années !